Entre 2021 et 2024, le FNS a mis en œuvre des mesures visant à compenser l’exclusion des chercheurs suisses du programme Horizon Europe. Le FNS a analysé des différences entre le FNS et le Conseil européen de la recherche.
25 Nov 2025
25 Nov 2025
Entre 2021 et 2024, le FNS a mis en œuvre des mesures visant à compenser l’exclusion des chercheurs suisses du programme Horizon Europe. Le FNS a analysé des différences entre le FNS et le Conseil européen de la recherche.
25 Nov 2025
«Le CERN échappe aux coupes budgétaires malgré les crises mondiales. La directrice générale Fabiola Gianotti se réjouit du soutien financier continu des États membres et des collaborations internationales croissantes.»
24 Nov 2025
«Alors que les contributions fédérales stagnent, l’encouragement de projets du FNS atteint un niveau record avec 1451 requêtes demandant 1,3 milliard de francs. Le FNS en analyse les raisons et réexamine ses mesures existantes.»
19 Nov 2025
Mardi 18 novembre, des employé·es des structures publiques et parapubliques, soit du personnel de l’école obligatoire, des gymnases, de l’UNIL, des hôpitaux, des structures sociales, de la police, ainsi que des les milieux d’accueil de la petite enfance ont participé à une journée de grève et mobilisation dans tout le canton. Les participant·es se sont mobilisé·es contre «l’austérité» du projet de budget 2026 de l’exécutif cantonal, qui vise 305 millions d’économies, dont une contribution de crise de 0,7% sur les salaires. Selon les syndicats organisateurs de l’événement, 25’000 personnes étaient présentes dans les rues en soirée, 16’000 selon la police. En moyenne, il s’agit de près de la moitié des employé·es de l’Etat (42’000 salarié·es).
«À l’Université de Lausanne, en début d’après-midi, on comptait 1200 étudiants et plus d’une centaine de salariés en grève. Au cas où une baisse de 3,8% de la subvention cantonale à l’Université de Lausanne qui est prévue pour 2026 (−13,9 millions) serait validée par le parlement, les facultés ont anticipé en préparant leur plan de coupe: suppressions de postes, gel des embauches, coupes des subventions pour la diversité, suppression d’enseignements optionnels et recrutement de professeurs au statut précaire…» Kelly Harrison, secrétaire générale de l’Association du corps intermédiaire et des doctorants de l’UNIL, dit regretter que tous les niveaux soient touchés par les mesures. Elle s’inquiète également que les coupes concernent davantage les personnes «en bas de l’échelle». (24 heures)
«Contactée par Le Courrier, la présidente du Conseil d’Etat et cheffe des Finances, Christelle Luisier Brodard, défend la ligne gouvernementale: «Nous prenons acte de la mobilisation et sommes conscients de l’engagement et des efforts consentis chaque jour par le personnel. Mais nous faisons face à une situation financière qui se dégrade. Le projet de budget présente toujours un déficit de 300 millions, sans action, il aurait été de 800 millions», explique l’élue libérale-radicale.» (Le Courrier)
19 Nov 2025
«Le nouveau CV du FNS permet aux scientifiques d’indiquer le temps effectif consacré à leurs recherches. Notre analyse montre que les femmes sont davantage concernées par des interruptions que leurs collègues hommes.»
17 Nov 2025
La FAE et la SSP présentent en grandes lignes le programme de la grève de demain, le 18.11.2025.
13 Nov 2025
«Le FNS consacre la majeure partie de son budget à la recherche fondamentale, un investissement qui porte ses fruits. Il présente désormais les bénéfices des nouvelles découvertes dans une série d’articles et de vidéos. […]
« Nous mettons ainsi davantage l’accent sur le lien entre résultats de la recherche et réussite économique », explique Christophe Giovannini, responsable de la communication du FNS. « Ce lien n’est en effet pas très visible de prime abord. »»
Le premier article de cette série est sur l’importance de la recherche fondamentale pour les assureurs.
