2 Mai 2017
Catégorie: Recherche
2 Mai 2017
Un jeu vidéo pour faire avancer la recherche scientifique
2 Mai 2017
Pour plus de open data dans les études d’impact environnemental
Des chercheur·se·s canadien·ne·s e plaident pour que les données utilisées dans les études d’impact environnemental puissent être librement disponibles. Les études informant la prise de décision de politiques publiques sont en général disponibles pour le public, mais leur méthodologie et leurs données restent très peu transparentes. La confiance publique envers les évaluations d’impact environnemental pourrait de plus être renforcée si les procédés de recherche étaient rendus plus transparents.
28 Avr 2017
Les start-up suisses de l’éducation possèdent leur premier incubateur
Inauguré jeudi, un incubateur situé dans l’Innovation Park de l’EPFL accueillera une trentaine de start-up actives dans les nouvelles technologies de l’éducation. Les plates-formes d’éducation digitale constituent un marché en pleine croissance, dont les investissements devraient dépasser les 250 milliards de francs dans le monde en 2020.
27 Avr 2017
Pour une science incorruptible
Konrad Paul Liessmann, professeur de philosophie et d’éthique à l’Université de Vienne, discute de la Marche pour la Science : s’il est nécessaire de défendre la science contre les attaques de Trump ou d’Orbán, la liberté dans la recherche est compromise depuis bien longtemps et pour des raisons plus essentielles. Liessmann dénonce l’importance croissante des fonds tiers dans la recherche sous contrat, le jugement de l’excellence à partir des indicateurs bibliométriques, l’alignement de la recherche sur le marché américain de la science, les conditions de travail précaires de la relève académique, le « corset enchaînant » du système de Bologne, qui étouffe tout esprit de liberté dans la recherche ou l’enseignement, ou encore l’avènement du discours du politiquement correct qui règnerait dans les sciences sociales et humaines.
Le manque de confiance envers la science ne serait ainsi pas seulement le produit d’un manque d’éducation des amateurs·rices des théories du complot, mais la conséquence de la perception que la science peut être malléable dans certains domaines sensibles de la politique et de l’économie. Selon lui, regagner la confiance ne peut passer que par une pratique scientifique capable de débattre de controverses ouvertes de manière indépendante et incorruptible.
25 Avr 2017
Crowdfunding de la recherche scientifique
La plateforme de financement participatif « we made it » contient maintenant un site appelé « science booster », qui permet de chercher du financement de projets de recherches. Ceci serait surtout avantageux pour des chercheurs encore peu connus, qui n’auraient que peu de chances d’obtenir des fonds du FNS, « trop bureaucratique et peu innovateur ». En moyenne, les projets de recherches génèrent environ 4000 Dollars sur de tels sites de crowdfunding. Les fonds de recherche du FNS sont normalement plus importants, mais demandent également une évaluation par des pairs et d’autres mécanismes de contrôle.
25 Avr 2017
La représentation des intérêts des animaux dans l’expérimentation animale
A l’occasion de la décision du Tribunal administratif de Zurich de permettre l’expérimentation sur des singes rhésus, l’auteur Tages-Anzeiger demande une meilleure représentation des intérêts des animaux. Actuellement, sept sur onze membres de la Commission pour l’expérimentation animale sont des personnes proposées par les rectorats de l’Université et l’ETH de Zurich. Seuls trois membres sont de la protection animale et ces derniers ne peuvent pas représenter les droits des animaux en question au niveau fédéral. L’auteur propose notamment trois solutions. La première est la plus radicale : L’interdiction de toute expérimentation stressante sur des primates. Une motion de ce sens est en cours, le Conseil fédéral avait cependant recommandé son refus. La deuxième suggestion esi une composition « plus correcte » de la Commission pour l’expérimentation animale. La troisième solution serait le droit de recours des organisations de protection animale au niveau national.
21 Avr 2017
L’expérimentation animale sur les singes a été autorisée à Zurich
Le Tribunal administratif du canton de Zurich a avalisé les expérimentations sur deux singes dans le cadre d’une recherche en neurosciences à l’Université de Zurich et à l’EPFZ. La Commission cantonale sur les expérimentations animales avait déjà autorisé en 2014 ces expérimentations, mais les défenseurs·euses des animaux avaient fait recours. Ces derniers estiment par ailleurs qu’étant peu nombreux au sein de la Commission, ils sont désavantagés.
