La Conseillère nationale Estelle Revaz présente dans Le Temps des mesures à prendre pour encourager le transfert technologique et les start-ups en Suisse:
- «Une commande publique agit comme un label de confiance qui attire les investisseurs privés. La France et le Royaume-Uni l’ont compris depuis longtemps avec des quotas ou appels d’offres réservés aux entreprises innovantes.»
- Le mandat des institutions fédérales devrait, selon elle, inclure« le soutien à la croissance et au maintien en Suisse des start-up prometteuses, par exemple via une plateforme reliant investisseurs et jeunes pousses, et/ou un fonds tournant qui pourrait s’auto-alimenter au fil des succès.»
- Une e-Residency helvétique pourrait permettre à des étrangers et Suisses de créer une start-up en Suisse en 15 minutes, stimulant l’économie. Elle «renforcerait notre souveraineté technologique, et nous permettrait d’influencer la définition
des standards de demain» tout en permettant à la Suisse d’atteindre «la masse critique nécessaire pour attirer
durablement les investisseurs internationaux.»
Selon Science Business, l’Union européenne souhaite également faciliter des start-ups et scale-ups innovants, à travers l’Union européenne moyennant un réglement ou une directive qui s’appelle le 28e régime. «Le nombre « 28 » dans le nom provient des 27 États membres de l’UE et de leurs systèmes juridiques nationaux, qui sont étendus par une nouvelle possibilité à l’échelle de toute l’UE.» (Wikipedia)
Il s’agit de «mesures visant à faciliter la commercialisation sur l’ensemble du marché unique, mesures visant à garantir que les start-ups et les scale-ups puissent accéder aux capitaux dont elles ont besoin pour financer leur expansion, mesures visant à faciliter la mise en conformité des entreprises de taille intermédiaire avec la législation, marchés publics visant à soutenir l’innovation, mesures visant à attirer et à retenir les talents et «bacs à sable» réglementaires.» (Projet lancé en janvier 2025)
Ekaterina Zaharieva, commissaire chargée des start-ups, de la recherche et de l’innovation, a averti que restreindre l’utilisation du nouveau système d’enregistrement à des entreprises jugés «innovateurs» risquait de faire perdre un temps précieux.
Serena Borbotti-Frison, directrice générale du groupe de lobbying Allied For Startups y ajoute: « Il serait peut-être plus facile de convaincre les politiciens de ne soutenir dans un premier temps que les entreprises innovantes, mais il est difficile de définir ce qu’est une entreprise innovante.»