Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
6 Fév 2018
6 Fév 2018
Claudia Wirz, journaliste et auteure libre, estime que ce n’est pas le rôle des universités de préconiser des idéologies telles que l’utilisation du langage épicène, qui, d’ailleurs, manquerait d’élégance.
29 Jan 2018
Au début de l’année 2018, l’Université de Berne a mis en vigueur de nouvelles directives, qui autorisent les changements des noms pour les transgenres. Les étudiant·e·s peuvent enregistrer de nouveaux prénoms modifiés dans le système de gestion de l’Université même s’ils ne sont pas officiels. «Le nouveau nom apparaît également sur la carte d’étudiant·e·s, dans l’adresse électronique ou sur les listes des participant·e·s à des séminaires», déclare Christoph Pappa, Secrétaire général de l’Université de Berne. Les Universités de Bâle, Lucerne et Zurich ont également de telles règlementations. A Zurich et Lucerne, les transgenres peuvent même enregistrer des nouveaux noms sur des diplômes, même s’ils ne sont pas officiels. A ce propos l’Université de Berne écrit: «Un diplôme est un document officiel», déclare Christoph Pappa. «Nous considérons comme légalement sensible d’exposer un nom qui ne correspond pas au nom officiel dans un document officiel.»
9 Jan 2018
Solange Ghernaouti, Professeure en sécurité et informatique dans la Faculté de HEC à l’UNIL, a été interviewée par le «24 heures» au sujet de la condition des femmes dans l’enseignement et la recherche ainsi que sur la cybersécurité. Elle déclare : «Aujourd’hui, moins d’un quart des professeur·e·s de l’université [UNIL] sont des femmes, on est loin du 50-50, donc de l’égalité. Il y a encore beaucoup à faire, même si je pense qu’on va dans la bonne direction. […] Faire en sorte que plus de femmes se présentent à des postes était déjà une préoccupation bien identifiée [pour l’UNIL]. […] [Par ailleurs,] Je suis sincèrement ravie que Nouria Hernandez soit à la tête de l’UNIL. Si j’ai postulé [pour être rectrice de l’UNIL], c’est pour envoyer un signal: montrer qu’une femme pouvait diriger l’université. Ma candidature a suscité une autre postulation, la sienne. En ce sens, pour moi, c’était mission accomplie.»
9 Jan 2018
Deux nouveaux programmes de la Société Max Plank et du gouvernement Australient financent spécifiquement la recherche de scientifiques femmes. Il s’agit d’une mesure de discrimination positive qui est particulièrement directe. «Les initiatives sont très intéressantes et risquent de susciter une controverse», écrit Nancy Hopkins, biologiste au MIT, dans «The Scientist». «Les gens vont dire qu’il n’y a pas assez de femmes qui sont aussi bonnes que les grands hommes de l’Institut Max Planck. Et bien sûr, personne ne veut que l’institution ne diminue ses normes – les femmes le voudraient encore moins! Cependant, il y a des femmes capables de remplir les rôles de senior, même sans de telles initiatives», déclare-t’elle, qui a longtemps mis l’accent sur les inégalités entre les hommes et les femmes dans la science, à commencer par l’institution d’origine.
21 Déc 2017
L’Université de Genève est sous le coup d’une procédure judiciaire pour discrimination à l’embauche. La justice genevoise a statué en ce sens l’an passé. Le jugement, qui relève de graves manquements, fait l’objet d’un recours au Tribunal fédéral. La plaignante a accusé le recteur de l’époque, Jean-Dominique Vassalli, oncle de la compagne du candidat retenu, de ne pas s’être récusé. L’université se défend de toute partialité.
8 Déc 2017
Sandra Citi, Professeure associée du Département de biologie cellulaire de l’Université de Genève (UNIGE) intervient dans le Temps au sujet des femmes dans les sciences et en particulier de Janine Séchaud, Professeure en biologie moléculaire à l’UNIGE, décédée en 2017, dont un des étudiant·e·s était Jacques Dubochet.
Selon Sandra Citi, Janine Séchaud aurait passé sa carrière à faire, de «manière excellente et appréciée», de l’enseignement, qu’elle détestait. «Ceci fut probablement le prix à payer pour rester près du monde de la recherche, sa grande passion. [..] Comme le disait Jacques Dubochet, […] les prix aux individus sont ambigus, car ils offusquent l’importance de l’équipe, et la contribution de personnes comme Janine Séchaud [..], aux découvertes et à la formation de générations de scientifiques.» Pour l’auteure Sandra Citi, l’histoire de Janine montre que le «manque d’ambition professionnelle» des femmes est le fruit de stéréotypes qui précisément les empêchant d’affirmer leurs ambitions. Il s’agirait d’un «choix», qui n’en est pas un mais le résultat d’une culture sexiste, les empêchant de développer leur potentiel. Pour combattre la culture sexiste il faudrait un travail de fond, des modèles positifs, et également le courage de faire du bruit, comme l’ont fait récemment les femmes qui ont dénoncé les abus sexuels dans le monde du cinéma.
