«Les huit Pôles de recherche nationaux (PRN) introduits en 2014 seront poursuivis. Le Fonds national suisse (FNS) soutient leur troisième phase d’encouragement à hauteur de 85,9 millions de francs.»
11 Mai 2022
11 Mai 2022
«Les huit Pôles de recherche nationaux (PRN) introduits en 2014 seront poursuivis. Le Fonds national suisse (FNS) soutient leur troisième phase d’encouragement à hauteur de 85,9 millions de francs.»
9 Mai 2022
«Seuls 4% de la somme prévue pour la participation suisse aux programmes européens de recherche ont été dépensés en 2021.»
4 Mai 2022
Joël Mesot, Président de l’École Polytechnique fédérale de Zurich, souhaite changer «la culture du travail» dans l’institution – pendant trop longtemps, on n’a pas prêté attention aux compétences managériales des professeur-es, nous avons négligé ce sujet – dit le physicien. L’EPFZ a connu plusieurs cas de disfonctionnement de culture de travail. Un cas extrême a conduit au licenciement forcé d’une professeure. Une première dans l’histoire de l’EPFZ, qui a renoncé à porter cet épisode devant le Tribunal fédéral. Les professeurs doivent désormais suivre des cours de management et sont soumis à des évaluations de leurs compétences.
L’EPFZ a lancé en 2019 le programme «rETHink», une sorte de feuille de route pour le développement institutionnel. Un des points centraux concerne les compétences requises pour occuper la fonction de professeur-e (enseignement, recherche, communication, récolte de fonds, fondation d’une start-up,…). Selon Joël Mesot, les personnes devraient être employées («eingesetzt») par rapport à leurs forces et faiblesses. Il est de la responsabilité des hautes écoles universitaires d’offrir du soutien, si nécessaire. Il souligne que cette pratique est nouvelle et peu d’universités l’implémentent.
L’EPFZ doit être attentive au bien-être au travail. Par exemple, il faut éviter d’envoyer un mail le dimanche, avec 50 personnes en cc ou organiser des séances tard le soir, «il y a des jeunes parents à l’EPFZ». Par rapport aux heures supplémentaires, Joël Mesot estime qu’il faut les considérer au cas par cas.
Ensuite, Joël Mesot évoque l’exclusion Suisse du programme Horizon Europe et l’impact négatif pour l’EPFZ: «Le temps presse. Le programme a déjà démarré, et il est difficile de prendre un train en marche.» Il ajoute qu’il est préoccupé par l’endettement de la Confédération en raison des crises actuelles : le Covid-19 et la guerre en Ukraine. «Je crains qu’à un moment donné, la Confédération active le frein à l’endettement prévu par la loi. Car le budget du domaine des EPF n’est pas protégé, il ne fait pas partie des dépenses liées de la Confédération.»
4 Mai 2022
«Une enquête médiatique dénonce les pratiques financières douteuses d’un professeur d’histoire de l’institution, décrit comme proche du Parti socialiste français. L’UniNE, déjà mise dans la lumière après une cyberattaque mi-février, annonce l’ouverture d’une procédure interne»
29 Avr 2022
Le programme «Initiative européenne en matière d’innovation» (IHI), doté de 2,4 milliards d’euros, publie des textes « indicatifs » pour ses prochains projets de recherche sur les dispositifs médicaux, le cancer et d’autres domaines. Selon l’IHI, la publication anticipée des projets donnera aux candidats le temps de commencer à constituer un consortium et à élaborer des propositions. L’IHI fait partie du programme Horizon Europe.
27 Avr 2022
Le Fonds national suisse (FNS) a rejeté la demande de subside pour la recherche intitulée «Neuchâtel face à la colonisation», lancé par l’Institut d’histoire de l’Université de Neuchâtel. L’étude fait partie des mesures prévues par les autorités communales en réponse aux deux pétitions déposées en 2020 concernant le retrait de la statue de David de Pury, qualifié d’esclavagiste. L’Université de Neuchâtel avait comme tâche d’acquérir davantage d’informations sur l’implication de David de Pury dans la traite des Noirs.
Kristina Schulz, directrice de l’institut d’histoire rappelle que «La plupart des projets soumis au FNS ne passent pas à la première soumission. […] Et même après une éventuelle seconde soumission, le taux d’acceptation ne dépasse pas 30% pour les recherches en sciences humaines et sociales.». Une deuxième demande est déjà en cours qui portera sur le même sujet, mais en tenant compte des remarques des expert-e-s.
21 Avr 2022
«Désormais, le FNS applique une procédure d’évaluation unifiée pour ses instruments d’encouragement. Diverses nouveautés rendent la sélection des meilleurs projets et des meilleurs scientifiques encore plus équitable et efficace.»
