Julien Meillard, adjoint du dicastère Transition écologique et Campus de l’Université de Lausanne et membre du comité de pilotage de l’Assemblée de la transition, parle de cette dernière.
20 Déc 2023
20 Déc 2023
Julien Meillard, adjoint du dicastère Transition écologique et Campus de l’Université de Lausanne et membre du comité de pilotage de l’Assemblée de la transition, parle de cette dernière.
15 Déc 2023
«La réalité que nous vivons en tant qu’enseignants à l’Unil, à l’IMD et à l’EPFL est celle d’une évolution, dans certains cas très radicale, de l’enseignement de l’économie. Cette évolution est naturellement stimulée par les défis majeurs auxquels nos sociétés sont confrontées lesquels engendrent des réévaluations et des remises en cause du corpus enseigné jusqu’ici», écrivent trois personnes travaillant dans le Centre Enterprise for Society dans une lettre ouverte, dont Jean-Pierre Danthine (ancien président de la BNS et directeur du Centre Entreprise for Society).
«Il y a de bonnes raisons de continuer à étudier les classiques, comme les théories ricardiennes, mais tout doit être passé en revue» pour s’adapter, entre autres, à la reconnaissance des limites planétaires, qui est un changement de paradigme pour l’économie de marché. Ils continuent: «Pour faciliter l’intégration de la durabilité dans le cursus, de nouveaux outils pédagogiques devraient être élaborés – et Iconomix pourrait ici jouer un rôle intéressant. De plus, une ouverture à une collaboration entre disciplines et entre toutes les parties prenantes y compris l’industrie (futurs employeurs) serait désirable car cette réflexion ne devrait pas être menée en silos. En tant qu’enseignants, nous sommes conscients qu’il est important de répondre aux questionnements des jeunes face à l’évolution économique et de leur donner les outils pour ré-imaginer l’économie de demain. Nous tenons à le faire en respectant la pluralité des points de vue tout en dépassant une polarisation stérile et en nous appuyant sur une démarche scientifique basée sur l’évidence.»
13 Nov 2023
«[…] Jean-Marc Jancovici donnera lundi soir une conférence à l’Université de Genève (UNIGE).» Certaines personnes s’interrogent sur la pertinence d’avoir invité une personnalité pronucléaire dans une ville comme Genève, car «[s]a promotion de l’énergie nucléaire pour remplacer les énergies fossiles, en arguant qu’elle émet peu de carbone, lui vaut […] de nombreuses critiques.»
«Figure très médiatisée, membre du Haut Conseil français pour le climat, Jean-Marc Jancovici se voit toutefois reprocher une multiplication d’erreurs et d’argumentations discutables sur l’énergie nucléaire […]». Alfonso Gomez, le maire de Genève, ouvrira la cérémonie et il regrette que ««le fait que l’Université ait invité ce conférencier lui donne une caution académique». Précisons que c’est la Fondation Latsis qui l’a invité au nom de The Shift Project.»
3 Nov 2023
«Alors que l’EPFL Innovation Park déborde, un deuxième complexe est en projet. Il devrait amener 1200 places de travail […].»
«Il a passé le cap des trente ans, accueille 500 entreprises et plus de 2800 personnes actives dans l’innovation de pointe. À Écublens, l’EPFL Innovation Park est l’un des plus importants parcs technologiques de Suisse. Et il est plein comme un œuf. C’est pourquoi un deuxième site devrait se construire, à un jet de pierre, toujours dans la même commune. La mise à l’enquête est annoncée de mi-novembre à mi-décembre, donnant l’occasion de présenter à la population, mardi soir, les ambitions de ce nouveau projet.»
Baptisé Ecotope, le complexe est financé par la Fondation EPFL Innovation Park et sera construit avec du bois et du béton recyclé.
