Romaine Morard, journaliste de la RTS, a été nommée collaboratrice personnelle du prochain chef du Département de la formation, Frédéric Borloz.
20 Juin 2022
20 Juin 2022
Romaine Morard, journaliste de la RTS, a été nommée collaboratrice personnelle du prochain chef du Département de la formation, Frédéric Borloz.
30 Mai 2022
Une réforme mise en consultation prévoit que le collège (ou gymnase, ou lycée) dure au minimum quatre ans dans toute la Suisse. Alors que cela est déjà le cas dans la majorité des cantons, le canton de Vaud, Neuchâtel et Jura ainsi que la partie francophone du canton de Berne seraient obligés, dès 2027, d’ajouter une année de cursus.
L’harmonisation a pour objectif de renforcer la comparabilité des diplômes et par là de continuer à garantir la reconnaissance du titre dans tout le pays. Notamment le fait que les étudiant·es peuvent être admis·es à l’université ou dans une école polytechnique fédérale sans examens d’entrée doit être préservé sur le long terme, indique le communique de presse de la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP).
Le canton de Vaud attend l’entrée en fonction du nouveau conseiller d’Etat (Frédéric Borloz le 1er juillet) avant de s’exprimer publiquement sur la révision. Alors qu’une majorité des cantons, la Confédération et les Hautes écoles soutiennent une telle harmonisation, le canton du Jura et Neuchâtel s’y opposent.
25 Mai 2022
L’historienne de l’économie Andrea Franc, qui travaille dans les universités de Bâle et de Lucerne, regrette en Suisse autant le niveau des études en histoire que le manque d’engagement d’une bonne partie des étudiant-es. «Les personnes quoi ont déjà travaillé dans un cadre inspirant – comme dans une université anglo-saxonne – voient à quel point on manque d’inspiration ici.
Par ailleurs, le fait qu’une bonne partie des diplômé-es, surtout des sciences humaines et sociales, finissent par travailler en temps partiel pose un problème pour la société: premièrement, les contribuables paient la longue formation de ce groupe, et deuxièmement, le travail à temps partiel répandu a des conséquences sur les assurances sociales. «Le système social suisse repose sur l’idée que les gens exploitent leur potentiel et ne renoncent pas volontairement à une activité lucrative, c’est-à-dire qu’ils passent deux jours à la piscine en demandant une réduction de primes. Le fait que les universitaires travaillent à temps partiel, est un phénomène nouveau.»
Andrea Franc estime que le système serait plus libéral si les taxes d’études étaient calculés en fonction du salaire des parents.
19 Mai 2022
«Une maturité gymnasiale devrait durer à l’avenir au moins quatre ans. Le Conseil fédéral a mis en consultation hier une révision de l’ordonnance correspondante. […] Il s’agit avant tout de garantir l’accès sans examen aux hautes écoles universitaires et pédagogiques.»
3 Mai 2022
«Des somptueuses bâtisses aux airs de château et des diplômes à une vingtaine de milliers de francs: voilà sur quoi misent certaines universités privées à Genève. Une enquête réalisée par The Geneva Observer, se penche sur deux de ces établissements: la Geneva School of Diplomacy (GSD) et la Swiss UMEF University. Elle révèle que déclarations trompeuses, diplômes non reconnus et pratiques commerciales douteuses semblent y être monnaie courante. […] Ces établissements attirent à grands frais de nombreux étudiants internationaux. Or, dans les faits, leurs cursus sont difficiles à faire reconnaître à l’étranger comme en Suisse.»
2 Mai 2022
Marc Muller, ingénieur en énergie, tire la sonnette d’alarme. «Il est urgent d’évoluer vers une économie durable. Pour y parvenir, des mesures draconiennes sont nécessaires dans la formation: moins d’étudiants dans les universités et plus d’apprentis sur le terrain pour réussir la transition.»
