«La lutte contre le coronavirus entraîne un changement radical dans la science. Les chercheurs partagent leurs données, travaillent plus rapidement que jamais et s’adressent au public par le biais des médias sociaux.»
23 Mar 2020
23 Mar 2020
«La lutte contre le coronavirus entraîne un changement radical dans la science. Les chercheurs partagent leurs données, travaillent plus rapidement que jamais et s’adressent au public par le biais des médias sociaux.»
27 Fév 2020
Le groupe Cesaer des universités européennes de science et de technologie a ajouté sa voix à celles qui demandent à la Commission européenne de proposer une nouvelle législation européenne qui donnerait aux chercheurs le droit légal de partager ouvertement et sans délai les résultats de la recherche financée par des fonds publics. Cette demande fait écho à un appel lancé plus tôt en février par trois associations de chercheur-e-s : le«European Council of Doctoral Candidates and Junior Researchers», la «Marie Curie Alumni Association» et la «Young Academy of Europe».
28 Jan 2020
Les principaux réseaux mondiaux d’universités à forte intensité de recherche se sont rencontré dans le cadre du Research Data Rights Summit. Ce fut l’occasion de signer la « Déclaration de la Sorbonne » sur les droits des données de recherche. Ce texte affirme fortement la volonté des universités de partager leurs données tout en appelant fermement les gouvernements à adopter un cadre juridique clair pour réglementer ce partage et à fournir les moyens de le mettre en place.
28 Jan 2020
La League of European Research Universities (LERU) a publié le 24 janvier 2020 un document qui propose des mesures pour promouvoir l’intégrité de la recherche. Par ailleurs, elle préconise la publication obligatoire de données sur des recherches non-concluantes et une récompense de leurs auteur·ices, ainsi que la publication en libre accès. De plus, les universités devraient être transparentes à propos de leurs politiques institutionnelles en nommant par exemple une personne de contact en cas de soupçon de fraude.
15 Jan 2020
PLOS, Hindawi, SpringerNature, Annual Reviews, Brill, The Company of Biologists, EMBO Press et European Respiratory Society fourniront à leurs abonnée·e·s une vue sur leurs coûts d’édition jusqu’au mois de mars [2020]. Ce projet pilote s’inscrit dans le contexte du développement du «Plan S», une initiative européenne qui vise à publier les résultats de la recherche financée par des financement publics en accès libre (open access). Le projet suit un rapport indépendant publié mardi et commandé par les initiateur·ice·s du Plan S, regroupé·e·s dans la «cOAlition».
21 Nov 2019
Depuis une année, une équipe représentant recteurs-trices, chercheur-e-s, bibliothèques et membres du consortium «Read & Publish» négocient avec les grandes maisons d’édition scientifique Elsevier, Springer et Wiley sur l’Open Access (OA). Le 16 octobre, les universités suisses ont reçu une lettre de la part de Michael Hengartner, Président de swissuniversities, qui annonçait qu’il fallait se préparer au cas où les contrats ne devaient pas être renouvelés. Ils se montent actuellement à 22,4 millons d’Euros par année.
L’auteur de l’article, Christian Gutknecht, regrette la lenteur du processus de négociations. En 2018, les négociations avec Springer Nature ont pris un retard et swissuniversities a accepté une solution «intermédiaire», qui a coûté 5,2 millions d’euros de plus. En outre, cet été le Conseil des États a refusé d’intégrer la publication secondaire dans la révision du droit d’auteur. «Cette décision du Parlement peut certainement être considérée comme une reconnaissance du fait qu’au cours des dernières années, on n’a cessé de minimiser sa propre passivité dans le dossier OA vis-à-vis du public et des politiciens. […] swissuniversities peut désormais se libérer de leur léthargie auto-infligée en prenant clairement position contre les éditeurs à la fin de cette année et en défendant avec constance OA.» L’auteur rappelle que historiquement, les grands éditeurs, et Elsevier en particulier, n’ont pas répondu aux principales demandes ou suggestions du consortium et qu’un sondage à l’EPFZ suggère qu’il y a une volonté des chercheur-e-s de boycotter les grands éditeurs.
15 Nov 2019
Sylvie Vullioud, spécialiste de l’Open Science, écrit des défis que l’encontre l’Open Access en Suisse et à l’international. Elle décrit des cas de conflits d’intérêt, d’optimisation fiscale et du problème de l’immobilisme et mentionne également le fait que le fonds de placements « éthique » ETHOS, que certaines caisses de pension d’institutions publiques utilisent (dont le FNS), contient des participations des grandes maisons d’édition scientifique.
25 Oct 2019
Selon un sondage de l’Association européenne des universités (EUA) dans 32 pays européens, un tiers des établissements rejettent la science ouverte dans les évaluations des chercheurs. Ces universités européennes considéraient que les articles publiés par un chercheur et leur capacité à obtenir un financement extérieur sont les plus importants pour évaluer leur carrière. Les contributions à la science ouverte et au libre accès ont été considérées comme les aspects les moins importants des travaux universitaires pour l’évaluation des chercheurs parmi une liste d’aspects présentés aux répondants.
