«Dans sa prise de position sur le « PAB 27 », le FNS s’est prononcé contre les mesures d’allégement de 10 % par an proposées par le Conseil fédéral en raison de leurs conséquences négatives pour l’économie et la société suisses.»
11 Avr 2025
11 Avr 2025
«Dans sa prise de position sur le « PAB 27 », le FNS s’est prononcé contre les mesures d’allégement de 10 % par an proposées par le Conseil fédéral en raison de leurs conséquences négatives pour l’économie et la société suisses.»
11 Avr 2025
Carmen Baumeler, professeure et responsable de la recherche et du développement à l’École fédérale des hautes études en formation professionnelle (IFFP), désigne les trois plus grands défis du paysage FRI de son point de vue.
Promouvoir la recherche en éducation, la valoriser et utiliser les résultats de manière ciblée dans la pratique et la politique
«Les résultats de la recherche aident à adapter les méthodes d’enseignement et d’apprentissage aux défis actuels tels que l’intelligence artificielle ou à rendre le système éducatif plus perméable. Ces nouvelles connaissances peuvent et devraient être utilisées de manière encore plus ciblée dans la politique et la pratique – ce qui exige des efforts supplémentaires dans le domaine de la communication scientifique.»
Coopération plus étroite entre l’enseignement général et l’enseignement professionnel
«La pénurie de main-d’œuvre qualifiée concerne aussi bien les professions issues d’apprentissages (p. ex. infirmier·ères, informaticien·nes) que les professions académiques (p. ex. enseignant·es, médecins de famille). […] C’est pourquoi il est essentiel d’intensifier les échanges et la coopération entre les acteurs de l’enseignement général et professionnel, que ce soit au niveau secondaire II ou au niveau des hautes écoles et de la formation professionnelle supérieure.»
Promotion de l’apprentissage tout au long de la vie
«La sélection des jeunes au niveau secondaire I n’est pas optimale, car l’accès aux filières de formation dépend encore, entre autres, du contexte socio-économique. L’égalité des chances n’est donc pas garantie. […] Les changements de profession après la formation initiale sont fréquents. Pourtant, il existe des obstacles dans la mise en œuvre pratique de la perméabilité – par exemple dans la promotion d’un accès plus large à la maturité professionnelle ou dans la prise en compte des acquis individuels dans de nouvelles voies de formation. Des efforts supplémentaires sont nécessaires dans ce domaine.»
3 Avr 2025
«La Suisse va réintégrer l’ensemble des programmes de recherches européens auxquels elle était associée avant le coup d’arrêt de 2021, à la suite de la rupture des négociations bilatérales prononcée par Berne.» (Le Temps) «Les représentants de Berne et de Bruxelles ont paraphé mercredi l’accord sur la participation de la Suisse aux programmes de l’UE. […] Les participants suisses aux programmes pourront obtenir directement des fonds européens et diriger des consortiums avec des organisations des Etats membres de l’UE.» (Le Courrier)
L’«accord sur les programmes de l’UE» fait partie du «paquet d’accords» pour prolonger les bilatérales. Il ne devrait toutefois pas entrer en vigueur avant un éventuel vote positif des Suisses en 2028. Il pourra toutefois être appliqué de manière anticipée dans le domaine de la recherche. «Il s’agit de six programmes qui concernent la recherche en général (Horizon Europe), la mobilité étudiante (Erasmus+), le nucléaire (Euratom et ITER), le numérique (Digital Europe) et la santé (EU4Health). […] Le calendrier varie toutefois d’un programme à l’autre. Horizon Europe, Euratom et Digital Europe entrent immédiatement en vigueur avec un effet rétroactif au 1er janvier, cela pour des questions de financement. La collaboration avec le réacteur thermonucléaire expérimental international (ITER) reprendra en 2026. La participation au programme EU4Health ne sera actée pour sa part qu’avec l’entrée en vigueur du paquet d’accords, au plus tôt en 2028. Quant à Erasmus+, un outil auquel les représentants des étudiants suisses sont très attachés, il faudra attendre 2027. Pour celui-ci, il faudra d’abord régler le problème de son financement. Contrairement à Horizon Europe, il n’est pas encore assuré.» (Le Temps)
2 Avr 2025
Dans un commentaire de la Neue Zürcher Zeitung, Stefan Legge, vice-directeur de l’Institut de droit et d’économie à l’Université de Saint-Gall se demande ce que les études apportent réellement à l’individu et à la société, en particulier si elles sont plutôt «un investissement ou un bien de consommation pour les étudiant·es».