29 Mar 2022
Dans un entretien avec le Temps, la candidate du Centre pour le Conseil d’Etat Valérie Dittli propose de revaloriser l’apprentissage dans le canton de Vaud, qui serait actuellement mis à mal par une « académisation » des jeunes. Pour la jeune candidate de 29 ans, il est temps de changer l’image négative de l’apprentissage, car celle-ci ferait souffrir psychologiquement les jeunes qui ont choisi cette voie. Plus généralement, le manque d’apprentis aurait des conséquences négatives pour l’économie, argumente-t-elle.
Sa proposition : « Il faut prendre les parents avec, faire un travail important de promotion et de valorisation des différentes filières, améliorer l’orientation. Souvent à la fin de la scolarité obligatoire, les enfants sont poussés à faire le gymnase qui paraît plus rassurant. Une idée pourrait être de proposer une passerelle de transition avant l’apprentissage. »
8 Mar 2022
«Depuis des années, divers milieux demandent l’introduction de titres tels que «Professional Bachelor» et «Professional Master» pour les diplômes de la formation professionnelle supérieure. Une intervention dans ce sens a échoué en 2014 au Conseil des États. En 2020, la demande a été relancée par une motion de même teneur. Le Conseil fédéral a certes proposé de rejeter la motion, mais il a procédé à un état des lieux complet par le biais du SBFI et a lancé le projet « Positionnement ES ». Le rapport intermédiaire qui en découle montre que de tels titres ne sont pas la solution au problème. La motion a été adoptée le 08.03.2022 par le Conseil national.»
L’association faitière des HES suisses FH SCHWEIZ et son président Andri Silberschmid (PLR) «font désormais tout leur possible pour convaincre le Conseil des Etats de la rejeter.»
24 Août 2021
La maturité suisse est en phase de réformation. Sous la direction de la Confédération et des cantons, un groupe d’expert·e·s est en train d’élaborer des propositions pour relever le niveau de la maturité gymnasiale. L’organisation faîtière des entreprises Economiesuisse propose d’exiger une note suffisante dans la première langue nationale enseignée ainsi qu’en mathématiques. Actuellement, près de 25 % des élèves obtiennent une note finale insuffisante en mathématiques
Le groupe d’expert·e·s propose à son tour de donner plus de poids aux examens finaux. Aujourd’hui, le résultat final tient compte des «notes d’expérience» de toutes les matières de la maturité.
9 Juil 2021
Dans un article d’opinion de la Neue Zürcher Zeitung, l’ancien Conseiller national et président de l’Association suisse pour la formation continue (SVEB). Rudolf Strahm, plaide pour une revalorisation des titres des formations professionnelles supérieures.
Alors que la formation professionnelle supérieure est numériquement la catégorie d’enseignement tertiaire la plus importante dans le système éducatif suisse, il ne serait pas appréciée à sa juste valeur dans le marché du travail, argumente Mr Strahm, La principale raison, serait d’une part la confusion des désignations de titres et d’autre part, le manque de clarté de la classification. La formation continue après l’apprentissage professionnel EFZ comprend notamment 430 titres différents à trois niveaux. Pour Rudolf Strahm, faute de manque d’un titre général, ce système sème la confusion et dévalorise des formations qui sont pourtant extrêmement pertinents pour l’économie suisse.
La situation est particulièrement précaire dans les secteurs internationaux. Mr. Strahm critique le choix du Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SERI) d’avoir repoussé le titre de bachelor professionnel pour inventer une substitution anglais, le Advanced Federal Diploma of Higher Education. Pour l’ancien Conseiller national, il est absurde que les institutions de formation suisses doivent se contenter de titres internationaux empruntés.
Il souhaite alors que la Suisse suive l’exemple de l’Allemagne et introduit à son tour le bachelor professionnel pour la formation professionnelle supérieure.
1 Juil 2021
«Sur mandat de la Direction de l’instruction publique et de la culture, la Haute école pédagogique germanophone de Berne (PHBern) lancera en 2022 une nouvelle filière consacrée à la direction d’école («Schule leiten»). Ce nouveau cursus vise à renforcer les compétences dans le domaine de la direction d’école et de la conduite du personnel ainsi qu’en pédagogie, finances, droit et organisation. Cette formation s’adresseaux personnes exerçant des fonctions de direction et d’enseignement ainsi qu’aux cadres qui s’intéressent aux tâches de direction d’école.»
