17 Juin 2020
Catégorie: Système éducatif
21 Avr 2020
Une pétition demande à annuler les examens de maturité en Suisse
«Les gymnasiens sont les derniers à ne pas être fixés sur leur sort, et le temps presse: dans plusieurs cantons, les sessions commencent début juin. Une pétition a été lancée dimanche par des étudiants de tous les gymnases du canton de Vaud. Elle compte à ce stade plus de 800 signatures. Elle demande au Conseil fédéral d’annuler les examens.»
15 Avr 2020
Nouveau cursus HES sans stage préalable
La HES-SO Valais ouvre un nouveau cursus en informatique. Cette formation en cours d’emploi durera quatre ans et permettra aux étudiant·es d’entrer dans le monde professionnel à mi-temps dans une des sept entreprises partenaires. «Rédhibitoire pour certains étudiants», le stage préalable à l’entrée en HES-SO ne sera plus exigé. «Ce cursus s’inscrit dans un projet pilote lancé en 2014 parla Confédération et qui vise a atténuer la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des mathématiques, de l’informatique, des sciences naturel les et de la technique».
14 Avr 2020
VD: Les apprentis ne devront pas refaire leur année
Les CFC et AFP seront accordés sans examens théoriques. Pour les épreuves pratiques, le Canton de Vaud a obtenu de pouvoir les supprimer, selon les cas. La cheffe du Département vaudois de la formation, Cesla Amarelle, ne cache pas son soulagement: «Nous sommes très contents de cette solution qui ne nous oblige pas à organiser des examens pratiques malgré tout.» Elle insiste sur le fait qu’une annulation d’examen ne débouche pas sur un diplôme «au rabais», puisque l’examen est rarement éliminatoire.
3 Avr 2020
L’année scolaire est intégralement validée et ne sera pas prolongée
26 Fév 2020
Les filières « bachelor intégrant la pratique » dans les hautes écoles spécialisées reconduites pour une durée limitée
«Le Conseil fédéral a prolongé l’expérience pilote des filières «bachelor intégrant la pratique» (PiBS) dans les hautes écoles spécialisées (HES). L’objectif de cette expérience, qui court depuis 2014, est de renforcer l’orientation pratique des étudiants et d’atténuer la pénurie de personnel qualifié dans le domaine des mathématiques, de l’informatique, des sciences naturelles et de la technique (MINT). Les titulaires d’un certificat de maturité gymnasiale, avant tout, se voient offrir un accès direct à une filière d’études de niveau HES d’une durée de quatre ans et axée sur la pratique, sans devoir réaliser au préalable une expérience du monde du travail d’un an.»
10 Fév 2020
Les cantons universitaires «perdants» dans la modification de l’Accord intercantonal universitaire
L’Accord intercantonal universitaire sur la participation des cantons au financement des universités a été revu. Les cantons sans université s’imposent et leur participation au financement de la formation universitaire a seulement été revue de manière «insignifiante». La Directrice de l’Instruction publique de Bâle-Campagne, Monica Gschwind, avait plaidé en vain pour une révision totale, «l’opportunité d’un financement universitaire orienté vers le futur.» Elle indique cependant qu’une sortie de l’accord ne serait pas une option viable, l’accès des étudiant-e-s de Bâle-Campagne à d’autres universités serait «prioritaire».
20 Jan 2020
Guy Parmelin souhaite restreindre les droits du domaine EPF
Le Département fédéral de l’économie, de la formation et de la recherche (DEFR) du Conseiller fédéral Guy Parmelin (UDC) a saisi la «patate chaude» : la position du Conseil des EPF par rapport au domaine EPF (EPFL, EPFZ et instituts de recherche EPF (Empa, PSI, WSL et Eawag). Ce domaine est déjà de facto sous la tutelle du Conseil des EPF, mais juridiquement cela n’est pas encore bien défini. «[La Loi sur les EPF] devrait dorénavant prévoir que le Conseil des EPF peut édicter des directives et prendre des mesures, «si nécessaire, également à l’encontre des membres institutionnelles surveillé-e-s», déclare le Conseil fédéral. Celui-ci souhaite également limiter les possibilités juridiques des institutions de se défendre contre les décisions du Conseil des EPF. Jusqu’à présent, ils ont pu faire appel au Tribunal administratif fédéral, ce qui est arrivé seulement deux fois. En cas de désaccord, les institutions EPF devront s’adresser au Conseil fédéral.