Le professeur écrit: «L’État suisse subventionne les études dans une large mesure, notamment dans l’espoir que les diplômé·es gagnent des salaires élevés et fournissent ainsi des recettes fiscales sous-financières. Nous devrions donc examiner dans quelle mesure les études constituent effectivement un investissement rentable. […] Les études n’ont pas seulement été subventionnées par l’Etat, mais elles sont également liées à des coûts d’opportunité substantiels : Pendant de nombreuses années, les gens ont essentiellement renoncé à un revenu du travail et l’Etat a dû supporter des pertes fiscales correspondantes. Beaucoup d’argent a donc été investi.»
Après une brève analyse des données de l’Office fédéral de la statistique (OFS) sur les revenus professionnels bruts standardisés en 2023 pour des emplois à plein temps cinq ans après la fin des études, Stefan Legge ajoute : «Je suis bien sûr conscient que les études peuvent être utiles au-delà du simple calcul financier des coûts et des bénéfices. Mais il est au moins plus difficile de justifier des subventions publiques si le calcul financier n’est pas pertinent. Et elle l’est encore moins si l’on considère qu’environ un tiers des diplômé·es universitaires ne travaillent qu’à temps partiel. […] Nous avons tendance à rendre le fait d’être étudiant·e attractif. On peut douter que cela n’ait que des effets positifs. Les études deviennent aussi un bien de consommation lorsqu’elles procurent du prestige et des moments agréables.»
Finalement il conclut : «La Suisse devrait également se demander si le nombre de 270 000 étudiants est trop élevé et si tous ces jeunes gens investissent au mieux leur temps et l’argent des contribuables qui leur est consacré. Les appels maladroits à «plus d’argent pour l’éducation» ne servent pas à grand-chose. Des économies dans le domaine de l’éducation peuvent également être utiles si l’on considère que les études ne doivent pas être considérées comme un investissement en bloc – et encore moins comme un investissement rentable dans tous les cas.»
1 Avr 2025
Stefanie Walter, professeure de relations internationales et d’économie politique et co-directrice du Centre de compétences de crise de l’Université de Zurich, désigne les trois plus grands défis de son point de vue.
1. Les effets négatifs des changements géopolitiques
Le changement géopolitique d’un ordre mondial stable et fondé sur des règles vers un ordre mondial plus incertain et fondé sur la puissance n’est pas seulement une mauvaise nouvelle générale pour les petites économies ouvertes comme la Suisse, mais a également un impact direct sur le domaine FRI.
2. Les risques du scepticisme scientifique international…
Le scepticisme grandissant envers les sciences aurait déjà eu des conséquences négatives sur son soutien financier public, notamment aux Etats-Unis, aux Pays-Bas et en Grande-Bretagne. Cela a, selon Stefanie Walter des conséquences sur les collaborations internationales, et il y a également le risque que cette attitude anti-sciences se répande en Suisse.
3. et des opportunités pour une Suisse agissant de manière coordonnée
Les bouleversements massifs à l’étranger offrent la possibilité d’attirer en Suisse des chercheurs de pointe de ces pays. Stefanie Walter plaide en faveur de la création d’un «lieu d’accueil» facile à trouver pour les scientifiques intéressé·es, avec des informations sur les possibilités d’encouragement, les offres d’emploi ainsi que des informations pratiques sur un déménagement et la vie en Suisse.
