Pendant la pandémie de coronavirus, le Fonds national suisse (FNS) a engagé plus de 45 millions de francs suisses en faveur de 114 projets de recherche sur le Covid-19. Il tire un bilan des recherches financées.
7 Sep 2022
7 Sep 2022
Pendant la pandémie de coronavirus, le Fonds national suisse (FNS) a engagé plus de 45 millions de francs suisses en faveur de 114 projets de recherche sur le Covid-19. Il tire un bilan des recherches financées.
15 Déc 2021
Les villes du Canton Valais (Sierre et Sion) étaient les seules en Suisse à payer 10% du fonctionnement des hautes écoles du degré tertiaire. Cette exception va tomber, comme l’a promis le Grand Conseil. A l’origine de cette réforme est Sierre, qui ne veut plus payer pour Unidistance, une haute école sans enseignement sur place. Le retour sur investissement de cette institution était quasiment inexistant pour la ville. Par ailleurs, la ville a vu ses dépenses grimper avec la croissance des hautes écoles, sans pouvoir gérer cette croissance elle-même.
L’émission La Matinale revient sur les retombées financières des universités qui dispensent des cours en présentiel en Suisse romande. A titre d’exemple, les hautes écoles du Canton de Fribourg, qui coûtent par année CHF 90 millions au Canton, rapportent aux citoyen-ne-s en moyenne CHF 280.- en pouvoir d’achat supplémentaire. A Neuchâtel, ce même calcul mène à CHF 194.- par personne (en 2009). Conclusion: «Les hautes écoles en Suisse rapportent beaucoup plus qu’elles ne coûtent.» Cela dit, toutes les retombées ne sont monétisable, comme par exemple son rayonnement bénéfique pour les start-ups, le transfert technologique, le marché de l’emploi et les salaires.
24 Nov 2021
«Huit professeur·e·s de HEC Lausanne (UNIL) ont obtenu un score élevé dans le VWL Ranking du Forschungsmonitoring pour leurs publications dans des revues académiques de premier plan, reflétant l’excellence et le fort impact académique de la recherche menée à la Faculté.»
7 Oct 2021
«Du 7 au 9 octobre se tient le premier Sommet global du Geneva Science and Diplomacy Anticipator [Gesda], une fondation créée par les pouvoirs publics pour identifier les innovations clés de demain, les anticiper et les utiliser pour relever les défis de ce siècle. […] A la base du Gesda, un constat: la science est insuffisamment représentée dans les instances politiques, diplomatiques et internationales. Or le Covid-19 nous l’a montré, notamment en matière de vaccins, elle a un rôle fondamental à jouer.»
21 Sep 2021
Interviewé par le Blick, le Président de l’EPFL Martin Vetterli évoque l’importance du programme Horizon Europe pour la Suisse. «Les enjeux vont bien au-delà de notre institution. C’est la place économique suisse qui est directement menacée. […] Ce que j’essaie de dire, c’est que si la Suisse a des infrastructures fabuleuses, des écoles excellentes. Tout ce qui fait d’elle un pays très attractif, tout ce bien-être, c’est en partie lié à la recherche, à l’innovation et aux jobs qui en découlent.»
7 Avr 2021
Tom Coupé, chercheur à l’Université de Canterbury, en Nouvelle-Zélande, a développé une méthode pour classer les économistes qui ont le plus grand impact («Who is the most sought-after economist?»). Pour son classement, qui prend en compte plus de 3000 éco-nomistes, Tom Coupé s’appuie sur les recherches mensuelles moyennes sur Google durant cinq ans en construisant un indice qui prend en compte le nombre de demandes sur la plateforme et les recherches totales à un moment particulier et à un endroit précis.
4 Mar 2021
Le groupe de réflexion Reatch a lancé le projet Franxini, qui vise à améliorer la compréhension entre le monde scientifique et le monde politique. Ce manque de compréhension mène, selon l’organisation, à des tensions, comme par exemple dans le contexte de la crise COVID-19 et au sujet du climat.
Franxini vise à rendre des chercheurs-euses «aptes à la politique» moyennant trois programmes :
Les membres de Franxini ont tissé un large réseau de soutien ces derniers mois de presque tous les parties politiques. Du coté du monde scientifique, l’épidémiologiste Marcel Salathé (EPFL), le Président du Conseil des EPF Michael Hengartner, l’historien Caspar Hirschi (Université de Saint-Gall), et le physicien du climat Reto Knutti (ETH Zurich) sont impliqués.
