«Le nouveau CV du FNS permet aux scientifiques d’indiquer le temps effectif consacré à leurs recherches. Notre analyse montre que les femmes sont davantage concernées par des interruptions que leurs collègues hommes.»
19 Nov 2025
19 Nov 2025
«Le nouveau CV du FNS permet aux scientifiques d’indiquer le temps effectif consacré à leurs recherches. Notre analyse montre que les femmes sont davantage concernées par des interruptions que leurs collègues hommes.»
24 Oct 2025
«Les taux de réussite des principales subventions de recherche européennes sont en baisse, certains atteignant à peine quelques points de pourcentage, car l’augmentation du nombre de demandes dépasse largement les fonds disponibles. Les données recueillies par Nature montrent que les chercheurs, en particulier ceux qui sont au début de leur carrière universitaire, sont confrontés à une concurrence de plus en plus féroce pour poursuivre leur carrière dans la recherche.»
11 Sep 2025
Madeleine Pownall, professeure associée à l’école de psychologie de l’Université de Leeds, dénonce une culture de harcèlement académique envers les jeunes chercheur·euses (ECRs) dans l’open science. Elle a pu constater dans ses recherches que de nombreux·euses jeunes chercheur·euses hésitent à participer aux pratiques d’open science en raison de ces problèmes culturels. Une expérience hostile dans ce contexte pourrait même les amener à se détourner définitivement du milieu de la recherche. Selon elle, «l’hostilité, l’exclusion et le harcèlement académique devraient être formellement reconnus comme des problèmes d’intégrité de la recherche».
En 2020, les spécialistes en sciences cognitives Olivia Guest et Kirsty Whitaker avaient inventé le concept de «bropen science» afin de critiquer la façon dont le mouvement des open sciences «renforçait plutôt que démantelait les hiérarchies existantes dans l’enseignement supérieur», remplaçant l’inclusion dans les conversations ouvertes sur la recherche par la performance, l’hostilité et l’exclusivité. Aujourd’hui, «cette réalité n’est toujours pas prise au sérieux», regrette Madeleine Pownall.
La professeure estime alors que l’intégrité de la recherche a besoin d’urgence d’un «programme de bienveillance», qui comprend des mesures incitatives locales afin de favoriser une culture académique de la gentillesse. «Cela impliquerait l’élaboration de politiques et de pratiques, à tous les niveaux, qui soutiennent non seulement la recherche rigoureuse mais aussi des interactions humaines et compatissantes envers les uns et les autres : les valeurs de collégialité, de soin et de réflexion que la recherche ouverte prétend promouvoir. Il pourrait s’agir, comme point de départ, d’établir des protections claires contre l’intimidation et le harcèlement, d’avoir des procédures transparentes de signalement et de dénonciation pour les ECRs, et de récompenser la collaboration et le soutien mutuel.»
20 Août 2025
Ces dernières années, le Fonds national suisse (FNS) a fait l’objet de nombreuses critiques («trop woke, trop à gauche, trop sciences naturelles»). Cependant, il n’avait peu connu de pressions financières jusqu’à aujourd’hui. En début d’année, le Conseil fédéral a déclaré vouloir économiser 412 millions de francs suisses au FNS entre 2027 et 2029, soit environ 11% du budget annuel. En 2027 et 2028, l’entité devra ainsi probablement «rejeter au moins 500 excellents projets». Les coupes concerneront principalement le soutien aux projets ainsi que la promotion des carrières des jeunes chercheurs et chercheuses.
Alors qu’il y a dix ans le FNS pouvait approuver environ 50% des demandes, aujourd’hui ce chiffre est d’environ 35%. Et ce taux diminuera avec les coupes prévues par le Conseil fédéral. Annalena Müller, journaliste auteure de l’article, estime que même avec ces coupes le FNS serait encore en bonne position au regard, par exemple, de la Deutsche Forschungsgemeinschaft qui a un taux de 29,5 % d’acceptation.
La journaliste relève également plusieurs critiques structurelles adressées au FNS: un manque de transparence sur les critères d’excellence scientifique. «Ce système fait régulièrement l’objet de critiques, car il gonfle les effectifs du corps intermédiaire universitaire et éloigne les jeunes adultes hautement qualifiés du marché du travail libre, sans qu’il y ait pour autant de postes à long terme ou de besoin durable pour ces spécialistes universitaires.»
