Un centre de formation en économie prenant en compte la durabilité et le développement de nouvelles technologies lance de nouvelles recherches et proposera dès 2021 un nouveau master.
18 Déc 2019
18 Déc 2019
Un centre de formation en économie prenant en compte la durabilité et le développement de nouvelles technologies lance de nouvelles recherches et proposera dès 2021 un nouveau master.
8 Nov 2019
Bien que, au plus tard depuis le mouvement « Fridays for Future », plus aucune haute école ne puisse éviter le thème du développement durable, les engagements et applications concrètes sur ce sujet manquent encore.
L’appropriation du thème de la durabilité par les hautes écoles allemandes devrait cependant bientôt prendre de l’ampleur : d’une part, les recteurs·rices des hautes écoles allemandes se sont engagé·e·s en 2018 pour la diffusion d’une «culture de la durabilité »: Les hautes écoles auraient le rôle d’«atelier sur le futur de la société». En effet, selon le sondage « Hochschul-Barometer 2019», la durabilité et la digitalisation sont les deux grandes tendances du moment: un cinquième des institutions souhaite s’engager davantage dans la durabilité, la moitié souhaite faire plus dans le numérique. En 2018, trois sur dix nouvelles chaires ont été dédiées à la digitalisation. Cependant, le soutien de la durabilité des hautes écoles manquerait encore de moyens.
6 Nov 2019
11’000 scientifiques, dont 300 suisses, ont déclaré l’état d’urgence pour agir contre le réchauffement climatique. « Les scientifiques ont le devoir moral d’avertir l’humanité des plus grands dangers « , déclare Thomas Newsome, l’un des auteurs et spécialistes de l’environnement de l’Université de Sydney.
Les chercheurs signataires sont ne sont pas des climatologues, mais des écologistes et des biologistes dont le travail et la recherche sont directement affectés par les effets du changement climatique.
5 Nov 2019
Suite à une lettre de soutien d’un certain nombre de chercheur-e-s au mouvement Extinction Rebellion, qui lutte contre le réchauffement climatique, Jacques Dubochet, Prix Nobel de Chimie et signataire, était particulièrement dans la ligne de mire des critiques. Comme l’éditorial du Matin Dimanche le résume, «manque de rigueur scientifique, absence de respect des institutions, appel à la désobéissance civile, tout lui est rapproché au motif – visiblement aggravant – d’avoir été un chercheur payé par l’État. Donc, devant se soumettre à l’injonction: tais-toi et retourne au labo.» La rédactrice en chef Ariane Dayer le défend et avance: «Jacques Dubochet redonne du lustre au profil du chercheur citoyen. […] Aux crispés qui verrouillent le discours dans la technicité, on préféra toujours les savants qui ont l’humanité de parler notre langage.»
5 Nov 2019
Dans son nouveau livre «Why Trust Science ?», Naomi Oreskes, professeure d’histoire des sciences à l’Université Harvard, soutient que si davantage de gens entendaient les scientifiques parler personnellement de leurs valeurs, cela aiderait à renverser la vague rampante de sentiments anti-scientifiques. Son livre précédent, «Merchants Of Doubt», relatait les tactiques utilisées par les négationnistes professionnels du climat.
1 Nov 2019
La lettre de soutien envoyée par des académiciens, dont Jacques Dubochet, à Extinction Rebellion irrite une partie de la classe politique. Cette immixtion dans la chose publique risque «de desservir la cause qu’ils croient défendre», confie ainsi la Vert’libérale Isabelle Chevalley.» Par ailleurs le climatologue Reto Knutti de l’EPFZ juge qu’il est aux scientifiques de présenter des faits, et non d’appeler à la rébellion.
Le point central du débat s’articule autour de la notion de désobéissance civile, qui entretient des liens flous avec les champs de la morale et de la loi.
25 Oct 2019
22 Oct 2019
81 scientifiques et 220 citoyen-ne-s ont signé une lettre ouverte de soutien à Extinction Rebellion (XR). «Nous, soussignés, représentons des disciplines et domaines académiques différents. […] Nous soutenons la demande de XR de déclarer un état d’urgence climatique et environnementale et d’établir une assemblée citoyenne pour travailler avec les scientifiques pour développer un plan crédible et juste pour une décarbonisation totale de nos sociétés et une préservation des écosystèmes.»
