Dans une lettre ouverte publiée le 12 mars, les principales institutions scientifiques européennes s’unissent pour demander un programme-cadre solide pour la recherche et l’innovation. [Les associations suisses n’ont pas pris position.]
14 Mar 2025
14 Mar 2025
Dans une lettre ouverte publiée le 12 mars, les principales institutions scientifiques européennes s’unissent pour demander un programme-cadre solide pour la recherche et l’innovation. [Les associations suisses n’ont pas pris position.]
14 Mar 2025
Aux Etats-Unis, le bureau de la technologie, de la politique et de la stratégie et le bureau chargé des initiatives DEI ont été supprimés dans le cadre des mesures d’«efficacité».
13 Mar 2025
«Les doyens passent, Jean-Daniel Tissot, Manuel Pascual, et Patrick Bodenmann reste : il a conservé son rôle à la tête du dicastère Enseignement et diversité, qui chapeaute les cinq écoles de la FBM, avec la prise de fonction de Renaud Du Pasquier en 2024. Une façon de marquer la continuité dans un secteur particulièrement sensible pour la faculté, notamment au moment où la filière de médecine est mise sous pression.»
13 Mar 2025
13 Mar 2025
Le classement mondial des universités QS par matière 2025 comprend 55 disciplines réparties dans 5 grands domaines. La comparaison est faite parmi plus de 21’000 offres académiques, dans plus de 1’700 universités de 100 pays et territoires.
«La Suisse jouit d’une bonne réputation parmi les employeurs et se caractérise par une forte attractivité […] [Le pays] compte 234 entrées spécialisées dans le classement. Parmi celles-ci, 13% augmentent, 44% diminuent, 34% restent inchangées et 22 sont nouvelles. Dans les domaines spécialisés larges, la Suisse compte 32 entrées. 56% augmentent, 25% diminuent, 13% restent stables et deux sont nouvelles.» La Suisse se place en première position dans les domaines de la géophysique, de la géologie, de l’hôtellerie et des sciences de la terre et de la mer (prnewswire.com). «L’ETH apparaît comme la meilleure université suisse en sciences de la vie, et en médecine dentaire, deux universités suisses se retrouvent dans le top 10.» (medinside.ch)
«Il est frappant de constater que les facultés de médecine suisses ne brillent pas autant dans ce «concours de beauté» que les cliniques universitaires suisses dans le classement de «Newsweek»: l’USZ [Hôpital universitaire de Zurich], l’USB [Hôpital universitaire de Bâle] et le CHUV y sont récemment classés parmi les 15 meilleurs hôpitaux du monde. […] Cela indique que les points forts de notre pays se situent davantage dans le domaine clinique que dans la recherche et l’enseignement.» (medinside.ch)
12 Mar 2025
«Les 10 et 11 mars 2025, la secrétaire d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation Martina Hirayama a participé à la réunion informelle des ministres de la recherche des États membres de l’Union européenne (UE), à Varsovie. Dans le cadre de cette rencontre semestrielle, les débats politiques ont principalement porté sur la conception stratégique du prochain programme-cadre de l’UE pour la recherche et l’innovation (PC10), dont le lancement est prévu en 2028, ainsi que sur la compétitivité de l’UE. En marge de cette réunion, la secrétaire d’État Martina Hirayama a aussi mené des entretiens bilatéraux avec ses homologues de différents pays.»
Lors de la réunion, les ministres de la recherche de l’UE ont envoyé un «signal fort» avec la Déclaration de Varsovie: ils et elles souhaitent que le prochain programme-cadre, le FP10, soit un programme de recherche et d’innovation autonome et qu’l ne fasse pas partie d’un fonds de compétitivité européen plus large.
12 Mar 2025
Le Conseil des EPF regrette la décision de Joël Mesot de ne pas accepter un troisième mandat et remercie le président de l’EPFZ pour son action fructueuse, saluant sa «vision stratégique et sa grande capacité de direction». L’organe de direction stratégique du Domaine des EPF met particulièrement l’accent sur le projet «rETHink», que M. Mesot a lancé peu après son entrée en fonction en 2019 et qui doit préparer la haute école à l’avenir sur le plan organisationnel et culturel. Ce projet a notamment permis de définir six valeurs fondamentales de l’EPF : responsabilité, ingéniosité, ouverture, respect, inclusion et compétence (dans le sens de «Befähigung» ou «empowerment»). Les thèmes du développement du personnel et du leadership ainsi que du transfert de connaissances et des relations économiques ont également été renforcés sous Joël Mesot. Et les événements suivants ont marqué la présidence: le licenciement d’une professeure accusée d’abus de pouvoir, de harcèlement et de népotisme, la pandémie de Covid-19 et les mesures d’économie annoncées par la confédération. Selon la NZZ, «ces dernières devraient toucher le Domaine des EPF moins durement que redouté.»
