Le cursus en médecine de l’Université de Fribourg, et notamment le nouveau programme de master, vient d’être accrédité sans condition par le Conseil suisse d’accréditation.
7 Mar 2022
7 Mar 2022
Le cursus en médecine de l’Université de Fribourg, et notamment le nouveau programme de master, vient d’être accrédité sans condition par le Conseil suisse d’accréditation.
29 Oct 2021
Après quasiment deux ans de procédure, l’Université de Neuchâtel a obtenu son accréditation fédérale, valable pour sept ans.
8 Oct 2020
Sur deux pages, le Professeur en droit à l’Université de Heidelberg Christian Hattenhauer parle de l’histoire du doctorat en droit, le Doctor iuris. A travers les siècles, les universités ont été à plusieurs périodes tentées d’accorder ce titre prestigieux en échange d’argent, ce qui a toujours résulté dans une perte de leur valeur.
Compte tenue du niveau du doctorat en droit aujourd’hui, «le développement récent devrait être alarmant»: En Allemagne, les états fédérés de la Hesse, du Schleswig-Holstein, de la Saxe-Anhalt et de la Rhénanie-du-Nord-Westphalie prévoient d’accorder aux HES le droit de promotion, et cela sans collaboration avec une université. Ceci a suscité des critiques de la conférence des recteurs universités et de beaucoup d’autres associations académiques. Même le Ministère fédéral pour l’éducation et la recherche émet des réserves.
Pour l’auteur, cette nouvelle formation « anticonstitutionnelle » met en danger la science comme système. Il estime que les HES ne sont pas assez actives dans la recherche pour fournir la preuve d’une compétence scientifique. Par ailleurs, il y a déjà la possibilité de promouvoir dans une HES en coopérant avec une université, mais peu d’étudiant-e-s choisissent ce chemin. L’auteur estime que les HES aimeraient usurper le prestige des universités, ce qui leur permettrait d’acquérir plus de fonds, au détriment des universités et de la qualité du titre.
14 Avr 2020
La Faculté des HEC de l’Université de Lausanne offre trois crédits ECTS par étudiant-e-s pour l’engagement civique pendant l’épidémie actuelle. Cependant, les étudiant-e-s devront remettre un rapport écrit à la fin de l’expérience. Il est possible que la HEC reconnaîtra l’engagement solidaire même après la crise.
14 Avr 2020
Jean-Daniel Tissot, hématologue, doyen de la faculté de médecine de l’UNIL et ancien directeur et fondateur du centre vaudois de transfusion sanguine, est interviewé sur la validation des cours en médecine (à partir de 5min56). L’engagement des étudiant-e-s pendant l’épidémie sera reconnue (09min36). La seule question qui reste est si les évaluations finales auront lieu en QCM. Le doyen espère que l’expérience acquise pendant cette période sera reconnue par les autorités, pour pouvoir annuler ces examens.
14 Avr 2020
Les CFC et AFP seront accordés sans examens théoriques. Pour les épreuves pratiques, le Canton de Vaud a obtenu de pouvoir les supprimer, selon les cas. La cheffe du Département vaudois de la formation, Cesla Amarelle, ne cache pas son soulagement: «Nous sommes très contents de cette solution qui ne nous oblige pas à organiser des examens pratiques malgré tout.» Elle insiste sur le fait qu’une annulation d’examen ne débouche pas sur un diplôme «au rabais», puisque l’examen est rarement éliminatoire.
26 Mar 2020
Près de 180 étudiant·es en «Applied Information and Data Science» de la Haute école de Lucerne participent au hackathon #CodeVsCovid19. Ce réseau, lancé par HackZurich et soutenu par le Département fédéral de l’intérieur (DFI), réunit des chercheurs·euses du monde entier à la recherche de solutions concrètes pour résoudre la crise du Covid-19. La participation des étudiant·es à cet événement sera prise en compte comme participation à un cours.
25 Mar 2020
Le journal allemand Die Zeit détaille le dilemme auquel font face les gymnases allemands au sujet de la valeur des certificats de maturité (Abitur) s’il étaient délivrés cette année. La question de leur future valeur inquiète. De plus, l’inégalité de la situation est particulièrement problématique. En effet, l’enseignement à distance ne fonctionne pas partout aussi bien et creuserait les inégalités préexistantes. En outre, les états fédéraux («Bundesländer») ne prennent pas les mêmes mesures, certains maintiennent les examens alors que d’autres les repoussent.