Enfin, la journaliste relève des critiques contre les projets individuels, «dont la valeur informative et l’utilité économique ne sont pas toujours évidentes».
18 Août 2025
«Pour assurer des cours, les universités françaises recourent massivement au recrutement d’enseignant·es vacataires: des intervenant·es payé·es à l’heure, mal rémunéré·es, sans statut ni reconnaissance spécifiques. Malgré l’introduction en 2022 d’une loi visant à réguler ces pratiques, la situation reste pour l’heure inchangée.»
Bien qu’une telle situation n’existe pas en Suisse, la précarité des enseignant·es des établissements supérieurs existe aussi. Des chargé·es de cours, postdoctorant·es ou doctorant·es assurent une part significative de l’enseignement, «dans des conditions contractuelles qui se révèlent bien souvent fragiles». En 2022, 48% du corps intermédiaire à l’Université de Genève été engagée en CDD ou contrat de suppléance. Le passage par la précarité reste alors aujourd’hui souvent perçu comme un sacrifice nécessaire avant une meilleure situation.
21 Juil 2025
A l’occasion de la réunion des prix Nobel à Lindau, en Allemagne, de nombreux·euses jeunes chercheur·euses expriment leurs craintes pour leur avenir dans la recherche, en raison des coupes budgétaires imposées par l’administration Trump. Les financements accordés par les autorités américaines sont actuellement incertains. La lauréate du prix Nobel et ancienne conseillère présidentielle Frances Arnold s’attend à ce que de nombreux·euses doctorant·es et post-doctorant·es n’obtiennent pas de prolongation de leurs subventions et de leur emploi aux Etats-Unis. Plusieurs post-doctorant·es seraient retourné·es dans leur pays d’origine, en Chine, en Corée du Sud ou au Japon, afin d’y poursuivre leurs recherches.
Selon une analyse de l’American Association for the Advancement of Science (AAAS), le budget de l’administration Trump pour 2026 prévoit de réduire le financement de la recherche de 22%, la recherche fondamentale d’un tiers.
21 Mai 2025
A l’Université de Genève, en 2019, le directeur du département de linguistique avait demandé au doyen de la Faculté des lettres d’ouvrir une procédure de nomination par appel, afin qu’une professeure de linguistique soit promue professeure ordinaire. Le collège des professeurs de la Faculté des lettres s’est réuni afin de décider de l’ouverture de la procédure de nomination. Elle est rejetée.
La professeure fait alors opposition, invoquant «la promotion du sexe sous-représenté et le respect de l’égalité de traitement entre femmes et hommes conformément à la législation fédérale sur l’égalité». L’UNIGE déclare son opposition irrecevable car l’expression de l’ouverture d’une procédure «n’est pas susceptible de recours selon le droit cantonal genevois».
Aujourd’hui, la décision des juges de la Chambre administrative «valide pleinement les arguments de la professeure. Il apparaît ainsi que l’UNIGE a contrevenu à son propre règlement sur le personnel et que le collège de professeurs est «incompétent» lorsqu’il s’agit de décider d’une nomination.» La décision a également confirmé une violation de la loi fédérale sur l’égalité. Il s’agit finalement d’un «vice grave et manifeste» selon la justice.
«Il s’agit d’un cas très clair de discrimination à la promotion», résume Me Nathalie Bornoz, avocate de celle qui s’est élevée contre le fonctionnement de la faculté.
3 Avr 2025
En mars 2025, ACIDUL, l’Association du corps intermédiaire et des doctorant·e·s de l’Université de Lausanne, a envoyé un courrier à la direction de l’UNIL afin de demander l’augmentation du nombre de postes pérennes au niveau du corps intermédiaire. Ce courrier, qui a également été envoyé au Conseil d’État vaudois, fait suite au sondage lancé par ACIDUL fin 2023 auprès du corps intermédiaire de l’UNIL, et dont les résultats ont été discutés en 2024 avec les associations facultaires du corps intermédiaire.
Voici les besoins demandés, exprimés par les membres des sept facultés de l’UNIL:
20 Mar 2025
Pascal Gygax, psycholinguiste et lauréat du Prix Marcel Benoist, décrit les trois principaux défis, selon son point de vue, du paysage FRI d’ici 2035.