4 Nov 2025
Olivier Dessimoz, directeur de l’Institut suisse de bio-informatique (SIB), alerte sur la nécessité pour la Suisse de consolider son leadership scientifique dans un contexte international incertain. Il souligne que, comme le montre la situation actuelle aux États-Unis, un pays peut rapidement voir sa recherche affaiblie.
La Suisse fait face à deux menaces principales :
Les coupes budgétaires dans l’éducation, la recherche et l’innovation.
Le risque d’isolement en cas d’échec des négociations avec l’Union européenne.
Dessimoz insiste sur le rôle stratégique des infrastructures de données biologiques et biomédicales, essentielles à l’innovation et à la souveraineté scientifique du pays. Il rappelle deux exemples concrets :
Pendant la pandémie de Covid-19, les ressources développées par le SIB ont permis une réaction rapide et efficace (modélisation du virus, suivi des variants).
La base de données UniProt, codéveloppée à Genève, a été citée dans plus de 5800 brevets, illustrant son importance pour l’innovation suisse.
Il met en garde contre les conséquences d’un désengagement financier ou politique, qui affaiblirait la compétitivité et la capacité d’innovation de la Suisse. À l’inverse, la coopération internationale et la participation à des projets mondiaux renforcent sa souveraineté.
En conclusion, il appelle à investir dans les infrastructures de données, à soutenir la recherche nationale et à favoriser la collaboration internationale, afin de maintenir la Suisse à la pointe du leadership scientifique à l’ère de l’intelligence artificielle et des grands défis sanitaires et environnementaux.
3 Nov 2025
Suite à la grève du 1er octobre à Fribourg et à une manifestation à Lausanne le lendemain, «des grèves se dessinent sur les bords du Léman [face aux plans d’assainissement des différents cantons]: à Genève, elle se tiendra le 11 novembre – après confirmation le 6 novembre – et les 18, 25 et 26 novembre dans le canton de Vaud, assorties de deux manifestations. Les syndicats vaudois préviennent déjà que la grève pourrait se poursuivre tant que le Conseil d’Etat ne proposera pas des garanties du retrait de ses mesures d’économie.» (Le Temps)
Par ailleurs, une assemblée de mobilisation vers la grève aura lieu le 12.11.2025 à Géopolis.
31 Oct 2025
«Le déficit attendu l’année prochaine par le canton fait grincer des dents. La gauche annonce le refus du projet en l’état, tandis que le PLR, l’UDC et les Vert’libéraux se positionnent en arbitres d’un débat explosif.»
28 Oct 2025
Plusieurs acteurs de la communauté scientifique soutiennent l’idée d’introduire un système de tirage au sort dans le financement de la recherche européenne (Horizon Europe), à condition que les meilleures propositions gardent les meilleures chances d’obtenir des fonds.
Selon Kamila Kozirog, de l’Association européenne des universités, l’introduction d’un élément de randomisation pourrait réduire les biais et alléger la charge de sélection, mais elle devrait se limiter à des tirages au sort de départage, lorsqu’un petit nombre de projets reçoivent exactement les mêmes notes.
La Commission européenne prévoit d’expérimenter ce type de tirage au sort pour départager les ex æquo, dans le but de lutter contre la sursouscription («oversubscription») du programme : en 2025, seuls 12 % des projets soumis ont été financés. Cependant, il ne s’agira pas d’un pur hasard : les tirages seront conditionnels, combinés à une évaluation, plus traditionnelle, par les pairs.
Aujourd’hui, les départages reposent sur une procédure complexe à cinq critères (couverture des objectifs de l’appel, excellence, impact, équilibre hommes-femmes, etc.), utilisée dans 22 % des cas entre 2021 et 2023. Ce système est jugé chronophage et parfois subjectif, bien qu’il ait le mérite de promouvoir certaines valeurs européennes comme l’égalité de genre.
Certains experts, comme Jörg Schmiedmayer (Université technique de Vienne), estiment que le tirage au sort pourrait être utile uniquement pour les projets proches du seuil de financement, tandis que les meilleurs projets devraient être financés directement. D’autres suggèrent de limiter le nombre de candidatures par institution afin de réduire le volume de dossiers et d’améliorer leur qualité.
