11 Nov 2025
Pression sur les profs des HES genevoises dans leurs récoltes de fonds pour la recherche
Dans les HES genevoises, les professeur·es doivent récolter des fonds pour mener leurs recherches. «Une activité chronophage et qui leur met une énorme pression.»
A l’Hepia et à la HEG, les professeur·es ont un entretien de service généralement tous les quatre ans. Ce dernier évaluent en particulier l’enseignement, la recherche mais aussi «l’argent ramené». De nombreuses critiques et plaintes sont alors adressées à la direction, en particulier à propos d’une «pression constante»: la direction n’octroieraient aux professeur·es qu’un temps limité et insuffisant dédié à la recherche de fonds, des objectifs financiers sont fixés et des menaces de licenciements y sont parfois liées en cas d’objectif non atteint, le stress engendré pourrait conduire à «prétériter la qualité de l’enseignement».
La problématique est similaire à la Haute Ecole de santé (Heds). Les enseignant·es sont poussé·es à: proposer des modules de formation continue (onéreux) sur plusieurs jours ou plusieurs semaines, donner des conférences publiques ou privées de manière rémunérée, augmenter leur temps d’enseignement pour compenser si les deux premières mesures ne rapportent pas assez d’argent à l’institution. «J’ai le sentiment que se développe petit à petit une culture de l’individualisme, une absence de partage et de communication entre enseignants. […] Ce n’est pas une perte de temps, mais une perte de sens», déplore une professeure.
La direction générale dit prendre au sérieux ces problématiques, et affirme que des mesures à mettre en place pour diminuer la pression sont en cours de réflexion.