1.Résister aux mouvements anti-science
«[…] Les attaques de l’administration Trump en 2025 contre le monde scientifique nous choquent, mais la Suisse n’est pas en reste. Par exemple, le 2 mai 2022, lorsque des spécialistes du climat ont présenté leurs derniers travaux au parlement Suisse, deux tiers des politiques n’ont pas assisté à la rencontre. […] une partie de la population reste imperméable aux discours scientifiques et aux données probantes.»
2.Repenser un système académique médiéval
«Les institutions universitaires en Suisse […] sont régies par des castes et des hiérarchies qui ne reposent plus sur le mérite ou d’autres critères objectifs. C’est l’une des structures les moins horizontales que l’on puisse trouver, et cette structure n’est plus viable. […] Les décisions institutionnelles récentes visent à accroître cette précarité, prétendument pour générer de la concurrence et améliorer la production scientifique.Pourtant, peu de recherches corroborent l’idée que la précarité est bénéfique pour la science. En réalité, la précarité nuit à la science. Elle nous incite à nous focaliser sur des résultats à court terme, alors que nous avons besoin de projections scientifiques à long terme. Cependant, l’idée de la concurrence par la précarité s’est insidieusement ancrée dans notre culture.»
3.Se battre pour continuer de faire de la recherche et de l’enseignement de qualité
«Le corps intermédiaire supérieur, véritable pilier de la force académique, voit ses ressources de recherche diminuer. Dans certaines universités et facultés, il n’est plus rare de voir des membres du corps intermédiaire enseigner plus de 12 heures par semaine. Ces postes deviennent même majoritaires, transformant certaines universités en établissements d’enseignement secondaire glorifiés. Les récentes coupes budgétaires de la Confédération aggravent cette situation. […]. Nous devons également trouver de nouvelles formes d’enseignement, plaçant les étudiantes et étudiants au centre de l’apprentissage, diversifier les sources de financement et réinventer la valorisation des membres des hautes écoles. […]»
5 Mar 2025
«Médecin cheffe au sein du Service de pathologie clinique du CHUV, Christine Sempoux a rejoint le décanat de la FBM dès 2021, en continuité de son engagement dans la Commission égalité, diversité et inclusion de la FBM.» Dans une interview elle parle des enjeux de son second mandat.
4 Fév 2025
Les responsables de la recherche («research managers») dans les projets de l’UE ont beaucoup à faire. Ils supervisent les budgets, la communication, les audits, l’assurance qualité, la conformité réglementaire et l’éthique. Ils rédigent des propositions, coordonnent les participant-es et servent de médiateurs. Leur liste de tâches est interminable, mais leur rôle est peu défini, la formation est rare et les perspectives de carrière sont souvent incertaines.
L’Association européenne des directeurs et administrateurs de recherche (EARMA) a développé un nouveau cadre européen, RM Comp, visant à améliorer cette situation en définissant ce que devraient être les aptitudes et les compétences d’un gestionnaire de recherche. Avec les actions de suivi prévues, l’objectif est d’améliorer la reconnaissance du rôle et de réconcilier les différentes approches nationales qui peuvent entraîner des problèmes de communication et ralentir les collaborations internationales.
Un nouveau projet d’EARMA prévoit d’élaborer un cadre de formation et d’enseignement reconnu. Il s’agira de consulter les prestataires de formation, de tester leurs idées et de définir à quoi devraient ressembler la formation et l’enseignement en matière de gestion de la recherche dans toute l’Europe.
30 Jan 2025
Le Fonds national suisse (FNS) lance dès février 2025 une série de cours et ateliers sur le leadership pour les scientifiques en début de carrière. Il s’adresse aux bénéficiaires d’un subside SNSF Starting Grant, Eccellenza ou PRIMA. Le programme a pour but de former de bon·nes dirigeant·es, capables de «transmettre un fort sentiment d’appartenance à des chercheur·ses venant d’horizons différents», car «la science est une entreprise collective». Le projet s’inscrit dans le cadre des réflexions en cours du FNS sur les carrières académiques, qui «soulignent l’importance de créer des environnements de travail égalitaires et respectueux». Des évaluations réalisées ont pu montrer que la participation aux ateliers, proposés originellement uniquement aux femmes, a eu un impact positif sur leur carrière ainsi que sur leur développement personnel.