17 Oct 2019
Selon un document interne, le Conseil des EPF a décidé une fusion des instituts de recherche Eawag et WSL avec comme objectif la création d’un «super-institut» pour l’environnement et la durabilité, compétitif à l’international, qui fournirait des solutions pour le changement climatique.
Selon Christoph Hegg, directeur adjoint du WSL, il n’y a pas particulièrement de synergies «entre la recherche sur les poissons et celle des arbres». Par ailleurs, une centralisation complète serait peu probable.
La Présidente ad interim du Conseil des EPF, Beth Krasne, répond: «notre recherche doit être plus agile pour répondre aux événements actuels. Les résultats doivent être publiés plus rapidement. Si nous voulons vraiment être de premier ordre, nous avons besoin de plus d’interdisciplinarité et d’agilité à tous les niveaux. »
15 Oct 2019
«Près de 400 scientifiques ont approuvé une campagne de désobéissance civile visant à forcer les gouvernements à prendre rapidement des mesures pour lutter contre le changement climatique, avertissant que l’échec pourrait infliger des « souffrances humaines incalculables ». […] La déclaration a été coordonnée par un groupe de scientifiques qui soutiennent Extinction Rebellion, une campagne de désobéissance civile qui s’est formée en Grande-Bretagne il y a un an et qui a depuis déclenché des ramifications dans des dizaines de pays.»
7 Oct 2019
«Les formations en sciences de l’environnement enregistrent une hausse légère des étudiants à la rentrée 2019, montrent les chiffres récoltés par la RTS. Les hautes écoles s’attendent à une poussée plus nette dès la rentrée prochaine.»
4 Oct 2019
L’auteur Björn Loborg, Directeur du « Copenhagen Consensus Center », préconise plus de dépenses (publiques) dans la recherche d’énergies alternatives bon marchés. Par ailleurs, il estime qu’il y a trop trop souvent des exagérations dans les débats sur le changement climatique.
18 Sep 2019
Selon un rapport de l’ONU sur le développement durable, les découvertes scientifiques atteignent souvent à peine la société. Thomas Breu, Professeur et Directeur du Centre pour le développement durable et l’environnement (CDE) de l’Université de Berne, la question devrait être «De quelles connaissances et de quelle science avons nous besoin?». Les scientifiques devraient donc se réorienter autour des questions pertinentes pour la société et se rendre compte de leur responsabilité envers la société. Les chercheur-e-s devraient donc démontrer les conséquences de certains développements et élaborer des possibilités d’action. Pour encourager cela, les fonds de recherche devraient être moins «bottom-up».
Par ailleurs, les chercheur-e-s devraient plus souvent s’intéresser aux connaissances qui sont nécessaires dans les pays du sud «qui dépendent fortement de nos connaissances». Les collaborations avec des scientifiques du sud devraient donc être augmenté massivement dans une offensive globale.
18 Sep 2019
La recherche sur le climat, renommée dans l’Université de Berne, est sous pression, car la future participation Suisse au programme cadre européen pour la recherche Horizon Europe n’est pas garantie. De plus, une participation de la Fondation Wyss à la hauteur de 100 millions de francs, promis en décembre 2018, se fait encore attendre.
9 Sep 2019
A l’occassion des 50 ans de l’EPFL, le Temps a publié un supplément de 20 pages dédié à l’école polytechnique, son histoire, son campus, l’enseignement, ses points forts et ses projets en matière de développement durable.
13 Août 2019
Deux étudiants ont lancé leur propre start-up afin de commercialiser leur concept. Il s’agit de serres automatisées au sein de la cafétéria du campus, dignes d’un potager futuriste. Celles-ci sont équipées de capteurs, et sont empilées les unes sur les autres tels des aquariums. De plus, grâce aux capteurs qui permettent la régulation de l’apport en lumière, eau et nutriments, le travail nécessaire est réduit au minimum.
D’après les deux associés, «Les gens ont une réelle aspiration à produire eux-mêmes leurs fruits et légumes. Ce qui leur manque, c’est le temps, la place et les connaissances. (…) Un tel système économise 95% d’eau et ne nécessite pas de transport ni d’emballages. Malgré l’énergie utilisée par les lampes, le bilan écologique est positif.»
