Dès janvier 2023, les diplômes de l’UNIL ne présentent plus d’informations relatives au genre de la personne graduée.
17 Jan 2023
17 Jan 2023
Dès janvier 2023, les diplômes de l’UNIL ne présentent plus d’informations relatives au genre de la personne graduée.
10 Jan 2023
L’année dernière, deux prix Nobel ont été décernés ont été attribués à des scientifiques LGBTQ. Mirko Bischoffberger, «biologiste moléculaire, cinéaste et ancien directeur de la communication de l’EPFL», explique pourquoi cela devrait nous intéresser et pourquoi la discrimination entraîne une perte de connaissances.
21 Déc 2022
Les autorités talibanes ont annoncé mardi que les universités afghanes étaient désormais interdites aux femmes pour une « durée indéterminée ». Les filles étaient déjà privées d’enseignement secondaire depuis l’accession au pouvoir des fondamentalistes, malgré leurs déclarations cet été.
13 Déc 2022
La HES zürichoise des beaux-arts (ZHAW) dispose d’une cellule «Diversité» qui est responsable d’un guide de langage genré, qui a reçu beaucoup d’attention médiatique. La cellule donne parfois à des tiers l’autorisation de transmettre de l’information sur son compte Instagram ceci, s’est notamment déroulé dans le cadre du «pride month» en juin. Des membres du groupe «Q+», qui travaillent au sein de la «Diversity Commission» pour la représentation de la communauté LGTBQI+, auraient posté un appel à la manifestation d’une organisation anticapitaliste. Cela a provoqué de l’indignation de certains politiques.
Le Conseiller d’Etat Hans-Peter Amrein (indépendant) a déposé la motion que le budget pour la cellule «Diversité» (CHF 750’000) soit supprimé et que les employé-es soient affecté-es à d’autres fonctions administratives en cas de vacance. «Si un service a le sentiment qu’il doit réécrire le dictionnaire et édicter un guide linguistique pour un langage respectueux des genres, il faut le dissoudre et placer les gens là où cela rapporte quelque chose à la ZHAW», dit-il. Selon lui, la cellule pour la diversité fait preuve d’une attitude totalitaire que l’on ne connaît que dans les dictatures.»
L’auteur de l’article paru dans la NZZ estime qu’il serait surprenant que la motion soit acceptée au vu de la majorité au parlement cantonal.
12 Déc 2022
«Début décembre 2020, un compte Instagram publiait des dizaines de témoignages dénonçant le sexisme et l’homophobie à l’Ecole polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), mais aussi des cas de harcèlement et d’agressions sexuelles, provoquant l’émoi sur le campus. Deux ans plus tard, le changement de culture réclamé par les associations étudiantes est en cours. Même si les objectifs sont encore loin d’être atteints, voire très loin selon à qui l’on s’adresse, le premier bilan est plutôt positif.»
9 Déc 2022
L’Université de Lausanne a publié les résultats d’une enquête sur le climat de travail. Des membres de la Direction admettent avoir été «secoués» par les résultats et vont prendre des mesures.
««On ne peut être que heurté par les résultats de cette enquête», réagit Frédéric Borloz, conseiller d’Etat vaudois chargé de la formation. Ce dernier salue la transparence et la volonté d’agir démontrée par l’Unil. «Toute violence et toute discrimination sont inadmissibles», insiste-t-il. Raphaël Ramuz, secrétaire syndical SSP (Syndicat des services publics) Vaud, salue aussi cette nouvelle dynamique mais la juge encore insuffisante. […] «[…]améliorer les procédures ne suffit pas. Il faut engager des personnes qui ont une réelle volonté de lutter contre le harcèlement, d’administrer les preuves, de faire la lumière sur ce qu’il se passe», réagit-il. Et de rappeler que «l’Etat de Vaud n’a toujours pas remplacé le groupe Impact (entité chargée des conflits de travail au sein de l’administration)», malgré un audit public qui a pointé, en 2021, certains manquements dans le traitement de deux affaires de harcèlement sexuel à l’Université de Lausanne.»» (Le Temps)
8 Déc 2022
Une étude réalisée par FORS (le centre de compétences suisse en sciences sociales) au printemps 2022, mandatée par la Direction et le Bureau de l’égalité de l’Université de Lausanne, permet d’établir une cartographie détaillée des vécus de discrimination et de harcèlement sur le campus. Le rapport rapporte que de manière générale, les femmes se sentent moins bien que leurs collègues masculins. Cette enquête met également en lumière le signalement de 150 actes pénalement répréhensibles y sont rapportés, dont quatre viols.