19 Avr 2022
Antoine Chollet du Syndicat SSP Vaud se positionne par rapport au programme européen pour la recherche Horizon Europe. «Contre le discours managérial porté par Swissuniversities et economiesuisse, il faut […] rappeler que la vraie excellence de la recherche s’obtient par la stabilité des postes, les meilleures conditions de travail possibles pour tout le personnel des universités, le temps laissé pour explorer leurs terrains de recherche en toute liberté, et un financement qui vise ces objectifs. Ce n’est le cas ni du FNS, ni de l’ERC, et c’est cette logique qu’il faut changer de toute urgence.»
8 Avr 2022
Selon le journal américain Science, «le président français centriste Emmanuel Macron et la nationaliste d’extrême droite Marine Le Pen sont les principaux prétendants aux élections présidentielles du 10 avril. Les universitaires, qui sont généralement orientés à gauche, n’aiment pas Le Pen pour ses opinions anti-immigration et isolationnistes. Mais de nombreux scientifiques sont également mal à l’aise avec Macron, car un second mandat lui permettrait de poursuivre ses efforts controversés pour renforcer les universités au détriment des organismes de recherche nationaux comme le CNRS et l’INSERM.»
5 Avr 2022
Dans le plan d’intention 2023-2026 de l’Université de Neuchâtel (UniNE), le rectorat fait état de ses inquiétudes liées à une érosion des financements publics depuis des années et demande au canton de revoir ses subventions à la hausse. Selon l’UniNE, les subventions cantonales stagnantes empêchent l’université de financer des projets et attirer de nouveaux-elles étudiant-e-s. Elle estime qu’une aide cantonale supplémentaire de 7 millions de francs par an serait nécessaire pour contrer l’écart qui se creuse avec toutes les autres universités de Suisse, dont les contributions au niveau cantonal comme fédéral sont en hausse constante. «L’Université de Neuchâtel n’est pas en danger. Nous nous inquiétons toutefois de sa capacité à rester compétitive face à une concurrence qui évolue plus rapidement», avance Didier Berberat, président du Conseil de l’UniNE.
18 Mar 2022
Le Conseil européen de la recherche (ERC) a annoncé les gagnant-e-s des bourses «Consolidator Grants». Un total de 632 millions d’euros est attribué à 313 chercheurs de 42 pays et doit aider les scientifiques à faire de la recherche pionnière. Vingt-six personnes travaillant dans des institutions suisses ont également réussi à s’imposer dans la lutte pour les bourses.
L’ERC a fait savoir que les propositions de la Suisse ont cette fois encore été prises en compte, car le délai de candidature pour les « Consolidator Grants » a expiré avant la rupture des négociations de l’ accord-cadre. Il n’y a cependant de l’argent uniquement pour les chercheur-e-s qui sont transférés dans une institution d’accueil dans un pays éligible. Ils et elles ne recevront pas d’argent directement de l’UE. C’est la Confédération qui prend le relais avec une solution transitoire. Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) prendra en charge environ deux millions d’euros par projet sur cinq ans.
16 Mar 2022
Le FNS et l’UKRI (UK Research and Innovation) intensifient leur collaboration. Le FNS lance un appel spécial pour des échanges scientifiques au Royaume-Uni, permettant des séjours de recherche d’une durée maximale de douze mois dans des domaines prioritaires [biologie synthétique, langues, matériaux et interface entre les sciences physiques et de la vie].
8 Mar 2022
«Mesure en faveur de l’égalité intégrée directement : les deux instruments au plus haut niveau de l’encouragement de carrières du FNS fusionneront. Le budget qui était alloué à PRIMA reste réservé aux femmes.»
25 Fév 2022
Le Directeur pour la recherche du Institut de recherche [privé] Crema à Zurich, Olivier Zimmer, regrette que les demandes de fonds Horizon Europe nécessitent un trop grand investissement bureaucratique. «Presque personne parle des sommes importantes qui partent dans l’administration, le lobbying, les conseils et le coaching [pour participer à des tels programmes].»
Par ailleurs, il estime que la relève académique la plus créative serait mieux servie moyennant un système moins hierarchisé qui leur donnerait des ressources nécessaires et la liberté de choisir leurs partenaires. «Si ces partenaires font de la recherche à Bâle ou à Los Angeles […] ne devrait pas jouer un rôle.»
23 Fév 2022
Selon Dominique Foray, titulaire de la chaire en économie et management de l’innovation à l’EPFL, la Suisse doit investir son système de recherche de manière disproportionnée par rapport à son produit intérieur brut si elle souhaite continuer de faire partie des meilleurs. La raison étant que «dans le domaine de la science et des hautes écoles, on observe une relation entre dimension absolue du système de recherche et le niveau d’excellence de celui-ci.» Selon Dominique Foray, le système suisse doit croître de façon continue pour ne pas s’affaiblir, même si les dimensions deviennent de plus en plus disproportionnées. Il appelle à réfléchir à des pistes alternatives pour s’assurer à ce que le système actuel reste «solidement arrimé à la société et à l’économie suisse».
21 Fév 2022
L’obtention de fonds et une bonne presse pour un projet de recherche ne sont pas une garantie de succès. C’est le propos que le professeur d’histoire à l’Université de Saint-Gall, Caspar Hirschi tient dans une tribune d’invité de la NZZ am Sonntag.
