Le journal Science alimente depuis le 13.02. un «Trump Tracker» qui traite les sujets liés à la politique du gouvernement américain par rapport aux sciences.
14 Fév 2025
14 Fév 2025
Le journal Science alimente depuis le 13.02. un «Trump Tracker» qui traite les sujets liés à la politique du gouvernement américain par rapport aux sciences.
13 Fév 2025
«La HES-SO lançait en 2022 l’appel à projets Recherche transdisciplinaire en durabilité. Ce dispositif de soutien a permis de faire émerger des projets ambitieux, menés par des chercheuses et chercheurs engagés et des équipes pluridisciplinaires. […] Découvrez une sélection de ces projets à fort impact.»
12 Fév 2025
«Si les Etats-Unis ont souvent été considérés comme plus avancés en matière de politique d’intégrité scientifique, notamment avec la création du Bureau de l’intégrité de la recherche dès 1992, l’Europe ne peut aujourd’hui se permettre de rester spectatrice. La recherche scientifique étant par nature internationale, un démantèlement même temporaire des politiques d’intégrité aux Etats-Unis aurait des répercussions mondiales à plus ou moins longue échéance. Il revient aux organisations et aux sociétés savantes européennes de faire preuve de vigilance et de soutenir activement leurs homologues qui, outre-Atlantique, devront se mobiliser pour l’indépendance de la science.»
11 Fév 2025
Selon l’Office fédéral de la statistique, la part de dépenses pour la recherche investie dans les instituts privés n’a fait qu’augmenter ces dernières années en Suisse. Elle permet la production d’études de haut niveau défiant ainsi la suprématie des universités. La part de financement de la recherche par l’Etat est actuellement de 27% en Suisse, contre 66% par les entreprises privées. La moyenne européenne se situe à 30% de financement par l’Etat et 57% par le secteur privé.
En 2024, la Fondation Botnar avait notamment annoncé le don d’un milliard de francs sur 15 ans dans l’Institut (privé) de médecine pédiatrique à Bâle. C’est autant d’argent dont dispose l’ensemble de l’EPFZ en six mois.
Un des avantages principaux de la recherche en institut privé est que toutes les ressources de l’institut peuvent être concentrées sur un seul projet, au contraire des universités où la recherche doit rester large en couvrant un domaine plus vaste. Un inconvénient réside cependant dans la plus grande possibilité d’influence pour les investisseur·euses dans le choix des priorités de la recherche.
Le Fonds national suisse (FNS) estime que cette évolution est positive et que «la recherche financée par le public et le privé est nécessaire pour que la Suisse puisse être compétitive au niveau international.» L’organisme s’inquiète néanmoins qu’en raison de la situation financière actuelle difficile de l’Etat, ce dernier ne décide de réaliser des économies dans le domaine de la science. En effet, le rapport des expert·es dirigé par Serge Gaillard proposait de réduire de 10% le budget du FNS financé par la Confédération, ce qui engendrerait une augmentation de la part de financement privé, rapprochant un peu plus la Suisse d’un environnement de recherche tel qu’il est aujourd’hui aux Etats-Unis ou au Japon.
«A condition de garantir une gouvernance propre, la qualité de la recherche et une publication transparente des résultats, les instituts financés par le secteur privé sont bons pour l’activité académique», s’exprime le philosophe René Scheu, directeur de l’Institut de politique économique suisse, financé par le secteur privé.
A noter que le succès des instituts privés en Suisse ne serait pas possible «sans les conditions sociales, juridiques et éducatives des universités publiques», seules responsables de la formation des nouveaux·elles chercheur·euses. Finalement, de nombreux instituts de recherches privés collaborent actuellement avec des universités dans leurs recherches, mais aussi pour leurs financements.
11 Fév 2025
«Dans un monde sans expérimentation animale, des centaines de milliers de souris et des dizaines de milliers de rats ne naîtraient pas chaque année rien qu’en Suisse. Mais quelles seraient les conséquences pour l’homme si les produits chimiques et les médicaments n’étaient plus testés sur les animaux? Et comment se développerait la recherche? SRF a posé la question à deux experts.»
6 Fév 2025
UK research and innovation (UKRI), l’agence nationale de financement de la recherche du Royaume-Uni, et l’Université d’Oxford encouragent l’emploi de CV narratifs lors de l’évaluation de chercheurs et chercheuses, qui est censé promouvoir l’égalité, la diversité et l’inclusion des candidatures.
Rachel Oliver, professeure en sciences des matériaux à l’Université de Cambridge, met en garde contre cette solution «à taille unique». «En particulier, le fait de juger les chercheurs en fonction de leurs antécédents plutôt que de leurs projets d’avenir est connu pour créer un biais, tendant à concentrer les ressources sur ceux qui en disposent déjà.»
