Président d’AGEPoly, l’Association des étudiants de l’EPFL, Arnaud Boissaye se montre inquiet à la suite de l’annonce émise par le Conseil des écoles polytechniques fédérales. Celui-ci vient de déclarer son soutien à une augmentation de la taxe d’étude annuelle de 500 CHF aux EPF. Le Conseil des EPF justifie cette augmentation «modérée et socialement acceptable» par la qualité d’un enseignement dispensé dans des disciplines telles que les technologies et les sciences naturelles. «Davantage d’étudiants permettent d’encaisser plus d’argent, c’est vrai», dit Pierre Vandergheynst, Vice-président pour l’Education de l’EPFL. Mais cela ne couvre pas les besoins en matière d’encadrement et d’infrastructures, alors qu’on arrive aux limites des capacités du campus de l’EPFL. «Nous nous sommes engagés à ce que toutes les recettes supplémentaires soient dédiées aux étudiants», rappelle Pierre Vandergheynst.
Yannick Nock, chroniqueur de Schweiz am Wochenende, estime que l’augmentation des taxes d’études, douloureuse pour les étudiant·e·s, est tout de même une bonne décision, vu que les les taxes d’études dans les autres universités suisses-alémaniques sont déjà environs 500 CHF plus hautes, et ceci malgré le fait que l’enseignement des sciences humaines coûte moins cher que les domaines MINT des EPF.