En Suisse, les inégalités de genre se trouveraient sur une pente ascendante, mettant les écoles sous pression. Il s’agit pour elles de favoriser l’orientation des filles vers des filières MINT (mathématiques, informatique, sciences naturelles, et techniques).
Pour cela, Cesla Amarelle, Cheffe du Département de la formation, de la jeunesse et de la culture, prévoit potentiellement d’ouvrir des classes de mathématiques spécifiques pour les filles, tôt dans leur scolarité. Cette idée dépendra de l’issue du rapport de la HEP Vaud sur l’enseignement des maths qui est en cours de finalisation.
Cependant, pour une majorité d’enseignant·e·s, «Il n’est pas vrai du tout de dire que les filles et les garçons n’ont pas la même manière d’apprendre les maths ou que la notion de genre influence les résultats des élèves en maths».
D’après Thierry Dias, Recteur de la HEP Vaud, «Une séparation assumée, pas définitive mais à certains moments, des garçons et des filles, est une idée à étudier (…) Il ne s’agit pas uniquement d’inverser le rose et le bleu dans les supports de cours. Il faut un engagement plus assumé de la part des enseignants: les filles doivent se sentir poussées, renforcées et reconnues.»