4 Août 2025
Thème: politique – France
6 Mai 2025
«Paris et l’UE veulent attirer les chercheurs fuyant Trump»
«Face au « diktat » de l’administration Trump en matière de recherche, Ursula von der Leyen et Emmanuel Macron ont annoncé lundi des enveloppes de plusieurs centaines de millions d’euros pour attirer en Europe et en France les scientifiques étrangers, particulièrement menacés aux États-Unis.» L’objectif du programme «Choose Europe for Science» est de réaffirmer la recherche comme un enjeu de développement économique et de positionner la France et l’Europe comme des espaces de stabilité et de liberté académique. La Commission européenne va proposer une nouvelle enveloppe de 500 millions d’euros pour la période 2025-2027.
Dans une interview avec la RTS, Luciana Vaccaro, présidente de swissuniversities et rectrice de la Haute École spécialisée de Suisse occidentale, juge que cette enveloppe budgétaire est également un moyen de garder «nos» chercheurs, puisqu’il y a une «fuite de cerveaux» en Suisse et à l’Union européenne.
10 Mar 2025
France: Les universités préparent l’arrivée de chercheurs américains
««De nombreux chercheurs reconnus s’interrogent déjà sur leur avenir aux États-Unis», écrit Philippe Baptiste, ministre français chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un courrier adressé à l’Agence nationale de la recherche, aux organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm, etc.) et aux universités. Le ministre demande à ces organismes de lui faire parvenir leurs «réflexions, alertes, analyses et propositions concrètes en la matière, tant sur les technologies et champs scientifiques prioritaires que sur les dispositifs eux-mêmes à mobiliser ou à mettre en place».»
10 Mar 2025
«Mobilisation mondiale des scientifiques face aux attaques américaines contre la recherche»
24 Fév 2025
Le canton de Fribourg va continuer de coopérer avec la région française Grand Est
Ce sont avant tout des échanges économiques ou culturels qui ont motivé les deux régions bilingues à prolonger leur entente de cinq ans, explique un communiqué du Conseil d’Etat. Les universités et hautes écoles des deux régions sont également partenaires. La HEIA-FR entretient une collaboration régulière avec le Pôle Bioeconomy for Change et le Pôle Véhicule du futur, tandis que l’Université de Fribourg travaille main dans la main avec plusieurs universités (Strasbourg, Mulhouse, Metz) dans les domaines de l’économie, des langues et de la théologie.
«Le renouvellement de cet accord de collaboration témoigne de l’importance de pouvoir compter sur une région alliée au sein de l’Europe», souligne le Conseil d’Etat dans un communiqué.
13 Fév 2025
France Universités propose d’inscrire la vie étudiante dans les missions des universités
France Universités revendique l’inscription de la mission vie étudiante et de campus dans les missions dévolues aux Établissements publics à caractère scientifique, culturel et professionnel (EPSCP) et demande qu’une réflexion soit ouverte avec le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche et l’ensemble des parties prenantes pour échanger autour de cinq propositions définies.
25 Nov 2024
«La justice ordonne à Sciences Po Paris de maintenir une conférence de la Franco-Palestinienne Rima Hassan»
Une conférence organisée par l’association Students for justice (SJP) et intitulée «Perspectives humanitaires, juridiques et géopolitiques sur un embargo sur les armes à Israël» a été interdite par la direction de Sciences Po Paris, sous motif d’un risque d’atteinte à l’ordre public.
Vendredi, le tribunal administratif de Paris a ordonné à Sciences Po Paris de laisser se tenir la conférence de la Franco-Palestinienne Rima Hassan. Dans son ordonnance, le juge des référés a affirmé «qu’en interdisant la conférence projetée, le directeur de l’IEP de Paris a porté une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’expression et de réunion garantie aux usagers du service public de l’enseignement supérieur».
Alors que Sciences Po Paris a annoncé faire «appel de cette décision», d’autres établissements ont également interdit la tenue de conférence par la juriste, comme l’université de Lille, Paris-Dauphine (une annulation finalement interdite) et Strasbourg. Le ministre de l’Enseignement supérieur Patrick Hetzel a apporté son soutien à la direction de l’IEP : «je continuerai de soutenir les présidents d’université dans une de leurs missions essentielles: garantir l’ordre et la sérénité au sein de leurs établissements».
