Les universités de Suisse et d’ailleurs ont du réduire le nombre d’animaux dans les laboratoires qui ne travaillent pas spécifiquement sur le COVID-19.
Pour Shalin Gala, de l’organisation de protection animale Peta, le simple fait que les chercheur-e-s considèrent, en ces temps d’épidémie, que certains animaux puissent être euthanasiés parce que jugés «non essentiels» est la preuve que ces animaux n’auraient jamais dû se retrouver dans un laboratoire. Selon lui, «90% des résultats prometteurs dans la recherche scientifique de base – impliquant pour la plupart des expériences sur les animaux – n’aboutissent pas à des traitements efficaces pour les humains». Isabella Rauch, chercheuse de l’Université de l’Oregon, ne partage pas cet avis : «Nous faisons de vrais efforts pour réduire les expériences sur les souris, en utilisant notamment des organoïdes dérivés de cellules souches, mais le système immunitaire est bien
trop complexe pour le modéliser entièrement in vitro.»