Ces dernières années, le Fonds national suisse (FNS) a fait l’objet de nombreuses critiques («trop woke, trop à gauche, trop sciences naturelles»). Cependant, il n’avait peu connu de pressions financières jusqu’à aujourd’hui. En début d’année, le Conseil fédéral a déclaré vouloir économiser 412 millions de francs suisses au FNS entre 2027 et 2029, soit environ 11% du budget annuel. En 2027 et 2028, l’entité devra ainsi probablement «rejeter au moins 500 excellents projets». Les coupes concerneront principalement le soutien aux projets ainsi que la promotion des carrières des jeunes chercheurs et chercheuses.
Alors qu’il y a dix ans le FNS pouvait approuver environ 50% des demandes, aujourd’hui ce chiffre est d’environ 35%. Et ce taux diminuera avec les coupes prévues par le Conseil fédéral. Annalena Müller, journaliste auteure de l’article, estime que même avec ces coupes le FNS serait encore en bonne position au regard, par exemple, de la Deutsche Forschungsgemeinschaft qui a un taux de 29,5 % d’acceptation.
La journaliste relève également plusieurs critiques structurelles adressées au FNS: un manque de transparence sur les critères d’excellence scientifique. «Ce système fait régulièrement l’objet de critiques, car il gonfle les effectifs du corps intermédiaire universitaire et éloigne les jeunes adultes hautement qualifiés du marché du travail libre, sans qu’il y ait pour autant de postes à long terme ou de besoin durable pour ces spécialistes universitaires.»
Enfin, la journaliste relève des critiques contre les projets individuels, «dont la valeur informative et l’utilité économique ne sont pas toujours évidentes».
- recherche – qualité
- coupes budgétaires
- carrière académique
- employabilité des diplômé·e·s
- financement public
- politique – Suisse
- évaluation – chercheur·e·s
- recherche – pluralité
- rapport Gaillard