22 Oct 2024
Grenoble: «L’université n’a plus les moyens de fonctionner»
Le reportage du Monde parle de la situation précaire de l’Université de Grenoble, où plus de la moitié des enseignant-es sont désormais des vacataires, donc des doctorant-es ou des personnes en attente de poste «qui abattent ces heures en masse». «Cette situation, loin de ne concerner que le cas grenoblois, est en fait devenue banale dans l’enseignement supérieur public français. […] Alors qu’en parallèle est encouragée l’utilisation de cours enregistrés en vidéos, non réactualisés d’une année sur l’autre, un ingénieur pédagogique de l’université résume cette crainte collective : «Va-t-on vers une université sans profs devant les étudiants?»
10 Oct 2024
France: «Les partenariats universitaires avec Israël suscitent l’embarras»
Malgré les appels au boycott lancés par des étudiant-es après la riposte du 7 octobre, les universités [françaises] poursuivent la plupart des collaborations.
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- collaboration entre hautes écoles
- conflit israélo-palestinien
26 Juin 2024
«Nous, scientifiques, appelons à la mobilisation contre la montée de l’extrême droite»
«Pour protéger la liberté et l’objectivité scientifiques, un collectif de chercheurs, dont des Prix Nobel, incite à faire barrage au Rassemblement national lors des législatives [en France]».
20 Juin 2024
Elections en France : émoi autour du rappel au devoir de réserve des fonctionnaires
En France, des courriers envoyés par des cabinets de rectorat et des directeurs académiques des services de l’éducation nationale (Dasen) rappelant le devoir de réserve des fonctionnaires en période électorale ont «suscité l’émoi». Ces courriers demandaient aux inspecteurs et chefs d’établissement de «s’abstenir de participer à toute manifestation ou cérémonie publique de nature à présenter un caractère électoral» jusqu’au scrutin. À Rennes et dans le Vaucluse, des erreurs d’envoi ont causé stupeur parmi les enseignant·es. Les syndicats dénoncent un «climat anxiogène» et des «abus de pouvoir». Le ministère de l’éducation précise que «[l]es consignes de «s’abstenir de participer à toute manifestation ou cérémonie publique susceptible de présenter un caractère pré-électoral» concernent «la haute fonction publique».»
30 Avr 2024
Suspension des financements publics à Sciences Po Paris en réaction aux manifestations propalestiniennes
«La présidente du conseil régional d’Ile-de-France, Valérie Pécresse, a annoncé lundi 29 avril, sa décision de «suspendre tous les financements de la région destinés à Sciences Po tant que la sérénité et la sécurité ne seront pas rétablies dans l’école», quelques jours après une mobilisation propalestinienne tendue à Sciences Po Paris, conclue par un accord entre manifestants et direction […]. Le soutien régional à la prestigieuse école comprend 1 million d’euros «prévu pour 2024 dans le cadre du CPER (contrat de plan Etat-région)», a précisé à l’Agence France-Presse (AFP) l’entourage de Madame Pécresse. D’autres «crédits de fonctionnement», destinés notamment à la mobilité internationale, prévus « pour le printemps et la rentrée» sont suspendus, a ajouté la même source.» (lemonde.fr)
Cette décision a été prise après qu’un débat s’était ouvert sur la question du financement public à Sciences Po Paris : «[…] [l]a tête de liste des Républicains aux élections européennes, François-Xavier Bellamy, [avait] jugé que le gouvernement devrait «stopper les financements publics» à [Sciences Po Paris]», alors que Pierre Moscovici le premier Président de la Cour des comptes, qui enseigne dans l’établissement parisien était opposé à cette suspension de fonds. (francetv.info)
Plusieurs ONG européenne, dont Amnesty International, s’inquiètent d’une « répression » des voix pro-palestiniennes en Europe, dans un climat de polarisation extrême des opinions sur la question palestinienne. […] «Les autorités françaises ont mis en place « un dispositif administrativo-judiciaire » visant « les personnes s’exprimant en soutien aux Palestiniens », mais pas celles « soutenant Israël », a observé l’avocat d’origine juive Arié Alimi, membre de la Ligue des droits de l’Homme.» (RTS info)
15 Mar 2024
Parcoursup, «une machine à anxiété»
«FRANCE Comme chaque année, les futurs bacheliers avaient jusqu’à hier pour faire connaître leurs «vœux» de formation pour l’après-bac sur cette plateforme très centralisée et hiérarchisante. Et si elle est critiquée par beaucoup, personne ne veut la changer»
11 Jan 2024
Près de 20% des étudiant-es en France ne mangent pas à leur faim
«Près de 20% des étudiants (19%) ne mangent pas à leur faim, selon une étude menée par la Fédération des associations générales étudiantes (Fage), premier syndicat étudiant en France. […] Cela concerne aussi bien les étudiants boursiers (28% ne mangent pas à leur faim) que les non boursiers (16%, soit un sur six). Car malgré un repas à 3,30 euros dans les restaurants universitaires pour les non boursiers et un tarif d’un euro pour les boursiers et étudiants précaires, ils jugent les tarifs trop élevés.»
