«Face aux crises globales qui se dessinent, des étudiants des Ecoles normales supérieures s’engagent pour une recherche «impliquée», davantage connectée à la société.»
11 Mai 2022
11 Mai 2022
«Face aux crises globales qui se dessinent, des étudiants des Ecoles normales supérieures s’engagent pour une recherche «impliquée», davantage connectée à la société.»
11 Mai 2022
Selon la journaliste de Heidi.news, Sarah Sermondadaz, «La rencontre de lundi 2 mai entre experts du climat et de la biodiversité devait être un rendez-vous solennel. Au final, elle a plutôt fait figure de rendez-vous manqué, avec seulement un gros tiers des membres des élus suisses présents. Les élus évoquent un couac de communication du parlement.» Par ailleurs, «L’événement a été émaillé d’un clash entre le conseiller national PLR Philippe Nantermod – qui avait annoncé son absence, expliquant «qu’il n’irait pas à la messe anticapitaliste et pro-décroissance» – et la professeure à l’Unil Julia Steinberger, co-autrice du Giec, présente lundi dernier», qui lui a riposté dans cet article.
Sarah Sermondadaz avance: «En fait ce qui différencie les scientifiques du climat et les politiciens, c’est que les premiers ont désormais l’habitude de composer avec le politique. […] Du côté du politique, on ne peut pas toujours en dire autant.»
9 Mai 2022
«En Suisse, le journalisme scientifique meurt-il en silence? Avec la disparition probable du pure player alémanique Higgs.ch, la question se pose. Il s’agissait du premier média, dans ce pays, à ne produire que des articles sur la science.»
Le fondateur de Higgs, Beat Glogger, s’interroge: «Higgs a été cité comme modèle de journalisme scientifique, mais où est la volonté de nous sauver?» De fait, les Académies ont développé depuis l’été dernier un concept pour créer une structure de soutien au journalisme scientifique.
La journaliste de Heidi.news estime qu’il y a urgence d’agir avant la prochaine crise sanitaire ou climatique, «au risque qu’il n’y ait plus de journaliste scientifique pour la décortiquer.»
3 Mai 2022
«Les scientifiques n’ont pas à décider de nos politiques climatiques!» (Philippe Nantermod, Conseiller national (VS, PLR) dans Blick.ch.) Il a qualifié l’évènement, auquel il était absent, de «messe anticapitaliste et pro-décroissance».
3 Mai 2022
«Six festivals lausannois, un laboratoire du numérique ou encore le Bureau culturel vont se regrouper sur l’ancien site du Mudac.[…] Un laboratoire dédié à la culture numérique est déjà sur les rails. Un projet auquel a souhaité se joindre l’Université de Lausanne. «Nous allons offrir notre expertise en matière de numérique», explique Marie Neumann. La cheffe du Service culture et médiation de l’UNIL rappelle que la recherche implique beaucoup de monde du côté de Dorigny et d’Ecublens. «Entre le dhCenter et le GameLab, qui a fait du jeu vidéo son domaine d’étude, nous avons plus d’une centaine de chercheurs dans ce domaine», explique-t-elle. Des spécialistes qui seront amenés à proposer des questions de recherche, ou à réaliser des projets dans la future maison lausannoise. «Cela les fera sortir de leur institution pour aller à la rencontre du public. C’est exactement notre mission», se réjouit Marie Neumann.
2 Mai 2022
Frédéric Herman, recteur de l’Université de Lausanne, écrit sur la crise climatique: «Il est […] aujourd’hui crucial que les chercheuses et chercheurs s’engagent davantage en ne se contentant pas de publier, mais en participant au débat public pour instaurer un vrai lien de confiance avec le pouvoir décisionnel et rendre possible une telle circulation des faits et des idées. Expliquer le travail de toute une vie n’est cependant pas chose facile. Cela s’apprend. Pour cette raison, les universités doivent impérativement inscrire dans leur plan d’intention la nécessité de rendre accessible la démarche scientifique à travers la médiation scientifique et culturelle, de renforcer les compétences et le savoir-faire de sa communauté en termes de médiation, d’insister sur la formation continue des entreprises et enseignant·e·s en termes d’enjeux climatiques, et de s’engager en faveur d’une recherche ancrée dans son territoire mais ouverte au monde, qui contribue à soutenir et stimuler la transition écologique. […] Nous avons peu de temps pour plafonner nos émissions de gaz à effet de serre. Mais c’est à notre portée, si les universités, et leurs chercheuses et chercheurs, deviennent des interlocutrices incontournables du paysage politique.»