1 Mar 2021
Deux études se sont penchés sur l’impact des dépenses publiques pour la recherche sur le développement économique, en Allemagne, aux États-Unis et en Chine. Ils ont indiquent qu’il devient de plus en plus cher de faire du progrès scientifique, et que les dépenses dans la recherche connaissent une plus grand croissance que l’économie.
L’auteur d’une des études, Paul Hünermund de la Copenhagen Business School plaide pour des frontières ouvertes pour des produits et des idées. Par ailleurs, il estime que l’État devrait investir plus d’argent dans des produits et services innovateurs pour encourager la recherche et le développement, tout en modernisant les infrastructures publiques.
23 Fév 2021
Le réchauffement climatique et la perte de la biodiversité s’annoncent comme les prochaine grandes crises mondiales. Mais pour beaucoup d’expert-e-s, la science peine à se faire entendre par là politique, par manque de coordination. Pour combler ce manque, l’idée de fonder une task force pour le climat est discuté sur les ondes de la RTS. Le directeur de l’institut d’écologie végétale de l’Université de Berne Markus Fischer et l’épidémiologiste Marcel Tanner, Président de l’Académie suisse des sciences, s’expriment en faveur de la création d’un tel organe, qui pourrait augmenter l’efficacité de la distribution de l’information. Par ailleurs, une telle task force aurait comme avantage de mobiliser et intégrer l’expertise provenant d’un plus grand nombre de disciplines.
12 Fév 2021
Michèle Ollier, associée de la société genevoise Medicxi, encourage les entrepreneurs à se lancer en Grande-Bretagne ou aux États-Unis, où il y a «plus de soutien étatique aux start-up.» Sur la question si la formation suisse dans les sciences de la vie n’est pas un atout, elle répond: «vous mettez le doigt sur un deuxième gros problème : le monde académique suisse n’est pas formé aux réalités industrielles. […] il est absolument nécessaire d’être à même de transformer cette science en produits développables. Cela nécessite des expertises translationnelles très peu présentes en Suisse.» Michèle Ollier regrette qu’il n’y a pas de système d’incitation mise en place pour valoriser cette discipline au sein des centres académiques. «Bien au contraire! […] les résultats négatifs et les données de médecine translationnelle, [sont] le parent pauvre de la recherche académique alors qu’il s’agit d’éléments majeurs pour le développement de l’innovation.»
3 Fév 2021
Des chercheur-e-s de l’Université de Bâle se penchent sur les causes médicales du Covid-19 et ses répercussions légales, sociales et économiques.
L’auteure de l’article estime que les citoyen-ne-s et politicien-ne-s seraient mieux disposé à améliorer le financement de l’Alma mater si celle-ci communiquait mieux l’importance des projets de recherche et de l’enseignement pour «nous tous».
25 Jan 2021
La journaliste Jenni Thier s’interroge sur les algorithmes qui se cachent derrière l’intelligence artificielle et du danger qu’un manque de diversité au sein des entreprises technologiques peut avoir pour les minorités. Le problème, selon elle, est le fait qu’une technologie, destinée pour le monde entier, est généralement développée par un petit groupe de personnes homogènes, à savoir un groupe majoritairement blanc et masculin. Chez Google, Microsoft et Facebook, la proportion d’employé-e-s noir-e-s est toujours inférieure à six pour cent. Les femmes sont également sous-représentées ; chez Google, elles représentent un peu moins d’un tiers de la main-d’œuvre. Selon la journaliste, une plus grande diversité au sein des chercheur-euses universitaires sur cette thématique aurait un impact bénéfique sur les entreprises spécialistes du domaine.
12 Nov 2020
D’après une étude, la pandémie de COVID-19 a des effets néfastes sur la recherche de fonds pour la recherche, les enquêtes sur le terrain, la recherche clinique, la distribution des médicaments et le traitement des maladies autres que le COVID-19. En conséquence, cette étude conclue que dans certains pays, les décès liés au VIH pourraient augmenter de 10%, la tuberculose de 20% et le paludisme de 36% au cours des cinq prochaines années.
Selon des chercheurs de l’Université de Cape Town, le Covid-19 a fait perdre dix ans à la recherche sur la leishmaniose, une maladie tropicale très présente en Afrique et en Amérique du Sud.
7 Oct 2020
L’article tire un bilan de l’impact du Prix Nobel 2019 pour l’Université de Genève, du point de vue politique et par rapport aux classements.
