12 Déc 2023
«L’idéologie au lieu de la science»
Des enquêtes administratives en lien avec des prises de position sur la situation au Moyen-Orient sont actuellement en cours dans deux grandes universités suisses (Université de Bâle et Université de Berne). Selon Thomas Ribi, rédacteur à la Neue Zürcher Zeitung, «[l]es sciences humaines dans les universités suisses dérivent vers l’activisme». Les universités «[travailleraient] avec des termes […] [qui] appartiennent à des idéologies qui se déguisent uniquement en théories. Elles ne sont pas fondées sur des bases scientifiques, mais sur des croyances». Ainsi, selon le journaliste, «[le] décolonialisme n’est pas un concept de recherche, mais un programme politique. Le fait que la société occidentale soit raciste de par son système n’est pas une question scientifique principale, mais une hypothèse de base non remise en question. La recherche […] doit […] apporter la preuve que l’hypothèse de base est correcte.»
Si Monsieur Ribi y voit une dérive gauchiste, la direction de la Faculté des lettres et des sciences humaines de l’université de Bâle affirme que ses lignes directrices sont «l’expression d’une nouvelle éthique de la recherche». Martin Lengwiler, Doyen de la faculté, affirme que «[l]a science est aujourd’hui solidaire, inclusive et interculturelle, […] [c]ollaborative, orientée vers la pratique, socialement compétente. Et surtout, sans eurocentrisme.»