6 Fév 2025
Mark Thomson, physicien chevronné pourvu d’une expérience managériale, prendra la direction du CERN à partir de 2026.
4 Fév 2025
Le dernier projet de programme de travail 2025 pour la recherche sur la culture, la créativité et la société inclusive dans le cadre d’Horizon Europe prévoit des réductions de 62 millions d’euros par rapport à la version que Science Business a divulguée en octobre. [A voir aussi ici.] Ce projet n’est probablement pas la version finale du programme de travail, et il est susceptible d’être modifié avant la publication officielle de tous les plans d’Horizon Europe pour 2025 au printemps.
Mais voici un aperçu de quelques coupes clé prévues dans le projet de janvier du programme de travail du «Cluster 2»:
Sous recherche innovante sur la démocratie et la gouvernance, la Commission européenne a supprimé les sujets suivants:
Dans le cadre de la recherche innovante sur le patrimoine culturel européen et les industries culturelles et créatives, les appels suivants ont été supprimés :
Sous recherche innovante sur les transformations sociales et économiques, aucun thème n’a été supprimé, mais quelques millions ont été retranchés à la recherche sur l’équité intergénérationnelle dans le contexte des changements démographiques dans l’UE, ainsi que sur les migrations et le changement climatique.
4 Fév 2025
Les responsables de la recherche («research managers») dans les projets de l’UE ont beaucoup à faire. Ils supervisent les budgets, la communication, les audits, l’assurance qualité, la conformité réglementaire et l’éthique. Ils rédigent des propositions, coordonnent les participant-es et servent de médiateurs. Leur liste de tâches est interminable, mais leur rôle est peu défini, la formation est rare et les perspectives de carrière sont souvent incertaines.
L’Association européenne des directeurs et administrateurs de recherche (EARMA) a développé un nouveau cadre européen, RM Comp, visant à améliorer cette situation en définissant ce que devraient être les aptitudes et les compétences d’un gestionnaire de recherche. Avec les actions de suivi prévues, l’objectif est d’améliorer la reconnaissance du rôle et de réconcilier les différentes approches nationales qui peuvent entraîner des problèmes de communication et ralentir les collaborations internationales.
Un nouveau projet d’EARMA prévoit d’élaborer un cadre de formation et d’enseignement reconnu. Il s’agira de consulter les prestataires de formation, de tester leurs idées et de définir à quoi devraient ressembler la formation et l’enseignement en matière de gestion de la recherche dans toute l’Europe.
4 Fév 2025
La National Science Foundation (NSF), qui finance environ 25 % de la recherche universitaire fondamentale aux États-Unis, a dégelé les subventions bloquées par un décret de Donald Trump. Elle a annoncé dimanche avoir rouvert un site web qui distribue l’argent des subventions de recherche aux scientifiques. Toutefois, elle continue de passer au crible les projets de recherche, afin de se conformer aux directives de Donald Trump.
Dans ce cadre de confusion, Nature s’est entretenue avec six membres du personnel de la NSF, qui ont «tous exprimé de vives inquiétudes quant aux récentes décisions de l’agence» et ont partagé des documents clarifiant le processus d’examen des subventions. Actuellement, environ 10’000 subventions de recherche ont été signalées et distribuées à divers directeur·ices de programme, chargé·es de les examiner. Les critères de signalisation des subventions invitent les responsables de programme à rechercher un langage «élargissant la participation», l’aide étrangère, la science du climat, l’énergie domestique et les «programmes discriminatoires, y compris les DEI (diversité, équité et inclusion) illégaux».
Face à ces différentes décisions et processus, de nombreux·euses scientifiques se retrouvent dans l’incertitude et la crainte. «La semaine dernière, plus de 100 boursiers postdoctoraux qui recevaient leur salaire directement de l’agence ont été exclus du système de paiement.» Ces blocage de subventions pourraient également être préjudiciables aux chercheur·euses en début de carrière, car les subventions «sont devenues un moyen de soutenir la formation des futur·es scientifiques».
A contrepied, certain·es scientifiques affirment qu’ils·elles voient une opportunité dans ces chamboulements. «L’élargissement de la participation aux STEM va au-delà de l’identité raciale, ethnique et sexuelle – il s’agit de veiller à ce que tous les esprits talentueux aient la possibilité de contribuer à notre main-d’œuvre dans le domaine des STEM», explique Suzanne Barbour, biochimiste et présidente d’un groupe chargé de conseiller la NSF sur la manière d’encourager la participation des groupes sous-représentés dans le domaine des sciences.
