«Plusieurs filières d’études en épidémiologie et en santé publique ont doublé leurs effectifs cette année. Les étudiants, majoritairement des professionnels de la santé, ont été motivés par la pandémie de Covid-19.»
22 Sep 2021
22 Sep 2021
«Plusieurs filières d’études en épidémiologie et en santé publique ont doublé leurs effectifs cette année. Les étudiants, majoritairement des professionnels de la santé, ont été motivés par la pandémie de Covid-19.»
17 Août 2021
Les femmes en tant que sujet d’études sont encore sous-représentées dans la recherche médicale. Cette carence de données engendre des inégalités importantes, Par ailleurs, les stéréotypes de genre influencent les soignant·es dans la prise en charge des patient·es, ce qui peut être néfaste pour la santé des femmes ainsi que des hommes concerné·es.
Les auteures de l’article Melissa Dominicé Dao, privat-docent et Angèle Gayet-Agerton, professeure à l’Université de Genève, plaident pour un enseignement de la médecine qui «intègre les connaissances médicales en lien avec le sexe et le genre de leurs patient·es». Depuis 2017, les facultés de médecine suisses ont intégré ces compétences dans leur enseignement, mais selon Dominicé Dao et Angèle Gayet-Agerton, ces compétences seraient enseignées de manière incomplètes selon les facultés.
Elles mentionnent également le projet de 2021, lancé par la commission médecine et genre de la FBM (UNIL), réunissant les six Facultés de médecine et une HES soins infirmiers, financé par Swissuniversities, qui vise à combler ces disparités, l’élaboration d’un cadre méthodologique commun et le partage de ressources de formation.
Les auteures mettent également en lumière les inégalités et le sexisme présent dans les professions médicales. «En Suisse, plus de 60% des étudiant·es en médecine sont des femmes, mais les femmes ne représentent en moyenne que 20% des professeur·es en Faculté de médecine et 12% des médecins- chef·fes dans les hôpitaux.»
7 Avr 2021
«Pour pallier la pénurie d’infirmiers, le Valais a ouvert en mars une filière francophone Ecole supérieure (ES) en soins infirmiers, à Monthey. Moins sélective que la filière Haute école spécialisée (HES) usuelle, la formation ES est ouverte aux étudiants sans maturité (CFC ou diplôme d’ECG) et peut se faire en deux ans, au lieu de trois. Mario Desmedt, directeur des soins à l’hôpital ophtalmique Jules-Gonin, y voit un très mauvais pari sur l’avenir. […] Une formation infirmière ES équivaut péniblement à deux tiers de la formation HES. Diminuer les exigences et réduire le nombre d’heures de formation pour faire face à une réalité de soins de plus en plus exigeante est un non-sens et illustre la méconnaissance du travail infirmier.»
11 Fév 2021
swissuniversité a débloqué un fondes de CHF 200’000 pour renforcer l’intégration dans l’enseignement de la médecine et des soins infirmiers. Le projet, déposé par l’UNIL, en collaboration avec les facultés de médecine à Genève, Fribourg, Berne et Bâle et une école de soins infirmiers au Tessin, est présenté par Carole Claire, professeure et co-cheffe du Département formation, recherche et innovation à Unisanté.
13 Jan 2021
Selon le Monde, [en France], une dizaine d’étudiant-e-s en médecine se donnent la mort chaque année, «surmenés, soumis à de nombreux risques». Cette situation risque de se détériorer face à la pandémie et ne concerne pas seulement les étudiant-e-s en médecine. Selon une étude menée par le Centre National de Ressources et de Résilience (CN2R), 11,4 % des près de 70 000 étudiant-e-s [de toute les filières d’études confondues] ont eu des idées suicidaires au cours des douze derniers mois. Selon une autre enquête publié par l’Observatoire national de la vie étudiante en juillet 2020, 16% des sondés se sont sentis «si découragés que rien ne pouvait leur remonter le moral».
12 Mai 2020
En mi-février 2020, la HES-SO Valais exécute l’injonction du ministre de tutelle, qui formalise la diminution des exigences de formation des infirmières en annonçant le recrutement d’un-e responsable de filière école supérieure (ES) soins infirmiers.
Mario Desmedt, infirmier et directeur des soins, dénonce ce développement et revendique des études de niveau HES pour sa profession. Cela rendrait le métier plus attractif, et aurait également comme conséquence une meilleure qualité des soins, et donc moins de décès.
21 Avr 2020
«Dans une lettre ouverte au parlement, l’Association suisse des infirmières et infirmiers (ASI) demande une «reconnaissance financière» et exige «une offensive massive en matière de formation». La présidente de l’ASI, Sophie Ley, avance : «La Suisse forme seulement 43% du personnel dont elle a besoin, ce qui témoigne d’un égoïsme indéfendable».
