«Gigantesque et très énergivore, le futur collisionneur ambitionné par le CERN inquiète. Passé sous les radars du grand public, le projet est encore en cours d’étude de faisabilité»
27 Avr 2022
27 Avr 2022
«Gigantesque et très énergivore, le futur collisionneur ambitionné par le CERN inquiète. Passé sous les radars du grand public, le projet est encore en cours d’étude de faisabilité»
11 Mar 2022
Au moins 16 pays de l’UE ont gelé leurs partenariats avec des universités russes. Dans certains cas, l’initiative a été prise par le gouvernement. Dans d’autres, ce sont les universités et les organismes de recherche qui ont demandé le gel des liens.
En Allemagne, où le gouvernement a été le premier à suspendre toute coopération, les universitaires ont été priés de rester en contact privé avec leurs homologues russes. En France, ce sont les agences de recherche qui ont annoncé qu’elles bloqueraient toute nouvelle collaboration.
Les pays de l’UE qui ont coupé leurs liens, du moins dans une certaine mesure, sont l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède. D’autres pays européens prennent des mesures similaires. La Norvège a suspendu tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions le week-end dernier.
L’organisme Universities UK affirme qu’il ne soutient pas les « boycotts universitaires généralisés ». Cependant, certaines universités agissent unilatéralement pour mettre fin à leurs liens avec la Russie.
La question de savoir s’il faut isoler ou non les scientifiques russes a divisé la communauté des chercheurs ces derniers jours. Les partisans affirment que la science ne peut être utilisée à des fins diplomatiques dans une telle période. Les opposants craignent que les boycotts ne punissent les universitaires et les chercheurs russes qui ne soutiennent pas la guerre. L’Ukraine, quant à elle, a appelé l’UE à prendre des mesures strictes et à interdire à la Russie tout financement international de la recherche et de l’éducation.
28 Fév 2022
«Les scientifiques de la communauté des jeunes scientifiques du Forum économique mondial souhaitent que la valeur sociale de la recherche scientifique soit mieux reconnue. Publié aujourd’hui par Frontiers Policy Labs, un appel a été signé par 52 chercheurs issus de certaines des plus grandes institutions universitaires du monde. Selon les signataires, pour que la science s’ancre dans le processus décisionnel, il faut instaurer une nouvelle culture d’engagement entre les décideurs politiques et les scientifiques. […] Le document suggère que si nous voulons garantir que la science contribue à la société, nous devons intégrer des mesures dans l’évaluation de l’excellence scientifique qui valorisent et récompensent l’engagement de la science dans la politique.»
21 Fév 2022
«La crise sanitaire a mis en exergue le rôle de l’expertise scientifique pour guider les décideurs et cadrer le débat public – avec plus ou moins de réussite selon les pays. Alors que les enjeux autour de la pandémie se normalisent, ceux autour du climat se font chaque jour plus pressants. Etablir des points de dialogue entre la science et l’action publique est crucial.»
L’auteur de l’article interroge des scientifiques sur leur rôle dans des telles task forces cantonales en Suisse romande et au niveau fédéral.
14 Déc 2021
Servan Grüniger est Président du groupe de réflexion Reatch , co-initiateur du projet Franxini, membre du comité consultatif de CH++ et fait des recherches à l’Institut des mathématiques de l’Université de Zurich. Il est également membre de la Jeune Académie Suisse. Dans son article et son podcast, il parle du rapport entre politiques et scientifiques et des rôles de ces organisations dans l’effort d’améliorer la compréhension et la relation entre les deux camps.
Par ailleurs, il estime que depuis la pandémie et la grève pour le climat, il y a un plus grand nombre de scientifiques «qui se pressent à l’aréna». Il prend comme exemple l’organisation de groupes de scientifiques contre le moratoire aux OGN, en faveur de la Loi sur le CO2, et le cas de certains anciens membres de la de la Taskforce scientifique contre le Covid.
8 Déc 2021
Rédigé en collaboration avec la Jeune académie suisse, l’article présente plusieurs manières dans laquelles les scientifiques peuvent apporter leur expertise à la société. Pour cela, «Il faut non seulement des modèles scientifiques, mais surtout un sentiment commun d’équité et de confiance entre les partenaires. La confiance pourrait être créée, entre autres, moyennant une écoute active et le partage d’information, d’expériences et de risques.» Par ailleurs, «Il faut […] un entraînement commun pour établir la confiance entre les personnes et les organisations et clarifier les attentes communes en matière de communication et de flux d’information. C’est ainsi que peut naître un collectif qui agit de manière efficace et adaptative dans des situations de stress, car les capacités d’improvisation sont là. […] Les scientifiques traditionnellement formés n’ont pratiquement aucune expérience de ces processus et leur conception n’est pas une tâche facile.»
Concrètement, les auteur-e-s suggèrent deux mesures:
«Ce nouveau monde de la recherche donnera automatiquement une impulsion à des contextes culturels, sociaux et éducatifs plus diversifiés dans la prise de décision politique. […] Ce n’est qu’ainsi que nous trouverons les meilleures nouvelles idées et que nous aurons une chance de les mettre en œuvre.»