Les Ecoles polytechniques et instituts EPF s’inquiètent et parlent d’une atteinte à leur autonomie («mise sous tutelle» «réduction de l’indépendance scientifique» /«fausse autonomie»). Le Directeur de l’Empa, Gian-Luca Bona, estime que ceci renforcerait l’administration au détriment des sciences.
Récemment, les institutions EPF ont appris que le Conseil des EPF prévoit de fusionner Eawag avec WSL. Par ailleurs, Guy Parmelin aurait souhaité garder sous clé une étude sur la pollution d’eau potable par des pesticides, ce qui a suscité un mécontentement.
Jeudi, la Commission de l’éducation du Conseil national s’est penchée sur cette loi. Lors de la consultations, le PLR et le PDC ont critiqué les modifications, l’UDC était favorable et le PS divisé.
27 Nov 2019
En 2018, 12 milliards de francs ont été investis dans les hautes écoles
En 2018, près de 12 milliards de francs ont été investis pour les hautes écoles en Suisse. Par ailleurs, la confédération a assumé 47% des coûts des universités, selon un rapport du Office fédéral de la statistique.
1 Nov 2019
HES et universités – «toujours plus semblables, mais pas équivalents»
Les auteur-e-s, la directrice et le vice-directeur de la Haute école de Lucerne, s’adressent aux critiques que les HES et les universités se rapprochent trop. Dans cette société des connaissances (« Wissensgesellschaft»), il y aurait une tendance d’attacher un prestige à tout ce qui est «académique» plutôt qu’appliqueé : de la recherche fondamentale plutôt que la recherche appliqué, le financement par le FNS plutôt que celui d’Innosuisse, etc.
Les universités seraient vues comme particulièrement excellentes et digne de financement quand elles font beaucoup de recherches. Ceci se reflèterait sur beaucoup de systèmes d’accréditations. Manque de financement de base pour la recherche, les HES seraient beaucoup plus dépendants de financement tiers que les universités, et ceux-ci auraient seulement suffisamment de moyens si les institutions publient dans beaucoup de journaux «haut classés» et s’ils sont bien connectés dans la communauté scientifique.
A l’autre côté, les universités se verraient obligés de démontrer leur pertinence en s’orientant plus à la pratique. Ainsi, en 2018, l’EPFZ a récolté 36% des fonds Innosuisse, des fonds qui sont typiquement destinés aux collaborations de recherches appliqués entre HES et entreprises. «La différenciation des profils est à peine visible». Le même cas de figure serait valable pour les formations continues.
Les auteur-e-s préconisent des incitations financières pour les institutions qui gardent leur profil et la mise à disposition, surtout dans la recherche, d’autant de moyens aux HES qu’au universités.
8 Oct 2019
Un passeport pour la formation tout au long de la vie
Selon Perre Vandergheynst, Vice-Président pour l’éducation à l’EPFL et sa collaboratrice scientifique Isabelle Vonèche Cardia, la formation continue du futur aux hautes écoles devrait être réformé en vue de la transformation numérique. La première étape serait de voir le bachelor comme un «passeport pour la formation tout au long de la vie» et le master comme «premier tampon dans ce passeport». Le «master of science» devrait préparer l’étudiant-e pour sa future carrière et lui donner la possibilité de construire un portfolio de compétences en travaillant sur des projets en combinaison avec des modules techniques «rapides», qui peuvent être suivi – selon le projet – «on the fly» ou «à discrétion». Il serait important d’encourager – à part des compétences techniques des compétences qui se laissent difficilement automatiser, comme la pensée critique, la direction d’équipes et le planning de ressources. Le master of science deviendrait finalement un portfolio de projets aboutis et un recueil de compétences acquises pendant les modules et les diplômes devraient, comme un passeport, être prolongés régulièrement.