Le 24 Heures expose la situation quant aux examens du post-obligatoire, de maturité et des CFC dans le canton de Vaud. Cesla Amarelle annonce: «il y a deux scénarios, soit on les annule, soit on les repousse. Nous attendons des décisions au niveau fédéral pour communiquer sur l’ensemble de ces examens.» Dans le même sens, La Liberté rapporte le souhait de la conseillère de parvenir à une solution harmonisée entre les cantons pour la formation post-obligatoire.
Schweizer Bauer rapporte la même attente de la part des domaines professionnels davantage concernés par les CFC.
En France, «le suspense reste entier pour le bac», rapporte Les Echos.
17 Mar 2020
A l’EPFL et à l’UNIL, il est encore trop tôt pour répondre aux questions d’accréditation du semestre, «d’une part en raison de la rapidité de l’évolution de la situation sanitaire et, d’autre part, des conditions de confinement édictées par la Confédération qui peuvent évoluer».
17 Jan 2020
Parmi les personnes nées à l’étranger et avec une nationalité étrangère à la naissance, 38% se disent surqualifiées en Suisse dans leur emploi, selon les chiffres 2017 d’Enquête suisse sur la population active. Ces personnes, devant des obstacles tels que la langue, l’absence de réseau et la non-reconnaissance des diplômes, n’arrivent en effet pas à trouver d’emploi dans leur secteur professionnel d’origine. Pour pallier à cela, une Convention mondiale sur l’enseignement supérieur a été adoptée en novembre 2019 par les États membres de l’Unesco. Les États signataires se sont ainsi engagés à «réduire les obstacles que rencontrent les migrants et les réfugiés qui souhaitent continuer leurs études ou qui cherchent un emploi».
18 Déc 2019
Le Conseil estudiantin de l’Université de Bâle s’est prononcé en faveur de l’instauration de crédits « sociaux », afin de donner plus de poids à l’engagement social des étudiant·e·s au sein de l’université (tutorats, portes ouvertes, jardinage commun, etc.), comme c’est le cas à Lucerne depuis 2003.
L’idée, qui pourrait toutefois générer une forme de travail non-rémunéré et une baisse de l’engagement bénévole des étudiant·e·s, serait bien accueillie par le rectorat.
13 Sep 2019
Le journal en ligne Poets and Quants note que depuis 18 moia, il y a une grande demande d’américain-e-s souhaitant aller à l’école de commerce en Europe. Ces derniers-ères voient les programmes de MBA plus courts et diversifiés du «vieux continent» comme une alternative de plus en plus attrayante pour leur curriculum vitae et leurs soldes bancaires.
La Handelszeitung a enquêté sur ce phénomène et note qu’il n’y pas encore beaucoup de nouveau inscrits en Suisse, peut-être par méconnaissance des programmes ou parce qu’ils sont toujours trop chers. Ce qui manquerait également serait l’accréditation « triple crown » des MBA. Aujourd’hui, seul le master de l’IMD Lausanne est accrédité par les trois agences « European Quality Improvement System » (Equis), l’Association des MBA (Amba) et l’Association to Advance Collegiate Schools of Business (AACSB).
13 Déc 2018
Le système de formation suisse offre au niveau tertiaire des formations professionnalisantes en Haute École spécialisée (HES) ou en École supérieure (ES). Alors que les premières bénéficient d’une reconnaissance et d’une classification institutionnelle en Suisse, les secondes n’ont aucun titre fédéral. L’appellation des Écoles supérieures n’étant pas protégée, celles-ci rencontrent notamment des difficultés à créer des partenariats à l’étranger. Le Conseiller aux États UDC fribourgeois Beat Vonlanthen estime que ce manque de transparence «affecte directement la crédibilité des formations dans ce secteur et ainsi, les perspectives de travail».
Si la question d’une reconnaissance fait l’unanimité, des discussions sur la forme sont actuellement en cours au Parlement entre une reconnaissance institutionnelle ou une simple attestation de titre fédéral. L’Association suisse des diplômées et diplômés des écoles supérieures (ODEC) demande quant à elle des aménagements dans la loi afin d’améliorer la reconnaissance des ES face aux HES et de clarifier leurs différences.
3 Déc 2018
Sous la conduite de l’Agence suisse d’accréditation et d’assurance qualité (AAQ), la visite du collège des experts à la HEP Vaud s’est achevée par une «première» en Suisse: une proposition d’accréditation sans condition. Les experts ont salué «la grande cohérence qui lie le rapport d’autoévaluation institutionnelle aux témoignages des personnes interrogées» , cohérence qui se voit encore renforcée par le soutien que la Conseillère d’Etat, Cesla Amarelle, et le Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC) dans son ensemble. La position du Conseil suisse d’accréditation, dernière instance à se prononcer dans le cadre de cette procédure, sera connue le 22 mars 2019.
