Dans une vidéo postée sur Instagram, un membre du collectif Camp_unil_pal salue les recommandations du rapport éthique sur les collaborations externes et demande que l’UNIL «prenne immédiatement les mesures qui en découle[nt]».
«Selon le rapport, l’Université de Lausanne ne doit pas collaborer avec des institutions qui, par exemple, utilisent le travail des enfants, participent à une guerre d’agression ou violent des droits humains. Un tel cadre éthique existe dans de nombreuses universités à travers le monde. Cependant, l’UNIL, n’avait encore rien mis en place et agissait au cas par cas. Par exemple, elle avait rompu ses lien avec les universités russes qui soutiennent l’agression en Ukraine. En revanche, elle a maintenu toutes ses collaborations avec les universités israéliennes malgré leur implication dans les crimes de guerre commis à Gaza.
Ce rapport éthique ne concerne pas seulement la Russie ou l’Israël, l’UNIL a de nombreux partenariats avec des universités à travers le monde et il est important qu’elle les reconsidère sous l’angle des droits humains. Par exemple l’UNIL collabore avec quatre universités des Etats-Unis qui contribuent au développement d’armes nucléaires, selon l’ONG suisse ICAN. Au Royaume-Uni, elle est partenaire de l’Université de Sheffield, qui contribue au développement d’armes, selon deux ONG britanniques. En Turquie, elle est partenaire de l’Université d’Istanbul, qui ne respecte pas la liberté de réunion de ses étudiants queer, selon l’ONG turque ÜniKuir. Toujours en Turquie, elle entretient des relations avec l’Université de Koç, qui a banni un étudiant kurde alévi qui a été torturé par deux autre étudiants. Toutes ces collaborations doivent être étudiées au cas par cas afin de s’assurer que l’UNIL et ses chercheurs et chercheuses ne contribuent pas à des violations des droits humains. Dans certains cas, une étude approfondie peut demander beaucoup de temps. C’est pourquoi le groupe à recours à un dispositif applicable immédiatement: dès lors que des soupçons crédibles incriminent une université partenaire, l’Université doit suspendre les accords. […]»
- politique – Etats-Unis
- collaboration entre hautes écoles
- politique – Turquie
- politique – Grande-Bretagne
- conflit israélo-palestinien