19 Avr 2017
La CTI est sous le feu de critiques
Le bilan de 2014 de la Commission pour la technologie et l’Innovation (CTI) était mitigé : Un rapport liste notamment des conflits d’intérêts dans la distribution d’argent, des conflits entre personnes, des limites floues entre les compétences de la présidence et de la direction, des coûts administratifs relativement élevés et la dépendance à l’égard de certains spécialistes. Le Conseil fédéral a réagi avec une réorganisation de la CTI dans une institution publique nommée à partir de 2018 Innosuisse, qui aura une délimitation plus claire entre des tâches stratégiques et opératives du parlement. Une étude récente se base entre autres sur un sondage de 1500 entreprises et partenaires de recherches et estime que l’effet d’aubaine (donc les moyens publics sans effet) s’élève de 40% à 60%.
13 Avr 2017
Pourquoi les scientifiques autour du monde entier participent au March for Science
Le 22 avril 2017, il y aura plus de 400 manifestations dans plus de 35 pays qui sont dédiés à la défense des sciences. Ces « March for Science » ne dénoncent pas seulement l’administration de Donald Trump, mais également des tendances locales contre les sciences. Les sujets adressés par des participants de la marche incluent la défense de la libre circulation des chercheurs, la liberté académique, la lutte contre des coupes budgétaires, le rôle des sciences aux gouvernements, et l’engagement en faveur de la diversité dans les sciences.
8 Avr 2017
Dans le laboratoire de la « fake science »
Le Temps a rencontré une figure emblématique de la « fake science », le Danois Emil Kirkegaard. Utilisant les codes de la recherche scientifique, ce dernier analyse toutes les données qu’il trouve en ligne afin de prouver scientifiquement une supposée hiérarchie génétique entre les humains. Pour Emily Gorcensky, mathématicienne et data scientist, « sa démarche est l’inverse d’une démarche scientifique : il tord les chiffres dans tous les sens jusqu’à arriver à un résultat qui confirme son biais, à savoir que les migrants musulmans sont génétiquement moins intelligents et commettent davantage de crimes. » Ce cas n’est pas isolé : de nombreuses publications scientifiques autoproclamées apparaissent en ce moment dans le but de défendre un but idéologique précis, relève Petter Bae Brandtzaeg, spécialiste des fake news.
3 Avr 2017
Un jeu invite à traquer les accents de Suisse romande… pour aider la science
Des linguistes de l’Université de Zurich étudient la perception des accents en Suisse à travers un jeu mis en ligne cette semaine, dans lequel les participant·e·s doivent essayer d’associer des accents à une région. Les données collectées serviront à déterminer dans quelle mesure les gens sont capables de reconnaître un accent ou quels indices les y aident.
31 Mar 2017
L’intelligence artificielle fait son entrée dans le monde de l’édition scientifique
Certains programmes informatiques du type intelligence artificielle peuvent être employés dans l’examen d’articles scientifiques avant leur publication. Ces programmes permettent d’identifier de potentiels cas de plagiat ou de données frauduleuses, et évitent l’écueil de la partialité dans la revue entre pairs.
Adam Marcus, co-fondateur de Retraction Watch, y voit du potentiel, notamment pour le logiciel Statcheck. Les logiciels ne seraient pas forcément meilleurs que les humains, mais beaucoup plus rapides, et une supervision par des humains resterait indispensable.
30 Mar 2017
Yves Flückiger : « Public Eye est avant tout un lobby »
Yves Flückiger, le recteur de l’Université de Genève, se défend des accusations de lobbyisme portées par l’ONG Public Eye au sujet d’une publication d’une chercheuse de l’institution. Il estime que « les données disponibles ont été traitées avec toute la rigueur scientifique requise » et rejette l’idée de résultats biaisés.
29 Mar 2017
L’administration de Trump veut couper dans les budgets des agences de recherche
La première proposition de budget fédéral communiquée par le président américain Donald Trump diminue fortement les dépenses fédérales dans la recherche scientifique. Elle prévoit d’amputer plusieurs agences, telles que la NASA, le Département de l’énergie et l’Institut national de la santé, d’une importante part de leur budget.
28 Mar 2017
La dissémination des résultats de recherche est trop lente
Dans la recherche médicale, le « open science » a eu un coup de pouce par la Fondation Bill et Melinda Gates. Les résultats de recherche financés par cette dernière doivent être publiés en libre accès, car ils doivent faire l’objet d’une dissémination rapide et à grande échelle. Sur son site web , on peut lire « Nous avons adopté une politique de libre accès qui accorde un accès sans restriction à l’ensemble des recherches publiées à comité de lecture et en autorise la réutilisation tant que ces travaux ont été financés en tout ou partie par la fondation, y compris tout ensemble de données sous-jacent. » L’article du Economist présente les tendances actuelles dans le open science en général et celles en biologie en particulier.