Le gouvernement français demande le libre accès (selon les principes FAIR) des publications et données scientifiques issues de la recherche française sur le Covid-19.
31 Mar 2020
31 Mar 2020
Le gouvernement français demande le libre accès (selon les principes FAIR) des publications et données scientifiques issues de la recherche française sur le Covid-19.
25 Mar 2020
Le Fond national suisse, swissuniversities et le Consortium des bibliothèques universitaires suisses ont lancé hier un appel aux éditeurs scientifiques. Cet appel demande «l’ouverture globale des publications, trop souvent soumises à des abonnements payants» et rejoint ainsi l’appel de l’International Coalition of Library Consortia (ICOLC).
23 Mar 2020
«La lutte contre le coronavirus entraîne un changement radical dans la science. Les chercheurs partagent leurs données, travaillent plus rapidement que jamais et s’adressent au public par le biais des médias sociaux.»
27 Fév 2020
Le groupe Cesaer des universités européennes de science et de technologie a ajouté sa voix à celles qui demandent à la Commission européenne de proposer une nouvelle législation européenne qui donnerait aux chercheurs le droit légal de partager ouvertement et sans délai les résultats de la recherche financée par des fonds publics. Cette demande fait écho à un appel lancé plus tôt en février par trois associations de chercheur-e-s : le«European Council of Doctoral Candidates and Junior Researchers», la «Marie Curie Alumni Association» et la «Young Academy of Europe».
19 Fév 2020
«Toute personne qui reçoit un financement du FNS doit mettre ses données de recherche à la disposition du public, à moins que des raisons légales ou éthiques ne s’y opposent. Un rapport présente comment les scientifiques se sont acquittés de ces exigences. […] « Il est très satisfaisant de constater qu’une grande partie des plans de gestion des données sont déjà de bonne qualité, peu après l’entrée en vigueur de la nouvelle politique », déclare Lionel Perini, membre du groupe de travail « Open Research Data ».»
28 Jan 2020
Les principaux réseaux mondiaux d’universités à forte intensité de recherche se sont rencontré dans le cadre du Research Data Rights Summit. Ce fut l’occasion de signer la « Déclaration de la Sorbonne » sur les droits des données de recherche. Ce texte affirme fortement la volonté des universités de partager leurs données tout en appelant fermement les gouvernements à adopter un cadre juridique clair pour réglementer ce partage et à fournir les moyens de le mettre en place.
15 Jan 2020
PLOS, Hindawi, SpringerNature, Annual Reviews, Brill, The Company of Biologists, EMBO Press et European Respiratory Society fourniront à leurs abonnée·e·s une vue sur leurs coûts d’édition jusqu’au mois de mars [2020]. Ce projet pilote s’inscrit dans le contexte du développement du «Plan S», une initiative européenne qui vise à publier les résultats de la recherche financée par des financement publics en accès libre (open access). Le projet suit un rapport indépendant publié mardi et commandé par les initiateur·ice·s du Plan S, regroupé·e·s dans la «cOAlition».
21 Nov 2019
Depuis une année, une équipe représentant recteurs-trices, chercheur-e-s, bibliothèques et membres du consortium «Read & Publish» négocient avec les grandes maisons d’édition scientifique Elsevier, Springer et Wiley sur l’Open Access (OA). Le 16 octobre, les universités suisses ont reçu une lettre de la part de Michael Hengartner, Président de swissuniversities, qui annonçait qu’il fallait se préparer au cas où les contrats ne devaient pas être renouvelés. Ils se montent actuellement à 22,4 millons d’Euros par année.
L’auteur de l’article, Christian Gutknecht, regrette la lenteur du processus de négociations. En 2018, les négociations avec Springer Nature ont pris un retard et swissuniversities a accepté une solution «intermédiaire», qui a coûté 5,2 millions d’euros de plus. En outre, cet été le Conseil des États a refusé d’intégrer la publication secondaire dans la révision du droit d’auteur. «Cette décision du Parlement peut certainement être considérée comme une reconnaissance du fait qu’au cours des dernières années, on n’a cessé de minimiser sa propre passivité dans le dossier OA vis-à-vis du public et des politiciens. […] swissuniversities peut désormais se libérer de leur léthargie auto-infligée en prenant clairement position contre les éditeurs à la fin de cette année et en défendant avec constance OA.» L’auteur rappelle que historiquement, les grands éditeurs, et Elsevier en particulier, n’ont pas répondu aux principales demandes ou suggestions du consortium et qu’un sondage à l’EPFZ suggère qu’il y a une volonté des chercheur-e-s de boycotter les grands éditeurs.
