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23 Oct 2025

La recherche sans le grand frère américain

  • Société et hautes écoles

Le journaliste de la NZZ Michael Brendler explique que les récentes coupes budgétaires aux Etats-Unis dans la recherche ont permis de mettre en avant les dépenses importantes que le pays a fait dans la recherche, en comparaison aux minces investissements de l’Europe. Selon le journaliste, à l’heure où «le pays ne comprend plus pourquoi il doit assumer seul les coûts de la recherche», c’est à l’Europe de prendre la relève aujourd’hui.

Concernant les investissements américains, le journaliste note particulièrement que :

  • maintes fois, les Etats-Unis prenaient même en charge des coûts d’études réalisées sur des patient·es européen·nes;
  • les Etats-Unis prenaient le plus souvent l’argent en main afin de clarifier les grandes questions médicales dans les études, en particulier dans la recherche dite translationnelle, qui fait passer des connaissances du laboratoire au test sur patient·e;
  • les coûts d’investissements sont sur des échelles totalement différentes entre les continents: 1,6 milliard de dollars américains pour élucider le mystère du Long Covid contre à peine 160 millions de dollars pour l’UE; 34,6 milliards de dollars américains dépensés pour la recherche en santé par les National Institutes of Health (NIH), avec 1,1 milliard de participation de la Commission européenne.

Le journaliste donne ensuite quelques conseils à l’Europe, certains selon les recommandations du rapport Heitor, dans le but d’assumer davantage de responsabilités dans la recherche médicale, en redéfinissant la relation avec les États-Unis:

  • approcher les Américain·es et leur proposer de participer aux coûts de Pubmed et d’autres bases de données;
  • participer au cofinancement des études médicales importantes et de grande envergure (ce qui pourrait être réalisé par un ensemble de pays et qui permettrait que l’Europe ait son mot à dire si les Etats-Unis décidaient soudainement d’abandonner);
  • se concentrer sur les projets-clés individuels («actuellement, l’organisation se disperse trop en essayant de satisfaire tout le monde, en premier lieu tous les États membres»);
  • favoriser la concurrence au lieu de la distribution de fonds non ciblée;
  • investir dans l’infrastructure de recherche (laboratoires, grands appareils, …);
  • prendre des risques.
  • coupes budgétaires
  • politique – Etats-Unis
  • politique – Europe
  • 22.10.2025 – Neue Zürcher Zeitung – Forschen ohne den grossen Bruder
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