«Le FNS a organisé une journée d’échange sur l’encouragement des carrières scientifiques avec les parties prenantes. Ces réflexions doivent lui permettre d’adapter ses instruments pour répondre aux défis du 21e siècle.»
10 Oct 2024
10 Oct 2024
«Le FNS a organisé une journée d’échange sur l’encouragement des carrières scientifiques avec les parties prenantes. Ces réflexions doivent lui permettre d’adapter ses instruments pour répondre aux défis du 21e siècle.»
3 Sep 2024
Un chercheur à l’EPFZ est accusé par huit personnes de s’être «approché» d’étudiant-es, de chercheur-es et collaborateurs ou collaboratrices «de manière inadéquate pour un supérieur hierarchique». L’accusé nie toute faute.
Vice-présidente de l’EPFZ pour le développement du personnel et le leadership, Julia Dannath, a classé l’affaire sans lancer une enquête. Les raisons invoquées étaient que les personnes concernées ne travaillaient plus à l’EPFZ ou qu’un événement s’était produit il y a trop longtemps et que le délai pour l’annoncer était passé.
Malgré les plaintes, une procédure d’appel se poursuit : le maître de conférences attend la décision du président de l’EPF pour obtenir une chaire permanente. Ce n’est que lorsque les journalistes ont commencé à enquêter sur cette affaire que Julia Dannath a commandé une enquête externe. Elle estime que tout s’est déroulé correctement d’un point de vue juridique mais a reconnu des erreurs dans la procédure de déclaration. La journaliste du Tages-Anzeiger Kerstin Hasse commente : Les nouveaux règlements et le services qui permettent de signaler des «comportements inadéquats» ne servent à rien s’il n’y a pas de sensibilité à la détresse des collaborateurs.
La cheffe du FNS, Angelika Kalt, ne connaît pas le cas précis, mais indique que certaines conditions favorisent les incidents d’inconduite, en particulier envers les femmes. «Il s’agit notamment d’une forte domination masculine dans les fonctions de direction et d’un environnement de travail où ce type de comportement est toléré. Par ailleurs, «Les hautes écoles ou l’ensemble du monde académique doivent se demander s’ils sont encore compétitifs […] avec leurs conditions de travail et leurs fortes hiérarchies. Car, objectivement, ces rapports hiérarchiques persistants sont plutôt un vestige des temps anciens dans le monde du travail actuel. En outre, des études montrent que la diversité sur le lieu de travail et surtout dans les projets de recherche contribue à une qualité élevée.»
23 Août 2024
«La science est un sport d’équipe, et ces équipes sont de plus en plus nombreuses. Si cette expansion peut aider les chercheurs à répondre à des questions biomédicales complexes en travaillant ensemble, une étude récente suggère que cette tendance a entravé les perspectives de carrière des titulaires d’un doctorat.»
22 Août 2024
L’explosion des neurosciences n’a pas encore apporté grand-chose aux malades mentaux, estime l’autrice de l’article, Eveline Geiser. Pour progresser, des énormes bases de données de scans cérébraux sont nécessaires. L’infrastructure existe, à priori (la European Brain Research Infrastructure (Ebrains)), mais la plupart des scientifiques semblent stockent leurs données dans le meilleurs des cas dans les serveurs de l’université, par crainte que d’autres publient leurs résultat se basant sur leurs scans avant eux.
La manière de créer des incitations durables au partage des données fait l’objet de discussions animées. «Si les décideurs des universités et des instituts de recherche prennent au sérieux l’approche «big data» dans la recherche sur le cerveau, les paroles devraient rapidement être suivies d’actes. Sinon, l’appel à de nouvelles thérapies pour les maladies psychiques restera longtemps inaudible – ce qui reviendrait notamment à gaspiller l’argent des contribuables.»
26 Juin 2024
Ursula Bolli-Schaffner, Présidente de l’Association suisse des femmes diplômées des universités, explique la difficulté des femmes à être représentées dans les emplois académiques de haut niveau en Suisse. «Ce serait bien si, dans chaque domaine d’études, le pourcentage de femmes professeurs correspondait au moins à celui des étudiantes.»
