Neuf étudiant·es ayant manifesté en mai 2024 dans le bâtiment principal de l’EPFZ contre la guerre à Gaza, poursuivi·es pour violation de domicile, devaient être soutenu·es financièrement à hauteur de plus de 12’000 francs dans leurs procès par de l’argent provenant des caisses de l’Association des étudiant·es de l’Université de Zurich (VSUZH). Alors que le parlement étudiant avait approuvé la décision, la commission de recours de la VSUZH a finalement décidé la semaine dernière d’annuler cette décision. Une étudiante juive de l’Université avait déposé un recours.
La décision de la commission argue que l’aide financière accordée aux manifestant·es pro-palestinien·nes dans le bâtiment principal de l’institution voisine est contraire aux statuts de la VSUZH, qui stipulent que l’association doit représenter les intérêts des étudiant·es de l’Université de Zurich «vis-à-vis de l’Université et du public» (l’EPFZ ne relevant ni de l’une ni de l’autre). De plus, étant donné que l’association des étudiant·es de l’EPFZ avait condamné la manifestation du 7 mai 2024 à l’EPFZ, la VSUZH ne pouvait pas non plus invoquer un intérêt interuniversitaire. Le comité directeur de la VSUZH a accepté la décision de la commission de recours.
Dans un commentaire publié dans la NZZ du 07.08.2025, le journaliste Robin Schwarzenbach estime qu’il est juste que les étudiant·es manifestant·es doivent assumer les conséquences de leurs actes, car «il n’est pas acceptable que la VSUZH en fasse les frais, et donc l’ensemble des étudiant·es qui financent l’association par leurs cotisations semestrielles». Il ajoute que la manifestation à l’EPFZ de mai 2024 «n’avait pas grand-chose à voir avec la liberté de réunion et la liberté d’expression», et qu’il «n’y avait pas grand-chose qui rappelait un «cadre démocratique»».