Plusieurs organisations et institutions ont dû préciser qu’elles n’expulsaient pas les étudiants russes après que les affirmations d’un fonctionnaire soutenant le Kremlin ont circulé sur les médias sociaux.
4 Mar 2022
4 Mar 2022
Plusieurs organisations et institutions ont dû préciser qu’elles n’expulsaient pas les étudiants russes après que les affirmations d’un fonctionnaire soutenant le Kremlin ont circulé sur les médias sociaux.
4 Mar 2022
«Le Conseil fédéral a décidé d’échelonner l’entrée en vigueur de la révision de la loi fédérale sur l’encouragement de la recherche et de l’innovation (LERI). Pour soutenir les PME et les start-up suisses, qui n’ont actuellement pas accès à l’instrument «Accelerator» du Conseil européen de l’innovation, une nouvelle disposition entrera en force dès le 15 avril. Le Conseil fédéral a également approuvé, le 4 mars 2022, les mesures de financement correspondantes à l’intention du Parlement. L’entrée en vigueur des autres dispositions concernées par la révision est prévue pour le 1er janvier 2023.»
1 Mar 2022
Dans un interview avec la Republik, Petros Mavromichalis, ambassadeur de l’Union européenne (UE) en Suisse se prononce sur l’exclusion du programme Horizon Europe et sur la campagne #sticktoscience, lancé par la communauté scientifique européenne. Il admet que l’exclusion présente un inconvénient pour les chercheur-euse-s suisses, mais argumente qu’on ne peut pas totalement séparer les programmes de recherche du marché intérieur. « L’UE investit beaucoup d’argent dans ces programmes afin de renforcer la compétitivité des entreprises européennes qui évoluent dans le marché intérieur. […] La Suisse, en revanche, a décidé de ne plus être candidate à l’adhésion à l’UE, de ne pas adhérer à l’EEE et de ne pas être soumise à la politique de voisinage de l’UE. C’était sa décision souveraine. Nous ne discriminons pas la Suisse. »
28 Fév 2022
«swissuniversities se rallie à la déclaration du Conseil fédéral qui condamne fermement l’intervention militaire de la Russie et constate que celle-ci a massivement violé le droit international. Les conséquences à court, moyen et long terme pour la sécurité et la coopération internationales sont actuellement difficilement prévisibles.
Nous appelons les gouvernements européens à prendre des mesures immédiates pour protéger la vie et la carrière des personnes affiliées aux hautes écoles, des étudiants/étudiantes, des chercheurs/chercheuses et des acteurs de la société civile ukrainiens, ainsi que l’ensemble de la population ukrainienne.
L’évolution de cette guerre aura de graves conséquences pour les hautes écoles ukrainiennes. Les hautes écoles suisses feront tout ce qui est en leur pouvoir pour accueillir des enseignants/enseignantes, des chercheurs/chercheuses et des étudiants/étudiantes des hautes écoles ukrainiennes. […]»
L’Union des Etudiant-e-s de Suisse (UNES) soutient l’appel de swissuniversities, celui du « European Students Union », ainsi que celui du Global Students Forum.
L’Université de Bâle soutient également une déclaration de l’Association européenne des universités.
28 Fév 2022
««La responsabilité du déclenchement de cette nouvelle guerre en Europe incombe entièrement à la Russie.» Ainsi débute une tribune de quelque 400 chercheurs et scientifiques, publiée dans Le Monde le 25 février 2022.»
28 Fév 2022
Dans un interview avec le Matin Dimanche, le recteur de l’Université de Genève Yves Flückiger [et président de swissuniversities] détaille les premiers effets concrets que l’exclusion de Horizon Europe a sur les hautes écoles suisses. Par rapport à la communication sur ce problème, il dit: «Je reconnais que nous avons toujours un peu de mal à nous transformer en militants politiques. On nous a d’abord conseillé d’aller plutôt voir nos collègues des universités européennes, qu’ils fassent du lobbying sur leurs propres autorités. Ils l’ont fait, mais à un moment donné tout ça se heurte à la même limite: c’est à la Suisse de faire un geste vers l’Europe, pas l’inverse.»