22 Juin 2021
Le Secrétariat d’État à l’éducation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a lancé un projet visant à mieux positionner les écoles professionnelles et les formations au niveau international. Il souhaite notamment examiner la possibilité de pouvoir octroyer des diplômes de bachelor et de master à des écoles supérieures. Par là, la Suisse combler le désavantage que les filières professionnelles suisses ont sur le marché du travail mondialisé, dominé par les titres universitaires anglo-saxons de «Bachelor» et «Master». Un rapport devrait être disponible d’ici la fin de l’année 2021.
Ce projet suit l’initiative de l’Allemagne, où depuis l’année dernière, les anciens apprenti·e·s peuvent obtenir un «Bachelor Professional» ou «Master Professional».
Pour le conseiller national (PS, BE) Matthias Aebischer, il est grand temps que le gouvernement agisse. Il regrette le fait que les filières professionnelles suisses, soient désavantagés de manière flagrante du seul fait de leur titre. Selon Monsieur Aebischer, la discrimination serait aussi présente à l’intérieur du pays. Les responsables du personnel étranger des grandes entreprise internationales basées en Suisse préfèrent souvent les candidat·e·s titulaires d’un bachelor ou d’un master aux diplômé·e·s suisses.
Cependant, les universités s’opposent au projet du gouvernement, craignant la dilution et la confusion. «Les diplômes de bachelor et de master sont des diplômes universitaires, et les emprunter à d’autres domaines serait trompeur», déclare swissuniversities. L’Association des diplômé·e·s des hautes écoles spécialisées FH Suisserejette également l’idée de titres supplémentaires pour des raisons similaires : ils créent encore plus de confusion et d’amalgame.
4 Juin 2021
Selon un rapport de l’Académie suisse des sciences sociales et humaines, les dépenses publiques dans le secteur des hautes écoles ont augmenté de 34% entre 2008 et 2018. Pendant la même période, les dépenses dans l’école obligatoire ont seulement augmenté de 18%. L’étude estime qu’il y a une corrélation négative: Plus l’augmentation des dépenses publiques cantonales par étudiant est importante pour l’éducation au niveau de l’école primaire, plus la croissance des dépenses par étudiant dans l’enseignement supérieur est faible. Selon les auteur-e-s de l’étude, «Il faudrait accorder la priorité à l’enseignement obligatoire si l’on veut atteindre le progrès social et exploiter pleinement le potentiel humain.»
1 Juin 2021
Suite aux manifestations pro-climat auxquelles des gymnases vaudois ont activement pris part, des députés de l’UDC et du PLR critiquent le Département de formation de tolérer la «propagande politique» en milieu scolaire. Une interpellation a ainsi été déposée au Grand Conseil. Pour l’UDC Yann Glayre, l’invitation envoyée (puis retirée) par un doyen aux élèves d’un gymnase appelant à manifester à la Grève du climat, ainsi que des ateliers organisés durant les horaires scolaires ne respectent pas ce principe de la neutralité politique.
Pour la député PLR Florence Bettschart-Nabel, «Il y a une certaine mansuétude de la part de l’Etat de Vaud quant aux manifestations féministes ou climatiques, mais il ne faut pas que l’école devienne une plateforme de ces différents mouvements. Il est primordial qu’un jeune puisse se forger un avis critique»
Le Département de la formation et de la jeunesse ne considère pas que l’engagement de ses écoles met en danger la neutralité politique. Il considère que l’engagement pour le climat découle du principe de durabilité qu’il souhaite appliquer aux écoles.
18 Mai 2021
«L’innovation romande s’offre une vitrine géante à Yverdon. L’espace Explorit s’est enfin ouvert au public dans le pôle technologique de la ville, Y-Parc. [… ] le site offre 14’000 m2 de coworking, de loisirs et de découvertes pour les plus jeunes, particulièrement orienté sur les nouvelles technologies made in Switzerland. […] ce qui retient principalement l’attention, ce sont les deux étages dédiés à la découverte des sciences par le public, en particulier les jeunes.»