28 Avr 2022
Emma Hodcroft est une épidémiologiste connue spécialisée dans les variations du Coronavirus Covid-19 et cofondatrice de la plateforme open source Nextstrain. Malgré sa contribution importante, la scientifique britanno-américaine craint actuellement pour son emploi et son permis de séjour à cause de contrats à courte durée. En novembre 2020, Hodcroft avait quitté l’Université de Bâle pour celle de Berne – son contrat était alors limité à un an. Selon la scientifique, les recherches autour du coronavirus ne lui ont pas laissé le temps de faire des demandes d’emploi entre-temps.
De plus, elle affirme que certaines personnes lui ont fait savoir qu’elle est considérée comme un choix «risqué» pour une université, vu sa popularité. Près de 80’000 personnes la suivent sur la plateforme Twitter, qu’elle utilise quotidiennement pour partager publiquement ses résultats concernant l’évolution de la pandémie. Pour elle, c’était un choc, «compte tenu du soin et de l’énergie que je consacre à mes présentations en ligne et aux médias ».
14 Avr 2022
De plus en plus de scientifiques insistent sur l’urgence des mesures climatiques et sont prêts à militer à travers des actions directes. La semaine passée, le groupe Scientist Rebellion a tenté de coller des messages clés du rapport du GIEC sur la façade du Palais fédéral. Des actions similaires ont eu lieu dans près de 25 pays.
« Je suis convaincu que la relation traditionnelle entre la science et la politique a échoué et qu’il est de notre devoir, en tant que scientifiques, de tout tenter pour faire passer notre message auprès du public », déclare Julia Steinberger, co-autrice du récent rapport du GIEC. « Cela implique aussi une résistance civile non violente ».
Le porte-parole du groupe et politologue Tadzio Müller perçoit une «fracture» qui traverse la science. D’un côté, la science traditionnelle tente d’élargir le domaine de la connaissance. «Mais de nombreux scientifiques se rendent désormais compte qu’ils écrivent papier après papier et que cela ne change rien. […] Dans cette situation où [les décideurs] ne souhaitent pas savoir, le rôle traditionnel du scientifique n’est plus approprié».
7 Avr 2022
« Dix-sept scientifiques suisses se sont rendus mercredi sur la place Fédérale à Berne et ont collé des extraits du rapport des experts climatiques de l’ONU (GIEC) sur les murs du Palais fédéral. Cette action s’inscrit dans une campagne mondiale mise sur pied par Scientist Rebellion, à laquelle plus de 1200 scientifiques de par le monde prennent actuellement part, indique un communiqué de l’organisation. »
4 Avr 2022
David Bohmert, secrétaire général de l’association des universités européennes Caeser, se prononce en faveur de la Campagne «Stick to Science». Il estime qu’une association immédiate de la Suisse et de la Grande-Bretagne au programme Horizon Europe est nécessaire pour soutenir les valeurs communes.
«La question clé, mise en évidence par la guerre [en Ukraine], est de savoir comment les universités traitent les conflits armés. Cela implique des liens avec l’armée, ainsi que des efforts pour promouvoir des valeurs et une perspective globale qui construisent et maintiennent des ponts entre les conflits, les pays, les cultures et les continents. Et la tâche essentielle des universités, au-delà de leur réponse à la guerre en Ukraine, est d’explorer et de révéler le plus grand bien et la vérité, conformément à l’histoire et à l’éthique de la science et de la technologie dans les conflits et les guerres.
Condamner les régimes autoritaires et violents, déplorer et chercher à atténuer les souffrances qu’ils causent, et mettre en évidence le potentiel de la diplomatie scientifique pour prévenir et résoudre les conflits est incontestable et relativement facile. Assumer la responsabilité sociétale d’aider à défendre et à faire respecter la paix et la règle du droit international est plus difficile.»
4 Avr 2022
80 scientifiques ont signé une lettre de soutien à l’initiative sur la responsabilité environnementale. Parmi les signataires se trouvent de nombreux politiciens et politiciennes issues du monde académique, mais aussi des climatologues connus comme Stefan Brönnimann, directeur du département de climatologie de l’Université de Berne.