Elle propose des mesures concrètes pour améliorer la situation dans les universités : quotas de femmes dans le corps professoral, soutien pour les places de crèche, horaires de travail flexibles, réduction de la pression sur les publications et contrats à plus long terme. Elle souligne aussi l’importance de permettre le temps partiel et le job sharing pour les postes de haut niveau, ces changements pouvant bénéficier également aux hommes. Malgré les importantes avancées, il reste nécessaire de s’engager pour des changements structurels afin d’atteindre une véritable égalité des sexes dans le milieu académique. (Tages-Anzeiger)
30 Mai 2024
«En Suisse, les femmes continuent de toucher un salaire inférieur à celui des hommes. Selon les dernières données récoltées par l’Office fédéral de la statistique (OFS), relatives à 2022, cet écart s’élève plus exactement à 9,5% […] : [u]ne inégalité salariale […] «subsiste encore», note l’OFS, mais […] «continue de se réduire».» Selon les chiffres de l’OFS, le secteur public offre des salaires plus élevés que le secteur privé, mais pas dans tous les secteurs : ainsi, par exemple, l’inegalité salariale entre hommes et femmes dans le domaine de l’enseignement est majeure dans le secteur privé (13,7%) que dans le secteur public (6,9%). Par contre, dans le domaine de la recherche et du développement scientifique cette inégalité est majeure dans le secteur public (10,4%) que dans le privé (8,9%). (nau.ch)
Les chiffres indiquent aussi que parmi les domaines où les jeunes de moins de 30 ans gagnent le mieux on trouve le domaine de l’enseignement (environ 7000 francs par mois). (20 Minuten).
3 Avr 2024
L’«Affaire Carollo» est bien connu au sein de l’EPFZ, puisqu’il s’agit du premier licenciement de l’histoire de l’école supérieure : celui de Madame Marcella Carollo. Elle avait été accusée de mobbing et ensuite licenciée. Le mari de Madame Carollo est l’Astrophysicien Simon Lilly, également professeur à l’EPFZ.
Monsieur Lilly a donné son «cours d’adieu» la semaine dernière, qui a été qualifié de «règlement de comptes avec les décideurs de l’université», après avoir gardé le silence pendant sept ans. «Lors de son discours d’adieu, Simon Lilly a donné sa version de l’histoire. Il a décrit son épouse comme une excellente universitaire, qui comptait parmi les meilleures au monde dans sa discipline, mais qui s’est retrouvée à l’EPF dans un environnement hostile et a été rabaissée de manière sexiste en tant qu’épouse d’un professeur […]. Dans son attaque, Lilly s’en est pris à d’autres dirigeants et mandataires de l’EPF. Ainsi, le président de l’EPF de l’époque, Lino Guzzella, aurait décidé de dissoudre l’Institut d’astronomie, bien que les accusations n’aient pas encore été examinées à ce moment-là. De plus, la rectrice de l’époque, Sarah Springman, a «écrasé» la tentative de deux collègues féminines d’exiger dans une pétition une enquête sur les accusations avant que des mesures irrévocables ne soient prises.»
Les personnes citées ainsi que le service de presse de l’EPFZ n’ont pas répondu : l’EPFZ écrit «qu’il ne s’exprime pas, car l’affaire est close juridiquement depuis plusieurs années déjà».
3 Avr 2024
Le corps intermédiaire académique de l’Université de Bâle avait cru en une amélioration des conditions de travail après que des réformes avaient été annoncées à la faculté de philosophie et d’histoire. Néanmoins, le rectorat a stoppé la réforme et le Syndicat des services publics (SSP – VPOD) prépare maintenant une prise de position afin de solliciter la direction.
L’Université de Bâle serait sous pression à cause du déficit enregistré en 2022 (il n’y a pas encore de données concernant l’année 2023) et à cause de l’incertitude quant au budget de 2026-2029, qui sera discuté par les deux cantons de Bâle bientôt. Ainsi, le porte-parole de l’université de Bâle, Matthias Geering, explique que «[l]e rectorat est ouvert à une réforme du corps intermédiaire sans incidence sur les coûts».
