16 Nov 2023
16 Nov 2023
7 Nov 2023
Cette année encore, «[l]es étudiants en médecine genevois se déshabillent pour la bonne cause dans leur calendrier nu, en vente dès ce mardi.»
«Réalisé par l’association Les Saturnales, composé d’étudiants de 3e année de bachelor en médecine humaine, médecine dentaire et sciences biomédicales, le traditionnel calendrier est vendu cette année au profit des associations No Difference et Peak.»
«[…] Il a aussi pour vocation de permettre aux étudiants de se mettre dans la peau de leurs futurs patients en dévoilant leur corps. «Loin d’être une démarche à connotation sexuelle, écrit l’association, cette initiative vise à faire ressentir la vulnérabilité des patients lors de consultations médicales.»» (24 Heures)
25 Oct 2023
Le 11 novembre, au Campus Biotech à Genève, se tiendra le symposium ««médecine intégrative et cancer» […] organisé par le Groupe international de chercheurs et de développement pour la médecine complémentaire (IRCM) […], [qui] a pour but de «rendre accessible à un large public les recherches les plus récentes dans le domaine des médecines intégratives»».
Après avoir lu le programme du symposium, l’auteure de l’article émet des doutes: «[des] [i]nterventions vagues, [l]évocation d’approches thérapeutiques douteuses, [la] référence à une personnalité controversée, et même [l’]intervention d’une oratrice radiée de l’Ordre des médecins en France. Comme si cela ne suffisait pas, les organisateurs mentionnent Eric Bonvin, directeur de l’Hôpital du Valais, comme membre du «comité scientifique» du colloque […], [qui] explique n’avoir jamais été sollicité pour cet événement».
«[D]es experts s’inquiètent du discrédit que ce symposium pourrait jeter sur les médecines naturelles». Selon Pierre-Yves Rodondi, Professeur à l’Université de Fribourg et spécialiste de la médecine intégrative, «[…] cette manifestation semble adopter une ligne focalisée sur certaines approches, plutôt que sur la médecine intégrative […]». Selon Chantal Berna Renella, Professeure à la tête du Centre de médecine intégrative et complémentaire de l’hôpital universitaire vaudois, «[c]ette manifestation ne semble pas s’inscrire dans le type de médecine intégrative [qu’ils pratiquent] au CHUV; elle se doit d’être basée sur des preuves et non uniquement sur des croyances. Il y a un risque que ce type d’évènement crée une confusion dans l’esprit des patients et discrédite le concept de médecine intégrative».
Alors que de nombreux doutes apparaissent, comment se fait-il que le symposium «se déroule au Campus Biotech, haut lieu de la recherche scientifique, dont l’Université de Genève et l’EPFL sont parties prenantes»? Laura Plassmann-Debergé, coordinatrice des événements pour la fondation Campus biotech, explique qu’«[ils n’organisent] pas cette manifestation, [ils louent] seulement la salle aux organisateurs […], et elle poursuit en disant qu’«[ils n’acceptent] pas n’importe quels types d’événements, mais celui-ci porte sur un thème médical, il [leur] a donc semblé qu’il correspondait à [leur] mission. [Ils n’avaient] pas le contenu détaillé du programme lors de la réservation.»
Finalement, la Société suisse d’oncologie médicale (SSOM) «[a argué] que le symposium respectait certains critères tels que les «règles scientifiques fondamentales de l’oncologie» et «[ouvrait] le droit à des crédits de formation» pour la participation à ce symposium. Néanmoins, le SSOM «[s’est rétracté et a retiré] les huit crédits de formation qu’il lui avait octroyés».
24 Oct 2023
Le journal américain «Newsweek» et la plateforme mondiale de données et d’intelligence économique «Statista» opèrent annuellement un classement à l’échelle mondiale des meilleurs hôpitaux . Cette année, les Hôpitaux universitaires de Genève (HUG) «chutent à la 77e place. Alors que d’autres hôpitaux suisses, dont le CHUV, à Lausanne, et les hôpitaux de Bâle et de Zurich, restent, eux, dans le haut du panier».
Nicolas de Saussure, porte-parole des HUG, remet en cause les critères utilisés: les indicateurs de qualité nationaux et de la satisfaction des patients sont pris en compte lorsque l’on «[établit] des palmarès nationaux», mais pas dans le classement mondial. Ensuite, Monsieur de Saussure «relève aussi l’importance de la recherche et de la formation, «or elles ne sont pas non plus intégrées, cela défavorise les HUG par rapport aux hôpitaux qui n’en font pas» […]. [Ils sont] surpris de perdre plus de 30 places sans que la qualité de la prise en charge n’ait diminué ou que la qualité de la recherche et de l’enseignement n’ait baissé».