17 Avr 2020
Un membre du Conseil suisse de la science et trois autres scientifiques se posent la question si l’investissement de larges sommes dans la recherche contre COVID-19 est de l’argent bien dépensé à court et à long terme.
3 Fév 2020
Le CERN dépensera prochainement jusqu’à 28 milliards de francs pour un accélérateur de particules (LHC). Rainer Wallny, Professeur de l’Astrophysique à l’EPFZ, justifie ces dépenses : «Pour chaque franc investi au CERN, la Suisse a reçu six francs.» Par ailleurs, les découvertes aux CERN ont déjà mené vers des nombreuses applications.
17 Déc 2019
Cesla Amarelle, Conseillère de l’Etat de Vaud, Cheffe du département de la formation, de la jeunesse et de la culture, écrit de l’importance de l’investissement dans la formation et la recherche. «Mais l’engagement du secteur privé (69% de l’effort suisse R&D) stagne désormais (OFS, 2017). L’effort public, orienté sur la recherche fondamentale, manifeste aussi des signes d’essoufflement. […] Nos dépenses consacrées à l’enseignement supérieur, en% du PIB, stagnent, alors qu’elles augmentent dans tous les Etats riches auxquels la Suisse se compare (OCDE, 2017).» Par ailleurs, la Conseillère d’Etat avance que les moyens fédéraux supplémentaires envisagés seront aussitôt absorbés par la hausse des effectifs d’étudiants. «Il ne restera presque
rien pour les nouveaux besoins. Climat, énergie, intelligence artificielle, santé, transition numérique: les attentes placées dans la recherche publique désintéressée sont pourtant immenses.»
19 Nov 2019
Les universités néerlandaises, d’autres instituts de recherche et centres médicaux universitaires ainsi que les bailleurs de fonds publics pour la recherche se distancient du facteur d’impact. Ils ont revu leur système collectif de reconnaissance et de récompenses et ont publié un exposé de position.
Tout d’abord, les parties reconnaissent que l’accent est mis unilatéralement sur les résultats de la recherche universitaire, ce qui entraîne une sous-évaluation des nombreux autres domaines dans lesquels les universitaires sont actifs. De plus, l’évaluation de la recherche se limite principalement aux mesures qui sont facilement quantifiables, confondant les chiffres avec la qualité universitaire et d’autres vertus.
Les institutions ont convenu de signer DORA pour la fin de l’année 2019. L’adaptation de la culture de la reconnaissance et de la récompense modifiera également les conventions collectives de travail et les profils fonctionnels des universités.
1 Nov 2019
Le Commissionnaire européen sortant pour la recherche et l’innovation, Carlos Moedas, estime que la diplomatie scientifique peut être efficace où d’autre types de diplomatie ont échoué. Il nomme le projet SESAME, accélérateur de particules en Jordanie, et le Southern Eastern European International Institute for Sustainable Technologies (SEEIIST), situé à Montenegro, comme exemples d’instances scientifiques qui apportent de la collaboration et de la paix dans des régions touchés par des conflits. Carlos Moedas est confiant que sous la présidence de Ursula von der Leyen, la Commission européenne continuera d’apprécier la grande valeur de type de diplomatie scientifique.
22 Août 2019
En manipulant la science, les industriels tels que Mosanto, Philip Morris, Exxon ou Coca-Cola font appel à des stratégies pernicieuses créant ainsi des conflits d’intérêts. Pour ce faire, des scientifiques sont employé·e·s afin de se mettre au service des lobbies industriels.
C’est ce dont dénonce le journaliste français Stéphane Horel, «Certains sont employés directement par les firmes. D’autres travaillent pour des cabinets de défense de produit, entièrement financés par ces dernières. Une troisième catégorie, les universitaires, entretient des relations plus ou moins régulières avec les firmes. Les liens qu’ils nouent avec ces sociétés créent des conflits d’intérêts puisqu’ils sont impliqués dans la construction d’un savoir public. Une étude financée par un industriel a quatre à neuf fois plus de chances de donner des résultats favorables au produit que si elle avait été financée sur fonds publics.»
Par conséquent, pour libérer la science de cette emprise, il faudrait «un «pot commun» dans lequel les industriels verseraient leur écot pour réaliser des études de toxicité supervisées par les autorités publiques. Celles-ci seraient ainsi protégées du travail de manipulation des industriels. Un tel dispositif permettrait d’échapper à cette forme de totalitarisme à but lucratif et sans doute de restaurer la confiance.»