Trente-cinq lauréats d’un prix Nobel ou d’une médaille Fields ont alerté lundi 22 octobre les autorités britanniques et européennes des risques que fait peser le Brexit sur la recherche scientifique. Plaidant pour un « accord de coopération », ils soulignent l’importance des échanges pour le progrès scientifique.
Publiée en même temps que la lettre, une enquête auprès des chercheur·euse·s du Francis Crick Institute de Londres révèle qu’au sein de l’institut, qui se décrit comme « le plus grand laboratoire de recherche biomédicale sous un seul toit en Europe », 97 % des 1 053 scientifiques interrogés estiment que la sortie du Royaume-Uni de l’UE aura des conséquences négatives sur la recherche du pays. « Nous avons besoin d’un accord qui remplace les financements perdus, qui préserve la liberté de mouvement des scientifiques talentueux, et qui les fasse sentir bienvenus », a réclamé le Britannique Paul Nurse, le directeur de l’institut, Prix Nobel de médecine en 2001 – également signataire de la lettre ouverte.