3 Sep 2019
Mettre la formation et la formation continue sur pied d’égalité financière
Peter C. Meyer, Directeur du Département de la Santé, Recteur suppléant de la ZHAW et Professeur en sociologie à l’Université de Zurich, estime que le système de formation actuel est inégalitaire et dépassé. Les brevets professionnels doivent être financés par les particuliers, pendant que les études universités, plus chères et longues, sont financés pour plus de 90% par l’état.
Les personnes moins qualifiées seraient ainsi moins prêtes à suivre des formations continues. Il faudrait, selon M. Meyer, accorder le même crédit pour l’éducation aux personnes, peu importe s’ils font un apprentissage (et des formations continues) ou des études universitaires. Il devrait être possible d’utiliser ce crédit tout au long d’une vie.
2 Sep 2019
«Bilan mitigé» sur la réforme de Bologne
Vingt ans après la réforme de Bologne, le Professeur invité Bruno S. Frey de l’Université de Bâle tire un bilan de la réforme de Bologne. La mobilité des étudiant-e-s à l’international aurait augmenté «grâce à Erasmus» de 16% en 1990 à 21% en 2002, mais le taux de personnes arrêtant les études ne serait pas plus bas. De plus, les études se prolongent en moyenne, plutôt que de raccourcir. Par ailleurs, la grande partie des étudiant-e-s ne s’arrêtent pas après le Bachelor, comme c’était prévu par les architectes du système.
21 Août 2019
Vaud : «Rentrée scolaire sous le signe de l’intégration»
Le 20 août 2019, Cesla Amarelle, Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, a présenté à la presse locale les nouveautés de cette rentrée scolaire. Au cœur des défis, l’intégration de tous les élèves. D’après Cesla Amarelle, «Dans notre pays, l’école tend à entretenir les inégalités sociales, et parfois même à les renforcer.»
Par conséquent, les mesures appliquées à cette rentrée comprennent respectivement : L’application de la loi sur la pédagogie spécialisée, avec l’intégration dans le cursus ordinaire des élèves avec handicap, des troubles du comportement ou allophones. Mais aussi, l’interdiction des téléphones portables et objets connectés lors des cours et la récréation. Et pour combattre le harcèlement, des mesures seront également mises en place afin de repérer les cas problématiques. Sans oublier l’arrêt du Tribunal fédéral sur la gratuité scolaire qui implique que les élèves devront uniquement financer leurs effets personnels (sac d’école, tenue de sport). Finalement, une simplification du système des évaluations sera aussi discutée cet automne.
- financement public
- enseignement – méthodes et outils
- harcèlement moral – mobbying
- égalité – origine sociale
14 Août 2019
Vaud : Concept 360° pour l’égalité des chances entre élèves
Le Syndicat des enseignant·e·s romand·e·s (SER) lance son opération Concept 360° afin de favoriser l’égalité des chances entre élèves et inclure la pédagogie spécialisée. C’est lors d’une conférence, que Pierre Rohrbach, Président du SER, a appelé à une plus grande collaboration et à une harmonisation au sujet des pratiques d’enseignements pour lutter contre les disparités régionales.
Ainsi, ce dernier invite la Conférence intercantonale de l’instruction publique de la Suisse Romande (CIIP) à renforcer la concertation et la coordination. Il déclare, «Il y a un accord intercantonal depuis 2007 et l’on constate des différences
dans les applications. Chacun veut réinventer la roue. Résultat: on perd du temps et des moyens et cela se fait au détriment des élèves.»
12 Août 2019
Zinal : «Une école hôtelière unique»
Dès la rentrée d’automne 2019, le nouveau centre de formation ANIFOR ouvrira ses portes à 23 étudiant·e·s, dont les frais de logement et de repas reviennent à la société des Hôtels des Cinq 4000 SA. Ce centre a été créé et sera géré par l’École hôtelière de Genève. Sa mission est de forger les futures cadres intermédiaires de l’hôtellerie-restauration.
D’après Sina Frey, Responsable de ANIFOR, «La plupart des écoles hôtelières forment des managers et directeurs d’établissements. Nous prenons le pari de sortir des sentiers battus, en proposant quatre cursus offrant l’accès aux métiers de responsable de spa, gouvernante, gestionnaire de bar et concierge d’hôtel.»