23 Mar 2020
La crise COVID-19 met à l’épreuve le système de santé italien. Afin d’organiser le nouveau personnel le plus rapidement possible, l’Università di Modena e Reggio a avancé la date de fin des études en soins infirmiers. La remise des diplômes a eu lieu sous forme de vidéoconférence avec plus de 50 particpant-e-s.
20 Août 2019
Le 28 octobre 2019 à Fribourg, la Haute école de santé (HEdS-FR) débute une nouvelle formation s’adressant aux professionnel·le·s sorti·es du métier et souhaitant une réinsertion. L’objectif de celle-ci est de pallier au manque de personnel infirmier. D’après une étude réalisée par l’Observatoire de la santé, «45,9% des personnels infirmiers quittent le métier.»
Ainsi, cette formation à 80% sera axée sur les soins à longue durée. Quant au contenu des cours, celui-ci permettra de réactualiser les connaissances, d’améliorer les compétences de chacun·e et de mieux appréhender les défis de la profession.
De plus, un stage en établissement médico-social, en soins à domicile ou en milieu hospitalier complètera la formation.
11 Juil 2019
À Sierre, l’équipe d’Anne-Dominique Salamin, Responsable du labo et du centre e-learning de la HES-SO, effectue des recherches visant à évaluer l’impact de la réalité virtuelle (VR) et de la réalité augmentée (AR) pour les étudiants du tertiaire afin de faciliter l’acquisition de compétences.
Pour Antoine Widmer, Professeur-chercheur HES, chargé des projets de recherche VR appliqués au monde médical, l’utilisation de la réalité virtuelle n’est plus de l’ordre du gadget. D’après lui, «Dans le domaine des soins infirmiers, les produits utilisés coûtent cher. La VR peut permettre de s’exercer au calcul de dose de médicaments par exemple.»
La réalité virtuelle a cependant ses limites pour les informations textuelles ou auditives. Les recherches montrent que dans une situation de VR complexe, le son a tendance à être occulté, l’apprentissage papier donnant donc de meilleurs résultats.
28 Mai 2019
Le Valais fait face à un problème de relève dans les secteurs des soins et de l’assistance.
Pour contrer ce manque de personnel, le canton a mis en consultation un avant-projet de loi mis en consultation jusqu’à la fin mai. Ce texte a pour but de combler la pénurie des professions non universitaires de la santé – infirmier·ère·s, assistant·e·s en soins et santé communautaire, physiothérapeutes ou ambulancier·ère·s – en milieu hospitalier.
D’après Victor Fournier, Chef du service valaisan de la santé, le besoin de relève en soins infirmiers est particulièrement préoccupant, «114 diplômes ont ainsi été délivrés en 2016 dans notre canton, alors que le besoin de nouveaux professionnels était de 162 personnes cette même année».
21 Mai 2019
À l’Université de Lucerne (UNILU), un nouveau département va bientôt voir le jour, dirigé par Gerold Stucki, Professeur à l’UNILU. Il s’agit du département des sciences de la santé et médecine, qui comprendra trois domaines. Respectivement, celui de la politique de la santé, de la médecine et de la réhabilitation.
De plus, à partir de 2020, l’UNILU prévoit d’élargir encore le champs des sciences de la santé et d’offrir aux étudiant·e·s la possibilité de faire un Master en médecine, et ce, en collaboration avec l’Université de Zurich (UZH) et les cliniques de Lucerne.
25 Avr 2019
À Sion, le nouveau Campus pôle santé – un centre de formation devisé à 70 millions de francs – se prend forme. Il s’agit de la première étape concrète vers la réalisation d’un vrai pôle de formation pour les professions médicales et sociales et les concours pluridisciplinaires (architecte/ingénieur civil).
Parmi les 45 projets soumis au jury, c’est celui intitulé «Zénithale» signé par les architectes de l’Atelier Jordan et Comamala Ismail, ainsi que les ingénieurs-conseils Muttoni et Fernandez, qui a remporté le prix.
Ce bâtiment, dont la réalisation devrait être opérationnelle à l’horizon 2023, se situera dans le prolongement de l’hôpital de Sion et du futur parking couvert.
3 Avr 2019
Le 7 octobre 2019, l’Hôpital universitaire de Zurich (USZ) ouvrira les premiers centres de formation mêlant diverses professions du domaine de la santé. L’objectif visé est de renforcer la structuration du réseau du système de santé en Suisse.