15 Oct 2019
«BioRxiv, spécialisé dans publications en sciences de la vie, a lancé une expérimentation inédite: des services de peer review seront proposés pour évaluer publiquement la qualité des articles proposés, si les auteurs en font la demande. […] Pour les chercheurs, l’enjeu est d’accélérer le processus de publication dans une revue, qui prend souvent des mois, entre les demandes successives dans un autre journal en cas de refus, puis les allers retours du manuscrit une fois qu’il a été accepté… Il s’agit aussi, à travers cette expérience, d’améliorer la transparence de la recherche, et de tendre vers une science plus ouverte.»
11 Sep 2019
Dans un message de départ, Carlos Moedas, Commissaire européen pour la recherche demande que son successeur Mariya Gabriel puisse avoir plus d’influence dans les négociations avec les éditeurs scientifiques. Par ailleurs, il salue l’initiative Plan S pour le libre accès mais regrette que les éditeurs aient actuellement le pouvoir de le retarder.
2 Sep 2019
700 universités allemandes ont signé un accord avec la maison d’édition Springer Nature sur le libre accès. Des critiques se lèvent, entre autres, sur la lourdeur administrative de la solution et le fait que cet accord ne peut pas servir de modèle dans d’autres pays.
12 Août 2019
Des scientifiques parmi les plus éminent·e·s de l’Université de Californie (UC) ont décidé de démissionner des comités de rédaction de Cell Press. Cette action vise à protester contre l’impasse persistante entre son propriétaire Elsevier et l’UC au sujet des coûts d’abonnement ainsi que la question du libre accès des articles.
Cependant, selon Matthew Welch, Biologiste à l’UC Berkley, «Cela n’affectera pas de manière tangible le fonctionnement quotidien des revues (…) Mais cela envoie un message aux revues que nous n’avons pas à participer à ce processus si l’université n’est pas en mesure de négocier de bonne foi avec elles. Nous avons beaucoup d’autres choix en ce qui concerne l’endroit où nous déployons nos efforts et soumettons nos articles.»
8 Août 2019
Face à la montée de l’«open-access» devenant une solution prisée, le géant néerlandais Elsevier vient de signer un contrat avec Grupo Editorial Nacional (GEN) basé à Sao Paulo (Brésil).
Il s’agit d’un·e des principaux·ales édtieur·trice·s de «Science, Technologie et Santé» du pays, qui a également co-fondé «Minha Biblioteca» une plateforme permettant de louer des livres numériques pour les institutions d’enseignement.
Ainsi, tous les titres en portugais inscrits dans les secteurs juridiques, sciences humaines, gestion et commerce seront intégrés dans le catalogue de GEN. Cela correspond à plus de 1000 titres qui réunissent des auteur·e·s brésilien·ne·s ainsi que des figures intellectuelles étrangères.
31 Juil 2019
Deux ans après l’ouverture de ses portes, le Centre Commun de Recherche (CCR) a décidé d’étendre son initiative de libre accès aux laboratoires de recherche sur l’énergie et les transports de Petten au Pays-Bas et aux installations de recherche nucléaire de Karlsruhe en Allemagne. De cette manière, l’institution invite les chercheurs des États membres et des pays associés au programme de recherche Horizon 2020 à présenter leur candidature pour mener des expériences dans ces installations avant le 30 septembre.
En outre, l’ouverture récente des installations fait suite à deux premières années qui se sont avérées fructueuses en partage de l’infrastructure de recherche du CCR, avec 12 projets achevés et plus de 30 en cours. Aucun profit n’est tiré par le CCR de cette ouverture.
17 Juil 2019
C’est 12 ans après la Bibliothèque Cantonale Universitaire (BCU) vaudoise, que celle de l’Université de Berne (UNIBE) a également décidé d’opter pour un partenariat avec Google Books. Dès 2020, le géant du web numérisera plus de cent mille livres – publiés entre 1700 et 1900 – de sa collection, lesquels seront en libre accès.
Grâce à ce partenariat où Google prend en charge les coûts de numérisation et de transport des livres, l’UNIBE se voit épargner d’un processus difficile à financer pour elle.
Selon Christian Lüthi, Vice-directeur de la Bibliothèque de l’Université de Berne, «Maintenant, 15 ans plus tard, on voit que les bibliothèques existent toujours. Les services qu’elles offrent sont très bien utilisés par les clients et leur rôle n’a pas vraiment changé.»
2 Juil 2019
Le 1er juillet 2019, lors de la 11ème Conférence mondiale des journalistes scientifiques à Lausanne, les partisant·e·s et adversaires d’un changement radical du système de publication ont défendu leurs positions.
Pour Matthias Effer, Président du FNS, les laboratoires et les chercheur·euse·s sont financé·e·s par les institutions publiques ainsi que les contribuables, ce pourquoi «ils ne devraient pas devoir payer une 2e fois pour que leurs travaux soient publiés dans les journaux scientifiques, et payer une 3e fois pour avoir accès à ces revues.»
