Lundi dernier, Donald Trump a annoncé son intention d’accueillir 600’000 étudiant·es chinois·es aux Etats-Unis. Mercredi, la Chine a donc invité les Etats-Unis à concrétiser cette promesse, demandant de faciliter l’entrée des ses étudiant·es. Guo Jiakun, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, a appelé Washington à «mettre fin aux interrogatoires, harcèlements et expulsions sans fondement dont [les étudiant·es chinois·es] font l’objet, et à garantir dans les faits leurs droits et intérêts légitimes». Depuis l’arrivée, il y a sept mois, du secrétaire d’Etat Marco Rubio, le département d’Etat américain a indiqué avoir révoqué 6’000 visas étudiants, toutes nationalités confondues. (Blick)
A travers un commentaire publié dans la NZZ, la journaliste Katrin Büchenbacher explique que le choix d’accueillir à nouveau des étudiant·es chinois·es est dans l’intérêt des Etats-Unis. En effet, le but serait «d’attirer les meilleurs talents du monde pour défendre leur position dans la compétition mondiale», ainsi que d’obtenir un soutien financier de ces étudiant·es étranger·ères (les étudiant·es chinois·es ont rapporté aux États-Unis environ 14 milliards de dollars l’an dernier). La journaliste note que 600’000 étudiant·es chinois·es serait le double du nombre actuellement inscrit·es dans les universités américaines (2023-24).
Toutefois, le risque d’espionnage et de vol des connaissances persiste, vis-à-vis d’étudiant·es issu·es de Chine, mais aussi d’Afghanistan, d’Inde, d’Iran, etc. Alors que l’EPFZ a trouvé une solution «intermédiaire» avec un examen de sécurité des étudiant·es, chercheur·euses et des employé·es, les États-Unis voudront eux aussi contrôler les étudiant·es chinois·es à l’avenir, selon Donald Trump.
Le journal de Hong Kong «South China Morning Post» rapporte presque tous les jours que des chercheur·euses chinois·es quittent des institutions américaines comme Harvard pour aller dans une université chinoise à cause du climat hostile qui y règne. (NZZ)
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