27 Mar 2024
«Le Conseil fédéral a adopté le 27 mars 2024 le rapport «Pour l’égalité des chances et le soutien de la relève scientifique». Il estime que des mesures supplémentaires doivent être déployées pour continuer à améliorer les possibilités de carrière de la relève scientifique. […] Le Conseil fédéral se félicite des mesures prises par les hautes écoles, la Conférence des rectrices et recteurs des hautes écoles suisses (swissuniversities), le Fonds national suisse (FNS) et la Conférence suisse des hautes écoles (CSHE). […] La Confédération et les cantons entendent mettre en œuvre deux mesures de portée nationale dans le cadre de la CSHE. La première consiste en un projet coordonné par swissuniversities que la CSHE prévoit de lancer pour la période d’encouragement 2025-2028. Destiné à poursuivre le développement et à assurer la mise en œuvre de plans d’action en faveur de la promotion de la relève dans les hautes écoles universitaires, ce projet d’un montant maximal de 20 millions de francs est tout particulièrement axé sur la phase postdoctorale. […]
La deuxième mesure consiste en des principes adoptés fin 2023 par la CSHE pour promouvoir la relève scientifique dans les hautes écoles universitaires. Ces principes misent sur une politique moderne en matière de personnel et d’embauche, un climat de travail constructif et une planification précoce des carrières. […]»
25 Mar 2024
swissuniversities a analysé comment les différentes institutions mettent en œuvre et concrétisent dans la pratique les recommandations et bonnes pratiques en la matière de l’égalité des chances et la diversité dans les procédures de recrutement des professeur∙es. «Des mesures telles que la recherche proactive de candidates, l’utilisation de critères d’évaluation adaptés et la définition d’objectifs chiffrés quant au nombre de femmes professeures recrutées sont mises en place. Découvrez plus d’informations dans le rapport « Recrutement des professeur∙es : Analyse des bonnes pratiques des hautes écoles universitaires ».»
19 Mar 2024
«Une septantaine de personnes ont participé mardi à une action sur le campus de l’Université de Lausanne (UNIL) « contre la précarité des doctorants ». Une pétition, munie de plus de 1000 signatures, a été remise à la direction de l’UNIL.»
18 Mar 2024
Que fait-on à l’échelle suisse, au niveau de l’UNIL et au sein de la Faculté de biologie et de médecine (FBM) pour atteindre la parité homme-femme dans le milieu académique ? Un récent article publié dans la revue Cell propose des idées de mesures concrètes, basées sur des exemples ayant fait leurs preuves, pour lutter contre le phénomène de l’effet « ciseaux » traduisant la masculinisation des postes hiérarchiques.
Lilian Michalik, vice-rectrice égalité, diversité et carrières UNIL, affirme «qu’aujourd’hui on assiste à un rétropédalage des mesures mises en place. Certaines, telles que la bourse PRIMA par exemple, sont petit à petit stoppées.»
29 Fév 2024
De nombreux jeunes médecins critiquent la charge de travail élevée, beaucoup d’entre eux souhaitent une semaine de 42 heures de travail – selon un sondage de la NZZ (février 2023), 40% d’entre eux et elles travaillent plus de 11 heures par jour. Une qui a osé en parler est Laura Biondi, 26 : «C’est une réalité de la génération actuelle : nous souhaitons de plus en plus travailler à temps partiel et l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée est un sujet de préoccupation. Il faut trouver des solutions, sinon nous nous retrouverons un jour sans relève». Cette vision entraîne des conflits avec la génération plus âgée. Othmar Schöb (61), professeur en chirurgie viscérale, travaille 80 heures par semaine. Il avance que pour être vraiment à la hauteur, un chirurgien a besoin de beaucoup d’expérience en salle d’opération : «Cette expérience ne vient pas en se promenant ou en faisant du vélo». (SRF)
Selon Jérôme Mathis, médecin chef du service de gynécologie obstétrique au Centre hospitalier de Bienne (CHB) et codirecteur médical depuis le début de l’année «Les compétences sociales nécessaires pour pratiquer ne sont pas enseignées sur les bancs d’école, on les acquiert avec l’expérience», estime-t’il. «Il est extrêmement difficile de faire vivre la réalité du terrain aux étudiants en médecine.» Il nomme la pression qui pèse sur les établissements de santé comme l’une des causes du problème. «Il faut que l’on apporte des solutions, au niveau politique, pour que les systèmes privé et public collaborent mieux au niveau de la formation. Parfois, entre la formation et les finances, c’est un dilemme. Il faut qu’on réussisse à résoudre cette équation». (Le Journal du Jura)
15 Fév 2024
«Le fait est que la nature d’un poste d’enseignant-e diffère considérablement en fonction de la façon dont on se présente physiquement. Tant que nos discussions pédagogiques et nos établissements d’enseignement supérieur n’auront pas abordé cette question, les femmes professeurs continueront d’endurer un niveau d’irrespect que leurs collègues masculins n’imaginent même pas possible.», estime Hannah H. Kim, professeure en philosophie à l’Université d’Arizona.
Elle suggère deux mesures:
1. Communiquer sur le fait que «[c]e comportement découle d’une résistance générale à l’égard des femmes en position d’autorité. Le fait de savoir qu’il ne s’agit pas d’instructeurs individuels peut atténuer l’effet des interactions négatives.»
