«En formation universitaire, en stage, et plus tard en internat, des apprenti·es médecins témoignent des difficultés qui jalonnaient leurs études»
24 Oct 2024
24 Oct 2024
«En formation universitaire, en stage, et plus tard en internat, des apprenti·es médecins témoignent des difficultés qui jalonnaient leurs études»
22 Oct 2024
Le reportage du Monde parle de la situation précaire de l’Université de Grenoble, où plus de la moitié des enseignant-es sont désormais des vacataires, donc des doctorant-es ou des personnes en attente de poste «qui abattent ces heures en masse». «Cette situation, loin de ne concerner que le cas grenoblois, est en fait devenue banale dans l’enseignement supérieur public français. […] Alors qu’en parallèle est encouragée l’utilisation de cours enregistrés en vidéos, non réactualisés d’une année sur l’autre, un ingénieur pédagogique de l’université résume cette crainte collective : «Va-t-on vers une université sans profs devant les étudiants?»
16 Oct 2024
Poussée par des interventions politiques, l’Université de Bâle poursuit sa réforme qui vise à mettre fin aux conditions précaires des chercheur·es doctorant·es et post-doctorant·es. Durant ce mois d’octobre, le Grand Conseil votera sur une intervention pour une amélioration des conditions de travail du corps intermédiaire de l’université de Bâle. La direction universitaire a déjà créé ce mois-ci un poste pour une personne qui devra gérer cette réforme. Les conditions de travail du corps intermédiaire de l’Université de Bâle (qui comprend 2700 doctorant·es et 500 post-doctorant·es) sont en effet faites de «dépendances» et de «pression de la concurrence». Parmi les problèmes cités, on trouve : le contrat à durée déterminée, la conciliation difficile avec une vie de famille, le temps important utilisé afin de trouver des fonds pour la recherche.
Un des objectifs de l’université serait aujourd’hui de créer des contrats à durée déterminée plus longs et liés à des projets, comme cela devient de plus en plus le cas dans les HES. Le plan de réforme devrait rapidement être mis en place, assure l’université.
10 Oct 2024
«Le FNS a organisé une journée d’échange sur l’encouragement des carrières scientifiques avec les parties prenantes. Ces réflexions doivent lui permettre d’adapter ses instruments pour répondre aux défis du 21e siècle.»
3 Sep 2024
Un chercheur à l’EPFZ est accusé par huit personnes de s’être «approché» d’étudiant-es, de chercheur-es et collaborateurs ou collaboratrices «de manière inadéquate pour un supérieur hierarchique». L’accusé nie toute faute.
Vice-présidente de l’EPFZ pour le développement du personnel et le leadership, Julia Dannath, a classé l’affaire sans lancer une enquête. Les raisons invoquées étaient que les personnes concernées ne travaillaient plus à l’EPFZ ou qu’un événement s’était produit il y a trop longtemps et que le délai pour l’annoncer était passé.
Malgré les plaintes, une procédure d’appel se poursuit : le maître de conférences attend la décision du président de l’EPF pour obtenir une chaire permanente. Ce n’est que lorsque les journalistes ont commencé à enquêter sur cette affaire que Julia Dannath a commandé une enquête externe. Elle estime que tout s’est déroulé correctement d’un point de vue juridique mais a reconnu des erreurs dans la procédure de déclaration. La journaliste du Tages-Anzeiger Kerstin Hasse commente : Les nouveaux règlements et le services qui permettent de signaler des «comportements inadéquats» ne servent à rien s’il n’y a pas de sensibilité à la détresse des collaborateurs.
La cheffe du FNS, Angelika Kalt, ne connaît pas le cas précis, mais indique que certaines conditions favorisent les incidents d’inconduite, en particulier envers les femmes. «Il s’agit notamment d’une forte domination masculine dans les fonctions de direction et d’un environnement de travail où ce type de comportement est toléré. Par ailleurs, «Les hautes écoles ou l’ensemble du monde académique doivent se demander s’ils sont encore compétitifs […] avec leurs conditions de travail et leurs fortes hiérarchies. Car, objectivement, ces rapports hiérarchiques persistants sont plutôt un vestige des temps anciens dans le monde du travail actuel. En outre, des études montrent que la diversité sur le lieu de travail et surtout dans les projets de recherche contribue à une qualité élevée.»
29 Août 2024
A l’EPFZ, un doctorant et une doctorante revendiquent l’égalité salariale et demandent un rattrapage de salaire. Leur motif principal est que les doctorant-es travaillant dans les domaines où il y a beaucoup d’hommes sont systématiquement mieux payé-es que les doctorant-es dans les domaines où il y a beaucoup de femmes. L’affaire est maintenant devant le Tribunal administratif fédéral. «Sa décision fera jurisprudence, car l’affaire n’est pas seulement importante pour les parties concernées, elle pourrait également servir de référence pour les futurs litiges dans les hautes écoles – en particulier pour les questions relatives à l’action juridique en cas de discrimination salariale, de paiement rétroactif du salaire et d’adaptation du contrat.»
