«Pour assurer les besoins médicaux de ces 15 prochaines années, les cantons romands veulent mieux piloter la formation postgrade des médecins. L’objectif: diminuer le nombre de spécialistes et augmenter celui des généralistes.»
2 Mai 2023
2 Mai 2023
«Pour assurer les besoins médicaux de ces 15 prochaines années, les cantons romands veulent mieux piloter la formation postgrade des médecins. L’objectif: diminuer le nombre de spécialistes et augmenter celui des généralistes.»
28 Mar 2023
Le Fonds national suisse (FNS) supprime le financement du programme « MD-PhD ». Le FNS «se concentrera davantage sur l’encouragement des projets de recherche et les carrières au niveau postdoctoral dès 2025. Il renoncera en conséquence à certains instruments actuels, dont Doc.CH, MD-PhD, Practice-to-Science et R’Equip.»
20 Mar 2023
Selon l’OFS, les universités suisses disposent de 1780 millions de francs pour la médecine humaine. 20% des fonds sont utilisés pour la formation de médecins et 70% pour la recherche, une proportion qui est critiquée notamment par Johann Steurer, professeur émérite [de l’Université de Zurich] face au manque de médecins. Il regrette le manque de transparence en termes de coûts réels de la formation des médecins et propose une réforme des études. Beat Sottas, ancien Chef du dicastère pour la politique de formation à l’Office fédéral de la santé publique, regrette également une «conduite à l’aveugle». Il juge que les cabinets de médecine de famille et les centres ambulatoires intégrés devraient mieux être impliqués dans la formation de médecins pour former des praticiens en nombre suffisant.
14 Mar 2023
La députée cantonale Anja Meier (PS, LU) propose de supprimer le numerus clausus comme critère d’admission aux études de médecine en déposant une initiative cantonale dans ce sens auprès de la Confédération.
Anja Meier souhaite par ailleurs que l’Université de Lucerne crée plus de places d’études en médecine humaine pour faire face au manque de personnel qualifié.
2 Mar 2023
Le professeur Frank Zimmermann, doyen de la Faculté de médecine de l’Université de Bâle, estime qu’il est nécessaire de transmettre dans le cadre des études en médecine, la compétence d’évaluer la fiabilité des systèmes numériques, de juger de leur plausibilité et d’utiliser ces systèmes de manière responsable dans le contexte médical. L’unité de formation et de recherche («Fachbereich») pour le numérique dans la médecine est en train de définir le curriculum dans ce domaine, qui contient les aspects de sécurité liés à l’utilisation des systèmes numériques, les questions éthiques et juridiques, IA, la télémédecine, l’utilisation d’applications ou de wearables dans les soins aux patients, la robotique, le dossier électronique du patient ou le BigData.
24 Fév 2023
L’examen d’entrée en médecine semble favoriser les candidats des cantons alémaniques. […] Alors qu’un groupe de travail constitué par la Direction de la formation et des affaires culturelles (DFAC) doit livrer «prochainement» son analyse du problème, la question préoccupe certains élus politiques dans un contexte de pénurie de médecins de premiers recours.
27 Jan 2023
«Le Conseil d’État a autorisé la reconduction, par l’Université de Lausanne, d’un concours pour l’admission en deuxième année de Baccalauréat en médecine pour l’année académique 2023/2024.»
14 Nov 2022
«Un groupe d’étudiants universitaires a monté récemment le projet Maé, au sein de l’Association des étudiants en médecine de Genève (AEMG). Première étape pour la jeune formation: décrypter le système de santé pour le restituer au grand public et à la communauté étudiante. Elle organise une conférence au Centre médicale universitaire de Genève ce 11 novembre, en présence de Mauro Poggia.»
11 Nov 2022
Deux chirurgiens de l’Hôpital de la Charité à Locarno et de l’Hôpital universitaire de Zurich estiment que les études en médecine sur six ans sont «problématiques», car trop longues, et une réforme est difficile. «Il est incontesté que beaucoup de choses présentées et examinées lors des études ne serviront jamais dans la vie professionnelle.» Par ailleurs, il faudrait s’engager dans la fragmentation des connaissances, et des réflexions en silos. Une de leurs propositions est d’engager des médecins au-delà de l’âge de la retraite en tant que «coachs» pour promouvoir le transfert des connaissances.
28 Sep 2022
«La formation universitaire des futurs médecins est la plus onéreuse de Suisse, a rappelé, hier, le Conseil fédéral. 642’000 francs: c’est ce que coûtaient en moyenne, en 2020, les six ans de formation en médecine en Suisse. Le prix de l’année universitaire se montait alors à 106’880 francs. C’est ce qu’a indiqué, hier, le Conseil fédéral, dans une réponse écrite à une question posée lundi par la conseillère nationale Verena Herzog (UDC/ZH). […] Selon le gouvernement, les coûts occasionnés dans les hôpitaux n’ont pas tous été recensés, mais un projet est en cours pour les déterminer.»