«La Direction prend acte des conclusions de l’enquête et se dit vivement préoccupée par la fréquence et la gravité des faits de harcèlement et de discrimination qui y sont rapportés. Afin de répondre de la manière la plus adéquate possible à ces situations qu’elle juge inacceptables, elle lancera une version remaniée du dispositif actuel de lutte contre le harcèlement et les discriminations au printemps 2023, suite à un travail de refonte complète initié il y a plusieurs mois.» (UNIL)
«Une «déléguée au climat de travail et d’études» a déjà été recrutée et les personnes – au statut indépendant de l’Université – chargées de recueillir des témoignages confidentiellement passeront de deux à trois. Finalement, un ou une juriste, aussi externe, sera mandaté pour conseiller les personnes désirant porter plainte. Pour l’UNIL, l’enjeu sera toutefois de donner confiance aux victimes pour qu’elles rapportent les abus. «Nous ferons un travail pour rendre visibles ces changements, assure Liliane Michalik [vice-rectrice de l’UNIL pour Égalité, diversité et carrières]. Nous rendrons par exemple publics le nombre et le type de mesures que nous prendrons, en anonymisant bien sûr les situations.» (24 heures)
6 Déc 2022
Depuis Octobre, le rectorat de l’Université de Bâle a approuvé une «ligne directrice pour une langue inclusive». Selon le communiqué, «Les membres de l’université sont libres d’utiliser les possibilités linguistiques qui leur conviennent. […] Les étudiant-es ne sont pas soumis à des directives universitaires concernant le langage inclusif en matière de genre. L’utilisation de signes inclusifs tels que l’astérisque ou les deux points ne peut être ni imposée ni interdite.»
Sarah Regez, 28 ans, membre de l’UDC et étudiante en sciences politiques et droit à l’Université de Bâle, estime que cette liberté ne correspond pas à la réalité : «les étudiants et chargés de cours se mettent mutuellement sous pression. Il est attendu que les gens se conforment au langage épicène («gendern»).» Elle regrette par ailleurs les fonds publics employés à mettre en place ces directives.
Par ailleurs, elle craint tout de même qu’il y ait une réduction de notes si le langage inclusif n’est pas employé, notamment dans ses cours en sciences politiques.
28 Nov 2022
Marina Gertsberg, l’économiste de l’Université de Melbourne, a publié une étude sur les conséquences du #MeToo sur la carrière académique des économistes aux Etats-Unis. Elle constate que depuis le début du mouvement il y a 5 ans, le nombre de co-publications scientifiques avec des femmes a diminué par un tiers et conclut que les professeurs évitent leurs jeunes collègues du genre féminin pour éviter des accusations d’abus. L’autrice de l’étude estime que cela aiderait si les règles de comportement seraient clairement définies.
24 Nov 2022
Les conseillères nationales UDC de Zurich Therese Schläpfer et Susanne Brunner s’engagent contre les écritures inclusives. A Zurich, la dernière s’engage contre l’usage du point médian et d’autres signes.
Therese Schläpfer, quant à elle, avait réagi à la publication du guide de formulation inclusive et non discriminatoire de la HES zurichoise ZHAW. Ce guide formule des recommandations, mais les professeurs peuvent les prendre en compte dans la notation si cela a été communiqué aux élèves.
Therese Schläpfer fustige une démarche «politique» et appelle le législateur à intervenir. «Signée par une vingtaine d’élus UDC et déposée en septembre dernier, son initiative parlementaire demande d’interdire aux écoles polytechniques fédérales et aux instituts de recherche «d’imposer un langage inclusif».»