L’un de ces centre sera mis en place à clinique et polyclinique de médecine interne ainsi que la clinique de traumatologie de l’USZ, où collaboreront des étudiant·e·s – en ergothérapie, physiothérapie, soins infirmiers, et médecine – avec des professionnel·le·s de la santé.
Ce projet est soutenu par la Fondation Careum, la Faculté de Médecine de l’Université de Zurich, l’USZ, le Centre de formation aux métiers de la santé et le Département de la santé de la Haute école spécialisée de Zurich.
25 Mar 2019
Face à la pénurie de personnel dans les professions de santé, le canton du Valais et la Haute école de santé de HES-SO Valais-Wallis ont décidé d’introduire des cours de réinsertion professionnelle pour les infirmier·ère·s qui n’exercent plus ou qui souhaitent reprendre leur activité.
La Confédération garantit une financement paritaire, et le soutien cantonal est également assuré par une contribution forfaitaire du Service des hautes écoles pour chaque participant·e·s aux cours.
21 Juin 2018
Le CHUV crée une chaire de soins palliatifs infirmiers, dirigée dès le 1er août 2018 par le Professeur Philip Larkin, une première en dehors de pays anglo-saxons. Cette chaire est financée par la Fondation Kristian Gerhard Jebsen (2,5 millions de francs suisses sur une période de dix ans).
30 Avr 2018
Le Centre de formation professionnelle Berne francophone (CEFF) a ouvert sa filière Ecole Supérieure (ES) en soins infirmiers de Saint-Imier à tous les cantons romands pour la rentrée 2019 afin de lutter contre la pénurie du personnel soignant. Inspiré par le système d’éducation alémanique, cette formation ne nécessite plus une maturité, mais un CFC.
7 Déc 2017
La Rectrice de l’EPFZ, Sarah Springman, s’est faite interviewer par le journal «Schweiz am Sonntag». Pour l’avenir de la Suisse et de cette Haute Ecole, elle estime que «nous avons des manques dans notre portefolio, qu’il faut à tout prix combler. Nous pourrions le faire par exemple dans le domaine de la santé et dans le développement de médicaments. A cet égard, les nouvelles technologies jouent un rôle déterminant. Nous voulons trouver les cerveaux les plus intelligents et les faire venir chez nous.» Elle parle également du niveau de formation des étudiant·e·s en maturité pour lesquels elle juge qu’ils/elles «font du bon boulot». A la question «le Brexit offrira-t-il une plus grande coopération entre les universités de pointe britanniques et l’EPFZ?», elle répond :«Je l’espère. En tant que Britannique, je peux dire oui: mon pays d’origine s’est comporté de manière hautaine vis-à-vis des universités du continent européen. L’échange d’étudiant·e·s était plus difficile qu’avec d’autres pays. Le comportement entre la Grande-Bretagne et la Suisse pourrait s’améliorer dans le cadre de cette nouvelle situation. Dans la recherche, nous avons déjà une excellente relation.»
30 Nov 2017
Le Docteur Thi Nguyen, spécialiste FMH en médecine interne générale, critique la nouvelle formation universitaire en clinique avancée pour les infirmier·ère·s. Ce nouveau système risquerait de baisser le niveau de qualité des prestations et décourager les étudiant·e·s en médecine d’entamer de longues études médicales. «On pourra même supprimer les Facultés de médecine en Suisse, ce qui fera d’énormes économies.»
28 Nov 2017
Une nouvelle profession verra le jour d’ici quelques années dans le canton de Vaud: infirmier·ère·s praticien·ne·s. Elle pourra prescrire des tests diagnostics (comme des examens sanguins ou des radiographies, parmi de nombreux exemples) et des médicaments. Le Grand Conseil a officialisé cette filière en l’inscrivant dans la loi sur la santé publique. La Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’UNIL mettra en place une formation de niveau Master en 2018 ou 2019. Le médecin posera le diagnostic initial de la maladie et décidera d’une thérapie. L’infirmi·er·ère praticien·ne suivra le patient sur le long terme, décèlera d’éventuels changements dans sa maladie et adaptera son traitement, par exemple le volume des doses d’insuline. «Mais en cas de changements majeurs, elle orientera le patient vers son médecin», ajoute Isabelle Lehn, Directrice des soins du CHUV. Tous les acteur·e·s de la santé soutiennent ce projet et veulent participer à l’élaboration de son cahier des charges. L’objectif direct du projet vaudois est de lutter contre la pénurie de médecins généralistes, dans un contexte où la population vieillit et où les personnes âgées développent le plus souvent des maladies chroniques simultanées. Le but n’est pas de former des «médecins au rabais». «Les infirmières ne prennent la place de personne», insiste Isabelle Lehn.