24 Juil 2019
À l’Université de Lausanne (UNIL), de nombreux·euses activistes dont Greta Thunberg se retrouveront lors d’un sommet international pour l’environnement afin de parler de l’avenir du mouvement écologiste internationale déclenché par cette dernière. Organisé par le mouvement européen FridaysforFuture, cet événement prendra place du 4 au 9 août 2019 et rassemblera 450 militant·e·s âgé·e·s de 11 à 25 ans et provenant de 37 pays.
Durant cette semaine, plusieurs personnes sont également attendues telles que le Prix Nobel de chimie vaudois Jacques Dubochet, le climatologue belge Jean-Pascal van Ypersele, le biologiste et physicien Ernst von Weizsäcker, le vice-président de l’Assemblée des Nations Unies pour l’environnement Kaveh Madani ou encore le cofondateur d’Extinction Rebellion (XR) Roger Hallam.
En outre, les militant·e·s entendent profiter de cette rencontre pour lancer une initiative citoyenne européenne afin de demander que la question climatique soit mise au cœur des débats, ainsi que, planifier les prochaines manifestations mondiales.
24 Juil 2019
Afin de renforcer la contribution de l’enseignement supérieur aux objectifs de développement durable (ODD) des Nations-Unies, trois alliances mondiales d’universités ont lancé un nouveau partenariat. Ce dernier comprend respectivement ; l’Association des universités du Commonwealth (ACU), l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF) et l’Association internationale des universités (AIU). Ensemble, celles-ci représentent plus de 2’000 établissements à travers le monde.
Ainsi, dans une déclaration conjointe, l’ACU, l’AUF et l’AIU ont lancé un appel au secteur de l’enseignement supérieur. Ce texte vise à assurer un accès équitable pour toutes et tous à un enseignement universitaire de qualité, mais aussi, à adopter des politiques et des pratiques dans l’enseignement et la recherche qui maximisent leur contribution aux ODD des Nations-Unies.
Par ailleurs, ce nouveau partenariat a également exhorté les Nations Unis ainsi que les gouvernements nationaux à reconnaitre la contribution de l’enseignement supérieur aux ODD des Nations-Unies, et ainsi faire des universités des partenaires pour le développement national.
16 Juil 2019
Au gymnase d’Yverdon-les-Bains, cela fait plusieurs années que l’enseignant de géographie et nouveau doyen Christian Henchoz sensibilise ses élèves à la transition écologique. À cet effet, il propose un cours d’option complémentaire basée sur des actions concrètes, et traite de sujets tels que la crise climatique, raréfaction des ressources ou encore la gestion de l’eau.
Christian Henchoz défend son initiative, «Je voyais 200 élèves par semaine bourrés d’énergie, de courage, de créativité, coincés sur ces chaises huit heures par jour (…) Des jeunes avaient envie de planter des pommiers. Nous y avons travaillé, pris sur notre temps libre et nous en avons fait croître sur le site du gymnase.»
Par ailleurs, il est à l’origine de la Journée de la terre nourricière au gymnase, laquelle vise à mettre en valeur des actions de développement durable menées par les élèves. En effet, il explique, «Lors de cet événement, les élèves montrent ce à quoi ils ont réfléchi durant l’année (…) Je voulais leur donner des outils pour s’aventurer dans un monde qui va mal. Je ne pouvais pas juste passer une année à leur enseigner qu’on était foutus.»
15 Juil 2019
À l’Université de Berne (UNIBE), le financement du centre de recherche sur l’environnement, également nommé «Centre Wyss» reste incertain. Celui-ci provient du milliardaire et mécène bernois Hansjörg Wyss vivant actuellement aux États-Unis, et qui a annoncé vouloir payer 100 millions de francs, aux côtés des 100 millions de contribution de l’université et du canton.
Au printemps 2019, le Grand Conseil a pour sa part déjà accepté de donner 50 millions de francs pour ce projet. Néanmoins, du côté de l’entrepreneur Hansjörg Wyss, aucun financement n’a pour l’instant été mis en place.
La Direction des affaires économiques rappelle qu’à ce jour, aucun contrat n’a été signé en vue de ce financement. Par conséquent, le milliardaire maintient ainsi le canton et l’université sur ses gardes.