Enfin, plusieurs évaluateurs soulignent que les vrais ex æquo sont rares et que la solution la plus efficace serait d’augmenter le budget consacré à l’excellence scientifique, plutôt que de recourir largement au hasard.
27 Oct 2025
La politique du gouvernement Trump envers la recherche pousse de nombreux·euses scientifiques américain·es ou expatrié·es à quitter les États-Unis. Cependant, en Suisse, les universités et leurs faîtières ne proposent actuellement pas de forte politique d’accueil pour ces scientifiques américain·es. Des chercheur·euses prestigieux·euses ont néanmoins pu être engagé·es de manière ponctuelle, tel·les les prix Nobel Esther Duflo et Abhijit Banerjee à l’Université de Zurich, grâce à un financement privé de la Fondation Lemann. La réticence actuelle des universités suisses pourrait être liée à des restrictions budgétaires dans le domaine au sein du pays, ainsi que par les faits de ne pas vouloir provoquer publiquement les États-Unis ou compromettre des partenariats de recherche avec eux.
Selon plusieurs expert·es et le rédacteur en chef du journal, cette situation représente cependant «une énorme opportunité pour les universités européennes». Il ne s’agirait pas seulement d’accueillir des scientifiques américains·es, mais aussi de récupérer des chercheur·euses qui ne voudraient désormais plus rejoindre les Etats-Unis pour tout ou partie de leur carrière.
Patrick Aebischer, ancien président de l’EPFL propose alors la solution suivante: combiner financement public et privé afin de transformer la fuite des cerveaux américains en avantage durable pour l’innovation helvétique.
10 Oct 2025
Face aux projets d’austérité du gouvernement suisse, qui prévoit notamment de doubler les frais d’études pour les étudiant·es suisses et de les quadrupler pour les étrangers, de nombreux étudiant·es ont manifesté à travers le pays. Pour éviter ces coupes budgétaires, la Conseillère nationale socialiste Sarah Wyss (SP, Bâle) propose une alternative : créer un fonds alimenté par les excédents de la Banque nationale suisse (BNS) afin de financer les universités, en particulier les filières d’importance nationale comme les sciences de la vie. Ce fonds impliquerait à la fois la Confédération et les cantons.
Actuellement, ces excédents servent à rembourser les dettes liées à la pandémie Covid-19. Le projet de Sarah Wyss suscite donc la controverse : certains, comme le président de la SVP bâloise Peter Riebli, estiment qu’une nouvelle solution fédérale est nécessaire, mais se demandent qui paiera les dettes si les excédents sont utilisés autrement. D’autres, comme le centriste Marc Scherrer, jugent l’idée réaliste et digne d’examen, compte tenu des difficultés financières du canton de Bâle-Campagne.
Sarah Wyss admet que sa proposition n’est pas une solution définitive, mais souhaite ouvrir un débat national sur un financement équitable et durable des universités. Elle suggère que certains cursus, considérés d’intérêt national, soient financés par ce fonds, comme l’ETH de Zurich l’est par la Confédération.
La commission des finances du Parlement discute actuellement de l’usage des excédents de la BNS. Sarah Wyss veut y soulever la question de savoir s’il est vraiment pertinent de rembourser la dette au moment où la quote-part d’endettement de la Suisse est historiquement basse.
Enfin, la conseillère nationale Florence Brenzikofer (vert·es) soutient cette démarche et plaide, elle aussi, pour un modèle de financement à long terme des hautes écoles, garantissant la stabilité et l’investissement dans la formation, considérée comme la principale ressource du pays.
1 Oct 2025
La Commission européenne a confirmé que toutes les activités de recherche et d’innovation seront financées par Horizon Europe, tandis que le futur Fonds européen de compétitivité (ECF), prévu après 2027, se concentrera uniquement sur le déploiement des innovations.