Directement visée, l’EPFL avait mis en place en 2021 un projet «d’implémentation du langage inclusif» destiné à faire de la langue un «outil de communication qui inclut tous les genres et leur offre la même visibilité».
11 Nov 2022
«Difficile pour les chercheuses et chercheurs de grimper les échelons du monde académique sans passer par la case travail à l’étranger. Or cette injonction à la mobilité chamboule la vie privée des scientifiques, en particulier celle des femmes.»
19 Oct 2022
L’Université de Zurich est la première université en Suisse à créer une chaire en «Gendermedizin». Celui-ci doit permettre à la recherche médicale d’être plus attentive aux différences entre les femmes et les hommes, par exemple, lorsqu’il s’agit de la réaction aux médicaments.
18 Oct 2022
Dans le but de garantir l’égalité des chances, le Grand conseil genevois a accepté vendredi un projet de loi qui imposera dès la rentrée prochaine l’anonymisation des épreuves écrites à l’Université de Genève. Cette mesure fut initiée par le parti socialiste qui remet fortement en cause l’intégrité des professeur-es quant au favoritisme et discriminations, que cela soit conscient ou pas de leur part.
L’anonymisation des examens est déjà une pratique courante dans certaines Hautes écoles suisses.
5 Oct 2022
En réaction à la publication du guide pour le langage épicène la HES zurichoise ZHAW, qui permet au corps enseignant d’utiliser ce langage comme critère d’évaluation, la Conseillère nationale Therese Schläpfer (UDC, ZH) a déposé une initiative parlementaire pour interdire l’utilisation du langage épicène dans les écoles et instituts du domaine des EPF. Selon l’article du Landbote, il n’est pas certain que cette loi s’applique aussi à la ZHAW, étant donné que la Confédération contribue à 23% de son budget. La commission d’éducation étudie encore si une telle interdiction est nécessaire et si le parlement devrait traiter cette initiative.
30 Sep 2022
«La médecine devra mieux étudier les maladies et les traitements en tenant compte des spécificités liées au sexe. Le National a adopté jeudi par 127 voix contre 54 une motion de commission demandant la mise en place d’un programme national de recherche. […]
Par 100 voix contre 83, le National a toutefois refusé que le Fonds national suisse considère le critère du genre comme condition d’octroi de contributions financières. Le Conseil fédéral reconnaît que les différences liées au sexe ne sont pas suffisamment prises en compte en médecine. Il s’est déjà attelé à la question. Le Conseil des Etats doit encore se prononcer.»
29 Sep 2022
«À la suite d’une consultation, le Rectorat a décidé de changer le nom du bâtiment Uni Carl Vogt. Cette mesure s’inscrit dans une réflexion globale et participative sur la dénomination des bâtiments universitaires dans l’espace urbain.»
Selon le rapport sur les figurations historiques de l’Université dans l’espace public, «Carl Vogt (1817-1881), personnage à qui l’on doit la modernisation de l’institution mais qui est en même temps le défenseur et le propagateur de théories à prétention scientifique prônant le racisme et l’inégalité entre les genres, est un des éléments déclencheurs de cette initiative.»
28 Sep 2022
«Alors que le Parlement débat cette semaine des inégalités de traitement entre femmes et hommes, deux spécialistes d’Unisanté plaident pour une exigence accrue du milieu médical.»
27 Sep 2022
La HES zurichoise ZHAW à Winterthur a récemment présenté un guide linguistique. Celui-ci indique que l’utilisation du masculin générique n’est pas souhaitable «et ne doit pas être imposée par le corps enseignant». A l’inverse, cela signifie que le féminin générique peut être exigé et que le language épicène peut être introduit de manière obligatoire. Si l’enseignant-e le souhaite, l’usage inclusif de la langue épicène peut être pris en compte dans l’évaluation.