30 Oct 2023
Les cantines scolaires et universitaires ne cessent d’adapter leur offre aux défis de la transition écologique et de l’augmentation de la population mondiale. Ainsi, l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) «s’est […] dotée d’un cahier des charges en matière d’alimentation responsable […], [et] [l]es étudiants et professeurs ont progressivement modifié leurs habitudes». Bruno Rossignol, responsable du secteur de la restauration et des commerces à l’EPFL, explique qu’«[ils ont] mis un jour strictement végétarien depuis 2018 […]. La moitié de l’offre de repas est par ailleurs ovo-végétarienne […]. La part des repas végétariens est passée de 5% en 2018 à 56% aujourd’hui», mais l’objectif de l’EPFL est d’augmenter cette offre à 80% jusqu’à 2028.
Julien Meillard, adjoint à la transition écologique à la direction de l’Université de Lausanne (UNIL), explique que sur le campus universitaire «[u]ne journée par semaine est végétarienne […]. Au quotidien, on impose aussi à nos exploitants-restaurateurs que le plat le moins cher soit végétarien».
Tant l’UNIL que l’EPFL ne comptent pas s’arrêter là: à l’UNIL «[l]e nombre de jours strictement végétariens devrait être augmenté à partir de la prochaine rentrée académique». À l’EPFL, «[l]es quelque 17’700 personnes présentes sur le campus ont voté pour éliminer des cartes le bœuf et le veau, très impactants pour le climat, et de favoriser la volaille et les viandes dégageant moins de CO2 en élevage».
18 Oct 2023
La Haute École d’ingénierie et de gestion du Canton de Vaud (HEIG-VD) a inauguré son Institut des énergies (IE). l’IE «est le fruit du mariage entre l’ancien Institut en génie thermique et celui d’énergie et systèmes électriques», mais il ne s’agit «pas [d’]une simple réorganisation mais [d’]une véritable fusion, qui vise à augmenter les compétences, à en créer de nouvelles et à intensifier cette approche pluridisciplinaire dans le domaine des énergies», affirme Mauro Carpita, nouveau directeur de l’IE.
11 Oct 2023
En 2015, les pays membres de l’ONU ont adopté l’Agenda 2030, un plan d’action «décliné en dix-sept objectifs de développement durable […]. Le 12 septembre 2023, à mi-chemin de la mise en oeuvre de l’agenda 2030, un groupe international d’experts indépendants publie un rapport, le Global Sustainable Development Report (GSDR)». Résultat: non seulement nous sommes loin d’avoir atteint les objectifs, mais «en raison des crises sanitaires et politiques récentes, nous sommes encore plus éloignés des objectifs qu’il y a quatre ans».
Salvatore Arico, Directeur général du Conseil international des sciences, et Valérie Verdier, Présidente-directrice générale de l’ lnstitut de recherche pour le développement, appellent à ce que les institutions financières internationales et les bailleurs de fonds soutiennent davantage la science et la recherche afin d’atteindre les objectifs de développement durable. En effet, le GSDR «rappelle [que le] changement de paradigme doit s’accompagner d’une modification radicale de notre système de financement de la recherche». (Le Monde)
Cette préoccupation fait écho en Suisse, plus particulièrement dans le canton de Vaud, où une coalition d’associations et de mouvements écologistes s’est mobilisée pour «revendiquer une politique climatique vaudoise plus ambitieuse». La coalition a «mis en avant un audit de l’EPFL jugeant les mesures actuelles du Plan climat cantonal insuffisantes pour atteindre les objectifs climatiques […] jusqu’en 2030 […]». (Le Courrier)
9 Oct 2023
En raison des tremblements de terre qui ont eu lieu en Turquie récemment, le pays ne sera pas le pays hôte de la prochaine conférence de l’ONU sur la biodiversité. Ainsi, Le bureau du sommet sur la biodiversité cherche le pays qui pourrait accueillir la conférence de l’ONU.
