Selon le Syndicat du service public (SSP), la re-fermeture des universités et HES est justifiée d’un point de vue sanitaire, mais met en péril la qualité de l’enseignement. L’enseignement en présentiel serait « l’unique manière d’assurer un enseignement digne de ce nom.» Le SSP rappelle que le passage au numérique représente une «surcharge de travail» pour l’ensemble du personnel universitaire.
Par ailleurs, le syndicat s’inquiète des conséquences académiques et professionnelles pour les personnes engagé·e·s sur des contrats précaires. Dans ce contexte, il revendique:
- «Les Hautes écoles de Suisse doivent participer substantiellement aux frais supplémentaires engendrés par le télétravail.
- Elles doivent prolonger tous les contrats précaires.
- Elles doivent instaurer un réel dialogue régulier et non une communication unilatérale avec les organisations représentatives des salarié·e·s et des étudiant·e·s afin de gérer au mieux la crise et ses effets.
- Elles doivent garantir la liberté académique dans les modalités d’enseignement et d’examen, dans le respect des consignes sanitaires officielles, sans encourager la surveillance intrusive des étudiant·e·s.»