Lancée en 2021 par les Jeunes Verts, l’initiative se réfère au concept scientifique de limites de tolérance planétaire selon laquelle la stabilité de l’écosystème terrestre dépend de neuf domaines clés comme par exemple le changement climatique, la perte de biodiversité ou la pollution par les aérosols. L’initiative demande d’inscrire dans la constitution que la Confédération et les cantons doivent veiller à ce que la charge environnementale causée par la consommation en Suisse ne dépasse pas des limites fixées par rapport à la population suisse.
Largement soutenu au sein du monde académique, plusieurs scientifiques s’y opposent tout de même. Pour le physicien climatique de l’EPFZ Reto Knutti par exemple, l’initiative reste beaucoup trop floue « comment détermine-t-on les limites planétaires, et que signifie concrètement leur respect pour la Suisse ? » s’interroge-t-il à ce sujet.
31 Mar 2022
Le mandat de la Taskforce scientifique Covid-19 se termine ce 31 mars. Dans un entretien avec le Nouvelliste, la vice-présidente Samia Hurst discute de l’avenir de la task-force pour la gestion des crises. Elle plaide pour pérenniser ce modèle de communication qui puisse mobiliser rapidement les expert·e·s des domaines concernés par la crise en question. « il pourrait s’agir de tout autre chose que de santé: de sécurité digitale, de sécurité énergétique, de climat, ou d’autres enjeux imprévisibles à l’heure actuelle » ajoute-t-elle.
Elle indique que des discussions sont actuellement en cours entre les écoles polytechniques fédérales, Swissuniversities, des Académies suisses des sciences, le Fonds national et la Confédération pour établir une « structure capable de réactiver en temps de crise cette fonction de conseil scientifique en temps réel. »
17 Mar 2022
Actuellement, le CERN compte 1100 scientifiques affiliés à des instituts russes dans son programme expérimental. Selon le témoignage d’un chercheur russe, depuis l’invasion russe en Ukraine, «des responsables de recherche refusent de publier des articles de cosignataires russes ou de laboratoires financés par la Russie et appellent à la direction d’adopter cette pratique. Interrogée à ce sujet, une porte-parole commence par rappeler «la longue tradition» du CERN voulant que «tous les participants à une collaboration puissent signer les papiers». Et assure que la décision prise le 8 mars par le Conseil du CERN de ne plus engager de nouvelles collaborations avec la Russie et ses instituts «ne change rien à cela». «Le sujet semble cependant en débat», estime l’auteur de l’article.
L’article principal parle de la situation difficile des Russes en Suisse, «Virés par leur
banque, stigmatisés au travail, ils racontent comment le conflit les rattrape ici.»
17 Mar 2022
Mariano Delgado, doyen de la Faculté de théologie de l’Université de Fribourg, a suspendu l’éminent professeur et métropolite Hilarion, car il n’a pas dénoncé l’invasion russe. Selon une lettre de lecteur de Yannick Tiefnig, «Au lieu d’imposer une propagande politique à un professeur, M. Delgado devrait appliquer l’article 16 de la Constitution fédérale garantissant la liberté d’expression. Il devrait aussi relire l’article 1 de la loi sur l’université qui en fixe ses missions: transmettre et faire progresser les connaissances scientifiques avec objectivité et dans un esprit de tolérance […]. Dans un communiqué publié sur le site de l’Uni, ce doyen affirme que «le silence, lorsqu’il faut parler haut et fort, ne fait pas partie de la tradition prophétique du christianisme, telle qu’elle est marquante pour notre faculté» (sic). Les plus anticléricaux lui rappelleront que notre Alma mater n’a pas – ou plus – une telle tradition.
Sur la même page, la Rectrice de l’Université de Fribourg, condamne «l’agression de la Russie contre un état souverain. […] Il est essentiel de continuer à réagir fermement au non-respect de règles fondamentales du droit international par la Russie. Au final, il s’agit d’éviter une érosion de principes fondamentaux de l’ordre juridique international, tels que le respect des droits humains ou l’interdiction du recours à la force.»