19 Nov 2019
Les universités néerlandaises, d’autres instituts de recherche et centres médicaux universitaires ainsi que les bailleurs de fonds publics pour la recherche se distancient du facteur d’impact. Ils ont revu leur système collectif de reconnaissance et de récompenses et ont publié un exposé de position.
Tout d’abord, les parties reconnaissent que l’accent est mis unilatéralement sur les résultats de la recherche universitaire, ce qui entraîne une sous-évaluation des nombreux autres domaines dans lesquels les universitaires sont actifs. De plus, l’évaluation de la recherche se limite principalement aux mesures qui sont facilement quantifiables, confondant les chiffres avec la qualité universitaire et d’autres vertus.
Les institutions ont convenu de signer DORA pour la fin de l’année 2019. L’adaptation de la culture de la reconnaissance et de la récompense modifiera également les conventions collectives de travail et les profils fonctionnels des universités.
15 Nov 2019
Sylvie Vullioud, spécialiste de l’Open Science, écrit des défis que l’encontre l’Open Access en Suisse et à l’international. Elle décrit des cas de conflits d’intérêt, d’optimisation fiscale et du problème de l’immobilisme et mentionne également le fait que le fonds de placements « éthique » ETHOS, que certaines caisses de pension d’institutions publiques utilisent (dont le FNS), contient des participations des grandes maisons d’édition scientifique.
25 Oct 2019
Selon un sondage de l’Association européenne des universités (EUA) dans 32 pays européens, un tiers des établissements rejettent la science ouverte dans les évaluations des chercheurs. Ces universités européennes considéraient que les articles publiés par un chercheur et leur capacité à obtenir un financement extérieur sont les plus importants pour évaluer leur carrière. Les contributions à la science ouverte et au libre accès ont été considérées comme les aspects les moins importants des travaux universitaires pour l’évaluation des chercheurs parmi une liste d’aspects présentés aux répondants.
15 Oct 2019
«BioRxiv, spécialisé dans publications en sciences de la vie, a lancé une expérimentation inédite: des services de peer review seront proposés pour évaluer publiquement la qualité des articles proposés, si les auteurs en font la demande. […] Pour les chercheurs, l’enjeu est d’accélérer le processus de publication dans une revue, qui prend souvent des mois, entre les demandes successives dans un autre journal en cas de refus, puis les allers retours du manuscrit une fois qu’il a été accepté… Il s’agit aussi, à travers cette expérience, d’améliorer la transparence de la recherche, et de tendre vers une science plus ouverte.»
11 Sep 2019
Dans un message de départ, Carlos Moedas, Commissaire européen pour la recherche demande que son successeur Mariya Gabriel puisse avoir plus d’influence dans les négociations avec les éditeurs scientifiques. Par ailleurs, il salue l’initiative Plan S pour le libre accès mais regrette que les éditeurs aient actuellement le pouvoir de le retarder.
2 Sep 2019
700 universités allemandes ont signé un accord avec la maison d’édition Springer Nature sur le libre accès. Des critiques se lèvent, entre autres, sur la lourdeur administrative de la solution et le fait que cet accord ne peut pas servir de modèle dans d’autres pays.
12 Août 2019
Des scientifiques parmi les plus éminent·e·s de l’Université de Californie (UC) ont décidé de démissionner des comités de rédaction de Cell Press. Cette action vise à protester contre l’impasse persistante entre son propriétaire Elsevier et l’UC au sujet des coûts d’abonnement ainsi que la question du libre accès des articles.
Cependant, selon Matthew Welch, Biologiste à l’UC Berkley, «Cela n’affectera pas de manière tangible le fonctionnement quotidien des revues (…) Mais cela envoie un message aux revues que nous n’avons pas à participer à ce processus si l’université n’est pas en mesure de négocier de bonne foi avec elles. Nous avons beaucoup d’autres choix en ce qui concerne l’endroit où nous déployons nos efforts et soumettons nos articles.»