Neuf mois après l’échec des négociations du accord-cadre institutionnel avec l’Union européenne (UE), le Conseil fédéral vient d’annoncer qu’il allait proposer un paquet de négociations secteur par secteur. Le Temps, Le Courrier et la Neue Zürcher Zeitung parlent en détail de la proposition ainsi que des réactions des partis politiques.
28 Fév 2022
La grande université américaine MIT met fin à un accord de onze ans avec le centre d’innovation Skolkovo, situé dans la région de Moscou, alimentant ainsi le débat académique international sur la poursuite de la collaboration avec la science russe.
25 Fév 2022
Le Directeur pour la recherche du Institut de recherche [privé] Crema à Zurich, Olivier Zimmer, regrette que les demandes de fonds Horizon Europe nécessitent un trop grand investissement bureaucratique. «Presque personne parle des sommes importantes qui partent dans l’administration, le lobbying, les conseils et le coaching [pour participer à des tels programmes].»
Par ailleurs, il estime que la relève académique la plus créative serait mieux servie moyennant un système moins hierarchisé qui leur donnerait des ressources nécessaires et la liberté de choisir leurs partenaires. «Si ces partenaires font de la recherche à Bâle ou à Los Angeles […] ne devrait pas jouer un rôle.»
25 Fév 2022
La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) avait proposé que la contribution à la cohésion de l’UE soit augmentée afin que la Suisse puisse à nouveau participer au programme Horizon Europe. Le Conseil fédéral rejette désormais cette proposition. Il estime qu’il n’est pas possible de convaincre ainsi l’UE d’accepter la Suisse dans le programme. Par ailleurs, l’acceptation de la motion limiterait les options du Conseil fédéral dans les négociations, écrit-il.
25 Fév 2022
«Alors que l’Ukraine appelle le monde à «isoler totalement la Russie par tous les moyens», l’Allemagne s’apprête à bloquer les liens de recherche. Dans le même temps, les responsables politiques de l’UE s’interrogent sur l’opportunité d’exclure la Russie des organisations scientifiques européennes.»
24 Fév 2022
Selon l’éditorial du journal Nature, «La collaboration scientifique est devenue une victime des démêlés de la Suisse et du Royaume-Uni avec l’Union européenne. […] La Suisse et le Royaume-Uni devraient être autorisés à s’associer aux programmes de financement de l’UE, indépendamment des désaccords politiques en cours. Entraîner la recherche et l’érudition dans des conflits internationaux n’aide personne.»
21 Fév 2022
L’obtention de fonds et une bonne presse pour un projet de recherche ne sont pas une garantie de succès. C’est le propos que le professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi tient dans une tribune d’invité de la NZZ am Sonntag.
Selon lui, il existe actuellement un engouement de la communauté scientifique envers certains projets de recherche de Horizon Europe. «dès que la première pluie d’argent s’abat sur eux, les aspirants pionniers sont immédiatement submergés par une avalanche de reconnaissance avant même d’avoir pris le chemin de l’objectif. Ce qui est encore plus problématique, c’est que les créateurs plus discrets n’ont pratiquement plus aucune chance d’entrer dans la compétition dans leur ombre». Il critique que la Suisse voit dans Horizon sa seule chance de pouvoir produire de la recherche à haut niveau.
Même s’il souhaite qu’elle soit à nouveau intégrée au programme de recherche de l’Union européenne (UE), il serait faux de dénigrer la place scientifique suisse à cause de l’exclusion actuelle. Il appelle à ne pas viser uniquement sur le prestige et les fonds, mais d’encourager les projets qui sont susceptibles de produire des avancées scientifiques à long-terme avec l’aide du Fonds national notamment.
