Le passe sanitaire s’impose petit à petit dans les universités et hautes écoles. Les mesures divisent et suscitent des réactions de la part de certain·e·s étudiant·e·s et associations qui expriment leur désaccord par rapport aux dispositif envisagés.
Selon le journal en ligne Watson, la messagerie Telegram «concentre en ce moment un grand nombre de chambres de discussions virtuelles à propos de la rentrée universitaire. Et il y a de tout: des groupes plus généraux composés des milliers de membres et d’autres, spécifiques à chaque établissement, qui abritent entre cinquante et plusieurs centaines de membres.»
En suisse romande, l’association faîtière et syndicat des étudiant·e·s de l’Université de Genève (CUAE) s’oppose au passe sanitaire à l’université alors que la Fédération des Étudiant·e·s Neuchâtelois·e·s (FEN) la soutient, mais uniquement pour les cours. Cette dernière demande en revanche le libre accès à la bibliothèque et aux lieux de révision. Dans le canton de Vaud, la Fédération Syndicale SUD se retrouve ce soir (le 16.09.) pour discuter de leur position.
Toutefois, les associations sont d’accord sur plusieurs points : elles demandent la gratuité des tests, une qualité de l’enseignement à distance et une prolongation du libre accès à l’université. C’est également la demande d’une pétition lancée vendredi 10.09, qui a récolté plus de 14’000 signatures à date (16.09).
Cette gratuité serait «une logistique trop complexe et pas forcément nécessaire» estime la rectrice de l’Université de Fribourg, Astrid Epiney. Elle se réfère au soutien pour les étudiant·e·s en difficultés financières, que l’université a mis en place pendant la pandémie, et confirme l’accessibilité des cours en ligne.
A la haute école spécialisée la Suisse nord-occidentale (FHNW), une «communauté d’intérêt FHNW sans certificat» demande dans une lettre adressée à la direction de retirer l’obligation du certificat. Elle met en avant que certaines personnes ne peuvent pas se faire vacciner, soit pour des raisons religieuses, de santé, ou autres.
Elischa Link, co-présidente de l’Association des associations d’étudiant·e·s suisses (VSS), appelle au dialogue. «Nous, les étudiant·e·s, n’avons pas été suffisamment entendus dans cette discussion», dit-elle. Elle demande des alternatives numériques pour les étudiant·e·s non vaccinés et souhaite également la gratuite des tests pour accéder aux cours.