«Alors que le nombre de postes de maître de conférences a été réduit de moitié en dix ans, les diplômés se destinant à la recherche bifurquent, faute de perspectives.»
20 Mai 2022
20 Mai 2022
«Alors que le nombre de postes de maître de conférences a été réduit de moitié en dix ans, les diplômés se destinant à la recherche bifurquent, faute de perspectives.»
18 Mai 2022
Sabine Süsstrunk, présidente du Conseil suisse de la science (CSS), informe sur les projets actuels de cet organe:
13 Mai 2022
«C’est l’histoire d’une remise des diplômes qui dérape. A l’AgroParisTech, samedi 7 mai, huit jeunes diplômés ont tout simplement appelé leurs camarades de promotion à changer de voie. Ou quand les problématiques écologiques s’invitent au cœur du système agroalimentaire français. Dénonçant une école dont la formation participe «aux ravages écologiques et sociaux en cours», ce collectif appelé «Des agros qui bifurquent» clame son rejet des notions de développement durable, de croissance verte ou encore de neutralité des sciences.» (Heidi.news)
13 Mai 2022
«Il y a un mois, l’EPFL et l’Université de Lausanne mettaient en ligne un outil permettant de calculer la probabilité qu’un métier soit à l’avenir automatisé et confié à des robots intelligents. Les deux établissements proposent également des reconversions professionnelles pour ceux qui sont les plus à risque. Si ce projet dresse un tableau intéressant de l’avenir du travail face à l’évolution de la technologie, il soulève beaucoup de questions quant aux avantages et aux risques plus larges liés à l’automatisation de nos emplois. Anna Leander, professeure en relations internationales et sciences politiques à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève (IHEID), experte en sécurité des marchés, y répond.»
27 Avr 2022
La Suisse manque de spécialistes en cybersécurité. Patrice Perche, chief revenue officer du groupe Fortinent, cela s’explique par la volonté de la suisse de former des ingénieur-es «de très haut niveau». Il compare cette stratégie à celle de la Chine et de l’Inde, qui sont beaucoup plus axées sur le volume.
L’enseignement supérieur accroît sa capacité, tandis qu’une filière d’apprentissage de spécialistes, encore inexistante, est réclamée par la profession.
16 Mar 2022
L’article interroge plusieurs étudiant-e-s russes à Genève, qui dénoncent tous l’invasion de l’Ukraine. Ils et elles vivent une situation difficile, certain-e-s craignent de rentrer dans leur pays et il est incertain s’ils et elles auront la possibilité de rester en Europe après les études.
«Selon l’Université de Genève, aucun de ses étudiants n’était en échange en Ukraine ce semestre, mais quatre d’entre eux étaient en Russie. L’alma mater a défini une politique en matière de déplacements dans les zones à risque. […] Les voyages d’étudiants en Russie sont par ailleurs suspendus pour le semestre d’automne 2022. […] Les partenariats ne sont pas remis en question pour autant, «mais on ne négocie rien de nouveau et on ne reconduit pas ce qui arrive à échéance.»»
11 Fév 2022
Le journaliste du Tages-Anzeiger Fabian Renz revient sur l’idée avancée dans un article par Stefan C. Wolter et Conny Wunsch d’introduire des «taxes d’études après coup» pour les diplômé-e-s d’études tertiaires à faible revenu. L’article avait arguée que les études universitaires sont aussi financées par les impôts des personnes moins formées. Par ailleurs, les diplômé-e-s universitaires devraient travailler à plein temps pour lutter contre le manque de professionnels qualifiés.
L’auteur de l’article estime que les personnes à bas revenus ne sont pas toujours à blâmer pour leur situation, à l’image de la relève scientifique qui «est en grande partie coincée dans des conditions d’emploi précaires».
10 Fév 2022
«Le Conseil fédéral a récolté les avis sur sa proposition de simplifier le droit de rester pour les étudiants provenant d’États hors de l’Union européenne après avoir obtenu leur diplôme dans une haute école suisse. Point central: ils ne devraient plus être soumis aux contingents d’immigration annuels définis par la Suisse.»
«Il est légitime de faciliter l’engagement de ces jeunes très qualifiés, par ailleurs formés aux frais du contribuable helvétique», avance la Chambre vaudoise du commerce et de l’industrie.
