L’Armée suisse souhaite former ses recrues pour la défense contre la cybercriminalité. Il s’agirait d’un stage en deux parties en collaboration avec des hautes écoles – comme l’ETH – qui délivrent un brevet fédéral.
28 Nov 2017
28 Nov 2017
L’Armée suisse souhaite former ses recrues pour la défense contre la cybercriminalité. Il s’agirait d’un stage en deux parties en collaboration avec des hautes écoles – comme l’ETH – qui délivrent un brevet fédéral.
28 Nov 2017
Une nouvelle profession verra le jour d’ici quelques années dans le canton de Vaud: infirmier·ère·s praticien·ne·s. Elle pourra prescrire des tests diagnostics (comme des examens sanguins ou des radiographies, parmi de nombreux exemples) et des médicaments. Le Grand Conseil a officialisé cette filière en l’inscrivant dans la loi sur la santé publique. La Faculté de biologie et de médecine (FBM) de l’UNIL mettra en place une formation de niveau Master en 2018 ou 2019. Le médecin posera le diagnostic initial de la maladie et décidera d’une thérapie. L’infirmi·er·ère praticien·ne suivra le patient sur le long terme, décèlera d’éventuels changements dans sa maladie et adaptera son traitement, par exemple le volume des doses d’insuline. «Mais en cas de changements majeurs, elle orientera le patient vers son médecin», ajoute Isabelle Lehn, Directrice des soins du CHUV. Tous les acteur·e·s de la santé soutiennent ce projet et veulent participer à l’élaboration de son cahier des charges. L’objectif direct du projet vaudois est de lutter contre la pénurie de médecins généralistes, dans un contexte où la population vieillit et où les personnes âgées développent le plus souvent des maladies chroniques simultanées. Le but n’est pas de former des «médecins au rabais». «Les infirmières ne prennent la place de personne», insiste Isabelle Lehn.
22 Nov 2017
Dans le cadre du programme Kickstart Accelerator EdTech , dix jeunes sociétés développant des technologies autour de l’éducation ont été sélectionnées pour bénéficier de conseils, rencontrer des investisseur·euse·s et transformer leur modèle d’affaires en succès. «Les choses vont changer. Il y a une volonté politique de numériser l’éducation», explique, pour sa part, Danièle Castle, Directrice du programme, qui a été réalisé en partenariat avec l’EPFL et dirigé par Venturelab.
«L’enseignement traditionnel est voué à disparaître», affirme Ariane Dumont, conseillère pédagogique à la Haute Ecole spécialisée de Suisse occidentale (HES-SO). Elle milite en faveur de la «classe inversée» pour redonner du sens à la présence en classe. Selon elle, la HES-SO aurait déjà «mis en place la classe inversée» et a déjà intégré des «serious games» dans son enseignement.
20 Nov 2017
A l’occasion de la journée ETH, sa rectrice Sarah Springman a demandé de mettre «students first». Elle souhaite réduire le nombre d’étudiant·e·s qui abandonnent les études et améliorer le succès d’apprentissage. A ces fins, les examens de base ont été divisés en deux parties et un maximum de formes d’apprentissages est utilisé pendant les cours.
14 Nov 2017
L’EPFL lance une nouvelle offre de formation continue sur le marché. Il s’agit d’une formation en ligne en compétences numériques de niveau EPF pour toutes et tous. Cette offre se nomme «Extension School», pour laquelle il est possible de s’inscrire dès le début de l’année 2018 sur exts.epfl.ch. «Nous désirons communiquer à nos participant·e·s, comment on analyse des données ou construit des applications numériques – tout cela avec le label de l’EPFL», raconte Marcel Salathé, Directeur académique de l’Extension School.
Contraire au programme de formation continue classique d’une Haute Ecole, qui demande normalement la présentation d’un diplôme, les participant·e·s à l’Extension School ne doivent remplir aucune condition formelle. De plus, ces cours de niveau avancé sont accrédités de crédits ECTS et d’un certificat officiel, le nouveau Certificate of Open Studies (COS).
13 Nov 2017
L’évolution de la Faculté de Théologie et de sciences des religions de l’UNIL irrite certains réformés de la mouvance évangélique. «La Faculté de Lausanne n’est plus chrétienne», accusait il y a quelques années le pasteur Shafique Keshavjee. La Haute École de théologie protestante, professante, professionnalisante (HET-PRO), ouverte à Saint-Légier le mois dernier, se veut d’ailleurs une concurrence directe à une Faculté que certains qualifient de «fabrique d’athées». Des critiques qui font sourire David Hamidovic, son doyen. « Ce débat est dépassé depuis un siècle, mais visiblement certains se complaisent dans une opposition un peu stérile entre la foi et la raison», considère le spécialiste de l’histoire du judaïsme ancien.
