«Le FNS et son homologue néerlandais ont convenu de financer des projets mutuellement. Cela facilite grandement la collaboration avec les Pays-Bas pour les chercheuses et chercheurs suisses.»
1 Juil 2020
1 Juil 2020
«Le FNS et son homologue néerlandais ont convenu de financer des projets mutuellement. Cela facilite grandement la collaboration avec les Pays-Bas pour les chercheuses et chercheurs suisses.»
4 Juin 2020
Selon l’article, toutes les universités souffrent financièrement de l’épidémie COVID-19. Les revenus s’effondrent car les étudiants (en particulier les étudiants étrangers) restent chez eux ou repensent leurs projets d’avenir, et les fonds de dotation implosent en raison de la chute. Cette crise pourrait bien être la fin de certaines petites universités qui dépendaient trop des étudiant-e-s étrangers-ères. Les disparités entre les universités pourraient grandir si les gouvernements acheminent les fonds principalement vers des centres de recherche puissants.
Mais la pandémie pourrait aider les universités à repousser l’idée qu’elles sont élitistes et sans intérêt pour la société en développant des solutions contre l’épidémie.
Certain-e-s chercheur-e-s estiment que la récession pourrait inciter les universités et les organismes de financement à se concentrer sur les projets de recherche et les infrastructures qui sont les plus pertinents pour les intérêts nationaux dans un monde post-pandémique. Le gouvernement britannique met notamment en place un groupe de travail sur la durabilité de la recherche, qui vise à évaluer les projets de recherche dans les universités en vue de planifier l’avenir national à long terme.
3 Juin 2020
Alors que le bilan économique de la pandémie s’alourdit dans le monde entier, certains experts craignent qu’elle nuise à la science pendant des décennies en mettant au chômage plusieurs milliers de chercheurs et en obligeant les nations à réduire les financements alors qu’elles reconstruisent leurs sociétés. D’autres estiment que la pandémie pourrait mettre en évidence l’importance de la science et encourager le soutien à long terme, en particulier pour la recherche fondamentale, comme ce fut le cas pendant la Seconde Guerre mondiale.
Pour l’instant, la situation en Grande Bretagne semble être bien meilleure que celle aux Etats-Unis.
13 Mai 2020
Dans une tribune publiée récemment, le prix Nobel d’économie Joseph E. Stiglitz rappelle que la plupart des vaccins qui arrivent aujourd’hui sur le marché sont brevetés par des entreprises pharmaceutiques. Comme d’autres économistes, il profite de la situation actuelle pour remettre à plat le système des brevets.
En Suisse, une vingtaine d’économistes de l’EPFL, emmenés par les professeurs Dominique Foray et Gaétan De Rassenfosse, déplorent le sous-financement de la recherche d’un vaccin. Ils souhaitent que les pouvoirs publics subventionnent davantage la recherche en développement de produit, plutôt que de laisser d’autres pays le faire à leur place.
30 Avr 2020
Cette semaine, les chercheur-e-s de l’UNIL ayant besoin d’équipement spécifiques pour travailler peuvent regagner leurs laboratoires (une semaine avant les scientifiques de l’EPFL). Ils-elles «devront maintenir les distances sociales et sont encouragés à éviter les transports publics pour se rendre au travail, fait exceptionnel sur un campus à vocation durable. Les masques ne seront quant à eux pas obligatoires, même s’ils seront mis à disposition. À ce stade, des prescriptions similaires s’appliquent à l’EPFL, et les deux institutions prévoient en outre une réouverture partielle des points de restauration.»
Les étudiant-e-s sont toujours exclus du campus, en principe jusqu’à la session d’examens d’août-septembre.
L’incertitude règne encore quant au financement des chercheurs qui dépendent de subsides étrangers. «Il n’y aura probablement pas de rallonges financières. Il faudra faire comprendre que la prestation des chercheurs sera forcement réduite.», commente le Vice-recteur de la Recherche François Bussy.
23 Avr 2020
La Fondation de l’Université de Zurich a lancé un crowdfunding pour soutenir sa recherche contre le COVID-19. La journaliste Franziska s’interroge sur la question pourquoi «le fond de 5 millions de francs mis à disposition par la Confédération et le FNS ne suffirai pas pour financer toutes les universités suisses» ? En outre, elle critique le fait que le site du crowdfunding informe que les dons peuvent être déduits des impôts.