1 Avr 2025
«Pendant la période de financement 2025-2028, la Confédération continuera d’encourager la coopération dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) entre acteurs suisses et partenaires extra-européens par le biais de programmes bilatéraux. La secrétaire d’État Martina Hirayama a signé fin mars 2025 des conventions de prestations avec cinq hautes écoles, qui sont ainsi mandatées en tant que Leading Houses pour la mise en œuvre de ces programmes. […] Les programmes de coopération bilatéraux avec des pays partenaires extra-européens sont l’un des instruments servant à la mise en œuvre de la « Stratégie internationale du Conseil fédéral dans le domaine de la formation, de la recherche et de l’innovation».»
31 Mar 2025
Le parlementaire Baptiste Hurni (PS/NE) a déposé à la fin de la dernière session une motion afin d’attirer les chercheur·euses américain·es. Il propose notamment de créer de bonnes conditions-cadres : accélérer les procédures administratives, autoriser les chercheur·euses à accéder aux financements du Fonds national suisse, mais aussi leur offrir une prime à l’installation. La motion est soutenue par des élus du Centre, du PLR, ainsi qu’un MCG (Mouvement citoyens genevois).
Selon Baptiste Hurni, il s’agirait d’un investissement rentable: «Les chercheurs de ce niveau attirent les fonds internationaux. Cela permet d’engager des équipes, y compris et en priorité des chercheurs suisses. Ces derniers ne seraient donc aucunement prétérités.» «Renflouer les équipes est d’autant plus important en ce moment», à cause de tensions autour de la non-association complète au programme Horizon Europe, qui ont fait fuir quelques scientifiques.
Les rectorats des universités indiquent ne pas avoir changé leur processus de recrutement, ni en avoir l’intention. «Les hautes écoles suisses continueront à suivre leurs procédures établies, indique Martina Weiss, secrétaire générale de Swissuniversities. Les chercheurs des États-Unis sont, comme toute personne intéressée, invités à postuler aux offres d’emploi disponibles.»
L’EPFL, qui connait un tournus important de ses professeur·es, pourrait néanmoins saisir des opportunités américaines au vol. (Le Matin Dimanche)
28 Mar 2025
«Le Secrétariat d’État aux migrations (SEM) et swissuniversities, la Conférence des recteurs des hautes écoles suisses, veulent ouvrir l’accès à l’enseignement supérieur en Suisse aux réfugiés qui ont le potentiel nécessaire, et contribuer ainsi à lutter contre la pénurie de main-d’œuvre qualifiée. Cinq projets, proposés par les universités de Bâle, de Lausanne et de Lucerne, par la Haute école spécialisée du nord-ouest de la Suisse (FHNW) et par la Haute école pédagogique de Lucerne (HSLU), ont été sélectionnés pour la première phase du programme pilote.»
27 Mar 2025
«Une page se tourne au FNS avec la retraite de sa directrice Angelika Kalt. Durant ces dernières 17 années, elle a joué un rôle central dans le développement de l’institution et la maîtrise de ses défis. […] Sa succession sera assurée par une co-direction. À partir du 1er avril, Katrin Milzow et Thomas Werder Schläpfer se partageront les tâches à la tête de l’institution. Tous deux sont déjà membres du Comité de direction, elle en tant que responsable du Développement de la recherche, lui comme responsable de l’Encouragement de la recherche.»
26 Mar 2025
Alors que l’Institut du fédéralisme (IFF) de l’Université de Fribourg est privé de tout financement de la Confédération depuis la fin d’année 2024, ses responsables seront auditionnés jeudi par la Commission des institutions politiques (CIP) du Conseil national. En discussion, une loi fédérale spécifique lui garantissant un financement de base pouvant atteindre jusqu’à 1 million de francs par an. «L’éventuelle manne fédérale ne servirait en aucun cas aux activités de recherche et de formation, mais serait affectée aux missions de son centre international (IRCC). Ces prestations sont nombreuses, de l’accueil de délégations étrangères à des visites à l’étranger ou à l’accompagnement de projets», détaille Andreas Stöckli, codirecteur de l’IFF depuis 2018. «Les cantons contribuent justement au centre de compétence national, mais les activités internationales ont besoin de la Confédération. Dans le contexte géopolitique actuel, cet instrument de promotion du fédéralisme et de la démocratie est plus que jamais nécessaire», plaide Florence Nater, conseillère d’Etat neuchâteloise.
