Pas moins de 300 enfants participent aujourd’hui (21.11.2017) aux activités proposés par l’EPFL dans le cadre de la Journée du digital, organisée par Digital Switzerland. Farnaz Moser-Boroumand, cheffe du Service de promotion des sciences de l’EPFL estime que «Pour casser les stéréotypes et montrer aux filles qu’elles ont leur place dans le milieu de l’ICT, il faut commencer la sensibilisation tôt.»
Selon Patrick Aebischer, ancien Président de l’EPFL, des pays comme la France passe pour des modèles et ont déjà introduit des enseignements en «sciences numériques» à l’école primaire. La Suisse serait en retard. Le plan d’enseignement de la Suisse occidentale ne prévoit encore aucun cours en «sciences numériques». A l’inverse, en Suisse allemande, le Lehrplan 21 contient des cours dans le domaine des médias et de l’informatique. La Conférence des Directeur·rice·s d’éducation suisse a décidé d’introduire les cours d’informatique dans tous les gymnases à partir de 2022. Pour Patrick Aebischer, cette date est encore trop lointaine. Le système d’éducation suisse possèderait encore trop de valeurs basées sur l’apprentissage des faits. La programmation exigerait en revanche de la créativité et de la réflexion.
Selon Martin Vetterli, actuel Président de l’EPFL, il ne s’agit pas seulement de faire de tous/toutes des programmeur·euse·s ou des scientifiques des données. Il s’agit d’une compréhension générale de la manière de penser dans le monde des ordinateurs et des principes du monde numérique, mais aussi ce sera la clé pour la plupart des métiers de demain.