«Les femmes sont toujours fortement sous-représentées aux postes scientifiques clé, estime le FNS. Désormais, la part de femmes (ou d’hommes) au sein de ses instances devra atteindre 40%.»
5 Fév 2021
5 Fév 2021
«Les femmes sont toujours fortement sous-représentées aux postes scientifiques clé, estime le FNS. Désormais, la part de femmes (ou d’hommes) au sein de ses instances devra atteindre 40%.»
4 Fév 2021
Le compte Instagram @payetonunil dénonce les propos et agissements sexistes à l’Université de Lausanne. «Son créateur, un collectif étudiant, s’exaspère de devoir en arriver là pour mettre l’institution face à ses responsabilités. […] Le collectif revendique donc la mise en place d’une formation obligatoire pour l’ensemble de la communauté, soit presque 20 000 personnes. Une autre revendication est «la prise systématique de sanctions disciplinaires dans les cas de harcèlement ou de violences commis entre étudiant.e.s ou à leur encontre, que les faits aient lieu sur le campus ou à l’extérieur».»
2 Fév 2021
«Sept facultés de médecine et une école de soins infirmiers en Suisse veulent renforcer l’égalité des sexes dans l’enseignement médical et infirmier. Elles ont obtenu un financement de 200’000 francs sur quatre ans. Cette somme, délivrée par swissuniversities, l’organisation faîtière des hautes écoles suisses, va permettre de créer une plateforme de partage pour échanger notamment en matière de stratégies pédagogiques. A l’origine de ce projet, il y a la Faculté de biologie et de médecine de l’Université de Lausanne et Unisanté.»
2 Fév 2021
«Après la dénonciation des discriminations et violences sexistes à l’EPFL, des étudiant.es et employé.es de l’Université de Lausanne partagent leurs témoignages sur le compte Instagram @payetonunil, créé ce lundi par le Collectif de la grève féministe. Une quinzaine de témoignages ont été publiés, d’autres sont parvenus au collectif au cours de la journée. Ils concernent des attouchements, regards déplacés, allusions sexuelles ou encore dénigrement de la maternité.» Le Collectif souhaite dénoncer le manque d’action de la direction.
Géraldine Falbriard, porte-parole de l’Université, affirme qu’il existe une tolérance zéro face au harcèlement. Elle ajoute : «les outils [pour lutter contre l’harcèlement] existent, mais qu’il faut que les gens osent les utiliser.»
28 Jan 2021
«Selon une enquête menée auprès de plus de 25 000 chercheurs aux Etats-Unis, les scientifiques qui sont lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres ou queer (LGBTQ) sont plus susceptibles de subir du harcèlement et des obstacles à leur carrière que leurs collègues non LGBTQ. […]
L’enquête a révélé que les scientifiques LGBTQ étaient moins susceptibles que leurs collègues de signaler des possibilités de développer leurs compétences et d’accéder aux ressources nécessaires pour bien faire leur travail. Ils étaient également 20 % plus nombreux que les scientifiques non LGBTQ à avoir subi une forme de dévalorisation professionnelle, par exemple en étant traités comme des personnes moins qualifiées que leurs collègues, et 30 % plus nombreux à avoir été victimes de harcèlement au travail au cours de l’année écoulée.»
26 Jan 2021
Selon un sondage sur plus de 20 000 chercheur-e-s aux Etats-Unis, les chercheuses «jeunes mamans» sont particulièrement touchées par les conséquences de la crise sanitaire.
«Incapables de sacrifier leur service ou leur travail d’enseignement, elles auraient moins de temps pour rédiger des demandes de subvention, soumettre des essais ou mener des études, ce qui pourrait entraver leur carrière à long terme. […] En moyenne, les hommes sans enfants interrogés ont déclaré qu’ils consacraient environ 25 minutes de moins par jour à la recherche. En comparaison, les parents féminins perdent environ une heure de recherche par jour en plus de ce que perdent les hommes sans enfants, soit près d’une heure et demie au total. Les parents masculins ont déclaré avoir perdu en moyenne 30 minutes de recherche de plus que les hommes sans enfants, soit près d’une heure par jour au total. (Les femmes sans enfants ont perdu en moyenne 31 minutes par jour).»