15 Avr 2020
L’historien et publiciste Toni Stadler, qui a suivi une carrière dans des organisations internationales et au Département fédéral des affaires étrangères (DFAE) et à la DDC (Développement et coopération), estime que la pandémie permet d’évaluer la pertinence de l’engagement public. Il regrette une perte de sérieux pragmatique pas seulement dans des organisations internationales, mais également dans les gymnases et à l’Université de Lausanne. («Des conférences invitées dans les écoles, par exemple sur le spécisme ou les super-aliments, pourraient bientôt prendre un coup de vieux.») L’auteur juge qu’il y a un risque de coupes dans le secteur de l’éducation. «Les universités et les gymnases devront se demander si leur enseignement est efficace et si les programmes d’études mettent l’accent sur des sujets qui auront également une pertinence dans le futur. Le contenu esthétique, notamment du passé lointain, domine de loin la discussion sur la technologie, l’industrie ou les affaires. La performance semble être quelque chose d’ambivalent pour certains éducateurs.» Il regrette le financement public de domaines comme l’égyptologie et la préhistoire et estime qu’il y a des millions de francs à économiser si la recherche était dédoublonnée. Il juge qu’il serait nécessaire de hiérarchiser les domaines, et de donner la priorité à ceux qui permettraient au pays de rester «constructif et à l’épreuve de l’avenir».
19 Mar 2020
La pandémie de COVID-19 perturbe la recherche. Le Fonds national suisse soutient les scientifiques au mieux dans la mesure du possible. Il continue de payer les salaires du personnel employé au sein des projets qu’il finance et tous les frais y afférents via les hautes écoles jusqu’au terme officiel du projet. Ceci vaut également lorsqu’il est par moment impossible de travailler dans ces hautes écoles. En ce qui concerne l’encouragement de projets, il reporte le délai de soumission des requêtes au 8 avril 2020.
27 Fév 2020
Le budget fédéral 2021-2024 pour la formation, la recherche et l’innovation a été annoncé : 28 milliards seront consacrés à ces domaines, si le Parlement l’accepte. 10,8 milliards reviendraient au domaine EPF, 5,7 milliards aux universités et HES, 4,6 milliards au FNS et 1 milliard à Innosuisse. Les dépenses fédérales liées à la participation au programme-cadre Horizon Europe n’ont pas encore été évoquées, selon la NZZ, puisque ce montant n’est pas encore connu.
Le journal Le Temps s’intéresse particulièrement aux financements attribués à la formation professionnelle pour les travailleurs·euses agé·es (de plus de 40 ans). Il s’agit d’«encourager une formation professionnelle adaptée aux défis du numérique, et soutenir les travailleurs face aux défis technologiques», selon la secrétaire d’État Martina Hirayama.
10 Fév 2020
«La Suisse dépense beaucoup plus que l’UE pour l’éducation, son deuxième poste budgétaire: 16,5% contre 10,2% du total de l’UE.»
3 Fév 2020
17 Déc 2019
«La résistance aux antibiotiques, informatique quantique, le langage ou l’énergie sont les matières qui feront l’objet de pôles de recherche nationaux, entre les deux EPF et les universités de Bâle, Genève, Lausanne et Zurich.»
17 Déc 2019
Cesla Amarelle, Conseillère de l’Etat de Vaud, Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, écrit de l’importance de l’investissement dans la formation et la recherche. «Mais l’engagement du secteur privé (69% de l’effort suisse R&D) stagne désormais (OFS, 2017). L’effort public, orienté sur la recherche fondamentale, manifeste aussi des signes d’essoufflement. […] Nos dépenses consacrées à l’enseignement supérieur, en% du PIB, stagnent, alors qu’elles augmentent dans tous les Etats riches auxquels la Suisse se compare (OCDE, 2017).» Par ailleurs, la Conseillère d’Etat avance que les moyens fédéraux supplémentaires envisagés seront aussitôt absorbés par la hausse des effectifs d’étudiants. «Il ne restera presque
rien pour les nouveaux besoins. Climat, énergie, intelligence artificielle, santé, transition numérique: les attentes placées dans la recherche publique désintéressée sont pourtant immenses.»
27 Nov 2019
En 2018, près de 12 milliards de francs ont été investis pour les hautes écoles en Suisse. Par ailleurs, la confédération a assumé 47% des coûts des universités, selon un rapport du Office fédéral de la statistique.