3 Mai 2021
Selon une récente statistique de l’Office fédéral de la statistique, les diplômé·s des universités et des HES sont pour la première fois majoritaires en 2020. Plusieurs chercheurs·euses et politicien·ne·s présentent leur interprétation de cette évolution :
19 Mar 2021
9 Mar 2021
Réformer les mathématiques afin de les renforcer. C’est l’un des grands chantiers de l’école vaudoise lancés par Cesla Amarelle, cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture (DFJC). La conseillère d’État avance «six mesures pour améliorer l’enseignement des mathématiques» qu’elle a présenté à presse lundi (08.03.21) à Renens. La date symbolique a été choisi pour annoncer la nouvelle impulsion genreé qu’elle souhaite donner à l’enseignement des mathematiques.
«Les chiffres actuels illustrent le désamour des filles pour les maths. En 2020-2021, sur les choix d’options spécifiques, seules 28% des filles ont pris maths/physique. Pour les spécialistes, il faut un nouveau regard sur cette branche appelée à devenir à la fois «une science fixe et une science vivante». C’est dans cet esprit que s’esquissent, depuis cet automne, des cours facultatifs de maths dans un collège de Renens.»
25 Fév 2021
Le Secrétaire général de l’Académie suisse des sciences humaines et sociales (ASSH) Markus Zürcher estime que face au développement démographique, le système d’éducation suisse ne forme pas assez de personnes hautement qualifiés pour correspondre au besoin du marché de travail, par exemple dans des professions de soins infirmières.
Selon un rapport de l’ASSH en 2009, le problème consiste d’une trop grande sélection au dépens de l’intégration. Le SEFRI et la Conférence suisse des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) «n’ont pas apprécié ces analyses». Ils se seraient plaints que le fédéralisme dans le système éducatif n’était pas respecté et que le rapport poursuivait un agenda politique plutôt que scientifique.
En 2018, le Conseil suisse des sciences (CSS) s’est penché sur la question de la sélection sociale. Dans un article paru en 2015, Wolf Linder, politologue et membre du CSS, avait déjà constaté que la «révolution de l’éducation», qui a débuté en 1959, 1963, et 1964 avec des rapports d’experts, n’a pas été achevée parce que les «réserves de talents» des classes défavorisées sur le plan éducatif (« bildungsfern ») ne sont pas exploités.
En 2019, la Commission du Conseil national de la science, de l’éducation et de la culture (CSEC) a repris les proposition du CSS dans une motion. Cette dernière a été acceptée par le Conseil national, mais rejetée par le Conseil fédéral et le Conseil des États. Markus Zürcher regrette que ces efforts politiques «ont fini en eau de boudin». Par ailleurs, le Message FRI du Conseil fédéral pour 2021-2024 «n’est que faiblement réceptive à ces préoccupations», en soulignant l’égalité formelle des chances et la compétence des cantons pour les questions de l’éducation.
En 2020, les Académies suisses des sciences ont publié une étude sur la «pression de la tertiarisation», qui indique un «dysfonctionnement de la sélection précoce». Selon Markus Zürcher, le passage d’un système de sélection à un système de promotion serait facile à réaliser, à l’instar des écoles privés. Ces écoles derniers encouragent les élèves de la crèche jusqu’à la 9ème année selon leurs facultés, talents, potentiation et capacités. Sa sélection aurait lieu à la fin de l’école obligatoire auprès des institutions qui les accueillent ensuite.
23 Oct 2020
Le journaliste Hans Fahrländer écrit depuis 40 ans sur l’éducation en Suisse. Se basant sur ses 40 ans d’expérience de journaliste, il propose cinq thèses sur ce sujet, dont une qui concerne les universités:
«Le système de Bologne a sapé les forces des universités suisses.» Ce mouvement vers plus d’unification aurait entrainé des pertes dans la qualité et la spécialité qu’offraient les universités suisses. Cependant, il serait néfaste de quitter le système de Bologne, car les réseaux et synergies internationales sont trop importantes. La Suisse devrait cependant essayer d’atténuer les conséquences désagréables en offrant une plus grande liberté dans le choix des cours à l’écart des considérations d’utilité ou d’applicabilité.