L’université de Zurich, l’EPFZ, l’association économique faîtière Economiesuisse, le World Economic Forum (WEF), le WWF et d’autres pensent que c’est la Suisse qui pourrait être le pays hôte de la conférence de l’ONU. Ainsi, cette alliance d’universités, d’associations environnementales et économiques «ont écrit une lettre au ministre de l’environnement Albert Rösti. Ils y demandent au Conseil fédéral d’examiner une candidature pour accueillir cette importante conférence internationale». La lettre a été rédigée par le Recteur de l’université de Zurich, Michael Schaepman, qui affirme que ce pas «offrirait l’occasion de faire connaître les méthodes de recherche locales dans le monde entier». Monsieur Schaepman «souligne que l’on veut soutenir le Conseil fédéral : «Si la conférence avait lieu en Suisse, les universités offriraient bien entendu des locaux et organiseraient des ateliers et des excursions».»
Le Département fédéral de l’environnement, des transports, de l’énergie et de la communication a reçu la lettre mais ne souhaite pas encore s’exprimer.
28 Sep 2023
Fin juin, on apprenait qu’un master en conservation de la biodiversité verrait le jour au semestre d’automne à l’Université de Neuchâtel (UniNe). Les deux responsables de la toute première volée de ce master détaillent les motivations qui les ont amené à élaborer ce cursus. Il s’agit de Clara Zemp, Professeure assistante et directrice de laboratoire, et de Jérémie Forney, Professeur en anthropologie de l’environnement.
Madame Zemp explique qu’à la racine de ce choix demeure l’urgence du besoin de solutions face à la perte de la biodiversité, alors que la croissance démographique ne s’arrête pas, et du besoin d’acquérir des capacités «destinée[s] à la conservation de la faune, des plantes et des écosystèmes[…]».
«[L]e point fort de cette filière consiste dans un dialogue entre les disciplines scientifiques et humaines. Cette mixité se traduit par un plan d’études articulé entre la Faculté des sciences et celle des lettres. Une spécificité qui existe déjà au niveau bachelor, avec une proposition en biologie ethnologie, dont cette nouvelle voie est une suite logique».
27 Sep 2023
Alors que de nombreuses critiques sont adressées au monde académique, perçu comme trop attaché à la recherche et éloigné des problèmes sociétaux, Franco Montalto semble être à contre-courant. Professeur au département d’ingénierie civile, architecturale et environnementale de l’université Drexel à Philadelphie, il parle de son expérience dans le journal nature.
Le Professeur Montalto explique que «[d]ans [son] laboratoire et dans [sa] salle de classe, [avec ses étudiant·es, ils identifient] des questions de recherche en établissant des partenariats avec des organisations communautaires, des décideurs gouvernementaux et d’autres acteurs. [Ils mènent] des recherches là où des réponses à des questions scientifiques spécifiques sont nécessaires pour prendre des décisions susceptibles de rendre les communautés plus durables et plus résistantes au changement climatique». Il explique que cette approche est aussi bénéfique pour les chercheur·es puisqu’«[il] est […] plus facile d’obtenir le financement de ces recherches en inscrivant les partenaires de recherche non universitaires dans les budgets des projets» et également puisque les revues se démontrent plus intéressées à les publier.
Monsieur Montalto pense que «[si] davantage d’universitaires dans tous les domaines intégraient les problèmes du monde réel dans leur enseignement, leur recherche et leurs services, nous pourrions tous nous sentir plus optimistes quant à la capacité de l’humanité à résoudre des problèmes urgents, tels que le changement climatique». Il ajoute que «le développement de partenariats entre l’université, les étudiants et la communauté permet d’actualiser le programme et de trouver des solutions à des problèmes réels, tout en offrant aux étudiants des expériences pratiques et professionnelles. L’approche est également adaptable à de multiples domaines et géographies».
7 Sep 2023
Selon Patrick Brown, co-directeur de l’équipe climatique au Breakthrough Institute (USA), les magazines scientifiques, à l’instar des médias grand public, tendent à accorder un peu trop de place aux «articles qui soulignent les effets négatifs du changement climatique.» Ils soutiennent le «récit mainstream – à savoir que les effets du changement climatique sont à la fois omniprésents et catastrophiques» alors que «[c]eux qui relativisent le récit, par exemple en discutant de l’efficacité des mesures pratiques d’adaptation au changement climatique, réduisent leurs chances d’être publiés.»