Selon le Traité sur le fonctionnement de l’UE, la recherche et l’innovation ne peuvent être financées que par un Programme-cadre (FP10 après 2027). Ainsi, contrairement aux attentes, l’ECF ne soutiendra ni la recherche fondamentale ni les étapes intermédiaires de transition vers le marché.
La communauté scientifique s’inquiète : plusieurs chercheurs espéraient que l’ECF compléterait Horizon Europe, notamment pour financer la recherche stratégique et la valorisation. Certains estiment désormais qu’il faudrait transférer une partie du budget de l’ECF vers Horizon Europe, afin de préserver la recherche fondamentale.
Le budget proposé d’Horizon Europe s’élève à 175 milliards d’euros, dont 44 milliards pour le Conseil européen de la recherche (ERC) et les actions Marie Skłodowska-Curie (contre 22,6 milliards actuellement). Mais certains craignent que la recherche de base ne repose presque exclusivement sur l’ERC, ce qui pourrait être « désastreux ».
Concernant la gouvernance, Horizon Europe et l’ECF resteront séparés, mais avec une forte coordination. Par exemple, 68 milliards d’euros du pilier 2 d’Horizon Europe devront s’aligner sur les quatre grands axes de l’ECF : transition verte et décarbonation, santé et biotechnologies, numérique, défense et espace. Un mécanisme de pilotage et un outil de coordination des priorités seront créés pour aligner UE et États membres.
Enfin, des incertitudes persistent sur le mode de financement de l’ECF. Contrairement à InvestEU, qui passe par des intermédiaires bancaires avec sélection compétitive, l’ECF pourrait autoriser des financements directs et non compétitifs « en cas d’urgence ou d’intérêt public majeur », ce qui inquiète certains eurodéputés.
24 Sep 2025
Dans une lettre ouverte publiée dans les colonnes du Temps, des président·es de fondations membres de l’Association de Genève des fondations académiques (qui regroupe des fondations romandes qui soutiennent la recherche et la formation en Suisse) expriment leur incompréhension face aux mesures de réduction de soutien par la Confédération à la recherche et formation. Ils et elles s’inquiètent en particulier que les mesures envisagées n’ait pas fait l’objet d’études approfondies quant à leurs conséquences. Ils défendent: «Dans un pays où seuls dix des cantons abritent des universités, le financement fédéral est essentiel pour développer les synergies nationales, assurer la compétitivité de la Suisse et préserver le partenariat public-privé fondé sur l’engagement du secteur public.»
11 Sep 2025
L’ACIDUL, la FAE et SSP ont lancé une pétition: «Nous, chercheurs et chercheuses, étudiants et étudiantes, membres des équipes administratives et techniques de l’Université de Lausanne (UNIL), nous opposons fermement aux coupes budgétaires annoncées pour l’UNIL par le Conseil d’État vaudois le 24 juillet 2025, comme à toutes les coupes prévues dans les budgets des services publics et parapublics. […]»
9 Sep 2025
L’objectif de « BiodivConnect », le nouvel appel à projets lancé par Biodiversa+, est d’encourager la recherche innovante pour utiliser ses résultats dans des pratiques de restauration de la nature qui favorisent l’interconnexion et la fonctionnalité des écosystèmes et des habitats.
25 Août 2025
Orla Feely, présidente de l’University College Dublin et de l’association universitaire CESAER, donne son point de vue sur les perturbateurs actuels qui menacent les universités et défend également les bénéfices sociétaux du modèle universitaire moderne à forte intensité de recherche.
Orla Feely, qui a nommé ces perturbateurs sur le signe de la lettre D («D is for disruption»), précise que ces éléments ne sont pas tous vécus par toutes les universités, mais que celles-ci en vivent au moins toutes une combinaison.
«Demographics»: la chute du taux de natalité actuel signifie un bouleversement démographique dans l’enseignement supérieur. La génération actuelle d’étudiant·es travaille souvent à temps partiel à coté des études, fait des longs trajets et des problèmes de santé mentale sont une réalité pour beaucoup d’entre eux (et elles). Nées avec le numérique et les réseaux, ces personnes auraient une vision et des attentes en matière d’enseignement et d’apprentissage très différentes des générations précédentes.