11 Déc 2023
Un remaniement en profondeur du système scientifique français
Le président Emmanuel Macron a présenté à Paris un «plan d’un milliard d’euros [qui] prévoit un contrôle accru des instituts nationaux de recherche et la création d’un conseil de haut niveau chargé de conseiller le président sur les questions scientifiques». D’autres mesures ont été présentées et visent à «[améliorer] l’autonomie des universités, en leur permettant de superviser les groupes de recherche universitaires qui comprennent des chercheurs des agences nationales. Il a également promis des mesures visant à faire gagner du temps aux chercheurs, telles que la réduction du nombre d’évaluations de la qualité, la prise de décisions concernant le financement des subventions dans un délai de six mois au lieu d’un an et l’encouragement des collaborations entre les universités et les institutions publiques de recherche «afin d’accroître la fluidité». Les scientifiques se plaignent depuis longtemps du poids de la bureaucratie en France et affirment que les précédentes tentatives de simplification des processus n’ont abouti à rien.»
Bien que ce plan a été accueilli «globalement [positivement]», le chercheur en géophysique à l’université d’Aix-Marseille en France, Pierre Rochette, admet qu’«[il n’a] aucune idée de ce que le nouveau rôle des agences de recherche permettra de faire pour résoudre les énormes problèmes auxquels le CNRS est confronté.»
13 Nov 2023
«Et si Macron rencontrait (aussi) des Suisses qui ne pensent pas comme lui?»
Selon le Blick, il y aura plusieurs mécontent·es lors de la visite du président français Emmanuel Macron en Suisse. «Trois absents de taille démontrent […] que cette visite, côté français, sera vite expédiée, même si Emmanuel Macron garde toujours dans sa botte la possibilité d’une initiative de dernière minute. […] Premiers absents : les milieux économiques et financiers. » Ensuite viennent les Suisses allemand·es, auxquels le président ne rendra pas visite, contrairement à son prédécesseur François Hollande, qui s’était rendu à Zurich en 2015.
Et finalement, «[t]roisième absent de ce programme, bien sûr toujours susceptible de changer: la démocratie directe et le référendum, que le président français ne cesse de défendre chez lui, au point de convoquer les forces politiques le 17 novembre pour en reparler, sitôt son escapade helvétique achevée.»
En ce qui concerne les tensions liées à la venue de M. Macron à l’Université de Lausanne «[…] les deux parties ont accordé leurs violons, a appris watson. Ceux qui protestaient contre la présence du chef de l’Etat français dans les murs de l’Unil, lui reprochant sa politique «antisociale» en France et son «soutien inconditionnel» à Israël dans la guerre en cours à Gaza, ont appris qu’ils pourraient prendre la parole lors de l’échange public qu’il aura avec le président de la Confédération, Alain Berset. A cette occasion, le conseiller communal socialiste lausannois Mountazar Jaffar, assistant en science-politique à l’Unil, l’une des figures de la mobilisation en faveur de la Palestine dans le chef-lieu vaudois, posera une question en lien avec la guerre au Proche-Orient.»
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6 Nov 2023
Deux présidents en visite à l’UNIL
«La visite d’Etat d’Emmanuel Macron en Suisse passera par l’Université de Lausanne. Le président français sera accompagné d’Alain Berset pour deux heures de discussion sur le thème de l’Europe le 16 novembre.» […] Cet «événement surprise» a été annoncé mercredi dans un courriel envoyé aux étudiants par l’alma mater. «Les deux présidents traiteront de leurs points de vue sur l’Europe», indique le communiqué, qui précise qu’un programme détaillé sera transmis prochainement.» (RTS Info)
«Joli coup de l’UNIL» salue le 24 Heures. «À noter toutefois que l’événement est réservé aux membres de l’UNIL et de l’EPFL. Constater que le lien qui permet de s’inscrire en ligne est saturé depuis des heures suffit à mesurer l’engouement des étudiants pour cette rencontre exceptionnelle.»