25 Nov 2021
Kurt Schmidheini, professeur en économie à l’Université de Bâle, regrette que beaucoup de données étatiques ne soient pas accessibles pour la science, comme par exemple les données sur les impôt. Ce type de données pourraient fournir des informations sur les perspectives d’avancements économiques de la population, mais également sur l’impact d’un changement de loi.
Selon l’expert, il y a une demande pour une politique basée sur un «vrai savoir», des preuves. «Nous devrions savoir en avance quelles conséquences auront les décisions.» La Suisse aurait commencé ces dernières années à faire des estimations financières sur l’impact des changements de loi, mais en ce moment, ces analyses sont faites par des expert-e-s internes à l’administration. «Pour les chercheur-e-s ou citoyen-ne-s il est impossible de savoir si ces informations sont cohérentes.» Il y a déjà eu une telle erreur dans une étude en 2016 concernant la discrimination fiscale des couples mariés, qui aurait eu comme conséquence la décision de refaire le vote.
«La Suisse a peu de données organisées de façon centralisée, et aussi peu de tradition pour utiliser les données pour la politique. Cela est probablement dû à une attitude plus critique envers l’État par rapport à d’autres pays, par exemple par rapport aux pays scandinaves. En Suisse, nous pensons que l’État ne doit pas avoir trop de pouvoir. Et les données c’est aussi du pouvoir.» Il évoque également la question de la protection des données de recherche. «Une structure de données bien protégés serait généralement un bon avantage pour la place de la recherche empirique en Suisse.»
Par ailleurs, la pandémie aurait montré qu’il est important de fournir l’accès aux données pour que les citoyen-ne-s puissent accepter les recommandations des épidémiologistes.
24 Nov 2021
Dans une entrée du Verfassungblog, un forum allemand de débat journalistique et académique sur l’actualité en matière de droit, la doctorante en droit à l’Université de Lucerne Monika Plozza plaide pour que la politique basée sur des preuves («evidenzbasiert») soit reconnue comme un droit humain en Suisse.
En faisant référence au droit de participer aux acquis du progrès scientifique (droit à la science, art. 15) de l’ONU, elle argumente que ce droit devrait également être garanti par l’État. Concrètement, ce «droit à la science» stipule que la population a le droit à une politique fondée sur des données basés sur l’évidence. Cela signifie que les politiques publiques doivent être conformes aux meilleures connaissances scientifiques disponibles. Par ailleurs, cela exige également que les politicien·ne·s dialoguent avec les scientifiques, argumente-elle.
Dans ce sens, le fait que certains politicien·ne·s considèrent la Task Force scientifique Covid-19 comme un adversaire se fonde sur une mauvaise compréhension de la politique : la science n’a pas pour rôle de fournir des solutions toutes faites, mais d’étudier les risques possibles et d’élaborer des possibilités d’action. Puis, c’est à la politique de prendre des décisions, tenant compte de ces connaissances scientifiques. Pour éviter que les politicien·ne·s se basent uniquement sur les connaissances scientifiques qui servent leur agenda politique, Monika Ploazza met en avant l’importance d’un porte-parole médiatique, à l’image de celui de la Task Force scientifique pour la pandémie.
15 Nov 2021
«Des scientifiques se sont mis vendredi dans la peau de politiciens, de même qu’une conseillère d’Etat [Béatrice Métraux (Les Vert.e.s], des députés et municipaux se sont glissés dans la leur. Une simulation inédite co-organisée par l’Unil et l’Etat de Vaud pour permettre une amélioration des relations entre science et prise de décision politique»
3 Nov 2021
Les quatre Hautes écoles cantonales de Zurich (l’Université de Zurich, la HES ZHAW, la HEP Zurich, et la Haute école des beaux arts ZHAW) ont fondé le «Zurich Knowledge Center for Sustainable Development (ZKSD)». Il s’agit d’une plateforme de coopération orientée vers la recherche pour le développement durable.
Matthias Huss, Directeur du ZKSD, précise: «Dans les locaux [du ZKSD], des personnes issues de l’éducation, de la science, de l’économie, de la politique, du public intéressé et de la société civile vont se mettre en réseau afin de rechercher et de communiquer conjointement des stratégies d’action et des solutions concrètes possibles pour le domaine du développement durable.»
9 Sep 2021
Pour assurer la transition vers une économie neutre en carbone, les chercheurs doivent repenser le financement, la coopération mondiale et leur mode de communication avec les décideurs politiques, a-t-on appris mardi lors d’un séminaire de Science Europe, résumé par Science Business.
Sur le même sujet, Dominique Bourg regrette la communication du GIEC, qui aurait été «catastrophique» pendant des «décennies». (Heidi.news)
6 Sep 2021
La Conseillère fédérale Simonetta Sommaruga souhaite se passer de l’organe consultatif sur le changement climatique OcCC dès l’année prochaine. Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication ne renouvelle pas le mandat correspondant, qui expire à la fin de l’année. Au lieu de cela, le département dit qu’il cherche une nouvelle façon d’apporter l’expertise nécessaire.