15 Juil 2019
Vaud : «Des cours de maths réservés aux filles?»
En Suisse, les inégalités de genre se trouveraient sur une pente ascendante, mettant les écoles sous pression. Il s’agit pour elles de favoriser l’orientation des filles vers des filières MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, et techniques).
Pour cela, Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, prévoit potentiellement d’ouvrir des classes de mathématiques spécifiques pour les filles, tôt dans leur scolarité. Cette idée dépendra de l’issue du rapport de la HEP Vaud sur l’enseignement des maths qui est en cours de finalisation.
Cependant, pour une majorité d’enseignant·e·s, «Il n’est pas vrai du tout de dire que les filles et les garçons n’ont pas la même manière d’apprendre les maths ou que la notion de genre influence les résultats des élèves en maths».
D’après Thierry Dias, Recteur de la HEP Vaud, «Une séparation assumée, pas définitive mais à certains moments, des garçons et des filles, est une idée à étudier (…) Il ne s’agit pas uniquement d’inverser le rose et le bleu dans les supports de cours. Il faut un engagement plus assumé de la part des enseignants: les filles doivent se sentir poussées, renforcées et reconnues.»
9 Juil 2019
Gymnase-Université : Déclaration d’engagement pour optimiser la transition
C’est ensemble que la Conférence suisse des directeur·trice·s cantonaux·ales de l’instruction publique (CDIP) et la Conférence des recteur·trice·s des hautes écoles (swissuniversities) se sont engagées dans l’optique d’optimiser la transition du gymnase à l’université. Celle-ci vise à garantir, sur le long terme, un accès sans examen aux hautes écoles universitaires pour les élèves détenant une maturité gymnasiale.
Pour cela, le CDIP et swissuniversities ont défini six objectifs qui seront appliqués par certain·e·s acteur·trice·s. Les parties impliquées et chargées de soutenir les mesures d’optimisation sont ; les directeur·trice·s des gymnases et leur conférence (CDGS), les enseignant·e·s des gymnases et leur organisation faîtière (SSPES) ainsi que les services d’orientation universitaire et professionnelle.
8 Juil 2019
Zurich : Le français banni des tests d’admissions gymnasiaux
À Zurich, comme dans neuf autres cantons alémaniques, l’entrée au gymnase pour les élèves est conditionnée à la validation d’un examen. Dès 2021, l’allemand et les mathématiques seront les uniques branches testées afin d’être admis·e au gymnase.
D’après Kaspar Vogel, Vice-président de l’association des maîtres secondaires zurichois·es, «Il fallait unifier et simplifier (…) Le plus simple était de ne conserver que l’allemand et les maths.»
À contrario, Laurent Wehrli, Conseiller national, déclare avec regret, «Si une matière disparaît d’un examen, elle sera automatiquement considérée comme mineure. C’est une sorte de saucissonnage qui consiste à dégrader progressivement l’importance du français. Je suis bien conscient de l’importance de l’anglais ou de l’informatique par exemple, mais le français n’est pas qu’une langue, c’est aussi l’identité d’un quart du pays. Avec ce type de décisions les Zurichois s’éloignent un peu plus de la partie francophone du pays.»
19 Juin 2019
Formation : Un jeune sur dix sans maturité ni certificat
Une enquête réalisée tous les quatre ans et sur près de 30’000 jeunes âgés de 19 ans vient de dévoiler ses résultats.
D’après ce sondage, plus d’un·e adolescent·e sur dix (11%) ne possède pas de certificat de fin d’apprentissage ou de maturité. Ces chiffres ont doublé depuis les résultats du sondage 2010-2011. Une des causes avancée pour ce résultat serait le milieu modeste dont sont issus certains de ces jeunes, particulièrement les femmes. Les adolescents·es romands·es de la Suisse sont les plus touchés·es.
L’orientation politique de ces jeunes a également été sondée. Il en ressort une tendance pour le centre au contraire de l’édition 2010-2011 qui penchait plutôt vers la droite.