12 Mar 2025
Dans le cadre de la sortie du film «Blame» (avril 2025) du cinéaste et producteur suisse Christian Frei, la NZZ am Sonntag a interviewé le réalisateur aux côtés du zoologiste anglo-américain expert des maladies infectieuses transmises par les animaux aux humains Peter Daszak et du virologue suisse Volker Thiel, ancien membre de la task force Corona. Avec «Blame», Christian Frei se penche sur les accusations, théories du complot et de la géopolitique sur l’origine du coronavirus (controverse aujourd’hui toujours pas résolue), afin de mette en lumière le rôle de la science dans les périodes sombres.
Peter Daszak avoue dans l’article avoir été et continue d’être accusé d’avoir contribué à la création du coronavirus. Il reçoit ainsi souvent des menaces de mort et vit avec sa famille au sein d’un réel dispositif de sécurité. Il estime que ses détracteur·ices veulent le faire taire. «J’ai été démis de mes fonctions de président. Ma carrière est détruite. C’est une forme de terrorisme silencieux», lâche-t-il.
Selon Volker Thiel, il n’existe de preuves pour l’origine du virus ni pour l’hypothèse de la contamination par le marché, ni pour l’hypothèse du laboratoire. Même si la première hypothèse lui semble plus probable, il ne peut toutefois pas, en tant que scientifique, exclure complètement l’autre thèse. «Le problème, c’est que notre société ne peut pas accepter cette réponse. Nous ne voulons pas de probabilités, mais seulement du noir ou du blanc, du oui ou du non. Et celui qui a une autre opinion devient un ennemi. Tant qu’il n’y a pas de preuves claires pour aucun des scénarios, personne ne devrait être cloué au pilori», raconte-t-il.
Alors qu’un manque de transparence de la part des laboratoires chinois est pointé du doigt, Peter Daszak explique : «Au début de la pandémie, la Chine a été très transparente. […] La politique d’information a changé lorsque Trump a commencé à parler de «virus chinois» dans le cadre des demandes de paiement de réparations.» Conséquence ? «Les chercheurs chinois sont devenus beaucoup plus nationalistes, ils publient à nouveau davantage dans des revues chinoises et recherchent moins la collaboration. C’est une véritable perte, y compris pour la sécurité mondiale.»
De son coté, Christian Frei explique que «nous vivons à une époque d’inversion perfide et paranoïde de la vérité», dans laquelle «nous perdons tous nos repères dans [un] brouhaha». Il ajoute : «Les scientifiques sont victimes d’une nouvelle économie de l’attention qui ne vise que les clics. Réduire des relations complexes à des réponses simples est tout simplement impossible. En même temps, les scientifiques sont désagréables pour tous ceux qui utilisent des récits pour faire de la politique.»
Volker Thiel avance qu’en Suisse, «celui qui s’expose trop sur les médias sociaux se fait insulter ou même menacer». Il ajoute: «La grande question pour moi est de savoir comment la politique européenne va réagir : Va-t-elle continuer à soutenir la science ou la combattre à l’avenir, comme le fait actuellement le gouvernement américain?»
12 Mar 2025
En août 2024, des activistes pro-palestiniens et pro-palestiniennes du monde entier se sont rassemblé·es à Istanbul pour une conférence organisée par le groupe «Global Student Movement for Palestine». Le but de la conférence était d’aider les étudiants et étudiantes à se mettre en réseau et à acquérir un savoir-faire pour l’organisation de manifestations anti-israéliennes. Des participant·es suisse·sses étaient présent·es à ce rassemblement qui unissait de nombreux·ses sympathisant·es du Hamas.