Selon lui, il existe actuellement un engouement de la communauté scientifique envers certains projets de recherche de Horizon Europe. «dès que la première pluie d’argent s’abat sur eux, les aspirants pionniers sont immédiatement submergés par une avalanche de reconnaissance avant même d’avoir pris le chemin de l’objectif. Ce qui est encore plus problématique, c’est que les créateurs plus discrets n’ont pratiquement plus aucune chance d’entrer dans la compétition dans leur ombre». Il critique que la Suisse voit dans Horizon sa seule chance de pouvoir produire de la recherche à haut niveau.
Même s’il souhaite qu’elle soit à nouveau intégrée au programme de recherche de l’Union européenne (UE), il serait faux de dénigrer la place scientifique suisse à cause de l’exclusion actuelle. Il appelle à ne pas viser uniquement sur le prestige et les fonds, mais d’encourager les projets qui sont susceptibles de produire des avancées scientifiques à long-terme avec l’aide du Fonds national notamment.
17 Fév 2022
Matthias Binswanger, professeur en économie dans une HES à Olten et privat-docent à l’Université de Saint-Gall, minimise l’importance de la participation suisse au programme Horizon Europe. «Des politiques et fonctionnaires prennent tout en compte pour accéder aux fondes européens pour la recherche. Mais pourquoi? Les appels d’offres entraînent beaucoup de bureaucratie et de temps mort.»
Au lieu de ressembler à la Champions league (Astrid Epiney) ou une Olympiade (Michael Hengartner), le concours pour les fonds de recherche européens ressemblerait plutôt à du patinage artistique. Il s’agirait de quantifier la qualité de la présentation. «Mais les membres d’un jury spécialisé n’ont, malgré leurs connaissances d’experts, pas un super cerveau qui pourrait chiffrer la qualité. Essentiellement, les comités d’experts basent leur jugement sur des indicateurs quantitatifs» comme le nombre de publications, de projets réalisés avec succès, de co-auteurs renommés ou de partenaires pour des coopérations. Cela aurait comme effet qu’il est donné à celui qui a (The Mattew effect in science funding). «Si les meilleurs projets sont encouragés est une autre question.»
Un autre problème, selon l’auteur, sont les coûts de la bureaucratie. «En effet, plus les projets sont importants et complexes, et plus le nombre de partenaires de recherche augmente, plus la charge de travail liée à ces activités est importante. Et à chaque programme-cadre, les procédures et les règles sont à nouveau modifiées. […] Mais la plus grande partie du temps perdu réside dans l’élaboration d’un nombre énorme de demandes de recherche infructueuses.» Le taux de succès pour ces demandes était à moins de 12% pour Horizon 2020.
En conclusion, il estime que dans beaucoup de cas, un programme de recherche national et meilleur, car il est moins bureaucratique et plus efficace.
16 Fév 2022
Matthias Egger, président du FNS, soutient la campagne Stick to Science. Il estime que le FNS ne peut pas compenser pour l’exclusion suisse du Horizon Europe, qui serait «le plus grand programme pour la recherche de la planète». «Nous avons pris des mesures, mais elles sont temporaires. Elles pourraient au mieux atténuer les effets négatifs. […] Mais pour les bourses pour [chercheuses et chercheurs] avancés, il y avait surtout des postulations venant de personnes qui sont déjà en Suisse. A plus long terme, nous risquons de glisser vers la médiocrité. […] La meilleure recherche est souvent collaborative et internationale. […] Actuellement, deux tiers des collaborations internationales financées par le FNS sont intraeuropéennes. Au sein de Horizon, ces collaborations se sont développées au fil des années. Des accords bilatéraux ponctuels ne peuvent pas remplacer [Horizon Europe], ils se limitent souvent à des petits programmes.»
16 Fév 2022
«Il est parfois utile de le rappeler: le cancer est toujours la première cause de décès par maladie chez les enfants. La recherche a fait des progrès et les chances de survie ont considérablement augmenté au cours des dernières décennies, mais il n’existe toujours pas de fonds dédiés à la recherche sur les cancers pédiatriques en Suisse. Environ 80% des jeunes adultes guéris souffrent toujours des effets à long terme de la maladie, comme le rappelle l’association Cancer de l’enfant en Suisse. […] Les soutiens publics existent, mais ils s’avèrent largement insuffisants. […] Avec 300 patients en moyenne par année qui souffrent de 60 types de cancers différents, le cancer pédiatrique fait partie des maladies rares. Onéreux et peu rentable, il n’intéresse que très peu l’industrie pharmaceutique.»
20 Jan 2022
«Que fait le Conseil suisse de la science? Nous répondons à cette question dans cet article de blog. Nous vous donnons un aperçu des projets en cours qui seront achevés au cours du premier semestre 2022. Il s’agit notamment de l’évaluation du Fonds national suisse, de l’étude sur le système postdoctoral suisse et de l’enquête sur l’acceptation des mesures Covid-19 en Suisse.»