16 Jan 2025
«Les femmes scientifiques abandonnent la publication universitaire plus tôt que leurs homologues masculins, même dans les disciplines des sciences biologiques où la représentation est à peu près égale.» C’est ce que conclut une étude qui a suivi les publications de plus de 86’000 scientifiques de 38 pays, travaillant dans les neurosciences, la biochimie, la génétique, la biologie moléculaire, l’immunologie, la microbiologie et l’agriculture – des domaines au nombre de femmes élevé. «Les résultats montrent que, 19 ans après la publication de leur premier article, seules 26 % des chercheuses dans ces domaines poursuivent leur carrière dans l’édition, contre 36 % des hommes.»
Le plus grand écart se situe en biochimie, génétique, biologie moléculaire et neurosciences, où les hommes ont 40% de chances de plus que les femmes de continuer à publier 19 ans après leur premier article. «La parité ou l’équilibre entre les sexes ne garantit pas vraiment des chances égales de survie dans le domaine scientifique», conclut le chercheur Marek Kwiek.
Les résultats montrent également de grandes différences entre les pays. «Par exemple, parmi les femmes scientifiques en biochimie, génétique et biologie moléculaire qui ont commencé à publier en 2000, seules 28 % au Japon, 30 % en Allemagne et 37 % au Canada publiaient encore 10 ans plus tard. Dans d’autres pays, le taux est plus élevé : 83 % au Portugal, 64 % en Pologne et 65 % en Norvège.»
14 Jan 2025
Matthias Egger accorde une dernière interview en tant que président du Conseil de la recherche pour le Fonds national suisse (FNS), organe responsable chaque année de distribuer près d’un milliard de francs aux chercheur·euses des hautes écoles suisses. Matthias Egger exprime ce qu’il pense des plans d’économie du Conseil fédéral.
Alors que le groupe d’experts dirigé par Serge Gaillard, qui a analysé les finances fédérales à la demande du Conseil fédéral, a conclu que le FNS pourrait économiser 10% de ses fonds, Matthias Egger ne partage pas ces estimations : «Il s’agit de montants de 130 à 140 millions de francs par an qui manqueraient ainsi à la recherche. Les victimes seront les jeunes chercheurs et chercheuses : des centaines d’emplois pour les jeunes scientifiques seront perdus. D’autant plus que les universités doivent elles aussi faire des économies. Des jeunes gens talentueux seront ainsi contraints de mettre un terme à leur carrière ou de poursuivre leurs recherches dans une haute école à l’étranger. Cela aurait également des répercussions négatives sur l’économie, [car] de nombreux chercheurs que nous soutenons rejoignent plus tard l’économie, y occupent des postes de direction ou sont des spécialistes importants dans leur domaine de spécialisation. Si nous formons moins de ces personnes de pointe, elles manqueront tôt ou tard à notre pays.»
Matthias Egger ajoute que le Conseil doit déjà refuser de nombreux projets prometteurs faute d’argent, et que des fonds de tiers ne pourraient pas remplacer les fonds du FNS pour la recherche fondamentale. «La Suisse est une société du savoir sans matières premières. Nous sommes innovants et compétitifs au niveau mondial, notamment dans les domaines hautement spécialisés. […] Nous devons préserver cela. Je ne pense pas qu’il soit judicieux d’économiser sur la recherche et l’innovation.»
12 Déc 2024
«Entre 2000 et 2018, 730 chercheuses et chercheurs hautement qualifiés ont obtenu un subside de professeur·e boursier FNS. Notre analyse révèle que cet instrument d’encouragement a permis de faire progresser leur carrière. […] Depuis l’année 2000 et l’octroi des premiers subsides, 577 des 730 scientifiques encouragés ont trouvé un poste de responsable de recherche dans les milieux universitaires, la plupart en tant que professeur·es permanent·es.»
5 Déc 2024
Actionuni, organisation faitière du corps intermédiaire des universités, EPF, HES et HEP suisses, a écrit à la Commission des finances du Parlement suisse pour leur faire part de leurs inquiétudes concernant la réduction du budget des bourses d’excellence du gouvernement suisse et ses conséquences pour les chercheurs bénéficiaires et pour le paysage suisse de la recherche.