21 Fév 2022
Depuis l’exclusion du programme de recherche de l’Union européenne (UE), les chercheurs·euses suisses sont confrontés à de multiples défis. Plusieurs d’entre eux et elles se sont fait exclure de leurs propres projets Horizon. Pour éviter cela, certain·e·s coordinateur·ices de projets ont alors décidé de quitter la Suisse pour s’installer dans un pays associé à Horizon. «C’est comme une érosion, une lente spirale négative», déclare le président de l’association des hautes écoles Swissuniversities, Yves Flückiger à ce sujet.
Selon la NZZ am Sonntag, l’espoir de la part des chercheurs·euses suisses repose actuellement sur le soutien des pays particuliers, membres de l’UE. La communauté de recherche Suisse espère que ces derniers s’engagent auprès de la Commission européenne pour que le pays puisse être ré-associé à Horizon.
La présidente du Conseil Européenne pour la recherche Maria Leptin regrette la non-association de la Suisse au programme Horizon Europe, mais dit qu’en ce moment, il lui semble peu probable qu’elle soit re-associée prochainement.
En attendant, la Suisse travaille également sur un plan B au cas où l’association n’aboutirait pas. Le Conseil fédéral a chargé le SEFRI d’examiner, si nécessaire, des mesures complémentaires et de remplacement en plus des mesures transitoires déjà intensivement en cours. Des discussions ont été menées avec Israël et les États-Unis au sujet d’une coopération approfondie en matière de recherche.
16 Fév 2022
Matthias Egger, président du FNS, soutient la campagne Stick to Science. Il estime que le FNS ne peut pas compenser pour l’exclusion suisse du Horizon Europe, qui serait «le plus grand programme pour la recherche de la planète». «Nous avons pris des mesures, mais elles sont temporaires. Elles pourraient au mieux atténuer les effets négatifs. […] Mais pour les bourses pour [chercheuses et chercheurs] avancés, il y avait surtout des postulations venant de personnes qui sont déjà en Suisse. A plus long terme, nous risquons de glisser vers la médiocrité. […] La meilleure recherche est souvent collaborative et internationale. […] Actuellement, deux tiers des collaborations internationales financées par le FNS sont intraeuropéennes. Au sein de Horizon, ces collaborations se sont développées au fil des années. Des accords bilatéraux ponctuels ne peuvent pas remplacer [Horizon Europe], ils se limitent souvent à des petits programmes.»
15 Fév 2022
Selon le journaliste de la Basler Zeitung, Thomas Dähler, la Suisse devrait voir l’exclusion du programme de recherche Horizon comme chance pour ré-évaluer l’avenir de ses relations avec l’Europe. Il serait temps de parler du fossé qui existe depuis que la population Suisse a voté non à l’adhésion à l’Union européenne (UE) en 1992. «Ce fossé n’a que été comblé par des ponts provisoires, qui ont fini par s’écrouler.» L’auteur souhaite que la Suisse se donne une perspective à long-terme en politique intérieure et extérieure et qu’elle la communique de manière claire à Bruxelles.
15 Fév 2022
Le Conseiller national Philippe Nantermod (PLR, VS) voit dans l’exclusion de la Suisse du programme de recherche européen un «autogoal classique» pour l’Union européenne (UE). Selon lui, cette décision n’attaque pas seulement la Suisse, mais la recherche en elle-même, en bloquant la lutte commune contre le cancer ou la maladie d’Alzheimer par exemple.
«Pour punir la Suisse, l’UE punit sa propre corporation de chercheurs. C’est pourquoi les instituts et les universités européens font aujourd’hui pression sur la Commission européenne pour qu’elle revienne sur sa décision absurde. De plus en plus d’États se joignent à la protestation des critiques. Car utiliser les scientifiques comme moyen de pression ne témoigne pas seulement d’une pensée mesquine, c’est tout simplement stupide.»