23 Août 2024
«La science est un sport d’équipe, et ces équipes sont de plus en plus nombreuses. Si cette expansion peut aider les chercheurs à répondre à des questions biomédicales complexes en travaillant ensemble, une étude récente suggère que cette tendance a entravé les perspectives de carrière des titulaires d’un doctorat.»
19 Août 2024
«En Suisse, de nombreuses disciplines chirurgicales restent essentiellement masculines. Face au sexisme ambiant, aux conditions de travail et aux difficultés de concilier vie privée et vie professionnelle, les femmes choisissent encore peu cette voie.»
13 Août 2024
«Des étudiants de la Clinique universitaire de médecine dentaire (CUMD) de [l’Université de] Genève dénoncent un climat délétère, voire tyrannique, au sein de leur école […]. Ils décrivent des humiliations et des évaluations injustifiées, en particulier envers les universitaires étrangers. Le décanat reconnaît de son côté un problème systémique.»
13 Août 2024
«Le FNS augmente les salaires minimaux des doctorantes et doctorants employés dans le cadre de ses instruments d’encouragement. La mesure entrera en vigueur au 1er janvier 2026.»
10 Juil 2024
Selon des nombreuses sondages, une grande partie des scientifiques souffrent des effets du stress, d’harcèlement, de la précarité financière et les perspectives parfois incertaines d’emploi sur leur santé. Etudiant-es et universitaires sont beaucoup plus susceptibles de souffrir de dépression et d’anxiété que la population générale.
Plusieurs universités ont pris des mesures pour combattre ce phénomène, par exemple en donnant des cours sur la santé mentale. Un étudiant de l’Université de Cambridge (Etats-Unis) a notamment conçu un cours pour enseigner le «curriculum caché du doctorat». L’objectif était d’aider les étudiants à apprendre comment réussir dans la science (souvent en brisant les idées préconçues), tout en créant une communauté inclusive et solidaire. Une version adaptée de ce cours est aujourd’hui proposée par l’Université Cornell à Ithaca, dans l’État de New York, et par l’Université de Washington à Seattle.
De même, Jessica Noviello, planétologue au Goddard Space Flight Center de la NASA à Greenbelt, dans le Maryland, a mis sur pied une série d’ateliers destinés à cibler un facteur de stress important pour la santé mentale des universitaires : l’insécurité de l’emploi ou, plus précisément, la capacité à trouver un emploi qui corresponde à ses plans de carrière et à ses objectifs de vie.
L’International Max Planck Research School for Intelligent Systems organise des «bootcamps» ou des retraites pour un grand nombre de ses doctorants et membres de la faculté. Le programme prévoit également des contrôles annuels au cours desquels les étudiants peuvent discuter de la dynamique du groupe et soulever des questions auprès du personnel. Il a mis en place des comités consultatifs de thèse afin qu’aucun superviseur universitaire n’ait trop de pouvoir sur un étudiant. Enfin, il prévoit d’enquêter sur la santé mentale de ses étudiants deux fois par an au cours des trois prochaines années afin de sonder la santé mentale. Une spécialiste du domaine, la psychologue Desiree Dickerson, salue cette initiative: «L’un des plus gros problèmes que je rencontre est la peur de mesurer le problème».
26 Juin 2024
Ursula Bolli-Schaffner, Présidente de l’Association suisse des femmes diplômées des universités, explique la difficulté des femmes à être représentées dans les emplois académiques de haut niveau en Suisse. «Ce serait bien si, dans chaque domaine d’études, le pourcentage de femmes professeurs correspondait au moins à celui des étudiantes.»
Elle propose des mesures concrètes pour améliorer la situation dans les universités : quotas de femmes dans le corps professoral, soutien pour les places de crèche, horaires de travail flexibles, réduction de la pression sur les publications et contrats à plus long terme. Elle souligne aussi l’importance de permettre le temps partiel et le job sharing pour les postes de haut niveau, ces changements pouvant bénéficier également aux hommes. Malgré les importantes avancées, il reste nécessaire de s’engager pour des changements structurels afin d’atteindre une véritable égalité des sexes dans le milieu académique. (Tages-Anzeiger)
20 Juin 2024
Cette année, les étudiant·es en droit de l’Université de Fribourg ont dû passer leurs examens à la salle des fêtes de Saint-Léonard, proche d’une fan zone bruyante pour l’Euro 2024 où les supporters célébraient la victoire de l’équipe de football suisse contre celle hongroise. Pour atténuer le bruit des supporters, le décanat de la faculté de droit a fourni des casques de protection auditive militaires et des bouchons d’oreilles. Le Doyen Jacques Dubey affirme qu’il n’y a pas eu de plaintes majeures, grâce aussi à des tests de sonorisation organisés auparavant et à des locaux alternatifs pour les plus sensibles.