«[C]ette visite est la concrétisation d’un processus progressif d’amélioration dans la relation bilatérale» explique Marc Ferracci, député des Français de Suisse et du Liechtenstein. «Ça fait suite à une situation de refroidissement, il ne faut pas se voiler la face. […] J’espère que la page est en train de se tourner, et je pense qu’il y a maintenant l’espace politique pour avancer.» (Le Matin Dimanche)
6 Oct 2023
Université marseillaise fermée à cause du trafic de drogue
À partir de ce vendredi, un des bâtiments de l’Université d’Aix-Marseille sera fermé temporairement. Le président de l’université s’adresse aux autorités dans une lettre ouverte : «Après des mois d’inquiétude et d’alerte, le doyen de la faculté d’économie et de gestion du site Colbert à Marseille a pris la décision de fermer l’accès à ce bâtiment aux étudiants et aux personnels, faute de pouvoir assurer leur sécurité.»
«La fermeture du site Colbert doit prendre effet vendredi après les cours pour une durée d’une semaine, dans l’espoir de trouver des solutions. Les cours seront maintenus à distance. […] Quelque 1500 étudiants et étudiantes ainsi qu’une cinquantaine de membres du personnel fréquentent cette antenne de la faculté.»
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26 Sep 2023
La France met un frein à la mobilité des étudiant·es du Niger, Mali et Burkina Faso
«La France a suspendu la mobilité des étudiants avec le Niger, le Mali et le Burkina Faso et a annoncé aux nouveaux étudiants de ces pays qui étaient sur le point de commencer leurs études en France qu’ils ne pourraient finalement pas venir. Le gouvernement français a invoqué des raisons de sécurité pour justifier la suspension de la délivrance de visas aux nouveaux étudiants originaires de ces trois pays», en faisant notamment référence à «un coup d’État au Niger en juillet 2023, deux coups d’État au Burkina Faso en 2022 et deux au Mali depuis 2020. Le dernier coup d’État sur le continent a eu lieu au Gabon en août 2023». (University World News)
Le ministère de l’enseignement supérieur fait savoir que rien ne changera pour les «intellectuels, les chercheurs et les étudiants qui doivent se rendre en France et qui détiennent déjà un visa», néanmoins un étudiant burkinabé et doctorant en géographie raconte avoir reçu un e-mail de la part d’un interlocuteur du ministère de l’Europe et des affaires étrangères lui communiquant que «[l]a France a suspendu son aide au développement à destination du Burkina Faso, du Mali et du Niger. Cette décision concerne également les bourses de mobilité du gouvernement français, dont [il est] bénéficiaire». Et cela malgré le fait qu’il détienne un visa valable jusqu’en février 2024. Une autre étudiante burkinabée, qui devait commencer un master en France, n’a pas pu obtenir son visa puisqu’une interdiction de leurs livraisons a été introduite.
Sylvie Retailleau, ministre de l’enseignement supérieur, annonce que «la situation sera «réévaluée dans les semaines à venir à l’aune de l’évolution sécuritaire dans la région»». (Le Monde)
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6 Sep 2023
«Quand Sciences Po traque les «dissonances cognitives»»
La semaine passée, lors d’une conférence de presse, Mathias Vicherat, Directeur de Sciences Po Paris, a communiqué qu’une des «grandes nouveautés» de l’institution est de ««[traquer] les dissonances cognitives» entre les différents cours» pour aller à l’encontre des attentes des étudiant·es. Et cela concerne en particulier la thématique du climat: «[s]i un enseignant de la chaire Développement durable dit que notre monde doit faire face à des ressources de plus en plus limitées et qu’un autre de la «business school» promeut une croissance débridée, il y a problème, selon le directeur de la «fabrique des élites».»
Le journaliste Paul Ackermann se dit «perplexe» face à l’annonce de Monsieur Vicherat et se demande si cela ne met pas la liberté académique des professeur·es en danger et si une université «doit […] vraiment véhiculer une seule vision du monde». Monsieur Vicherat répond que «[d]ans les enseignements fondamentaux, [ils sont] effectivement à la recherche d’un minimum de cohérence […]. Ça ne veut pas dire [qu’ils vont] diffuser une sorte de Pravda idéologique, mais simplement [qu’ils vont] faire attention, spécialement sur les questions climatiques dont [ils veulent] faire une priorité. [Ils refondent] l’ensemble de [leurs] maquettes pédagogiques pour qu’elles intègrent ces enjeux».
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