30 Juil 2019
Swiss academics of arts and sciences vient de publier un nouveau rapport (Vol.14, No.2, 2019) au sujet de l’«Open science» en Suisse. Celui-ci met en lumière les défis et opportunités de cette nouvelle approche qui vise à briser les obstacles au partage – de tout type de résultats, de ressources, de méthodes ou d’outils – à tout stade des recherches.
Soulignant également l’importance du développement en Europe de l’«Open science» et de l’«Open data» pour la Suisse, ce rapport présente les enjeux des débats Europe-Suisse, en soulignant les défis et opportunités à relever.
16 Juil 2019
D’après le nouveau rapport de Science Business, il serait possible pour l’Union européenne (UE) ainsi que l’European Open Science Cloud (EOSC) d’apporter leur aide dans l’exploitation de l’«open science» (science ouverte).
L’une des principales conclusions tend à mettre en évidence que l’«open science» offre de grands avantages, tant pour les chercheur·euse·s que pour la société entière où le partage des données, des outils et des infrastructures scientifiques restent à ce jour inégal.
Par conséquent, le rapport appelle à redoubler d’efforts dans le but d’éliminer les diverses barrières qui s’érigent contre l’ouverture totale de la science. Par exemple, l’EOSC pourrait mettre à disposition une plate-forme légale et digne de confiance, offrant la possibilité aux chercheur·euse·s de concrétiser leurs activités scientifiques, en les rendant systématiquement accessibles à tous les niveaux de la société.
13 Mai 2019
Avant la publication des lignes directrices du Plan S, Springer Nature, une grande maison d’édition, vient de proposer un nouveau modèle afin d’accélérer et de favoriser le passage à la publication en libre accès.
Ainsi, au terme d’une période de transition, tous les documents des éditeur·trice·s qui étaient auparavant au format hybride ou accessible via des abonnements, seraient disponibles en libre accès.
D’après Steven Inchcoombe, Chef de publication chez Springer Nature, «Cela signifierait probablement que les chercheurs seraient autorisés à placer leurs articles dans des dépôts en libre accès, le contenu éditorial de la revue continuant à être vendu par abonnement. La transition serait gérée par le biais d’accords de «lecture et de publication» avec des consortiums universitaires, similaires à l’accord de Springer Nature avec le Royaume-Uni qui a été prolongé le mois dernier. […] Nous ne prétendons pas qu’il s’agit d’une sorte de solution miracle, mais nous croyons que les accords transformateurs sont beaucoup plus efficaces pour l’avenir.»
25 Avr 2019
Le géant néerlandais Elsevier vient de conclure son premier accord de «lecture et publication» avec un consortium national d’universités et d’institutions de recherche en Norvège. De cette manière, plutôt que de payer séparément pour accéder au contenu des articles bloqués par des murs de paiement, et de rendre certains d’entre eux immédiatement accessible au public, le consortium norvégien à signé un accord qui regroupe les deux coûts en un seul.
Ce nouveau type d’accord est d’une importance considérable sachant qu’un nombre croissant de bibliothécaires et de négociateur·trice·s pensent que ce modèle va réduire les coûts d’abonnement, tout en augmentant les publications accessibles. Sans oublier que pour certain·e·s, ce modèle viendrait même à éliminer complètement l’existence des murs de paiements.
À ce jour, la question moins claire reste de savoir si l’arrangement trouvé entre la Norvège et Elsevier serait, oui ou non, un bon modèle pour les autres universités.
23 Avr 2019
Contrairement à d’autres consortiums, tels qu’en Allemagne, Suède, Norvège ou encore le système de l’Université de Californie, celui de Couperin – lequel représente 240 établissements d’enseignement supérieur et de recherche en France – a renouvelé son contrat d’abonnement avec le géant de l’édition Elsevier.
Selon The Sound of Science, un blog français sur la politique scientifique, le consortium français aurait en contre partie négocié un rabais de 13,3 % sur les quatre prochaines années.