Michael Schaepman, président de l’Université de Zurich, souligne l’importance d’engager des scientifiques excellent·es qui ont des idées qui ne sont pas alignées sur les attentes et les hypothèses existantes: «les universités devraient être bouleversantes»
Par ailleurs, «Il ne devrait pas exister de position collective pour une université, car c’est la controverse qui devrait déterminer les valeurs fondamentales de l’université. […] J’observe un danger majeur : en tant qu’universités, nous mélangeons les scénarios juridiquement possibles avec le politiquement correct lorsque nous discutons de la neutralité institutionnelle. Et suite à l’ingérence politique actuelle, il y a une tendance à reporter la responsabilité politique sur la science. Il semble qu’il y ait des avantages politiques à interférer avec la neutralité institutionnelle. Il est suggéré de positionner les universités de manière à ce qu’elles respectent le «silence institutionnel». Quoi qu’il en soit, nous devons défendre notre mission principale.»
Il évoque également les difficultés de gérer une université:
«Dans une situation de crise, où le rôle d’un recteur ou d’un président d’université est souvent demandé par la base («bottom-up)» pour être celui d’un directeur général agissant par le haut («top-down») (mais certainement seulement dans les limites de la compréhension par les demandeurs des décisions à prendre), le principe de réciprocité de la direction sans autorité formelle est violé unilatéralement par la base (bottom-up)).»