«Le budget prévu pour les bourses dans le plan financier 2026-2028 est presque divisé par deux, une mesure qui semble particulièrement drastique.»
6 Nov 2024
Après avoir quitté l’université, deux anciennes étudiantes ont porté plainte pour harcèlement sexuel à l’encontre de leurs professeurs respectifs en 2018 et 2019 . Elles accusent aujourd’hui l’Université bâloise d’avoir protégé les auteurs des actes, sans avoir protégé les victimes. Elles n’ont pas eu accès aux dossiers et rapports d’enquêtes, ou seulement contre signature d’un engagement de confidentialité.
La première étudiante était dépendante de son professeur car il était responsable de l’évaluation de son travail de master. Il lui a également proposé une place de doctorante par la suite, que la jeune femme a accepté, espérant faire une carrière académique. Un rapport d’enquête, tenu secret jusqu’à aujourd’hui, montre que le professeur aurait abusé de son pouvoir, en profitant de sa position de directeur de thèse pour la « persuader d’avoir des relations sexuelles ». La SRF a exigé le rapport dès 2020, se référant à la loi sur la transparence. L’université de Bâle s’y est d’abord opposée, jusqu’à cas ce que la cour d’appel de Bâle-Ville statue en faveur de la SRF.
L’autre étudiante aurait subi un sort similaire. Le professeur dont elle était l’assistante aurait cherché des rapprochements physiques et fait des propositions indécentes. Après avoir porté plainte, elle n’a pu avoir accès à son dossier seulement après signature d’un engagement de confidentialité.
Les deux professeurs auraient à ce jour reçu des avertissements de l’Université de Bâle, ainsi que des menaces de licenciements en cas de récidive.
17 Oct 2024
«Malgré les progrès réalisés, l’égalité hommes-femmes dans les domaines de la recherche et de la médecine demeure un défi majeur. Comment briser le plafond de verre ? Entretien avec la Pre Stéphanie Hugues, vice-doyenne en charge des carrières, de l’égalité, de la diversité, de l’inclusion et des plateformes.»
17 Oct 2024
«Désillusions, perte de sens, découragement… Autant de défis qui frappent durement la profession médicale. Comment remobiliser les troupes ? Le Professeur Idris Guessous, vice-doyen en charge de la formation postgraduée et continue et de l’identité professionnelle [à l’Université de Genève]», livre ses propositions, notamment la réintroduction des rituels en célébrant officiellement les différentes étapes de la carrière des médecins (par exemple l’obtention du titre de Privat-docent, la soutenance de thèse, ou l’acquisition du titre de spécialiste FMH), ou la mise en place de compagnonnages entre jeunes médecins et professionnel·les plus expérimenté·es.
Il mentionne par ailleurs le projet de création d’une «plateforme digitale destinée à aider les médecins à rejoindre des groupes d’intérêts dans des domaines tels que le climat, la justice sociale, la technologie ou l’intelligence artificielle afin qu’ils puissent s’engager dans une cause qui leur parle encore plus personnellement».
16 Oct 2024
Poussée par des interventions politiques, l’Université de Bâle poursuit sa réforme qui vise à mettre fin aux conditions précaires des chercheur·es doctorant·es et post-doctorant·es. Durant ce mois d’octobre, le Grand Conseil votera sur une intervention pour une amélioration des conditions de travail du corps intermédiaire de l’université de Bâle. La direction universitaire a déjà créé ce mois-ci un poste pour une personne qui devra gérer cette réforme. Les conditions de travail du corps intermédiaire de l’Université de Bâle (qui comprend 2700 doctorant·es et 500 post-doctorant·es) sont en effet faites de «dépendances» et de «pression de la concurrence». Parmi les problèmes cités, on trouve : le contrat à durée déterminée, la conciliation difficile avec une vie de famille, le temps important utilisé afin de trouver des fonds pour la recherche.
Un des objectifs de l’université serait aujourd’hui de créer des contrats à durée déterminée plus longs et liés à des projets, comme cela devient de plus en plus le cas dans les HES. Le plan de réforme devrait rapidement être mis en place, assure l’université.