En vertu de la loi cantonale sur l’autonomie de l’Université, la Faculté n’est pas formellement liée à l’Église protestante et ne bénéficie pas de financements ecclésiastiques: cela dit, «nous avons un rapport apaisé et de confiance et nous échangeons sur beaucoup de sujets», assure David Hamidovic. Malgré l’appel de certains milieux protestants, la Faculté n’envisage donc pas de collaboration avec la HET-PRO. «Il y a eu une demande de leur part auprès de mon prédécesseur, mais la réponse est clairement non, dit David Hamidovic. Nous ne partageons pas les mêmes valeurs, à commencer par l’approche critique des textes. Quand je lis dans la presse que l’accueil d’étudiant·e·s homosexuel·le·s fait débat à Saint-Légier, c’est en totale contradiction avec notre vision.» Pour la prière ou la louange, «nous avons une aumônerie très dynamique»!
13 Nov 2017
En juin 2018, à l’Université de Lucerne, une Ecole d’été internationale sera réalisée pour la première fois sur le thème «éthique dans un contexte global».
9 Nov 2017
Durant le mois de mars 2017, il a été rendu public que les recteur·rice·s des Hautes Ecoles pédagogiques (HEP) de Suisse planifient de remplacer les études de Bachelor par des études de Master pour les enseignant·e·s de l’école enfantine et de la primaire.
Selon le Président de la Fédération des enseignants alémaniques (LCH), Beat W. Zemp, il ne s’agit pas d’«académisation», mais d’une la reprise du travail à temps partiel rémunéré à l’école primaire après le diplôme de Bachelor, combiné à un master parallèle à l’exercice de ce métier.
7 Nov 2017
Werner Inderbitzin, économiste et Président du Conseil de la fondation Swiss Science Center Technorama, recommande aux HES de « se numériser » et de repenser radicalement l’admission des étudiantes.
2 Nov 2017
A partir de 2018, il y aura des cours de médecine à l’Université de Saint-Gall. Une particularité unique en suisse est que les étudiants en soins et ceux en médecine prennent des cours ensemble. L’objectif est d’approcher les métiers de la santé et de casser les hiérarchies. Ceci est nécessaire pour s’adapter à la société changeante: Avec le vieillissement de la population, les maladies deviennent de plus en plus complexes et le coût du système de santé monte.
Le Canada et les Pays-bas, où il y a depuis longtemps des tels cursus «interprofessionnels», servent l’université comme exemple.
1 Nov 2017
Selon les chiffres publiés par l’Office fédéral de la statistique, près de deux Suisses âgés de 15 à 75 ans sur trois (63%) a suivi une formation continue l’an dernier contre 58% cinq ans plus tôt. Le taux de participation augmente en fonction du niveau de formation: 81% chez les titulaires d’un diplôme de degré tertiaire contre 40% chez les personnes sans formation postobligatoire. Pour des raisons d’intérêt professionnel, les domaines «économie et travail», «science et technique» et «santé» ont le plus de succès.
1 Nov 2017
Lors de son assemblée annuelle la semaine dernière (26 octobre 2017) à Zurich, les membres de la Conférence des directeurs cantonaux de l’instruction publique (CDIP) ont décidé de mettre en route la révision des bases légales concernées, afin que des cours d’informatique obligatoires au gymnase s’appliquent dans toute la Suisse.
La formation de base doit comprendre l’introduction à différents concepts, comme les rudiments de langage de programmation, les principaux aspects techniques des réseaux informatiques ou les aspects de la communication numérique liés à la sécurité.
Si la proposition de fixer une période transitoire de quatre ans est acceptée lors de la révision, cela signifie que l’informatique devra être enseignée au gymnase en tant que discipline obligatoire à partir de l’année scolaire 2022/2023. Les cantons ont toutefois la possibilité de l’introduire plus tôt.
31 Oct 2017
L’Université de la Suisse italienne (USI) a inscrit à son programme d’études un Master en intelligence artificielle (IA) – une première en Suisse. Les cours, qui ont débuté le 18 septembre, réunissent une quinzaine d’étudiants venus de trois continents et d’horizons divers: informatique, ingénierie, mathématiques, logique et philosophie.
19 Oct 2017
Un concept inédit de formation sur la sécurité globale et la résolution des conflits va débuter en janvier prochain à l’Université de Genève. Ce nouveau programme vise à former les cadres de la Genève internationale et du réseau national de sécurité.
12 Oct 2017
Faut-il former les imams dans les Universités suisses? C’est la question qui a été posée durant le débat Infrarouge organisé par la Radio Télévision Suisse (RTS) (23:00-45:00).