Par exemple, le journaliste qui enseigne aux activistes palestinien·nes comment mener des campagnes travaille pour l’Al Jazeera Media Institute, chaîne dont la couverture médiatique est «en accord avec la position politique de l’Etat du Qatar» et qui diffuse une propagande islamiste. «Comme le montre la conférence d’Istanbul […], l’empire médiatique qatari d’al-Jazeera ne fait pas qu’accompagner les violences du Hamas dans la bande de Gaza. Il veille également à ce que la propagande du Hamas soit diffusée en Europe et à ce que les opposants à l’organisation terroriste soient intimidés, les collaborateurs de la chaîne formant des activistes occidentaux à la protestation.»
Un jeune homme de l’Université de Zurich a participé à cette conférence. Étudiant en droit, il est engagé dans le groupe d’étudiant·es «Students for Palestine ZH». Des manifestations du groupe ont régulièrement lieu à l’Université de Zurich, à l’ETH, à la ZHdK et à la ZHAW.
La Fédération suisse des communautés israélites (FSCI) «prévient que le dialogue démocratique dans les universités suisses est menacé. Les professeurs et les étudiants, «surtout ceux d’origine juive», seraient intimidés par de telles actions. L’université est invitée à intervenir.» Actuellement, des actions se poursuivent.
11 Mar 2025
Après dix mois de travail de la part de onze enseignant·es, étudiant·es et externes, tous·les membres du comité scientifiques, l’Université de Genève publie son rapport sur le rôle de l’institution dans le débat public ainsi que sur l’impact que des considérations politiques pouvaient avoir sur des accords ou des partenariats scientifiques. La démarche avait été lancée suite à l’occupation propalestinienne d’Uni-Mail, en mai 2024.
Le rapport, publié hier, s’appuie sur le principe de «réserve institutionnelle», qui stipule que «les autorités universitaires ne se prononcent pas sur des questions sociales et politiques, sauf si celles-ci affectent directement leur mission». Quant aux accords de collaboration, «le comité scientifique défend [leur] maintien car ils sont des catalyseurs pour faire face aux enjeux mondiaux». La réserve du rapport ne semble toutefois pas avoir fait consensus au sein du comité scientifique, puisque de nombreux commentaires sont joints au rapport, insistant sur la nécessité de «mettre en œuvre une procédure d’évaluation chargée de réexaminer les accords de collaboration institutionnelle avec les universités et les centres de recherche impliqués dans des violations du droit international humanitaire et des droits humains».
La Coordination étudiante pour la Palestine (CEP) dénonce ce rapport, le qualifiant de «lâcheté institutionnelle». Le journaliste du Courrier Roderic Mounir écrit : «Il est urgent de ne rien changer, mais la liberté d’expression doit être préservée. C’est en substance la conclusion du rapport du comité scientifique de l’université de Genève.» Une consultation aura lieu prochainement sur la base du rapport, a annoncé le rectorat de l’Université, ajoutant que «le rectorat prendra position à l’issue de cette consultation, le 24 avril prochain».
11 Mar 2025
Plusieurs quotidiens régionaux romands traitent la proposition des Jeunes PLR (JLR), dévoilée en début d’année, de faire rembourser les coûts de formation à certain·es diplômé·es : «les diplômés des universités et des hautes écoles, dont l’impôt sur le revenu n’atteint pas un seuil à déterminer, en raison d’un travail à temps partiel, doivent avoir l’obligation de rendre une certaine somme. Les personnes qui se trouvent au-dessus de ce seuil ne doivent rien rembourser.» Les frais concernés représenteraient les participations annuelles de la Confédération et des cantons dans les revenus des hautes écoles. Le président des JLR Jonas Lüthy affirme que la somme économisée «peut atteindre potentiellement la totalité des financements étatiques des universités». Il suggère également que les économies qui résulteraient de la mesure conduiraient à des baisses d’impôts pour la population.
Interviewée, la professeur en sociologie de l’éducation à l’UNIL Gaële Goastellec, affirme que «cela revient à considérer que les études et les étudiants n’amènent rien au bien commun» et que «cette mesure amplifierait les inégalités sociales [et] aurait un impact sur les femmes» parce qu’elles sont plus nombreuses à travailler à temps partiel. Elle ajoute que «cela revient à tenir les individus pour responsables du lien entre leur diplôme et la valeur économique qui y est associée sur le marché de l’emploi, ainsi que du dynamisme de l’emploi dans leur secteur» et précise qu’il y a une «confusion à demander à des diplômés de rembourser les coûts de fonctionnement d’une institution qui a beaucoup d’autres activités que la seule formation d’étudiants».