22 Jan 2021
L’Université de Saint-Gall (HSG) est en train de vivre une période de changement à plusieurs niveaux. La HSG a fondé une nouvelle école d’informatique et a également commencé à former des médecins. En outre, d’ici 2025, la HSG souhaite augmenter le taux de femmes pour les postes de professeur-e-s titulaires à 30%. Actuellement, cet objectif a déjà été dépassé au niveau des professeur-e-s associé-e-s et professeur-e-s assistant-e-s, ce qui laisse espérer que ces femmes pourront bientôt accéder à des postes de professeur-e-s titulaires. Quant à la relève académique, l’université souhaite davantage axer les études doctorales sur « l’excellence scientifique » et améliorer les conditions d’encadrement des doctorant-e-s.
21 Jan 2021
Selon une étude du KOF, l’institut de recherche de l’Ecole polytechnique fédérale de Zurich, publiée dans le revue Nature, les candidats étrangers seraient plus fortement discriminés lorsque leurs dossiers sont évalués avant midi ou en fin d’après-midi. Même tendance sur les stéréotypes liés au genre.
A qualifications égales, les Suisses restent privilégiés sur le marché du travail suisse. Les postulants d’origine étrangère sont contactés 6,5% moins fréquemment que les Helvètes, une discrimination plus marquée envers les candidats originaires d’Asie, d’Afrique ou des Balkans.»
22 Déc 2020
17 Déc 2020
«A l’occasion de sa séance des 9 et 10 décembre 2020, le Conseil des EPF a abordé plusieurs thèmes d’actualité relevant de la politique de la formation et de la recherche. Convaincu que les avantages d’Erasmus+ pour les hautes écoles suisses sont plus importants que les coûts supplémentaires qui pourraient en résulter, il s’est déclaré favorable à l’association pleine et entière de la Suisse à ce programme de formation européen. Le Conseil des EPF a aussi relevé avec satisfaction que la proportion de femmes nouvellement nommées au sein du corps professoral s’est située à près de 40% en 2020, ce qui constitue le pourcentage le plus élevé jamais observé. Par ailleurs, le Conseil des EPF a nommé Marc Bachelot à titre intérimaire au poste de Vice-président pour les finances à l’EPFL et Carsten Schubert en tant que membre de la direction de l’Eawag»
8 Déc 2020
L’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) connait une crise #MeToo suite à multiples témoignages de harcèlement, d’homophobie et de racisme de la part d’étudiant-e-s. Près de 120 témoignages de sexisme et d’homophobie ont été publiés sur Instagram par par Polyquity, une commission estudiantine spécialisée dans les questions d’égalité. Elle est elle-même issue d’Agepoly, l’association étudiante de l’EPFL.
L’EPFL quant a elle a soutenu cette démarche et sa porte-parole, Corinne Feuz, se dit «choquée» face à la nature des témoignages. La cellule «respect», [l’instance interne à l’EPFL qui évalue les plaintes formelles relatives au mobbing et au harcèlement sexuel], semble être trop peu connue. Dès janvier, deux nouveaux postes de vice-présidence seront «directement impliqués pour améliorer la situation».
Cette réaction de l’EPFL est jugée insuffisante par certain-e-s. «Tout va trop lentement au niveau de l’institution», regrette Nicolò Ferrari, président de l’Agepoly. Un sondage aurait déjà tiré la sonnette d’alarme en 2016-2017.
3 Déc 2020
Le Président de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), Martin Vetterli, s’exprime dans l’émission Forum sur les nombreuses témoignages d’harcèlement sexuel et d’homophobie à l’EPFL, qui ont été publié par l’association estudiantine Polyquity.
Martin Vetterli tient d’abord à remercier cette association pour leur travail, ainsi qu’aux personnes qui ont eu le courage de témoigner. Pour combattre cette culture machiste et homophobie, il souhaite lancer une sensibilisation auprès des étudiant-e-s qui tient compte du caractère multiculturel et international du campus.
1 Déc 2020
«Une commission associative de l’école polytechnique a recueilli plusieurs témoignages qu’elle publie dans une vidéo de prévention. Elle espère attirer l’attention des dirigeants de l’institution sur des actes discriminatoires inquiétants.»
2 Nov 2020
Plusieurs journaux scientifiques regrettent le manque de diversité dans leurs journaux en termes de race et de genre, mais manquent de données sur ces indicateurs.
Ambika Kamath, écologiste comportementale à l’Université de Californie, questionne les journaux: «Qu’est-ce que cela signifie de dire «je suis en faveur de la diversité» alors que vous n’avez même pas pris en compte l’état de la diversité dans votre propre institution?»