18 Sep 2018
La reconnaissance par l’octroi de crédits de la formation d’officier·ère·s et sous-officier·ère·s supérieur·e·s ne se fait pas partout en Suisse. Des cadres de l’armée plaident pour que les acquis militaires des cadres de l’armée bénéficient de crédits, notamment à l’Université de Lausanne et de Fribourg mais également dans des hautes écoles suisses où ce n’est actuellement pas le cas. D’après le lieutenant-colonel d’état-major général (EMG) Pascal Eggen, la Formation supérieure des Cadres de l’armée (FSCA) de Lucerne aurait le niveau suffisant pour obtenir des équivalences. L’économie, le droit, le management et la pédagogie seraient les principaux domaines concernés par ces demandes d’équivalence. À Lausanne, une solution individuelle pourrait être trouvée via la Validation des acquis de l’Expérience (VAE), l’Université de Fribourg attend de connaître la formation proposée par l’armée pour prendre sa décision.
27 Juin 2018
Pour lutter contre les échecs, le comité de suivi licence, master, doctorat a créé un projet d’arrêté afin de personnaliser le parcours des étudiant·e·s et les dispositifs d’accompagnement pédagogique. Pour ce faire, chaque étudiant·e devrait désormais conclure un «contrat pédagogique» avec son établissement, afin de préciser «son parcours de formation et les mesures d’accompagnement destinées à favoriser sa réussite». L’idée est de faire émerger des parcours «différenciés» et adaptés au rythme de chacun. Le projet met fin au principe national de compensation des notes. Désormais, chaque université française fixera son propre régime en la matière. L’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), seconde organisation étudiante de France, demande le retrait du texte.
23 Jan 2018
En marge du module libre «gestion d’évènement orientée pratique», la Haute École de technique (FHNW) à Windisch attribue deux crédits ECTS pour l’organisation de la fête de la Haute école. Maximum 5 des 180 crédits nécessaires sont disponibles pour de tels modules «exotiques». Le Directeur de la HES se justifie :«on peut créer des concepts d’évènement et de sécurité, traiter des bases légales et on doit se familiariser avec des domaines comme le marketing, le financement et le sponsoring.» Tous les étudiant·e·s n’approuvent pas cette démarche. Un étudiant estime qu’il devrait y avoir des crédits uniquement pour les performances scolaires, mais pas pour les passe-temps. Un autre ajoute : «Le simple effort [sans acquisition de compétences] ne justifie pas des ECTS.»
18 Déc 2017
Les compétences acquises pendant le service militaire doivent être revalorisées sur le marché du travail, afin de ne pas «pénaliser» les recrues, et pour rendre l’armée plus attractive, estime le chef de l’armée Philippe Rebord. Pour lui, mieux vendre l’armée passera d’abord par une revalorisation des compétences acquises – et pas uniquement dans le domaine de la cybersécurité où elles sont très recherchées. Dès 2018, tous les cadres recevront un certificat de formation détaillé. «La formation militaire ressemble en bien des aspects à de mini-MBA», soutient Blaise Matthey, Chef de la Fédération des entreprises romandes. Le soldat devrait lui aussi pouvoir traduire ses semaines d’armée en crédits universitaires – environ 6 points ECTS (système européen de transfert et d’accumulation de crédits, ndlr), selon Philippe Rebord, soit l’équivalent de 180 heures d’études. «L’Université considère que l’expérience acquise à l’armée est une expérience qui élargit votre horizon.»
28 Nov 2017
L’Armée suisse souhaite former ses recrues pour la défense contre la cybercriminalité. Il s’agirait d’un stage en deux parties en collaboration avec des hautes écoles – comme l’ETH – qui délivrent un brevet fédéral.
24 Oct 2017
Un projet pilote à l’Université de Genève permet à certain·e·s étudiant·e·s de s’impliquer dans la vie de leur Faculté et de recevoir en échange des crédits ECTS. Choisis sur dossier, une dizaine d’étudiant·e·s collaborent à des recherches, organisent des événements pour la Faculté ou aident des camarades en difficulté scolaire. Ces tâches, environ 90 heures par semestre, sont accrédités de trois crédits ECTS.
A Lausanne, la Fédération des associations d’étudiant·e·s de l’UNIL n’a pas connaissance de projets semblables à celui développé au bout du lac. «Mais c’est une très bonne idée, souligne-t-elle. On va y réfléchir.»