11 Mar 2025
Un appel d’offres a été lancé en interne le 4 février et en externe le 6 février pour le poste de recteur·ice de l’UniDistance Suisse. Le poste est dorénavant conçu de manière à ce que les candidatures internes potentielles soient également abordées.
Depuis le licenciement, après 4 mois d’activité, de la rectrice Karin Moser, début 2024, l’institution avait renoncé à chercher immédiatement un·e successeur·e. Le professeur Nicolas Rothen, vice-directeur, a alors assuré l’intérim à la tête de l’institution. Un accent a ainsi pu être mis sur le développement stratégique de l’institution, avant de chercher un·e nouveau·elle recteur·ice. Selon le président du conseil de fondation Stefan Bumann, l’objectif reste l’accréditation en tant qu’université du canton du Valais en 2027.
11 Mar 2025
Publiée dans les colonnes du Courrier, une lettre de Federico Di Napoli, étudiant et membre du comité exécutif de l’UNES (Union des étudiant·es de Suisse), «dénonce l’impact des politiques d’austérité sur la population étudiante, en proie à une précarisation croissante».
10 Mar 2025
««De nombreux chercheurs reconnus s’interrogent déjà sur leur avenir aux États-Unis», écrit Philippe Baptiste, ministre français chargé de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, dans un courrier adressé à l’Agence nationale de la recherche, aux organismes nationaux de recherche (CNRS, Inserm, etc.) et aux universités. Le ministre demande à ces organismes de lui faire parvenir leurs «réflexions, alertes, analyses et propositions concrètes en la matière, tant sur les technologies et champs scientifiques prioritaires que sur les dispositifs eux-mêmes à mobiliser ou à mettre en place».»
10 Mar 2025
La semaine dernière, Donald Trump a menacé de couper les fonds à toute université autorisant «des manifestations illégales», promettant aussi d’expulser dans leur pays d’origine les étudiant·es étranger·ères «agitateur·ices». Dans ce cadre, l’administration Trump a annoncé vendredi la «suppression immédiate» de 400 millions de dollars (352,3 millions de francs suisses) de subventions fédérales à l’Université de Columbia. L’institution était, au printemps 2024, l’épicentre des manifestations propalestiniennes américaines.
«Ces suppressions représentent la première série d’actions et d’autres devraient suivre», ont écrit vendredi quatre agences et ministères fédéraux, dont ceux de la Justice et de l’Éducation, dans un communiqué qui dénonce «l’inaction face au harcèlement persistant des étudiants juifs».
Les conséquences seront ressenties «non seulement par les professeurs et les étudiants, mais aussi par tous ceux qui bénéficient de la recherche essentielle sur des maladies» et «d’autres problèmes de santé publique, menée à Columbia», a précisé la présidente de l’Association américaine des universités, Lynn Pasquerella.
10 Mar 2025
10 Mar 2025
Dans un communiqué, les hautes écoles et institutions de recherche de niveau tertiaire valaisannes font part de leur inquiétude face au programme d’allègement budgétaire 2027 de la Confédération.
7 Mar 2025
«Le directeur des HUG, Robert Mardini, veut opposer «une culture d’intégrité» au harcèlement sexuel et aux comportements inadéquats dont ont été victimes des collaborateurs de l’institution»
7 Mar 2025
Des rassemblements sont prévus aujourd’hui aux Etats-Unis pour dénoncer les attaques de Donald Trump envers les scientifiques. Selon Julia Steinberger, contributrice du GIEC, la Maison-Blanche veut la peau de la démocratie
7 Mar 2025
Le Collectif pour la Liberté académique, la Démocratie et la Solidarité (CLADS) exprime son soutien à la demande émanant d’étudiant·e·s de l’EPFL d’emboîter le pas à l’université de Lausanne en mandatant un rapport d’expert·e·s indépendant·e·s sur l’éthique des collaborations. «Une telle réflexion constituerait un premier pas essentiel pour garantir l’alignement de nos institutions académiques sur leurs valeurs fondamentales, le bien public, les droits humains et le droit international.»