26 Mar 2025
Dans les colonnes de l’AGEFI, l’ancien conseiller national (Centre) et professeur honoraire de l’EPFL Jacques Neirynck affirme qu’«il faudrait retirer la formation en médecine de la responsabilité des cantons, tout comme on l’a fait pour la technique et les sciences qui sont à sa base. […] On pourrait donc créer des instituts fédéraux pour former autant de médecins et bien mieux formés que ne peut le faire une université cantonale.» Cette mesure «heurtant de front un des piliers de la Suisse, son fédéralisme», Jacques Neirynck invite à repenser l’adaptation de notre système politique, car «les temps changent et mettent en cause les traditions les mieux établies parce qu’elles furent précieuses et deviennent gênantes.»
26 Mar 2025
Dans les colonnes du Temps, la rectrice de la HES-SO et présidente de Swissuniversities Luciana Vaccaro invite le monde universitaire en entier, «des étudiants en bachelor jusqu’aux dirigeants des institutions académiques, à se battre pour la juste place de la science dans notre société».
«La défense de la science au niveau mondial a besoin d’un élan d’une autre amplitude pour contrer cette censure délétère. C’est d’autant plus nécessaire et urgent que la purge actuelle n’est qu’une des expressions, certes spectaculaire, d’un mouvement que l’on a vu croître un peu partout, y compris en Europe: le relativisme, qui place sur un niveau d’égalité la science et la croyance ou les opinions.»
Luciana Vaccaro explique qu’à court terme, il y aurait certainement des opportunités d’accueil des scientifiques américain·es, en s’appuyant par exemple sur des programmes du Conseil européen de la science. La Suisse aurait «beaucoup à y gagner, pour autant qu’elle ne se focalise pas sur une approche comptable de la recherche», précise-t-elle.
24 Mar 2025
«La volte-face des Etats-Unis oblige les pays européens à regarder en face les enjeux de souveraineté, y compris en matière scientifique et technologique. Au contraire, la Suisse décide de couper dans ses investissements, y compris les plus stratégiques, avec application et balourdise. Tout cela au nom d’un dogme qui a fait son temps: l’absence de politique industrielle.»
21 Mar 2025
«Le 21 mars 2025, le Conseil fédéral a défini les objectifs stratégiques pour le domaine des EPF durant les années 2025 à 2028. Il attend de ce dernier qu’il continue à proposer un enseignement de haute qualité, qu’il réponde aux nouveaux besoins de la recherche et qu’il collabore étroitement avec ses partenaires issus des milieux économiques et de la société. Les Chambres fédérales ont alloué au domaine des EPF une enveloppe budgétaire d’environ 11 milliards de francs pour la période 2025 – 2028. Malgré cette contribution substantielle de la Confédération, le domaine des EPF devra encore davantage miser sur l’efficience et les effets de synergie au cours des quatre prochaines années. »
20 Mar 2025
Le Parlement suisse demande au Conseil fédéral des mesures pour former plus de médecins. Après le Conseil National, celui des États a formulé ce matin deux objectifs : former plus de médecins et augmenter la rémunération des généralistes (actuellement moins rémunéré·es que les médecins spécialisé·es).
Actuellement, 40% des médecins en Suisse viennent de l’étranger. La ministre de la santé Elisabeth Baume-Schneider a admis que la situation était tendue, mais elle estime qu’exiger de nouvelles dispositions légales ne serait pas opportun. «On s’immisce dans la souveraineté des cantons», a-t-elle expliqué. (RTS: 12h30) Car c’est en effet des coûts que les cantons devront assumer. Toutefois, selon Sébastien Jotterand, coprésident de l’association suisse des médecins de famille et de l’enfance, «les cantons devraient avoir les moyens», puisque «c’est dans la loi. Les cantons et la confédération doivent assurer l’accès pour la population aux soins médicaux de base, donc ça fait partie de leur budget […] de payer des études pour plus de médecins.» Il ajoute qu’il faut compter une douzaine d’années pour former un généraliste, ce qui implique que les effets des mesures d’aujourd’hui ne seront pas immédiatement visibles. (RTS : Forum)
A l’Université de Berne, la création de places d’études supplémentaires, particulièrement en médecine de famille, se heurte à une limite de capacité en termes de places de stage, mais il s’agit également d’un problème d’espace. Des projets [de construction] d’infrastructure supplémentaires prennent plus de temps que planifié. (SRF)
18 Mar 2025
Le plan d’allègement budgétaire de la Confédération, le «Plan Gaillard» est jugé «extrêmement insatisfaisant» par les gouvernements cantonaux. «Craignant des reports de charges, ils demandent au Conseil fédéral de revoir sa copie. […] . Les cantons ne seront pas les seuls à monter aux barricades. Les syndicats ont d’ores et déjà dénoncé un «programme thatchérien» touchant au social, à la formation et à l’environnement.»