27 Sep 2022
Une centaine d’étudiant-es ont commencé leurs études en médecine à l’EPFZ. Au lieu de suivre des cours dans des auditoires ils et elles passent quatre jours à l’hôpital et découvrent à quoi ressemble la médecine dans la réalité. Ils s’exercent à réanimer une personne, à suturer une plaie ou à effectuer une écographie. Et ils découvrent ce que cela fait d’être un patient.
«Les études à l’ETH sont très différentes des études de médecine classiques. L’ETH Zurich n’a introduit le cursus de bachelor en médecine humaine qu’en 2017 et a pu le concevoir sans tenir compte des traditions, comme l’explique le chef de projet Jörg Goldhahn ; pour le master, les étudiants vont dans d’autres universités, en premier lieu Zurich ou Lugano. […] « Normalement, les étudiants apprennent la chimie, la physique et la biologie sans savoir pourquoi. Nous avons inversé la situation », explique Wolfrum. « Nous partons du patient malade ou blessé et expliquons les processus qui se déroulent dans son corps ».»
23 Sep 2022
A partir de 2023, les diplômé-es de bachelor en médecine humaine de l’Università della Svizzera italiana (USI) pourront faire leur master à l’Université de Berne.
«L’accord entre l’Université de Berne et l’USI est une étape importante pour le master en médecine humaine de l’USI et confirme l’excellent climat de collaboration entre les deux universités», déclare Giovanni Pedrazzini, doyen de la Faculté de biomédecine du Tessin.
Sur la base des accords existants avec l’Université de Bâle et l’Université de Berne, l’USI propose désormais 30 places d’études de bachelor par an, ainsi qu’actuellement environ 180 places d’études en master de médecine humaine.
23 Sep 2022
«À Bad Zurzach, la Swiss TCM Uni propose un diplôme universitaire en médecine traditionnelle chinoise (MTC). Le premier semestre débute la semaine prochaine dans cette université accréditée par la Confédération.»
7 Sep 2022
«Le financement de la formation postgraduée des médecins en Suisse est exclu, depuis 2012, des coûts à charge de l’assurance obligatoire des soins. Il doit être assuré par les prestations d’intérêt général qui sont payées par les cantons. Pour éviter que les hôpitaux ne soient tentés de faire des économies, la conférence des directeurs cantonaux de la santé a mis en place une solution intercantonale pour le financement de ces formations. Cette convention prévoit une contribution minimale de formation versée par le canton où se trouve l’hôpital, soit 15’000 francs par médecin en formation postgrade et par an. Mais elle souhaite aussi équilibrer les charges financières entre les cantons en fonction de leur population. […] En adhérant à cette convention, Neuchâtel devra contribuer à la hauteur de près de 500’000 francs par an.»
15 Août 2022
Pour lutter contre la pénurie de médecins, la Société de médecine de Bâle propose de remplacer le numerus clausus par un «stage social» de six mois, par exemple en soins hospitaliers, en soins aux personnes âgées ou dans d’autres institutions médicales. Cette proposition, avancée par Felix Eymann, vise à éliminer le «goulot d’étranglement» dans les soins de base.
11 Juil 2022
La journaliste Lorène Mesot écrit: «Peut-être indélicate, assurément drastique et perfectible, la réintroduction de la clause du besoin au bout du lac n’en reste pas moins nécessaire. Outre le porte-monnaie des Genevois et la maîtrise d’une offre qui finirait par nuire à la qualité du soin, il y a la question fondamentale de comment, pour qui et pourquoi, notre société produit ses médecins.»
5 Juil 2022
La députée du Grand Conseil, Janine Vannaz (Le Centre) a déposée une motion auprès du gouvernement pour la création d’au moins 72 places d’études supplémentaires en médecine humaine à l’Université de Zurich (UZH). Le Grand Conseil a soutenu cette demande à une large majorité. La motion critique que la Suisse ne forme pas assez de médecins, mais se contente de les faire venir de l’étranger et par là d’économiser les coûts de formation.
Selon les calculs de la directrice de l’éducation, Silvia Steiner (le Centre), 72 places d’études supplémentaires en médecine coûteraient 15 millions de francs bruts par an ; après déduction des contributions supplémentaires de la Confédération et des cantons, les coûts supplémentaires s’élèveraient à 9,5 millions de francs. A cela s’ajouteraient les coûts des chaires supplémentaires qui seraient nécessaires pour une telle extension de l’offre. De plus, les locaux de Zurich ne suffiraient pas, ce qui mettrait en péril la qualité de la formation, qui, en médecine, se déroule souvent en petits groupes.
24 Juin 2022
«Les députés fribourgeois ont voté un postulat demandant au Conseil d’Etat d’analyser un éventuel biais du test d’admission pour les études de médecine à l’Université de Fribourg. Celui-ci pourrait pénaliser les candidats francophones par rapport aux germanophones.»
4 Avr 2022
Les étudiants ukrainiens en médecine au bénéfice d’un permis S ne peuvent pas continuer leurs études en Suisse pour l’instant, a appris la RTS. Le nombre de places de formation, prédéfini au niveau fédéral, laisse très peu de souplesse aux facultés.
7 Mar 2022
Le cursus en médecine de l’Université de Fribourg, et notamment le nouveau programme de master, vient d’être accrédité sans condition par le Conseil suisse d’accréditation.