30 Oct 2020
Un projet de loi déposé début octobre au grand Conseil de Genève demande l’anonymisation des examens écrits à l’Université de Genève. L’objectif : l’égalité de traitement. Anonymiser les copies quand possible permet d’écarter les biais, conscients ou inconscients, du correcteur où de la correctrice.
Le principe d’anonymisation et est déjà en vigueur dans plusieurs hautes écoles en suisse. A l’Université de Lausanne (UNIL) par exemple, les examens dans la faculté de médecine fonctionnent selon ce principe. La direction de l’UNIL a décidé de généraliser cette pratique, mais la phase pilote prévue ce printemps a été repoussée en raison de la pandémie.
Dans l’idée, l’Université de Genève est favorable à la proposition, mais met en avant ses limites. Certaines modalités d’évaluation ne s’y prêtent pas si facilement, comme par exemple dans des écrits en lettres, ou le sujet est défini en amont avec le professeur.
La Commission de l’enseignement supérieur se penchera sur ce projet de loi prochainement, mais la date précise n’est pas encore connue.
23 Oct 2020
Vera Regitz-Zagrosek, professeure spécialisée en médecine et genre à l’Université de Zurich, s’engage pour une intégration de la dimension du genre dans la recherche et l’enseignement obligatoire des futurs médecins. Elle témoigne que les études centrées sur les femmes sont souvent considérées comme trop complexes et trop coûteuses en raison des fluctuations des niveaux hormonaux et de la possibilité de grossesse. Ainsi, les femmes sont traitées selon une norme qui s’adresse aux hommes. La conséquence : elles subissent beaucoup plus d’effets secondaires lorsqu’elles prennent des médicaments, le dosage n’est pas optimal et certaines préparations et thérapies sont inefficaces sur elles.
Vera Regitz-Zagrosek estime que la recherche a longtemps ignoré ce sujet parce que trop peu de femmes ont des positions cadres dans les universités. «La plupart des hommes ne trouve pas très intéressant d’étudier l’état de santé des femmes en particulier.» Elle regrette que la carrière académique est encouragé seulement pour les personnes qui ont une haute performance de travail avant leurs 40 ans. Cela serait décourageant pour les femmes qui souhaitent fonder une famille pendant cette période de leur vie.
Dans deux ans, l’Université de Zurich prévoit de créer un institut de médecine et genre, avec un accent particulier sur la recherche clinique et un CAS verra le jour en mai 2021.
22 Oct 2020
Le Grand Conseil de Bâle-Ville s’est prononcé contre un quota de 50% de femmes professeures à l’Université de Bâle. La motion du parti socialiste demandait que la proportion de femmes professeures soit portée à 30 % dans les prochaines années et à 50 % dans 15 ans. Dans certaines facultés, il y a actuellement moins de 20% de professeures.
Cette motion a été rejeté avec 46 « non », 3 abstations et 42 « oui ».
20 Oct 2020
Des différentes études en viennent à la conclusion que pendant le confinement, les chercheuses n’ont pas publié autant d’articles que les chercheurs à cause des engagements familiaux.
Une des études conclu: «L’une des leçons les plus importantes de la pandémie pourrait être de suivre des critères multidimensionnels dans toute évaluation académique, qui reflètent réellement une variété de facteurs décrivant le potentiel d’un-e candidat-e soit pour un emploi académique soit pour une bourse». Cela pourrait inclure une déclaration d’impact COVID-19, dans laquelle les candidats expliqueraient leurs possibilités et leurs contraintes pendant cette période.
Parallèlement, le document soutient que les institutions devraient promouvoir «un environnement de travail plus diversifié, inclusif et équitable» et adopter, lors du déconfinement, «une politique de direction favorable à la famille».
9 Oct 2020
L’Université de Bâle a dévoilé dans un rapport interparlementaire qu’elle prévoyait d’introduire un congé paternité de quatre semaines. Cette information, qui vient peu après les votations sur le congé paternité, a suscité des critiques du côté des politicien-ne-s conservateurs-trices. Le porte-parole de l’université, Mathias Geering, a déclaré qu’une prolongation du congé paternité était prévue dans un «avenir proche», mais n’a cependant pas souhaité confirmer le chiffre exacte des quatre semaines.
5 Oct 2020
L’Université de Saint-Gall (HSG) célèbre pour la première fois un mois de «pride» pour promouvoir la visibilité et la sensibilisation aux questions LGBT+. Des ateliers et des débats publics seront organisés.