Pour Didier Juillerat, directeur du CIP à Tramelan (BE), les mesures d’économies prônées par le rapport d’experts «Serge Gaillard» met en danger la formation continue: «En résumé, le secteur clé de la formation de remise à niveau en compétences de base des adultes est menacé pour une économie de 19 millions par année. En sachant qu’à moyen terme, 30% des adultes en âge de travailler (soit plus de 1,6 million en 2023) risquent de voir leur poste menacé par manque de compétences, est-ce bien raisonnable? (ajour.ch)
14 Mar 2025
«Des scientifiques souhaitent que les Hautes écoles et universités suisses accueillent leurs homologues américains visés par des coupes budgétaires massives de l’administration Trump dans la science et la recherche. Ils et elles demandent à ce que la Suisse se dote d’un « programme Einstein » pour attirer ces cerveaux, a appris la RTS. […] Rappelant que les comptes fédéraux pour l’an dernier sont « nettement moins pessimistes » que prévu, [la présidente de swissuniversities] Luciana Vaccaro s’attend donc à ce que la Confédération « révise les estimations pour les années à venir », prédisant que la voilure des coupes devra être « profondément revue ».
14 Mar 2025
«Lors de sa séance du 14 mars 2025, le Conseil fédéral a adopté 7 crédits supplémentaires au total, en proposant d’augmenter d’environ 675 millions le budget de l’exercice en cours. Ces fonds sont presque entièrement requis par les programmes de l’UE pour la recherche et l’innovation (666 millions). »
11 Mar 2025
Plusieurs quotidiens régionaux romands traitent la proposition des Jeunes PLR (JLR), dévoilée en début d’année, de faire rembourser les coûts de formation à certain·es diplômé·es : «les diplômés des universités et des hautes écoles, dont l’impôt sur le revenu n’atteint pas un seuil à déterminer, en raison d’un travail à temps partiel, doivent avoir l’obligation de rendre une certaine somme. Les personnes qui se trouvent au-dessus de ce seuil ne doivent rien rembourser.» Les frais concernés représenteraient les participations annuelles de la Confédération et des cantons dans les revenus des hautes écoles. Le président des JLR Jonas Lüthy affirme que la somme économisée «peut atteindre potentiellement la totalité des financements étatiques des universités». Il suggère également que les économies qui résulteraient de la mesure conduiraient à des baisses d’impôts pour la population.
Interviewée, la professeur en sociologie de l’éducation à l’UNIL Gaële Goastellec, affirme que «cela revient à considérer que les études et les étudiants n’amènent rien au bien commun» et que «cette mesure amplifierait les inégalités sociales [et] aurait un impact sur les femmes» parce qu’elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. Elle ajoute que «cela revient à tenir les individus pour responsables du lien entre leur diplôme et la valeur économique qui y est associée sur le marché de l’emploi, ainsi que du dynamisme de l’emploi dans leur secteur» et précise qu’il y a une «confusion à demander à des diplômés de rembourser les coûts de fonctionnement d’une institution qui a beaucoup d’autres activités que la seule formation d’étudiants».
10 Mar 2025
Dans un communiqué, les hautes écoles et institutions de recherche de niveau tertiaire valaisannes font part de leur inquiétude face au programme d’allègement budgétaire 2027 de la Confédération.