Brown explique que dans un de ses récents articles, il a écarté tous les facteurs qui ne sont pas liés au réchauffement climatique pour être publié dans le journal de Nature, afin de plaire au comité de lecture. «La plupart d’entre nous savent que c’est vrai, mais peu le disent» confirme Pete Irvine, climatologue de l’University College London. Les études ont un biais, «conçues de manière à soutenir le récit dominant sur le changement climatique.»
6 Sep 2023
La semaine passée, lors d’une conférence de presse, Mathias Vicherat, Directeur de Sciences Po Paris, a communiqué qu’une des «grandes nouveautés» de l’institution est de ««[traquer] les dissonances cognitives» entre les différents cours» pour aller à l’encontre des attentes des étudiant·es. Et cela concerne en particulier la thématique du climat: «[s]i un enseignant de la chaire Développement durable dit que notre monde doit faire face à des ressources de plus en plus limitées et qu’un autre de la «business school» promeut une croissance débridée, il y a problème, selon le directeur de la «fabrique des élites».»
Le journaliste Paul Ackermann se dit «perplexe» face à l’annonce de Monsieur Vicherat et se demande si cela ne met pas la liberté académique des professeur·es en danger et si une université «doit […] vraiment véhiculer une seule vision du monde». Monsieur Vicherat répond que «[d]ans les enseignements fondamentaux, [ils sont] effectivement à la recherche d’un minimum de cohérence […]. Ça ne veut pas dire [qu’ils vont] diffuser une sorte de Pravda idéologique, mais simplement [qu’ils vont] faire attention, spécialement sur les questions climatiques dont [ils veulent] faire une priorité. [Ils refondent] l’ensemble de [leurs] maquettes pédagogiques pour qu’elles intègrent ces enjeux».
16 Août 2023
Adèle Thorens quitte le milieu politique pour celui de la formation. Elle a été Sénatrice vaudoise en s’engageant douze ans au Conseil national et quatre ans au Conseil des Etats, et elle a été Coprésidente du parti des Verts. Elle a maintenant été nommée Professeure associée en politiques territoriales et éthique à la Haute Ecole d’ingénierie et de gestion du canton de Vaud (HEIG-VD), dans le cadre d’une nouvelle filière : bachelor en génie territorial.
9 Août 2023
Depuis quelques années, la gestion des restaurants universitaires et des cafétérias de l’Université de Bâle a bougé plusieurs fois entre le SV Group et le petit groupe de restauration ZFV. Finalement, malgré la pandémie qui a «contraint» le SV Group à «abandonner peu à peu» les sites de l’Université de Bâle, c’est lui qui va reprendre la gestion de la restauration et des cafétérias. Matthias Geering, porte-parole de l’Université de Bâle, explique que «[l]’offre de SV Group mise sur la durabilité et l’individualisation des concepts de restauration».
25 Juil 2023
«UniDistance Suisse est officiellement un institut universitaire au sens de la loi fédérale sur l’encouragement des hautes écoles. Le Conseil suisse d’accréditation a rendu une décision en ce sens, le mois dernier. Cette accréditation est valable jusqu’au 25 juin 2027. En juin 2020, le Conseil suisse d’accréditation a décidé d’accorder le sésame à UniDistance Suisse, sous réserve de six conditions. L’entité présente à Brigue et à Sierre avait alors un délai de deux ans pour se mettre à jour. C’est désormais chose faite. La volonté de se doter d’une université à l’horizon 2027 a été inscrite dans les objectifs stratégiques cantonaux pour la période 2022-2025. Dans ce contexte, le Conseil d’Etat valaisan a défini l’accompagnement d’UniDistance comme un projet prioritaire. Pour changer de statut, UniDistance devra délivrer des doctorats. Aujourd’hui, la structure compte près de 2300 étudiants, dont 162 Valaisans, qui bénéficient de formations universitaires à distance de niveau bachelor, master et des formations continues en psychologie, économie, droit, histoire, mathématiques et informatique». (lenouvelliste.ch)
«[L]a Formation universitaire à distance a dû créer des structures pour impliquer les membres de l’université ou développer des stratégies dans les domaines de la formation continue, des services, de la recherche et de l’internationalisation. Elle a également dû intégrer le domaine de la durabilité dans ses domaines d’activité». (Walliser Bote)
19 Juil 2023
Les entreprises de restauration qui gèrent les restaurants universitaires ou des hautes écoles prévoient une hausse des coûts de la restauration. L’ETH et la ZHAW font savoir que les prix «resteraient inchangés», alors que l’Université de Zurich (UZH), à partir du 1er septembre, augmente le prix du menu végétarien de 30 centimes et du menu carné de 60 centimes, vu que ce dernier a «un impact plus important sur le climat». Cette décision «a été prise en concertation avec les représentants des étudiant·es […], [et] les prix augmentent plus fortement pour les collaborateur·trices et les externes que pour les étudiant·es».