Alors que les cantons et l’économie sont favorables à cette proposition, l’UDC s’y oppose. Elle craint notamment que l’exception aux contingents augmenterait encore l’immigration nette.
6 Déc 2021
Selon l’auteur Thomas Sevic, «créateur de véhicules d’investissements» et diplômé universitaire, le nombre croissant de diplômé-e-s universitaires a comme conséquence la création d’emplois qui sont plus nuisibles qu’utiles à la société, et qui sont souvent financés par la communauté. Il divise ce type d’emplois dans 5 groupes:
L’auteur estime que ces emplois ne seront bientôt plus suffisants pour absorber la surproduction de diplômées. Par ailleurs, «il serait également injuste de diaboliser en soi la forte proportion d’universitaires en sciences humaines : une partie de la création de valeur moderne se fait de plus en plus dans des domaines tels que la communication, la créativité, l’analyse ou le langage en général. Les apologistes des disciplines purement scientifiques sont souvent trop réducteurs. […] Mais il est également vrai que nous formons chaque année des milliers de diplômés universitaires dans des secteurs économiquement faibles, alors que nous faisons venir de l’étranger des milliers d’experts en informatique ou en finance.»
18 Oct 2021
11 Oct 2021
«Un Master en histoire de l’art, en égyptologie ou en sciences sociales comme premier pas d’une solide carrière? C’est possible. Même si les idées reçues à l’encontre de certaines formations ne faiblissent pas. Les statistiques, elles, montrent que pour les étudiants en lettres et en sciences humaines, l’avenir professionnel existe bel et bien.»
3 Mai 2021
Selon une récente statistique de l’Office fédéral de la statistique, les diplômé·s des universités et des HES sont pour la première fois majoritaires en 2020. Plusieurs chercheurs·euses et politicien·ne·s présentent leur interprétation de cette évolution :
26 Avr 2021
Les retards dans la livraison des vaccins Moderna seraient dû à un manque de main-d’oeuvre spécialisée. Une centaine de personnes est recherchée de toute urgence, à tel point que la Confédération promet son aide. Concrètement, le Département de l’Intérieur (DFI) déclare «évaluer la possibilité de mobiliser du personnel de l’administration et des entreprises fédérales ainsi que des universités et hautes écoles».
25 Mar 2021
L’auteure de l’article paru dans la Weltwoche regrette que certain-e-s politicien-ne-s souhaitent un plus grand taux d’académiques en Suisse. Selon un article du Schweizer Monat, qu’elle cite, les diplômé-es en sciences sociales et humaines gagnent seulement CHF 3750 par mois. C’est moins que ce que gagnent les soignant-e-s, méchanicien-ne-s, ou conducteurs-trices de tram. Et parce que les personnes à faible revenu peuvent se faire subventionner l’assurance maladie et la crèche, «il y a une redistribution des ouvriers aux académiques.»
9 Fév 2021
«Spécificité vaudoise, le cours dédié à la Grèce et à la Rome antiques disparaîtra du cursus gymnasial à la faveur d’une harmonisation intercantonale. […]
La file de culture antique s’est battue. En sus de deux courriers émanant de ses représentants, une lettre ouverte a été adressée à la cheffe du DFJC, Cesla Amarelle, signée par une trentaine de personnalités vaudoises […]
Le milieu académique s’émeut […] de voir un débouché professionnel disparaître pour les universitaires étudiant l’Antiquité.»
8 Fév 2021
«Depuis des décennies, les universités tirent parti des diplômés titulaires d’un doctorat en sciences humaines et dont les perspectives sont sombres.» Les auteur-e-s de l’article commentent l’employabilité des PhD en sciences humaines aux Etats-Unis.
11 Déc 2020
L’auteur de l’article souhaite que les universitaires soient poussé-e-s à développer des connaissances pratiques pendant les études pour rester attractif sur le marché de travail, qui est devenu rude pendant la crise COVID-19. Selon l’auteur les diplômé-e-s des universités et EPF suisses sont moins bien préparé-e-s au marché du travail que leurs homologues venant des hautes écoles spécialisées (HES). Il serait alors erroné de considérer leur diplôme comme moindre.