14 Fév 2022
Le conseiller fédéral Guy Parmelin s’est rendu à Berlin ce vendredi 11.02 pour rencontrer la nouvelle ministre de l’enseignement et de la recherche, Bettina Stark-Watzinger. Lors de la rencontre, cette dernière a fait part de son incompréhension concernant la mise à l’écart de la Suisse du programme Horizon Europe et a assuré que l’Allemagne allait s’engager en faveur de la Suisse auprès de la Commission européenne.
11 Fév 2022
Anita Fetz, ancienne Conseillère aux États (PS, Bâle-Ville) regrette l’influence négative que l’exclusion suisse du programme européen pour la recherche Horizon Europe a sur la place économique suisse. Elle estime que le projet «vague» du Conseiller fédéral Ignazio Cassis de reprendre les négociations sur l’idée de contrats bilatéraux n’est pas judicieuse. Il serait important que la Berne fédérale reconnaît que l’UE ne souhaite et ne peut pas changer les règles institutionnels concernant l’accès au marché interieur européen : «Cela serait comme si la Suisse permettait un accès particulier au Liechtenstein que les autres cantons n’ont pas.» (Basler Zeitung)
Même son de cloche, à peu près, de Serge dal Busco (Centre), Président du Conseil d’Etat genevois, au nom du Collège gouvernemental. «Le statu quo dans nos relations avec l’Europe est […] une illusion.» Dans un article publié par le Temps, il parle de sa vision de «cette nouvelle relation avec l’UE.»
10 Fév 2022
«L’initiative «Stick to science» destinée à réintégrer pleinement la Suisse et le Royaume-Uni au programme de recherche Horizon Europe «ne perturbe aucunement la Commission européenne». Sa Commissaire à l’Innovation, la recherche, la culture, l’éducation et la jeunesse, Mariya Gabriel, a déclaré «qu’il n’y a pas de «cherry picking» possible» ; les pays ne peuvent pas prendre ce qui les arrange de l’Union européenne sans se plier à aucune condition, le statut de pays tiers de la Suisse étant lié à un processus «beaucoup plus général», soit la recherche d’une solution pour régler les actuels différends entre Berne et Bruxelles.
9 Fév 2022
Les grands journaux suisses ont tous couvert la campagne «Stick to Science», qui a obtenu le soutien de beaucoup d’universités et associations académiques (Université de Berne, LERU, Science Europe, The Guild, etc.). De très nombreux scientifiques renommés s’expriment en faveur du mouvement et lundi (08.02.2022), le Conseiller fédéral en charge de la recherche Guy Parmelin s’est également prononcé en faveur de l’initiative, tout comme son homologue britannique George Freeman, qu’il a, par ailleurs reçu le 07.02.2022.
Gilbert Casasus, professeur en études européennes à l’Université de Fribourg, estime que la stratégie de Stick to Science est «totalement contre-productive». Selon lui, le destinataire «est mal choisi». «Si les chercheurs suisses sont aujourd’hui exclus de la recherche européenne, c’est la faute, et uniquement la faute, du Conseil fédéral», souligne-t-il, et il ajoute: «Cela me fait penser à un pompier pyromane qui allume un incendie et qui appelle la caserne pour l’éteindre. Et ensuite, il prend la parole devant les médias pour dire à quel point c’est scandaleux tous ces pyromanes.» Il les appelle à plutôt faire une «résistance passive»: «Tous les chercheurs devraient refuser de prendre des mandats que leur offre le gouvernement fédéral. C’est une arme à double tranchant, mais il faut qu’il y ait une mobilisation des chercheurs suisses contre la position antiscience du gouvernement fédéral.» Gilbert Casasus estime qu’à Bruxelles, «c’est l’exaspération qui prédomine vis-à-vis de la Suisse». «Dans une interview accordée au SonntagsZeitung, Ignazio Cassis remet les bilatérales en jeu, alors que cela fait au moins depuis 2008 que l’Union européenne dit que l’ère des bilatérales est terminée», rappelle-t-il. (RTS : La Matinale)