(41:40) François Dermange, Professeur d’éthique à l’Université de Genève (UNIGE), estime que «si on a une approche rationnelle académique du religieux, c’est la meilleure chance pour l’Université et pour l’ensemble de la société, d’avoir un religieux compatible avec les valeurs qu’on défend. Nous, on pense que d’avoir une approche sur le religieux, qui soit une approche académique, permet précisément d’éviter des dérapages.»
Au niveau de la formation proposée à l’UNIGE, il déclare que «La première chose qu’on leur apprend, s’ils ne savent pas, c’est le français…c’est une volonté d’intégration…ils [les imams] ont une responsabilité envers les musulmans de la 2e et 3e génération qui ne parlent plus la langue communautaire». (26:10)
(27:30) Il ajoute: «Pourquoi c’est différent d’enseigner le français à la Maison des langues de l’Université ou à l’Ecole Migros?…Il faut avoir la subtilité de quelqu’un qui sait faire comprendre…quel sens on donne au concept de laïcité».
(29:00) «On enseigne les fondamentaux, comprendre les clés des structures fondamentales, sociale, des valeurs et puis…on donne aussi des cours de théologie de l’islam…il y a des courants parfaitement compatibles avec notre mode de vie.»
(30:00) Pour Magali Orsini, députée socialiste (PS, GE) au Grand Conseil genevois «il n’y a pas de laïcité ouverte, moderne, il n’y a que la laïcité. C’est la séparation de l’Église et l’État. L’ensemble du public finance un enseignement théologique alors qu’il y a 35% de personnes à Genève qui avouent ne faire partie d’aucune religion. Les gens qui n’ont pas de religion méritent le respect le plus total aussi».
(26:50) Sur la question des financements, Jean Romain Putallaz, essayiste, romancier et philosophe, réagit à François Dermange en déclarant que «je ne vois pas au nom de quoi c’est à l’État de financer, alors qu’il y a des communautés qui ont de l’argent, qui sont elles-mêmes très intéressées au fait que leur imam parle le français. De mon point de vue, ce n’est pas à l’Université de faire cela, c’est à des écoles privées…de prendre en charge»
(25:07) Pour Yadh Ben Achour, un juriste et universitaire tunisien, spécialiste des théories politiques islamiques et de droit public, il est important de définir l’origine des financements des imams. Selon lui «se faire financer par l’État implique des contraintes politiques. Ça devient dangereux quand l’État intervient».
11 Oct 2017
Pour la première fois dans le cadre académique en Suisse, l’Université de Genève (UNIGE), en partenariat avec la Fédération genevoise des associations LGBT, organise une formation continue consacrée au management de la diversité et aux droits des personnes LGBT dans le monde du travail. Elle a pour objectif de comprendre la situation des personnes LGBT dans le monde professionnel, acquérir des outils pour favoriser l’éclosion d’un milieu de travail inclusif et respectueux du personnel LGBT et enfin, de partager les expériences et les bonnes pratiques ayant cours dans les différents milieux professionnels.
6 Oct 2017
La Haute Ecole de santé Fribourg complète sa filière en ostéopathie avec un master depuis la rentrée
3 Oct 2017
Alors que l’intelligence artificielle va bouleverser le monde du travail et l’économie dans son ensemble, le chirurgien et neurobiologiste Laurent Alexandre estime nécessaire d’adapter les systèmes de formation. «Il faut former nos enfants à aller là où l’intelligence artificielle ne sait pas aller.» Le chercheur, qui publie «La guerre des intelligences», insiste: «Il ne faut pas aller vers des métiers trop techniques, car l’intelligence artificielle va nous écraser sur le plan technique.» Les humanités, la culture générale, l’esprit critique, la capacité à être multidisciplinaire sont pour lui les clés qui permettront de résister à l’intelligence artificielle. Interrogé sur les différences entre le système de formation alémanique, favorisant l’accès à l’apprentissage et à des métiers techniques, et le système romand, plus axé sur une formation académique, Laurent Alexandre estime que l’approche romande est plus juste. «Il faut bien sûr connaître la science et la technologie, mais cela ne suffit pas. Les humanités sont essentielles.»
29 Sep 2017
L’Université de Genève a ouvert depuis le début du mois de septembre un Centre en philanthropie.
26 Sep 2017
Stefan Börnchen, l’auteur de l’article, estime que les sciences humaines connaissent actuellement une période florissante. En effet, il y aurait de plus en plus d’étudiants dans ce domaine et ces études plairaient. Il cite Peter Mandlers, Professeur d’histoire culturel moderne à l’Université de Cambridge, qui disait que « Les sciences humaines sont en train de prospérer, seuls les professeurs ne l’aperçoivent pas ».