Finalement, alors qu’il n’existe pas de calendrier précis quant à la durée des blocages temporaires des gels de subvention, la NSF pourrait tout de même «avoir du mal à mettre fin légalement aux subventions, car leurs fonds sont affectés par le Congrès américain, ce qui signifie qu’ils sont protégés par la loi», explique Deborah Pearlstein, spécialiste du droit et de la politique publique à l’université de Princeton. De plus, il existerait un autre domaine dans lequel les actions de la NSF seraient en contradiction avec la loi : depuis 1980, le Congrès impose que l’agence cherche à élargir la participation des groupes sous-représentés.
3 Fév 2025
Donald Trump a décrété un gel temporaire des financements fédéraux américains durant 90 jours, afin de vérifier la conformité des programmes avec sa volonté politique. Sont concernés la Confédération, les ONGs ainsi que les universités. Le Fonds national suisse (FNS) affirme que les États-Unis sont le principal partenaire de la Suisse dans le domaine de la recherche. Selon les informations de la RTS, «les programmes de recherche touchant à la diversité, à l’équité et à l’inclusion, comme les études de genre et les recherches sur les personnes transgenres, sont particulièrement concernés par cette pause. Les projets en lien avec les politiques environnementales et les technologies vertes sont également dans le viseur.»
L’UNIL passe actuellement en revue ses programmes de recherche. Elle a envoyé jeudi dernier un mail à ses chercheur·euses, afin de recenser les projets concernés par des fonds fédéraux américains, dans le but de se préparer à cette nouvelle donne.
Le vice-recteur de l’Université de Genève Sébastien Castelltort annonce qu’aucune suspension n’est annoncée à Genève pour le moment. «Nous avons quelques projets qui pourraient être concernés, notamment dans le domaine de la santé», précise-t-il. «Nous avons énormément de collaborations, qui ne passent pas forcément par des moyens financiers, mais des voyages ou des échanges. C’est donc clair qu’il y a une instabilité qui n’est pas du tout favorable à la recherche pour l’instant», conclut-il.
«Le gouvernement américain ne respecte apparemment pas la liberté de la science», affrime de son côté Balthasar Glättli, conseiller national (les Vert·e·s, ZU).
30 Jan 2025
Ayant rejoint The Coalition for Advancing Research Assessment (CoARA) en 2022, swissuniversities a été invitée à partager son plan d’action concernant la mise en œuvre des engagements fondamentaux de l’accord CoARA, concernant la réforme des méthodes et des processus d’évaluation de la recherche, des chercheur·euses et des organismes de recherche. Dans ce cadre, swissuniversities a publié son plan dans un plan d’action qui sera mis à jour périodiquement. Actuellement, il comprend deux dimensions principales:
30 Jan 2025
Le Fonds national suisse (FNS) lance dès février 2025 une série de cours et ateliers sur le leadership pour les scientifiques en début de carrière. Il s’adresse aux bénéficiaires d’un subside SNSF Starting Grant, Eccellenza ou PRIMA. Le programme a pour but de former de bon·nes dirigeant·es, capables de «transmettre un fort sentiment d’appartenance à des chercheur·ses venant d’horizons différents», car «la science est une entreprise collective». Le projet s’inscrit dans le cadre des réflexions en cours du FNS sur les carrières académiques, qui «soulignent l’importance de créer des environnements de travail égalitaires et respectueux». Des évaluations réalisées ont pu montrer que la participation aux ateliers, proposés originellement uniquement aux femmes, a eu un impact positif sur leur carrière ainsi que sur leur développement personnel.
27 Jan 2025
Les Etats-Unis ont exclu la Suisse des pays alliés qui peuvent avoir un accès illimité aux puces informatiques d’intelligence artificielle. Une décision critiquée par le ministre de l’économie Guy Parmelin qui souligne l’importance de la recherche suisse. «Dans les écoles polytechniques fédérales, on produit avec ces puces des innovations qui sont aussi importantes pour les Américains, explique-t-il.»
24 Jan 2025
Cette initiative place la Suisse à la pointe de la génomique des virus et bactéries pathogènes. Elle s’appuie sur des outils bio-informatiques avancés et une collaboration nationale et internationale renforcée, relève l’Institut suisse de bio-informatique (SIB), basé à Lausanne, qui dirige la nouvelle entité.
Le directeur du SIB Christophe Dessimoz souligne par ailleurs que pendant la pandémie, « il y a eu des avancées incroyables au niveau scientifique qui ont dû être appliquées dans l’urgence ». « Maintenant nous avons vraiment l’occasion de pérenniser ce qui a bien fonctionné, de s’assurer qu’il y a une bonne coordination et puis quand même de garder un pied dans la recherche, puisque les développements sont tellement rapides », dit-il.