16 Mar 2022
Le métrolite Hilarion a été suspendu en tant que professeur titulaire de l’Université de Fribourg, car il ne s’est pas assez clairement positionné contre l’invasion de l’Ukraine par Vladimir Poutine. Le doyen de la faculté de théologie avait demandé au religieux russe «d’user de son influence ecclésiastique et politique pour condamner publiquement et sans équivoque l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie, qui est contraire au droit international». Il a en même temps critiqué son chef, le patriarche «qui partage la politique de la violence de son président».
Avant, le métrolite Hilarion avait répondu au doyen dans une lettre confidentielle: «Si l’on veut obtenir de vrais résultats, cela ne se fait pas par des déclarations publiques, mais par un travail quotidien difficile et épuisant». Celui-ci se déroule souvent derrière des portes closes. L’aide aux personnes qui souffrent lui tient autant à cœur que la fin du conflit. Sa conclusion : «Ce n’est cependant pas ce que la faculté attend de moi.» Il avait donc demandé de renoncer au titre de professeur titulaire de son propre gré, ce qu’une professeure de l’Université de Fribourg confirme. Ensuite, le doyen avait, «au lieu de clarifier la situation légale», publié l’annonce que le poste du métrolite Hilarion avait été suspendu par le décanat, en citant une sélection de passages de la lettre, qui était censé rester confidentielle. Le métropolite a ensuite publié la lettre en entier pour clarifier la situation.
La rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney, conclue: «Diverses déclarations, dont le choix des mots n’était parfois pas très clair, ont conduit à une série de malentendus». L’université serait libre de décider à qui elle confie des missions d’enseignement. En l’état actuel des connaissances, il est peu probable qu’Hilarion reçoive à nouveau un mandat d’enseignement. «Pour nous, cette histoire est maintenant terminée».
11 Mar 2022
«Petit schisme dans le monde académique. Swissuniversities, la faitière des hautes écoles suisses, a recommandé ce jeudi à ses membres de réexaminer toutes leurs collaborations avec des Universités russes. La veille, elle leur avait déjà suggéré de cesser tout partenariat avec des académies russes si la coopération scientifique servait à soutenir la politique belliqueuse du gouvernement russe.»
L’auteur de l’article a interrogé des correspondants des Universités de Genève et de Lausanne ainsi que de l’UNIGE sur leurs politiques respectives.
11 Mar 2022
Au moins 16 pays de l’UE ont gelé leurs partenariats avec des universités russes. Dans certains cas, l’initiative a été prise par le gouvernement. Dans d’autres, ce sont les universités et les organismes de recherche qui ont demandé le gel des liens.
En Allemagne, où le gouvernement a été le premier à suspendre toute coopération, les universitaires ont été priés de rester en contact privé avec leurs homologues russes. En France, ce sont les agences de recherche qui ont annoncé qu’elles bloqueraient toute nouvelle collaboration.
Les pays de l’UE qui ont coupé leurs liens, du moins dans une certaine mesure, sont l’Autriche, la Belgique, la République tchèque, le Danemark, l’Estonie, la Finlande, la France, l’Allemagne, la Lettonie, la Lituanie, le Luxembourg, la Pologne, les Pays-Bas, la Slovénie et la Suède. D’autres pays européens prennent des mesures similaires. La Norvège a suspendu tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions le week-end dernier.
L’organisme Universities UK affirme qu’il ne soutient pas les « boycotts universitaires généralisés ». Cependant, certaines universités agissent unilatéralement pour mettre fin à leurs liens avec la Russie.
La question de savoir s’il faut isoler ou non les scientifiques russes a divisé la communauté des chercheurs ces derniers jours. Les partisans affirment que la science ne peut être utilisée à des fins diplomatiques dans une telle période. Les opposants craignent que les boycotts ne punissent les universitaires et les chercheurs russes qui ne soutiennent pas la guerre. L’Ukraine, quant à elle, a appelé l’UE à prendre des mesures strictes et à interdire à la Russie tout financement international de la recherche et de l’éducation.