10 Oct 2023
Le 3 octobre 2023, le médecin et député Jacques-André Haury pointait du doigt le monde médical universitaire en appelant à leur prise de responsabilité dans la hausse des coûts de la santé.
Le Professeur et directeur d’Unisanté, Jacques Cornuz, veut «rassurer» Monsieur Haury et explique que «[s]ous la responsabilité d’Unisanté, les étudiants de Lausanne bénéficient d’un enseignement sur l’économicité des soins. Récemment, en collaboration avec la faculté HEC et celle de biologie et de médecine, [ils ont] créé le Centre lausannois pour l’économie de la santé, consolidant cette thématique à l’UNIL […]».
Selon Monsieur Cornuz «s’en [prendre] aux cadres médicaux académiques […], [et] en faire une généralité est exagéré […]. [D]ans leur grande majorité, ces cadres intègrent le souci d’économicité dans la subtile équation de soins appropriés pour un patient donné […]. Les données montrent par ailleurs que la médecine générale contribue à limiter la hausse des coûts». Monsieur Cornuz ajoute que «[s]eule une grande coalition des partis politiques, des acteurs (assureurs, associations de patients), des professionnels des soins et des partenaires de santé permettra de trouver des solutions» et appelle à ce que les législatifs «[posent] les bases légales pour des politiques publiques ambitieuses: interdiction de la publicité, taxation, campagnes d’information et actions de prévention ciblées».
9 Oct 2023
Selon Patrick Imhasly, Rédacteur de la rubrique «Savoir» de la NZZ am Sonntag, il est important de s’engager dans la médecine du genre. En effet, la science a récemment découvert qu’ «[e]n matière de médecine, il existe des différences étonnantes entre les sexes. […][Chez] les femmes, les signes d’un infarctus du myocarde se manifestent souvent différemment de ce qui est décrit dans les manuels».
«L’un des problèmes réside dans le fait que la recherche médicale est axée sur un homme pesant en moyenne 70 kilos, explique [la Médecin] Catherine Gebhard. Il manque donc souvent des données pour mettre en pratique une médecine qui tienne mieux compte des deux sexes. En effet, dans les études sur les médicaments, il y a souvent beaucoup moins de sujets féminins que de sujets masculins. Mais cela ne vient pas du fait qu’une recherche médicale dominée par les hommes serait fondamentalement sexiste. Au contraire, les obstacles sont souvent importants pour inclure les femmes dans de telles études, car elles pourraient tomber enceintes à cette période et la vie en devenir doit être particulièrement protégée».
5 Oct 2023
15 Sep 2023
L’Université de Genève (UNIGE) a annoncé hier que les «étudiants éliminés à la fin de la première année ne seront plus écartés définitivement.» Elles et ils peuvent se réinscrire après un délai de sept ans à la faculté de médecine de Genève ou dans n’importe quelle autre université Suisse, ce qui leur était impossible jusqu’alors.
La décision a été prise bien que l’UNIGE n’ait pas reçu «de demande formelle en ce sens, ajoute le communicant, mais le sujet intervenait régulièrement dans les conversations. Il s’agissait aussi d’une mise à niveau avec l’Université de Lausanne qui permettait une réinscription après un délai de huit ans.» (Tribune de Genève)
«L’UNIGE a progressivement augmenté la capacité d’accueil en 2e année, passant de moins de 100 places avant 2016 à 158 aujourd’hui» précise le journal de l’université. Un pas de plus pour lutter contre la pénurie de médecin. (Le Journal de L’UNIGE)
12 Sep 2023
Le test d’entrée aux facultés de médecine et d’odontologie en Italie s’est déroulé, pour la première fois, sur plusieurs jours et en deux sessions. Conséquence: «certains étudiants ont pu découvrir les questions partagées sur Telegram, en payant 20 euros […]. Le cabinet d’avocats Leone-Fell & C. a déposé une plainte soulignant des anomalies dans le processus de sélection. Le ministère des universités lui-même a déclaré vouloir comprendre ce qui s’est passé. […] [L]e tribunal administratif régional du Lazio pourrait annuler l’ensemble du cycle de sélection et reporter l’année académique».
