Avec l’annonce de l’extension du certificat Covid, le Conseil fédéral laisse aux hautes écoles deux choix : le pass sanitaire, ou alors une limitation du nombre d’étudiant·e·s en présentiel aux deux tiers de la capacité des salles. «Pour la plupart des écoles, cela signifierait un retour à l’enseignement à distance pour des raisons de place, car les auditoires ne pourraient plus accueillir tous les étudiants », indique la cheffe du Département de la formation Cesla Amarelle. Pour cette raison, l’Université de Lausanne (UNIL), l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL), l’Université de Neuchâtel (UNINE) ainsi que d’autres établissements romands ont opté pour la voie du pass sanitaire.
Cesla Amarelle indique qu’il n’est pas garanti qu’un enseignement à distance puisse être maintenu dans toutes les hautes écoles pour ceux et celles qui n’ont pas de certificat. L’UNIL ne s’est pas encore prononcé à ce sujet. De leur côté, l’EPFL et l’UNINE ont déclaré maintenir le système d’enseignement hybride.
Pour les étudiant·e·s de l’UNIL, le port du masque est obligatoire dans les auditoires et salles de cours. A l’EPFL, le masque n’est plus que «fortement recommandé» là où le pass sanitaire est exigé.
D’autres questions pratiques sont encore en consultation à l’interne des hautes écoles. Il s’agit de trouver un dispositif qui règle les questions concernant l’accès aux bâtiments, aux salles de cours et du système de contrôle des étudiant·e·s. Dans un interview avec la RTS, le président de l’EPFL, Martin Vetterli, déclare que les contrôles se feront par «échantillonnage aléatoire». L’option du pass sanitaire désigne pour lui «la moins mauvaise solution, […] qui nous permet vraiment de retourner vers une certaine réalité». Il clarifie également que pour le corps intermédiaire, le certificat Covid n’est pas obligatoire, manque de base légale. «Nous sommes en train de regarder quelles options on dispose de ce coté-là.»