Selon la consultante en langage épicène Aspha Ospelt-Riederer ce guide est «un des meilleurs» qu’elle n’ait jamais vu. Elle salue le fait qu’il ne comprend pas seulement le sexe, c’est-à-dire les femmes et les personnes non binaires, mais aussi d’autres dimensions de la diversité comme la race, l’âge ou les handicaps. En outre, il déconseille l’utilisation de termes minimisant ou exagérés tels que «drame familial» ou «vague de réfugiés». Le guide englobe tout ce qui constitue une bonne et juste communication. Il laisse aussi la place à d’autres points de vue. (Der Landbote du 22.09.2022)
Felix Uhlmann, Professeur en droit public et administratif à l’Université de Zurich est d’avis qu’il n’est pas admissible que l’écriture inclusive ou exclusive influence les notes «si le langage est par ailleurs correct et qu’il s’agit d’une matière qui n’a rien à voir avec le langage inclusif». Certes, la ZHAW est autonome dans ses recommandations, «Mais juridiquement, elle franchit une ligne rouge si elle érige des critères étrangers à la discipline en matière d’examen.». Il doute que la ZHAW dispose d’une base juridique suffisante. Un certain usage de la langue serait imposé de force. Ce faisant, des droits fondamentaux des étudiants, comme la liberté d’expression, ne sont pas suffisamment pris en compte. (Landbote du 24.09.2022)
26 Sep 2022
«Environ 5% de la population étudiante suisse jongle entre couches et révisions. Il existe de plus en plus de possibilités d’aménager son cursus mais être parent reste un exercice funambulesque qui réduit la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi. […] «On constate que le fait d’être parent réduit, globalement, de 22% la probabilité d’obtenir le diplôme poursuivi», analyse Jean-François Stassen, responsable scientifique de l’Observatoire de la vie étudiante à l’Unige.»
13 Sep 2022
Ursula Keller, professeure en physique de EPFZ, a gagné «le prix scientifique le plus important de Suisse». Sa nomination est venue comme une surprise pour elle:«Je suis presque certainement la seule lauréate du prix Marcel Benoist à avoir reçu un rappel à l’ordre de l’EPF – en raison de mes activités en faveur de la promotion des femmes. Pour moi, ce prix scientifique est avant tout un signe de mes collègues qui me soutiennent aussi dans ce sens et qui reconnaissent mes performances scientifiques.»
Dans un entretien en 2019, en réaction à un licenciement d’une professeure qui était sa collègue, elle avait parlé du sexisme et de la corruption au sein de son institution . «On dit au public que je fais du tort à l’EPFZ. Mais je réfute cette affirmation et je pense que le style de direction actuel de l’École polytechnique est intimidant et qu’il a un effet néfaste sur la recherche. Je n’étais pas d’accord avec la manière dont ma collègue et professeure Marcella Carollo a été licenciée et j’ai partagé cette opinion publiquement. Une université doit être ouverte à la critique, mais l’EPFZ ne l’était pas dans ce contexte. Les progrès en matière d’égalité sont insuffisants à l’EPFZ, comme dans le reste de la Suisse.»
«J’ai vite compris qu’il y avait un manque de transparence et une discrimination à l’EPF : J’avais moins de fonds de démarrage que mes collègues masculins, et j’ai rencontré des difficultés injustifiées lors de ma promotion à un poste de professeure à part entière. Cela n’était pas dû à mes performances scientifiques, mais au fait que je suis tombée enceinte en 1996. Ma promotion à un poste de professeure à part entière a été interrompue et de violents conflits ont éclaté au sein du département de physique. Même dans les années qui ont suivi, on m’a mis des bâtons dans les roues. Par exemple, les décisions étaient toujours prises à la majorité. En tant que femme, je n’avais aucune chance d’imposer mon point de vue. De même, je n’ai jamais été élue à un poste de direction au sein du département au cours des dix dernières années, bien que j’aie à chaque fois posé ma candidature. Selon moi, les intérêts des minorités doivent être pris en compte pour qu’une démocratie puisse fonctionner durablement et qu’un changement culturel inclusif puisse se produire. Ce n’était définitivement pas le cas dans le département de physique.