16 Août 2021
Après une année fortement marquée par la pandémie, la climatologue et députée verte vaudoise Valentine Python souhaite rapprocher la science de la politique. Elle s’engage pour que les bases de l’écologie soient transmises à la classe politique, et propose d’introduire des formations dans chaque secteur. De plus, les jeunes et les scientifiques devraient recevoir un enseignement sur le fonctionnement des institutions politiques. «Les politicien·ne·s devraient toujours avoir connaissance des faits objectifs et chercher à les intégrer dans nos lois. Je milite pour la prise en compte d’une science indépendante», déclare-t-elle dans un interview avec le Courrier, et mentionne la possibilité de créer une task force climat et biodiversité.
7 Juin 2021
En Grande-Bretagne, la liberté d’expression dans les universités, l’indépendance des médias et des musées ainsi que la souveraineté de l’interprétation sur l’histoire sont au cœur de l’actualité. Au cœur du débat, le positionnement dit «woke», auquel le Premier ministre Boris Johnson a proclamé la guerre.
«Woke» («réveillé») était anciennement un terme pour les noir·e·s américain·e·s qui résistaient contre le racisme. Aujourd’hui, le parti du premier ministre qualifie de «woke» les personnes qui s’engagent contre le racisme, la discrimination sexuelle, pour les droits humains et ou «qui n’acceptent plus le silence sur le commerce d’esclaves».
Pour protéger la liberté d’expression, Boris Johnson a monté un nouveau projet de loi qui donnerait le droit à l’autorité de surveillance des universités de poursuivre les universités en cas de «discrimination à l’encontre des orateurs·trices». Pour l’UCU, le syndicat universitaire, ce projet de loi «n’est rien d’autre qu’un cheval de Troie que le gouvernement utilise pour étendre son contrôle sur les étudiants».
28 Mai 2021
La task force scientifique adaptera son dispositif actuel dès cet été. La crise sanitaire n’étant pas encore terminée mais la situation actuelle en amélioration, l’organe scientifique de l’OFSP va diminuer son effectif tout en restant «flexible et réactif» pour assurer une veille épidémiologique en automne. La poursuite du mandat actuel est assurée jusqu’à nouvel ordre. «
Selon les témoignages récoltés par Heidi.news, ce redimensionnement serait principalement dû à une certaine «forme de lassitude» de la part des scientifiques engagés de manière bénévole. Après 15 mois d’existence et cible de nombreuses critiques de la part de la politique, certain·e·s des 70 membres souhaitent terminer leur engagement auprès de l’OFSP.
12 Mai 2021
«Le Conseil suisse de la science fait partie du Forum européen des conseillers scientifiques (European Science Advisors Forum ESAF), une plateforme indépendante de conseillers stratégiques européens basés sur la science qui promeut et facilite l’utilisation de preuves scientifiques dans les politiques. Les 16 et 17 mars, en collaboration avec l’université d’Aarhus au Danemark, 300 personnes ont discuté du conseil stratégique fondé sur la science dans les domaines de l’agriculture, de l’alimentation, du climat et de l’environnement.
Le séminaire en ligne a également été l’occasion de parler du conseil en matière de politiques fondées sur des preuves en général. Un sujet très important à l’heure actuelle : Les intervenants ont indiqué que la pandémie était un test de résistance pour les organismes de conseil et ont souligné la nécessité d’unifier un écosystème fragmenté d’organismes de conseil en Europe par le biais de conversations et de normes.»
6 Mai 2021
L’Organisation mondiale de la santé (OMS) va mettre sur pied un centre mondial destiné à la détection et la prévision des épidémies réunissant diverses institutions gouvernementales, universitaires et privées. Il sera installé à Berlin et l’Allemagne va assurer son financement dans un premier temps.
3 Mai 2021
L’institut CREA d’économie appliquée de la Faculté HEC de l’Université de Lausanne accueille son nouveau directeur exécutif, Mathieu Grobéty. Avec son entrée en fonction, ainsi qu’avec l’arrivée de la Prof. Kenza Benhima en tant que directrice académique, l’institut souhaite prendre davantage de place dans l’espace public en apportant un éclairage scientifique sur des thèmes d’actualité économique. Notamment, elle veut chiffrer le coût économique du réchauffement climatique en développant un nouveau indicateur de PIB durable.
23 Avr 2021
L’UE va créer un groupe scientifique sur le changement climatique chargé de fournir à la Commission européenne des avis scientifiques indépendants sur le projet de devenir le premier continent neutre sur le plan climatique, à la suite de l’accord provisoire sur la nouvelle loi européenne sur le climat.
16 Mar 2021
La nouvelle nouvelle inititative Franxini pour améliorer le dialogue entre les chercheur-euse-s et la politique a récemment vue le jour en Suisse. Selon le think thank Reatch, qui est à l’origine de cette initiative, les chercheur-euse-s ne comprennent pas suffisamment le fonctionnement de la politique et ont de la peine à s’y imposer. « Comprendre le système politique en suisse ne fait pas part du travail normale du chercheur » – explique Nicolas Zahn, membre du think thank Reatch et invité au Forum des idées de la RTS. Cette initiative vise des chercheur-e-s et politicien-ne-s de toute la Suisse.