Un journaliste de la NZZ s’interroge sur l’esthétique de l’exposition «Docteur Mussolini, un passé sensible»: «Doit-il s’agir d’une esthétique pop ? Les nombreux panneaux roses sont-ils adaptés au thème sombre ? Et pourquoi le panneau sur l’antifascisme est-il noir ?» Pour la responsable du projet, l’exposition «doit être esthétique, sans esthétiser ses images et ses objets». Le journaliste estime également que la transformation de la République italienne en dictature à été évoquée «avec une étrange retenue» dans l’exposition, faisant alors référence aux choix des photos illustratives pour ces événements.
Ne souhaitant pas retirer son titre au Duce, la direction de l’Université rappelle que «l’épisode» doit être considéré comme une «mise en garde permanente contre d’éventuelles dérives idéologiques». Le recteur Frédéric Herman a, pour sa part, déclaré que l’étude scientifique du fascisme était devenue encore plus pertinente après les victoires électorales de la post-fasciste Giorgia Meloni en Italie et de Donald Trump aux Etats-Unis.