18 Nov 2019
Lors du 130ème Dies académicus de l’Université de Fribourg, sa Rectrice Astrid Epiney a souligné l’attractivité de L’Alma mater: trois quarts de ses étudiant-e-s ne sont pas fribourgeois-es et 40% des membres du corps professoral venaient de l’étranger. Ceci tient à un coût, notamment en matière d’infrastructures et d’encadrement. L’institution dépendait pour une grande part du financement de la Confédération et de fonds tiers.
Astrid Epiney déplore le fait que l’Université de Fribourg dispose, en comparaison intercantonale, d’un personnel technique et administratif plutôt réduit en regard de ses effectifs estudiantin et scientifique. Elle s’est toutefois réjouie du fait que les moyens financiers alloués par l’État de Fribourg à son université allaient, dans le cadre d’une convention d’objectifs signée avec le canton, augmenteraient ces prochaines années pour atteindre environ 113 millions de CHF.
16 Oct 2019
Selon une enquête du Monde, «le gouvernement [français] s’apprête à proposer une programmation pluriannuelle de la recherche publique. Si la mesure répond à une demande ancienne de visibilité budgétaire, elle est loin de régler tous les problèmes entravant l’activité des scientifiques, qui souffrent d’un manque de moyens et d’une vision trop comptable de la science.»
15 Oct 2019
Dans une revue de presse du Président de l’EPFZ Joël Mesot, il écrit de l’importance d’expliquer aux nouveaux parlémentaires les enjeux de la recherche, et plus particulièrement quel impact le frein à l’endettement a la recherche et l’éducation, «car le budget des EPF n’est pas protégé. Ainsi, à long terme, nous risquons de perdre notre autonomie pour nous engager dans des projets liés à la recherche fondamentale».
Selon un article d’un professeur d’économie genevois pour le PS, «des investissements supplémentaires, par exemple dans l’éducation et les infrastructures, peuvent être plus avantageux pour la société que la poursuite de la réduction de la dette.»
3 Sep 2019
Peter C. Meyer, Directeur du Département de la Santé, Recteur suppléant de la ZHAW et Professeur en sociologie à l’Université de Zurich, estime que le système de formation actuel est inégalitaire et dépassé. Les brevets professionnels doivent être financés par les particuliers, pendant que les études universités, plus chères et longues, sont financés pour plus de 90% par l’état.
Les personnes moins qualifiées seraient ainsi moins prêtes à suivre des formations continues. Il faudrait, selon M. Meyer, accorder le même crédit pour l’éducation aux personnes, peu importe s’ils font un apprentissage (et des formations continues) ou des études universitaires. Il devrait être possible d’utiliser ce crédit tout au long d’une vie.
21 Août 2019
Le 20 août 2019, Cesla Amarelle, Cheffe de département de la formation, de la jeunesse et de la culture, a présenté à la presse locale les nouveautés de cette rentrée scolaire. Au cœur des défis, l’intégration de tous les élèves. D’après Cesla Amarelle, «Dans notre pays, l’école tend à entretenir les inégalités sociales, et parfois même à les renforcer.»
Par conséquent, les mesures appliquées à cette rentrée comprennent respectivement : L’application de la loi sur la pédagogie spécialisée, avec l’intégration dans le cursus ordinaire des élèves avec handicap, des troubles du comportement ou allophones. Mais aussi, l’interdiction des téléphones portables et objets connectés lors des cours et la récréation. Et pour combattre le harcèlement, des mesures seront également mises en place afin de repérer les cas problématiques. Sans oublier l’arrêt du Tribunal fédéral sur la gratuité scolaire qui implique que les élèves devront uniquement financer leurs effets personnels (sac d’école, tenue de sport). Finalement, une simplification du système des évaluations sera aussi discutée cet automne.
5 Août 2019
À la vue des élections fédérales d’octobre 2019, chaque parti est interrogé sur leur projet économique respectif. Pour le Parti Socialiste (PS), Gaël Bourgeois, Responsable de campagne en Suisse romande, déclare que la priorité économique est un emploi et une formation pour toutes et tous avec des salaires couvrant les besoins vitaux.
Ce dernier propose que la Confédération participe au financement de modèles qui permettent la formation en cours d’emploi et qui couvre les frais d’entretiens durant cette période ainsi que la reconversion en cours d’emploi. De plus, le parti exige aussi un droit au congé formation rémunéré inscrit dans la loi.
Selon lui, «C’est l’utilisation judicieuse des recettes fiscales, par exemple pour investir dans la reconversion écologique, les infrastructures, la formation et le service public, qui est déterminant et réinjecte au final de l’argent dans l’économie.»