7 Déc 2017
En 2015, 76% des professeur·e·s de l’Université étaient des hommes. Une situation dont le Rectorat ne pouvait se satisfaire, même si la part de professeures a progressé ces dernières années. Dans les faits, la parité des sexes est quasiment atteinte au niveau des collaborateur·rice·s de recherche (51,2% d’hommes en 2015), mais beaucoup de femmes ne poursuivent pas leur carrière académique plus loin, et n’accèdent pas aux postes de professeure. Pour y remédier, le Rectorat a donc mis sur pied le programme «Professeures». Jouant sur le mode incitatif, il permet d’alléger les facultés d’une certaine charge de travail et du coût financier qui l’accompagne. Lorsqu’une faculté décide d’engager une future professeure, celle-ci est en effet partiellement ou entièrement rémunérée par le Rectorat tout en travaillant concrètement pour la faculté de un à trois ans. En outre, ce programme permet d’anticiper plus aisément les départs à la retraite.
20 Nov 2017
A l’Université de Genève, 124 stickers affichant des slogans antisexistes avaient été posés dès le samedi 11 novembre et étaient précédés d’une information globale. Certaines personnes au sein de l’UNIGE ont cru à un affichage sauvage du syndicat étudiant CUAE ou du groupe LGBT de l’Alma mater. Cette opération du Rectorat, intitulée «#uniunie contre le harcèlement », n’a pas uniquement causé de la confusion. Elle a aussi suscité un vrai mécontentement en interne, notamment car certains messages pouvaient se révéler ambigus. «Nos slogans sont avant tout des provocations!», répond la Directrice du Service égalité de l’UNIGE, Brigitte Mantilleri. La publication d’un guide doit aider les victimes, les témoins et les responsables à mieux agir en cas d’abus. Car pour prendre ensuite des sanctions à l’encontre des «prédateur·rice·s», ce que plusieurs voix réclament au sein de l’UNIGE, il faut des témoignages. Or, a constaté le Recteur, «jusqu’à aujourd’hui, la parole n’était pas libérée, il y avait une sorte d’incapacité à agir». Le Matin Dimanche rappelle que le rectorat avait dû faire face à des accusations de sexisme de la part de femmes cadres en janvier 2017.
10 Nov 2017
Thomas Straubhaar, chroniqueur et professeur en économie à l’Université de Hambourg, se prononce contre un quota de femmes dans les comités scientifiques et à la direction des universités. Son argument principal est que cela générait plus de questions que des réponses.
7 Nov 2017
A l’Université de Berne, un étudiant transsexuel s’est plaint que son ancien nom apparaisse encore sur les courriels ou sur la liste des participants. A présent, l’Université de Berne a pris position: «En principe, le nom officiellement certifié est obligatoire pour nous, en particulier pour les documents tels que les diplômes par exemple.» Cependant, les représentant·e·s de l’université voient qu’une action est requise: «Pour le moment, nous testons quelles sont les possibilités pour différer de ces règles au quotidien [de la gestion] des études.»
6 Nov 2017
A l’Université de Berne, 85 transgenres étudient et certains d’entre eux/elles se plaignent, que l’administration de l’université a du mal à accepter les adaptations des noms des personnes transsexuelles. Parfois, l’ancien nom aurait atterri sur la liste des présences. «C’est humiliant. Mon ancien nom ne regarde personne et n’est pas pertinent pour mes camarades», déclare un étudiant transsexuel. «L’Université exige obligatoirement le changement de nom officiel pour l’adaptation des documents», explique Alecs Recher, juriste et fondateur de Transgender Network Switzerland. Dans les cantons de Lucerne et Zurich, le nouveau nom peut aussi être repris sur les documents universitaires sans changement de nom officiel. Pour Alecs Recher, «l’université en tant qu’organisation étatique a le devoir de protéger les personnes transsexuelles au moyen de documents adéquats».