30 Août 2023
La pénurie dans les professions de soins, mais aussi parmi les médecins, inquiète la Suisse. La conseillère nationale Sarah Wyss (PS/BS) «demande que la Confédération participe davantage au financement des études de médecine […], [et que] le Conseil fédéral étudie la création d’une haute école fédérale de médecine – sur le modèle de l’EPFZ». Madame Wyss a déposé un postulat au Conseil national, laissant «délibérément au Conseil fédéral le soin d’en définir les modalités exactes».
Monika Brodmann, Présidente de l’Institut suisse pour la formation médicale postgraduée et continue (ISFM), et Yvonne Gilli, Présidente de la Fédération des médecins suisses (FMH) relèvent le défi existant sur le plan financier et «préféreraient une solution sous forme d’augmentation des capacités de formation dans les universités existantes».
Néanmoins, Madame Wyss pense qu’«[a]vec un financement (partiel) commun et à l’échelle nationale, ces coûts pourraient être répartis plus équitablement entre les cantons. Ainsi, les cantons non universitaires devraient également participer davantage au financement».
18 Août 2023
En juin dernier Cedric Lodge, aujourd’hui ex-chef de la morgue de l’université d’Harvard, avait été inculpé pour «association de malfaiteurs» et «transport interétatique de marchandises volées». Lui et sa femme avaient en effet commencé un trafic de corps humains, qui étaient à l’origine des dons anatomiques pour l’éducation des étudiant∙es en médecine à Harvard.
«Il est particulièrement grave que tant de personnes qui ont accepté que leur dépouille soit utilisée pour former des professionnels de la médecine et faire avancer la science et la guérison soient des victimes» s’est prononcé le procureur Gerard Karam, qui veut obtenir justice pour les victimes et leurs familles. Contactées, nombreuses parmi ces dernières ont porté plainte. Néanmoins, la loi américaine comporte des zones grises : «[…] dans la plupart des Etats, si des lois condamnent explicitement le pillage de tombes, la vente de restes humains qui n’ont pas encore été enterrés n’est pas illégale, rappelle Tanya D. Marsh, professeure de droit à l’Université Wake Forest (Caroline du Nord) et auteure de plusieurs ouvrages sur la question. Nous sommes en plein marché gris.
Ce scandale dans une morgue n’est pas sans rappeler l’affaire qui a secoué l’Université Paris-Descartes en 2019, où un trafic d’ossements et d’organes s’opérait en douce. Les auteures de l’article évoquent également les musées, notamment en Belgique où pèse un lourd passé colonial, qui s’efforcent d’endiguer le trafic de restes humains.
17 Août 2023
«L’Université de Lucerne propose depuis le printemps 2022 un doctorat en médecine humaine (Dr. med.). Chantal Hager – médecin-chef en anesthésie à l’Hôpital cantonal de Lucerne (LUKS) – a reçu son diplôme à la mi-juillet 2023 […] [et] est le premier médecin à avoir obtenu un doctorat en médecine humaine à la Faculté des sciences de la santé et de médecine de l’Université de Lucerne […]. Pour obtenir le titre de docteur en médecine, les doctorants doivent s’inscrire dans une université habilitée à délivrer des doctorats, consacrer leurs travaux à des questions relevant des sciences humaines ou de la médecine humaine et les publier dans une revue spécialisée».
17 Août 2023
Quels sont les nombreux avantages à utiliser ChatGPT pendant des études de médecine ? Préparer un cas patient pour un stage, répondre aux questions d’examen (de manière correcte), trier des milliers de données, générer des graphiques… Les possibilités offertes sont multiples. «Théoriquement, les étudiants en médecine peuvent utiliser ChatGPT pour résoudre toutes les tâches imaginables qu’ils sont amenés à effectuer durant leurs études» déclare Simon Maurer, l’auteur de l’article publié dans le Bulletin des médecins suisses.
Les facultés de Bâle et de Berne ont introduit l’intelligence artificielle dans leur cursus de médecine, mais ces derniers ne prennent pas en compte l’IA pour résoudre des tâches. La co-directrice de la Digital Society Initiative de l’Université de Zurich, la Professeure Dre méd. Claudia M. Witt, déclare que «[l]e temps est venu de prendre des décisions courageuses et de revoir radicalement les programmes de formation» pour y intégrer l’IA.
Un deuxième article du Bulletin des médecins suisses recueille les témoignages de plusieurs professionnels de la santé, ceux qui utilisent déjà ChatGPT dans leur vie quotidienne et ceux qui ne l’utilisent pas. Malgré tout, la problématique de la protection des données reste tout de même au cœur des discussions, ainsi que la transparence des sources et l’exactitude de l’outil concernant les analyses de cas cliniques.