11 Juil 2023
«Une nouvelle chaire pour la numérisation et la durabilité a été créée au département d’économie de la Haute école spécialisée bernoise (HESB). Depuis le 1er juillet 2023, Jan Bieser est responsable de ce nouveau pôle thématique à l’Institut Public Sector Transformation. En tant que professeur, il devra développer ce domaine dans la recherche, l’enseignement et le conseil, peut-on lire dans un communiqué de la haute école.»
Monsieur Bieser se penchera sur la question de la «numérisation durable». En effet, selon lui, «la numérisation pourrait entraîner une nouvelle augmentation de la consommation nuisible au climat […]. »
7 Juil 2023
L’Espagne et la Suisse ont signé une déclaration qui «vise à renforcer les partenariats dans tous les domaines de la recherche et de l’innovation, en mettant l’accent sur le climat et le développement durable, la transformation numérique, l’énergie, l’égalité et la diversité, les sciences humaines et sociales, les sciences de la vie et la santé, les sciences et technologies quantiques, et l’espace.» L’accord durera pendant 5 ans.
7 Juil 2023
La Commission européenne veut autoriser une nouvelle génération d’organismes génétiquement modifiés (OGM) sur le marché à cause du réchauffement climatique, une utilisation qui est déjà encrée en Europe, mais pas en Suisse. Faisant suite aux plaintes des paysan∙nes, à l’appauvrissement des sols, et au fait que la permaculture et les pesticides «ne suffisent plus», le débat public est relancé.
Selon Christine Clavien, Philosophe sciences et morale à l’Université de Genève, on observe une «baisse du degré de vigilance» car les technologies ont évolué et on a «plus de recul par rapport à il y a trente ans.» Elle relativise néanmoins l’intervention des OGM dans l’agriculture. «C’est comme un petit pansement» qui n’aide en rien le changement climatique. Les produits avec des OGM pourront peut-être permettre d’améliorer la productivité, de réduire les pesticides et demanderont moins d’eau, mais ce ne sera pas «une solution miracle, juste un coup de pouce.»
Christine Clavien souligne également le paradoxe sociétal suivant : l’emploi d’OGM dans l’alimentation est très décrié, mais semble poser moins de problème quand ils sont utilisés en médecine. (La Matinale, minute 17 :12)
27 Juin 2023
Il y a trois ans, l’EPFL lançait un projet pour «diviser par deux l’empreinte carbone des 1,5 million de repas servis chaque année sur son campus». Bruno Rossignol, responsable de la restauration et des commerces du campus de l’EPFL, explique dans une interview comment l’EPFL met en pratique une transition écologique dans le secteur de la restauration du campus. L’EPFL a «réduit de moitié la présence de viande, [met] en place une journée uniquement ovo-lacto et des plats véganes […]. Aujourd’hui, 56% de ce qui est mangé à l’école est végétarien», explique Monsieur Rossignol. Les autres solutions adoptées sont le choix de produits de saisons et locaux et la renonciation à certains ingrédients, ajoute Monsieur Rossignol. Les prochaines étapes concernent l’eau, la provenance des produits, l’utilisation des produits bio, mais aussi l’innovation de l’infrastructure: «on a des cuisines vieilles de plus de 30 ans, très consommatrices d’énergie, que l’on va devoir rénover».