2. Les cours de pédagogie doivent prendre en compte le profil [le «background»] des enseignant-es. «Il est temps d’institutionnaliser le soutien spécifique à l’enseignement dont les femmes et les «BIPOC» (noir-es, aux autochtones et personnes de couleur) ont besoin depuis longtemps. Il pourrait s’agir de former les enseignants à la manière de traiter professionnellement le manque de respect ou de désamorcer les situations tendues avec les étudiant-es. Et cela pourrait signifier que l’on précise dès le départ comment les enseignant-es doivent demander de l’aide.»
6 Fév 2024
Le Professeur Andrew Chan deviendra le nouveau Vice-recteur pour les affaires internationales et les carrières académiques de l’Université de Berne à partir du 1er août 2024, succédant à Virginia Richter qui deviendra Rectrice de l’Université de Berne à la même date.
5 Fév 2024
«Lors de sa séance, la Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) a entamé des travaux préparatoires dans l’optique du traitement du message FRI 2025-2028 dans le prochain trimestre. […]
Les présentations et les discussions ont en particulier porté sur le rôle toujours plus important de l’intelligence artificielle, sur le manque de personnel qualifié (spécialement dans le domaine de la santé) et les défis relatifs à la formation, sur les besoins en matière de financement pour assurer la formation du nombre croissant d’étudiants et pour maintenir l’excellence dans le domaine de la recherche, qui évolue rapidement, ainsi que sur la question de la relève scientifique et académique. La discussion et les différentes questions seront approfondies au cours du prochain trimestre, dans le cadre de l’examen du message FRI 2025-2028.»
1 Fév 2024
Au sein de la profession d’avocat·e, les inégalités de genre persistent. En 2019, l’Ordre des avocats de Genève a créé une Commission de l’égalité pour faire face à ce problème et en janvier 2023, «un projet de mentorat à destination des stagiaires ou des collaboratrices ayant moins de cinq ans d’expérience» a été lancé. Les retours des participantes «ont été très positifs» et une seconde volée du mentorat s’ouvre le 1er février 2024.
10 Jan 2024
Hans Ulrich Gumbrecht, Professeur à l’Université hébraïque de Jérusalem, amène une réflexion sur la condition des assistant·es universitaires et le culte du génie en faisant également appel à sa propre expérience.
«La description compliquée du poste d’«assistant scientifique», qui n’a presque jamais été vraiment accompli ou rempli («erfüllt») et qui est entre-temps en révision permanente, apparaît comme le symptôme d’un compromis impossible à atteindre – et est devenu un contre-motif dans l’histoire de l’assistant maladroit. D’une part, l’assistant scientifique est subordonné au titulaire d’une chaire et doit soutenir sa recherche avec un tiers de son temps de travail, ce qui n’arrive que rarement, car une telle fonction est difficilement compatible avec l’image de soi du supérieur, qui est normative et romantique . D’autre part, l’assistant doit poursuivre de manière indépendante le projet de recherche de son habilitation et faire ainsi preuve par anticipation d’un rang de génie qui le met inévitablement en concurrence avec le professeur. Entre les deux, le dernier tiers de son temps est consacré à une charge d’enseignement dont le niveau – entre le niveau de base et l’inspiration de renouvellement – n’a jamais fait l’unanimité.»
Ensuite, Hans Ulrich Gumbrecht décrit son propre expérience: « Il s’agissait […] moins d’une formation professionnelle faite par étapes en matière de compétences que d’un cas absurde de présomption de génie que je n’ai jamais pu satisfaire et qui m’a poursuivi jusqu’à l’éméritat en tant que potentiel de sentiments secrets d’infériorité.»
13 Déc 2023
Le Conseil européen a signé un accord visant à soutenir davantage les scientifiques et les carrières dans la recherche au sein de l’Union européenne et à contribuer à la mise en place d’un marché du travail européen plus attrayant, plus ouvert et plus durable pour les chercheur-es, les innovateurs-rices et les entrepreneurs-euses qui attire également les talents étrangers.
Concrètement cet accord promeut des contrats à plus long terme, de meilleures conditions de travail et une protection de la sécurité sociale pour les scientifiques européens.
6 Déc 2023
«Au cours des quatre premières années qui suivent le doctorat, les chercheurs et chercheuses peuvent demander un subside Ambizione. Entre 2012 et 2022, le FNS a accordé 36 % de ses subsides à des femmes. D’où vient cette différence par rapport aux hommes ?»
Selon une étude du FNS, un suivi de la réussite des femmes en début et en milieu de carrière est particulièrement important, afin de mettre en lumière d’éventuels biais de genre.