10 Août 2023
Un article publié sur Agefi.com tire le bilan sur la pénurie de médecins qui a lieu dans le pays. Mentionnant les multiples avertissements du corps médical et l’échec du numerus clausus dans les universités, l’auteur argue que ce sont les coûts liés à la formation qui épuisent les cantons qui possèdent des universités avec une faculté de médecine. Sa solution pour les soulager serait, comme pour les études en ingénierie, que la Confédération prenne intégralement le financement de ces facultés en charge. «Sinon on en restera toujours à des solutions boiteuses, contradictoires et inefficaces» écrit-il.
3 Août 2023
Les coûts pour la formation continue des médecins dans le milieu hospitalier augmentant chaque année, le gouvernement lucernois demande au Grand Conseil d’approuver un crédit spécial de 5 millions pour améliorer les conditions de travail. «L’année prochaine, les coûts effectifs de ces prestations de formation postgrade des hôpitaux répertoriés seront nettement plus élevés que les contributions versées par le canton dans le passé, écrit le gouvernement dans un communiqué de presse de mardi.» Cette décision est jugée insuffisante par le PS, qui estime qu’il reste encore un déficit à hauteur de 7 millions de francs.
24 Juil 2023
L’arrêté du Conseil d’Etat vaudois, entré en vigueur le 1er juillet de cette année afin de limiter le nombre de spécialistes en neurochirurgie, a été suspendu par la Cour constitutionnelle vaudoise. L’association faîtière des cliniques privées Vaud Cliniques est à l’origine du recours et estime que «le Conseil d’Etat doit proposer une loi pour [enclencher cette limitation]».
21 Juil 2023
Un groupe d’étudiant·es de l’Université de Genève a créé le projet «Médecine accessible et équitable» («projet Maé») pour faire face aux grands enjeux du système de santé en Suisse, dont la formation. Les étudiant·es ont écrit une lettre au Conseiller fédéral Alain Berset en «[pointant] du doigt le numerus clausus dans le système de formation, qui évince «presque trois quarts» des étudiant·es en médecine» et en demandant un soutien financier pour la formation en cabinet en formation postgraduée. Les signataires de la lettre font partie de l’Association des étudiant·es en médecine de Genève (AEMG).
6 Juil 2023
Vaud Cliniques, l’association faîtière des cliniques privées, fait recours auprès de la Cour constitutionnelle. Depuis juillet, le Conseil d’Etat vaudois a décidé d’appliquer une limitation pour les neurochirurgien∙nes pratiquant dans le canton, ce que l’association considère comme une «atteinte particulièrement grave à la liberté économique du corps médical».
Le Secrétaire général de Vaud Cliniques, Jérôme Simon-Vermot, craint les suites d’une telle décision. «On touche à une spécialité, puis à une autre, puis à une autre. Cela pose entre autres un problème fondamental pour les étudiant∙es en médecine» déclare-t-il au 24 Heures.
4 Juil 2023
Le conseiller national Baptiste Hurni (PS/NE) a déposé «une motion et un postulat à Berne pour éviter la pénurie annoncée [de médecins]». Monsieur Hurni explique que la «dépendance à l’égard des médecins étranger·es ne cesse de croître depuis plusieurs années. Entre 2012 et 2021, moins de 10 000 médecins ont été formé·es en Suisse, alors que plus de 28 000 diplômes étrangers avaient été reconnus […]. Le parlementaire demande donc un soutien fédéral aux universités pour qu’elles augmentent le nombre d’étudiantes et étudiants en médecine. Un plan d’action devrait être lancé rapidement afin de produire des résultats d’ici dix ou quinze ans.»
22 Mai 2023
Le Numerus Clausus s’impose aux études de médecine à l’Université de Zurich (UZH) via un test d’aptitude. Ce principe s’appliquera également dans «[l]es universités de Bâle, Berne, Fribourg et Tessin ainsi que l’ETH». (nau.ch)
Dorotea Christ, Cheffe du Bureau de l’enseignement supérieur du canton de Zurich, explique que la raison du choix d’adopter le Numerus Clausus à l’UZH est le manque de «places d’études et surtout […] de capacités cliniques pour la formation pratique des médecins». Elle estime que le nombre de places d’études pourrait augmenter d’ici 2026, ce qui est en ligne avec la demande du Conseil cantonal d’avoir «davantage de places pour étudier la médecine à l’avenir» puisqu’«il faudrait encore plus de médecins». (SRF)