Selon une enquête par l’Office fédéral de la statistique des des diplômé-e-s en Master en 2014, seuls 28% d’entre eux-elles occupaient un poste à responsabilité en gestion cinq ans plus tard. En revanche, les diplômé-e-s des hautes écoles spécialisées représentaient près de 40%. L’auteur pose la question si les universités suisses (à l’exception de celle de Saint-Gall) ont perdu leur rôle d’école de cadres.
En particulier l’«[EPF] qui, au cours des dernières décennies, a bénéficié plus que presque tous les autres établissements d’enseignement en Suisse d’un financement public toujours croissant, risque de perdre le soutien […], en particulier auprès de la population locale.» La formation de chercheur-e-s serait une noble cause, mais qui ne correspondrait pas à la demande d’une grande partie de la recherche. Comme le résume un jeune entrepreneur: «La plupart des entreprises n’ont pas les ressources nécessaires pour employer des personnes extrêmement exigeantes en termes de contenu.»
2 Déc 2020
Un sondage du journal Nature parmi 7600 chercheur-e-s en post-docs provenant de 93 pays examine le sentiment des répondants quant à leurs perspectives de carrière. Globalement, les chercheur-e-s sont inquiets. 75% des sondés ont déclaré que leurs perspectives d’emploi étaient pires que celles des générations de scientifiques précédentes dont 37 % déclarant qu’elles étaient «bien pires». «De nombreux répondants ont des raisons d’être pessimistes. Invités à énumérer les principaux obstacles à l’évolution de leur carrière, près des deux tiers (64 %) ont évoqué le manque de financement dans leur domaine, près de la moitié (45 %) le manque d’emplois et 40% [mentionnent] les conséquences de la pandémie. […] Interrogés sur leurs points faibles, 48% ont mentionné leurs compétences en calcul, 47% ont souhaité être meilleurs dans des techniques expérimentales spécifiques et 37% ont déploré leur manque de maîtrise des statistiques »
30 Nov 2020
Selon l’article «Héros oubliés», la crise actuelle touche particulièrement le corps intermédiaire. Déjà en 2018, une étude de l’Académie des sciences sociales et humaines (ASSH) constate que 80% des membres du corps intermédiaire détiennent un poste précaire. Par ailleurs, seulement 0,5% des doctorant-e-s deviennent professeur-e-s universitaires.
D’après un récent sondage de Nature parmi 7000 chercheur-e-s post-doc, 80% des sondé-e-s affirment que la pandémie de COVID-19 a eu un impact négatif sur leurs possibilités de faire des expériences, et collectionner des données. 54% des sondé-e-s européen-ne-s estiment que la situation actuelle aura un impact sur leurs opportunités professionnelles.
Selon l’auteur, le grand public est peu conscient de cette situation et malgré le rôle important de la recherche dans la crise sanitaire, la pétition pour mettre fin à la précarité du corps intermédiaire reçoit peu d’attention en comparaison avec les demandes du personnel infirmier.
12 Nov 2020
Dans un article de la Weltwoche, l’ancien Conseiller national Rudolf Strahm (PS) discute de la « sur-production » des élites universitaires américaines et tire des parallèles avec le système universitaire suisse.
Il déplore une « aristocratie héréditaire »qui favoriserait l’instabilité sociale, l’exclusion des classes sociales « inférieures » et le populisme. Selon Rudolf Strahm, le problème de l’«académisation» et l’éviction des classes moyennes est moins visible en Suisse, mais tout autant réelle. A travers le numerus clausus pour les médecins par exemple, les universités opèrent une politique d’exclusion.
«Le fait est que nous avons trop peu d’informaticiens, d’ingénieurs et de spécialistes des sciences naturelles – cela est dû aux préjugés linguistique des lycées. Les jeunes hommes ayant des compétences unilatérales mais bonnes en mathématiques et en technique sont désavantagés.» De même, Rudolf Strahm critique la « surproduction » d’académicien-ne-s dans les facultés des sciences sociales et humaines. Selon lui, seule une fraction des diplômé-e-s pourra exercer une profession adaptée à cette formation. Il serait alors préférable de concevoir ces études comme options obligatoires pour les étudiant-e-s en droit, médecine ou en sciences dures.