Le langage a une influence sur la réalité. Dans le cadre estudiantin universitaire, la pression perçue qu’impliquent des études peut être liée au choix des mots, soit à la manière de décrire les exigences. Nau.ch a entendu de la part d’étudiant·es qu’il est ainsi plus agréable pour eux·elles de parler de «compétences» plutôt que de «performances».
La Société des Etudiants Suisses (SES) ne s’est pas encore penchée sur la question, même si elle semble utiliser plutôt le terme «compétences» à l’interne. Il ne s’agit cependant pas forcément de considérations psychologiques, mais plutôt de la valeur réelle des études, qui réside dans «l’acquisition de compétences».
L’Université de Berne acquiesce aux déclarations des étudiant·es, et partage l’avis selon lequel «la véritable valeur des études réside dans l’acquisition de compétences». Ce sont néanmoins les professeur·es qui restent responsables de la définition des objectifs d’apprentissage. L’Université de Zurich affirme également que «la réussite des études est liée à l’acquisition de compétences», tandis que ce sont les facultés, instituts, enseignant·es ou responsables de modules qui définissent les exigences eux·elles-mêmes.