11 Mar 2022
9 Mar 2022
Le métropolite Hilarion Alfeyev est directeur du département des relations extérieures de l’Eglise du Patriarcat de Moscou et est considéré comme le numéro deux de l’Eglise orthodoxe russe, après le patriarche Cyrille Ier. En 2011, l’Université de Fribourg lui avait accordé un poste de professeur titulaire. Dans une déclaration publié la semaine dernière, Mariano Delgado, doyen de la Faculté de théologie avait demandé au métropolite Hilarion de faire usage de son influence ecclésiastique et politique «pour condamner publiquement et sans équivoque l’invasion militaire de l’Ukraine par la Russie, qui est contraire au droit international» et d’appeler le président Poutine à «retirer immédiatement les troupes russes».
Comme l’a indiqué hier le doyen Mariano Delgado, Hilarion Alfeyev a répondu à sa lettre en indiquant que « lui et son Église sont engagés dans le domaine humanitaire, en particulier depuis 2014, dans le contexte du conflit ukrainien, et font tout leur possible pour aider les personnes dans le besoin et mettre fin au conflit ». Mais comme cela « ne correspond pas à ce que la faculté attend de lui à cette heure, il estime qu’il est approprié de suspendre son poste de professeur titulaire », précise le communiqué du doyen.
« Puisque le métropolite Hilarion semble, par son silence, faire sienne la position de son patriarche, je déclare que la chaire de professeur titulaire qui lui a été accordée en 2011 est suspendue jusqu’à nouvel ordre », indique la déclaration.
La Faculté de théologie de Fribourg continuera à être un lieu de compréhension et de rencontre avec et entre les différentes Églises de l’Orthodoxie, précise la déclaration. « Mais le silence, lorsqu’il faut parler haut et fort, ne fait pas partie de la tradition prophétique du christianisme, qui devrait être caractéristique pour notre faculté.»
8 Mar 2022
L’invasion russe de l’Ukraine a déclenché un déluge de condamnations de la part des scientifiques et des organismes de recherche du monde entier. Certains organisations des pays occidentaux ont rapidement rompu leurs liens avec la Russie, en supprimant les financements et les ressources et en mettant fin aux collaborations avec les scientifiques russes.
L’Association européenne des universités (EUA) suspend 12 membres russes pour une déclaration en faveur de la guerre. Cependant, Alexander Nozik, chercheur à l’Institut de physique et de technologie de Moscou, suppose que la lettre des recteurs ait été signée sous la contrainte, en vue de la nouvelle loi adoptée par le gouvernement russe qui prévoit jusqu’à 15 ans de prison pour la diffusion de «fausses» informations sur l’armée. (Science business)
En réponse à l’invasion, l’Allemagne, le Danemark, les Pays-Bas et la Lituanie ont arrêté leurs projets officiels avec la Russie. Le 5 mars, la Norvège est devenue le dernier pays à suivre cet exemple, en suspendant tous les partenariats de recherche et d’éducation entre institutions. (Science business).
En Ukraine, une partie de la communauté scientifique regrette le manque de soutien de la part des institutions de recherche russe. Elle souhaite des «restrictions» de la recherche russe, en conséquence. « Nous demandons instamment que les chercheurs affiliés à de telles institutions ne soient pas admis dans les équipes de subventions internationales, ne soient pas invités à des conférences internationales et ne soient pas publiés dans les principales revues scientifiques internationales. ». (Nature)
Certains physicien-ne-s ukrainien-ne-s appellent par ailleurs à l’expulsion de la Russie du laboratoire du CERN (Organisation européenne pour la recherche nucléaire). L’option d’expulser les scientifiques du CERN pourrait pourtant se révéler comme irréalisable. Plus de 1000 Russes y travaillent, soit environ 8% des 12 000 scientifiques collaborant au CERN. «Leur départ soudain pourrait rendre le laboratoire incapable de fonctionner», estime John Ellis, un physicien théoricien du King’s College de Londres qui travaille au CERN. (Science)
En effet, le Conseil administratif du CERN a décidé d’encourager les initiatives visant à soutenir les collaborateurs ukrainiens et l’activité scientifique ukrainienne dans le domaine de la physique des hautes énergies, de suspendre le statut d’observateur de la Fédération de Russie et ne s’engagera pas dans de nouvelles collaborations avec la Fédération de Russie et ses institutions jusqu’à nouvel ordre. En outre, «la direction du CERN se conformera à toutes les sanctions internationales applicables. […] Le CERN continuera à défendre ses valeurs fondamentales de collaboration scientifique transfrontalière en tant que moteur de la paix.» (CERN)