12 Juin 2024
Un jeune professeur assistant du département de technologie de l’information et d’électrotechnique de l’EPFZ a été accusé d’avoir «exploité ses collaborateurs et étudiants, les [mettant] sous forte pression et les [rabrouant régulièrement]», ce qui a conduit à des accusations de harcèlement moral. Une enquête externe a été lancée, dont les résultats, bien que disponibles seulement en interne, semblent confirmer ces problèmes.
L’EPFZ a annoncé par courriel que le professeur quittera l’institution fin novembre, sans indemnité de départ. Dans le courriel on lit que le professeur «a décidé, «sur la base des résultats du rapport» et «après des discussions avec le président et la vice-présidente pour le développement du personnel et le leadership», de poursuivre sa carrière professionnelle en dehors de l’ETH Zurich». Le professeur, «déjà […] [remarqué pour] un comportement fautif fautif lors de son précédent emploi à l’étranger», quitte l’EPFZ à la fin de sa première période d’engagement de quatre ans.
L’EPFZ affirme avoir «réagi rapidement après les premières réclamations» et souligne les progrès réalisés depuis d’autres incidents similaires, notamment le cas de la Professeure d’astronomie Marcella Carollo, «qui avait également été accusée de harcèlement moral en 2017».
30 Mai 2024
«En Suisse, les femmes continuent de toucher un salaire inférieur à celui des hommes. Selon les dernières données récoltées par l’Office fédéral de la statistique (OFS), relatives à 2022, cet écart s’élève plus exactement à 9,5% […] : [u]ne inégalité salariale […] «subsiste encore», note l’OFS, mais […] «continue de se réduire».» Selon les chiffres de l’OFS, le secteur public offre des salaires plus élevés que le secteur privé, mais pas dans tous les secteurs : ainsi, par exemple, l’inegalité salariale entre hommes et femmes dans le domaine de l’enseignement est majeure dans le secteur privé (13,7%) que dans le secteur public (6,9%). Par contre, dans le domaine de la recherche et du développement scientifique cette inégalité est majeure dans le secteur public (10,4%) que dans le privé (8,9%). (nau.ch)
Les chiffres indiquent aussi que parmi les domaines où les jeunes de moins de 30 ans gagnent le mieux on trouve le domaine de l’enseignement (environ 7000 francs par mois). (20 Minuten).
22 Mai 2024
«En novembre 2022, une étude visant à évaluer la santé mentale et le bien-être de toute la communauté EPFL a été lancée. Suite aux résultats alarmants, plusieurs initiatives ont été introduites dont la mise en consultation d’ordonnances afin de faciliter les pauses pendant les études. Analyse des résultats de l’enquête et zoom sur la proposition d’assouplir les règles qui gouvernent le Bachelor et le Master.»
17 Mai 2024
«Des doctorants dénoncent un modèle de rémunération injuste et financé par de l’argent public.»
17 Mai 2024
Dans un courrier à la direction, des élèves de la filière gestion de la nature se plaignent d’une charge de travail trop lourde. […] Avec environ quarante heures de cours par semaine, une importante quantité de matière à apprendre et des projets de groupe importants et réguliers, les étudiants se sentent «constamment submergés».
24 Avr 2024
«Dans un contexte financier contraignant, le FNS s’efforce de maintenir des conditions de travail favorables pour les chercheuses et chercheurs employés dans ses projets. Il a décidé d’augmenter ses fourchettes salariales afin de permettre aux hautes écoles d’adapter le salaire des personnes concernées à la hauteur de la compensation du renchérissement accordée dans leur institution. […] La limite supérieure de ces fourchettes passe désormais à 55’000 fr pour les doctorant·es (+10%) et à 110’000 fr pour les post-doctorant·es (+4%), avec effet rétroactif au 1er janvier 2024. […] Il souhaite augmenter encore les salaires des doctorant·es (hausse de la limite inférieure de la fourchette salariale). Malgré la situation financière difficile, cela reste une mesure prioritaire dans son programme pluriannuel 2025-2028.»
22 Avr 2024
Cinq doctorant-es de l’Université de Bâle regrettent que les étudiants témoignent des conditions de travail précaires. Le Syndicat des services publics SSP Bâle a adressé une lettre au rectorat, souhaitant ainsi exprimer son inquiétude face à la situation et demande une «véritable réforme des conditions d’emploi et de travail».
Les critiques portent, entre autres, sur le manque de postes scientifiques fixes attractifs, la dépendance personnelle vis-à-vis des professeurs et la charge de travail et d’enseignement élevée du corps intermédiaire. «Dans ces conditions, la qualité de l’enseignement et de la recherche ne peut être garantie, même avec un grand engagement des assistants et du personnel scientifique.»