À contrario, la fondatrice de l’éditeur suisse Frontiers, Kamila Markram, promeut son modèle d’affaire qui prévoit un prix payé par les auteur·e·s plus bas pour ensuite un article dont l’accès est gratuit et immédiat.
Quant à Daniel Ropers, PDG de Springer Nature, l’open-access est la solution du futur. Selon lui, «les paywalls sont anachroniques.»
Finalement, Jean-Claude Burgelman, Représentant de la Commission européenne, est d’avis que le Plan S va assurément s’imposer et «que la recherche financée par des fonds publics devra être publiée en libre accès dès janvier 2021 : C’est la logique du monde, et ce sera bon pour les affaires.»
3 Juin 2019
Les auteur·e·s du Plan S ont déclaré nécessaire de prolonger la date butoir de janvier 2020 à 2021.
D’après le règlement publié le 31 mai 2019, les chercheur·euse·s soutenu·e·s par les organismes de financement participants ont l’obligation de rendre l’accès à la publication libre à partir de cette date. Ainsi, trois voies possibles leur restent pour se conformer à la loi : Les chercheur·euse·s peuvent publier leurs travaux directement par le biais d’une revue ou plateforme en libre accès, soit simultanément via un abonnement et d’un dépôt en libre accès. Mais aussi, à l’aide des «accords transformateurs» en vertu desquels les institutions s’engagent à passer du modèle de l’abonnement à celui du libre accès, comme c’est le cas pour l’éditeur Spring Nature.
Selon David Sweeney, Président exécutif de Research England et Co-président du groupe de travail sur la mise en œuvre du Plan S, «Les principes clés [du Plan S] restent les mêmes ; nous voulons un passage rapide au libre accès et une compensation entière des coûts – afin que vous ne payiez pas deux fois pour le même produit.»
23 Mai 2019
Le géant néerlandais mondial de l’édition Elsevier lance une nouvelle revue en libre accès. Celle-ci couvre tous les domaines de la physique et les domaines interdisciplinaires en lien.
Les auteur·e·s bénéficieront d’un système établi d’évaluation par les pairs ainsi que de conseils éditoriaux de plus de 30 revues partenaires dont la publication repose sur le modèle traditionnel de l’abonnement. De cette manière, les auteur·e·s auront accès à un nouveau modèle éditorial comprenant des éditeur·trice·s expérimenté·e·s, garantissant une publication rapide de leurs articles ainsi qu’une bonne visibilité grâce au libre accès de qualité.
D’après Stephen McKeever, Professeur de physique nucléaire à l’Oklahoma State University, «Je crois que Physics Open de Elsevier est une excellente réponse aux pressions de la publication en libre accès […] Les rédacteurs de la revue sont issus de tous les domaines de la physique. Ils sont respectés dans leurs domaines respectifs et représentent les intérêts de leurs communautés scientifiques en publiant des articles de qualité et évalués par des pairs dans une revue respectée.»
20 Mai 2019
Le Plan S, qui soutient l’accès gratuit de la littérature scientifique en ligne, vise à remettre en question les revues soumettant l’accès de celle-ci à un abonnement. Mais certain·e·s éditeur·trice·s sont à la recherche d’un juste milieux afin de respecter d’une part, les objectifs du Plan S, et de l’autre, maintenir les revenus provenant des abonnements.
À ce jour, les bailleur·euse·s de fond du Plan S insistent pour que les scientifiques au bénéfice d’un financement publient sans délai de paiement ou d’attente. Cependant, les éditeur·trice·s craignent de ne pas recevoir assez d’argent – lequel est issu des droits d’auteur – afin de pouvoir subsister financièrement.
Pour cela, une alternative est envisagée par d’autres, il s’agit du «libre-accès vert». Selon John Sack, Directeur et Fondateur du HighWire en Californie, «Avec ce modèle, les auteurs financés par le Plan S, peuvent déposer des documents en libre accès dans des dépôts publics sans délai d’attente. La revue continuerait de percevoir des droits d’abonnement, et le mécanisme pourrait profiter à certains auteurs, qui n’ont pas les fonds nécessaires pour payer le libre accès.»
13 Mai 2019
Avant la publication des lignes directrices du Plan S, Springer Nature, une grande maison d’édition, vient de proposer un nouveau modèle afin d’accélérer et de favoriser le passage à la publication en libre accès.
Ainsi, au terme d’une période de transition, tous les documents des éditeur·trice·s qui étaient auparavant au format hybride ou accessible via des abonnements, seraient disponibles en libre accès.
D’après Steven Inchcoombe, Chef de publication chez Springer Nature, «Cela signifierait probablement que les chercheurs seraient autorisés à placer leurs articles dans des dépôts en libre accès, le contenu éditorial de la revue continuant à être vendu par abonnement. La transition serait gérée par le biais d’accords de «lecture et de publication» avec des consortiums universitaires, similaires à l’accord de Springer Nature avec le Royaume-Uni qui a été prolongé le mois dernier. […] Nous ne prétendons pas qu’il s’agit d’une sorte de solution miracle, mais nous croyons que les accords transformateurs sont beaucoup plus efficaces pour l’avenir.»