16 Jan 2025
«Les femmes scientifiques abandonnent la publication universitaire plus tôt que leurs homologues masculins, même dans les disciplines des sciences biologiques où la représentation est à peu près égale.» C’est ce que conclut une étude qui a suivi les publications de plus de 86’000 scientifiques de 38 pays, travaillant dans les neurosciences, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l’immunologie, la microbiologie et l’agriculture – des domaines au nombre de femmes élevé. «Les résultats montrent que, 19 ans après la publication de leur premier article, seules 26 % des chercheuses dans ces domaines poursuivent leur carrière dans l’édition, contre 36 % des hommes.»
Le plus grand écart se situe en biochimie, génétique, biologie moléculaire et neurosciences, où les hommes ont 40% de chances de plus que les femmes de continuer à publier 19 ans après leur premier article. «La parité ou l’équilibre entre les sexes ne garantit pas vraiment des chances égales de survie dans le domaine scientifique», conclut le chercheur Marek Kwiek.
Les résultats montrent également de grandes différences entre les pays. «Par exemple, parmi les femmes scientifiques en biochimie, génétique et biologie moléculaire qui ont commencé à publier en 2000, seules 28 % au Japon, 30 % en Allemagne et 37 % au Canada publiaient encore 10 ans plus tard. Dans d’autres pays, le taux est plus élevé : 83 % au Portugal, 64 % en Pologne et 65 % en Norvège.»
14 Jan 2025
Matthias Egger accorde une dernière interview en tant que président du Conseil de la recherche pour le Fonds national suisse (FNS), organe responsable chaque année de distribuer près d’un milliard de francs aux chercheur·euses des hautes écoles suisses. Matthias Egger exprime ce qu’il pense des plans d’économie du Conseil fédéral.
Alors que le groupe d’experts dirigé par Serge Gaillard, qui a analysé les finances fédérales à la demande du Conseil fédéral, a conclu que le FNS pourrait économiser 10% de ses fonds, Matthias Egger ne partage pas ces estimations : «Il s’agit de montants de 130 à 140 millions de francs par an qui manqueraient ainsi à la recherche. Les victimes seront les jeunes chercheurs et chercheuses : des centaines d’emplois pour les jeunes scientifiques seront perdus. D’autant plus que les universités doivent elles aussi faire des économies. Des jeunes gens talentueux seront ainsi contraints de mettre un terme à leur carrière ou de poursuivre leurs recherches dans une haute école à l’étranger. Cela aurait également des répercussions négatives sur l’économie, [car] de nombreux chercheurs que nous soutenons rejoignent plus tard l’économie, y occupent des postes de direction ou sont des spécialistes importants dans leur domaine de spécialisation. Si nous formons moins de ces personnes de pointe, elles manqueront tôt ou tard à notre pays.»
Matthias Egger ajoute que le Conseil doit déjà refuser de nombreux projets prometteurs faute d’argent, et que des fonds de tiers ne pourraient pas remplacer les fonds du FNS pour la recherche fondamentale. «La Suisse est une société du savoir sans matières premières. Nous sommes innovants et compétitifs au niveau mondial, notamment dans les domaines hautement spécialisés. […] Nous devons préserver cela. Je ne pense pas qu’il soit judicieux d’économiser sur la recherche et l’innovation.»
13 Jan 2025
«Les chercheuses et chercheurs de Suisse peuvent pour la première fois depuis trois ans et demi à nouveau participer à presque tous les appels à projets d’Horizon Europe. Il s’agit néanmoins d’un arrangement transitoire. […] Les solutions transitoires ne seront désormais plus nécessaires, mais les subsides précédemment octroyés au titre des exercices antérieurs seront maintenus. Les SNSF Starting Grants ont constitué un cas particulier. Cette mesure transitoire a été conçue comme une fusion de l’instrument Eccellenza du FNS et un remplacement des ERC Starting Grants. Désormais, le FNS conserve les SNSF Starting Grants dans la palette de ses propres instruments. Ils ne font plus partie d’une quelconque mesure transitoire.» (FNS)
10 Jan 2025
Le FNS encourage cinq projets bénéficiant d’une participation suisse dans le cadre de CHANSE, HERA et NORFACE. Ces équipes de recherche internationales s’intéressent aux crises, à la santé et au bien-être psychique.
17 Déc 2024
Grâce à un soutien de deux millions de francs de la société coopérative la Mobilière, l’Université de Berne ouvre une nouvelle chaire de recherche alliant médecine préventive et sciences climatiques. Cette chaire, financée pour une durée initiale de 5 ans, s’interrogera sur les conséquences climatiques et la santé publique dans les espaces habités. Son but sera de définir de nouvelles stratégies de prévention et d’adaptation. «Grâce à l’approche interdisciplinaire à l’interface de la médecine préventive et des sciences climatiques, cette recherche est unique en Suisse», annonce la rectrice de l’Université de Berne Virginia Richter.