A l’occasion des cas d’abus de pouvoir par des directeurs·trices de thèse à l’ETH et l’Université de Bâle, le « Wissenschaftsmagazin » de la Radio SRF enquête sur ses causes et les mesures à prendre pour prévenir ce type de comportements dans les universités. Ce type de conflit ne serait pas rare: un médiateur dans une université suisse aurait même dit qu’il traite environ 20-30 dossiers [de ce type] par année. D’ailleurs, un rapport de l’Université de St-Gall mentionne déjà en 2011 des situations précaires qui parviennent souvent avec certains chaires. Ce qui est unique à l’ETH et à Bâle est que les universités prennent des mesures sérieuses, comme le licenciement.
Comme mesures de prévention, l’émission mentionne notamment la charte du doctorat élaboré à l’UNIL, mesure unique en Suisse pour clarifier les droits et obligations des doctorant·e·s et leurs professeur·e·s. Une autre mesure, pratiquée dans les pays scandinaves, est de rendre des cours de gestion du personnel obligatoire pour toute personne qui devient professeur·e. Les universités pourraient également élargir le corps intermédiaire indépendant de chaires, ou, finalement, découpler l’évaluation du doctorant de son encadrement, en encadrant les doctorants par plusieurs co-directeurs·trices de thèse – une pratique répandue aux États-Unis.