«Deglobalisation»: la mobilité des personnes et des idées, dont dépend la santé des universités, est actuellement souvent remise en question, avec un éloignement croissant de l’«open innovation, open science», au profit d’un accent mis sur la compétitivité industrielle. Le financement croissant dans la «Defence» a également des implications pour le financement et la nature des recherches.
«Digitalisation»: les technologies numériques de l’intelligence artificielle ont un profond impact sur l’enseignement, la recherche et l’innovation. Mais aussi sur le monde du travail et les sociétés de manière plus générale, pour lesquels les universités ont «un rôle très important à jouer dans notre réponse collective».
«Deficits»: de nombreuses universités rencontrent actuellement des problèmes financiers, qui menacent leur indépendance. Les pressions financières sur les gouvernements ainsi que sur les potentiel·les étudiant·es sont également des éléments-clés.
«Distrust»: la confiance envers les expert·es et les universités diminue au sein de la société. Les universités sont souvent accusées d’éloignement ou même de divergence par rapport aux communautés qu’elles servent.
«Division»: des questions de divisions et de colère se sont manifestées sur les campus. Les activités et valeurs des universités sont devenues le centre de débats sociétaux très polarisés. «L’équilibre entre l’engagement institutionnel en faveur d’un échange ouvert de points de vue et la dignité et le respect est souvent précaire.»
«Pour y remédier avec succès, il faut tout d’abord comprendre ce qui pourrait être perdu. Il faut ensuite s’engager à trouver des solutions, être capable de changer et savoir motiver, communiquer et susciter un large soutien en faveur des nombreuses façons dont l’enseignement supérieur et la recherche engagés peuvent transformer le monde.»
21 Août 2025
«Le Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) et les institutions partenaires concernées s’emploient à créer les meilleures conditions possibles pour les infrastructures de recherche. Alors que la Feuille de route pour les infrastructures de recherche 2027 est en cours d’élaboration, des activités sont déjà menées en prévision de la Feuille de route 2031. […] S’agissant de l’encouragement à venir des infrastructures de recherche, le SEFRI a chargé le FNS d’élaborer, d’ici l’été 2026, un concept dans lequel il définira les lignes directrices et les principes de son encouragement et précisera son rôle dans le système d’encouragement et dans le financement de différents établissements de recherche.»
20 Août 2025
Ces dernières années, le Fonds national suisse (FNS) a fait l’objet de nombreuses critiques («trop woke, trop à gauche, trop sciences naturelles»). Cependant, il n’avait peu connu de pressions financières jusqu’à aujourd’hui. En début d’année, le Conseil fédéral a déclaré vouloir économiser 412 millions de francs suisses au FNS entre 2027 et 2029, soit environ 11% du budget annuel. En 2027 et 2028, l’entité devra ainsi probablement «rejeter au moins 500 excellents projets». Les coupes concerneront principalement le soutien aux projets ainsi que la promotion des carrières des jeunes chercheurs et chercheuses.
Alors qu’il y a dix ans le FNS pouvait approuver environ 50% des demandes, aujourd’hui ce chiffre est d’environ 35%. Et ce taux diminuera avec les coupes prévues par le Conseil fédéral. Annalena Müller, journaliste auteure de l’article, estime que même avec ces coupes le FNS serait encore en bonne position au regard, par exemple, de la Deutsche Forschungsgemeinschaft qui a un taux de 29,5 % d’acceptation.
La journaliste relève également plusieurs critiques structurelles adressées au FNS: un manque de transparence sur les critères d’excellence scientifique. «Ce système fait régulièrement l’objet de critiques, car il gonfle les effectifs du corps intermédiaire universitaire et éloigne les jeunes adultes hautement qualifiés du marché du travail libre, sans qu’il y ait pour autant de postes à long terme ou de besoin durable pour ces spécialistes universitaires.»
Enfin, la journaliste relève des critiques contre les projets individuels, «dont la valeur informative et l’utilité économique ne sont pas toujours évidentes».