Par ailleurs, selon le Sonntagsblick, il existe de nombreux enfants, qui ne peuvent s’identifier avec leur sexe, si bien que ce dernier leur est attribué durant la naissance. Plusieurs manifestations auront lieu en Suisse sur le thème des enfants transgenres, par exemple jeudi (9.11.2017) à la Haute Ecole pédagogique de Zurich. Lukas Geiser (49 ans), qui y est compétent en tant que pédagogue sexuel explique le but de cet évènement: «les professeur·e·s doivent être sensibilisé·e·s, pour qu’ils réagissent correctement lorsqu’ils ont un enfant ou un adolescent transsexuel dans leur classe.»
11 Oct 2017
Pour la première fois dans le cadre académique en Suisse, l’Université de Genève (UNIGE), en partenariat avec la Fédération genevoise des associations LGBT, organise une formation continue consacrée au management de la diversité et aux droits des personnes LGBT dans le monde du travail. Elle a pour objectif de comprendre la situation des personnes LGBT dans le monde professionnel, acquérir des outils pour favoriser l’éclosion d’un milieu de travail inclusif et respectueux du personnel LGBT et enfin, de partager les expériences et les bonnes pratiques ayant cours dans les différents milieux professionnels.
10 Oct 2017
Une association, créée au sein du département de philosophie de l’Université de Genève, veut remédier à la sous-représentation des femmes au sein du corps professoral de l’institution, notamment en philosophie.
14 Sep 2017
Un programme qui note les universités britanniques en science en fonction de l’égalité des sexes est en train de se mondialiser. Des versions de ce système ont été adaptées ces deux dernières années en Australie et en Irlande. Aux Etats-Unis, et un projet pilote à petite échelle commencera le mois prochain, qui évaluera également l’inclusion basé sur ethnie et ethnicité, orientation sexuelle, invalidité, statut socio-économique et autres.
21 Juin 2017
Dans une procédure d’attribution d’une chaire professorale en médecine dentaire à l’Université de Bâle, une candidate à l’interne aurait été choisie alors que ses qualifications étaient moins bonnes qu’un candidat venu d’Allemagne. Ce dernier estime qu’il y a eu conflit d’intérêts dans l’attribution de la chaire. Le président du conseil de l’Université et la rectrice mettent en avant la politique d’égalité des chances en vigueur dans l’institution.
20 Juin 2017
Un plan d’action cherche à remédier à la sous-représentation des femmes dans les postes à responsabilités à l’Université de Lausanne, avec notamment l’objectif d’engager au moins 40% de professeures. Si les femmes ont généralement des parcours moins linéaires que les hommes à cause d’une plus difficile conciliation entre carrière et vie familiale, ce qui freine leur avancée professionnelle, elles sont aussi mises de côté de façon plus concrète : un professeur accordera plus souvent une position de mérite à un chercheur ou proposera plus facilement à un homme de se rendre à une conférence.
L’article du Courrier a également été publié dans La Liberté.
14 Juin 2017
Nouria Hernandez, Rectrice de l’Université de Lausanne, est interviewée sur le nouveau plan pour améliorer l’égalité hommes-femmes.
29 Mai 2017
La chroniqueuse Anna Lietti discute la décision de l’Association des étudiantes en médecine de l’Université de Lausanne (AEML) d’adopter le féminin universel dans ses statuts et dans les textes qu’elle émet. Il ne faudrait pas selon elle identifier l’usage du masculin universel comme un outil de la domination masculine, mais le rapprocher du neutre latin, qui a disparu et dont la fonction a été endossée par le masculin, car leurs formes étaient très proches.
10 Mai 2017
Une entrepreneuse a été invitée à un symposium s’étant tenu à l’Université de St-Gall et souhaitait y venir avec son enfant, qu’elle allaite. Les organisateur·rices ont refusé d’adapter les conditions de sa présence. Ils se sont par la suite excusés et réfléchissent à la mise en place d’un service de garde pour la prochaine édition.
8 Mai 2017
Afin de lutter contre le plafond de verre, l’Université de Bâle a développé Stay on Track, un programme de soutien pour les chercheuses post-doc revenant d’un congé maternité. Le projet vise à libérer les chercheuses de certaines obligations académiques, par exemple l’enseignement, afin qu’elles puissent se concentrer sur leurs recherches pour un certain temps. Pour Eva Kuhn, chercheuse bénéficiaire de Stay on Track, un tel soutien est crucial pour garantir la prochaine génération de chercheuses et la qualité de leur travail. Le vice-président de l’Université Edwin Constable estime que le programme « est un très bon modèle de soutien aux chercheuses émérites dans leur carrière académique et devrait être adopté au niveau national. »